Bonjour (ou Bonsoir)!
Oh mon Dieu! Quelle honte!
Voilà plus d'un an que je n'ai rien posté, je suis terriblement désolée et complétement impardonnable (je suppose que vous commencez à en avoir l'habitude). S'il reste du monde sur cette fiction, je les en remercie du fond du coeur et m'excuse de... euh tout mon être? Toute mon âme? Et si ça suffit pas, bah... de tout ce que je peux donner. Est-ce la peine de vous dire toute les excuses qui ont fait que je n'ai rien mis avant? Non, il y en aurait plus que ce que fait le chapitre en lui-même. Tout de même, je l'ai fait un (tout petit?) peu plus long que les autres pour me faire pardonner.
Encore une fois, je n'ai pas de correcteur donc si des erreurs subsistes, je tiens à m'excuser (encore). N'hésitez pas à me signaler les aberrations ou ce qui vous gêne. J'IGNORE QUAND je posterai la SUITE. Rapidement, je l'espère mais ne promets rien. Je tiens aussi à signaler que je n'abandonne pas cette fiction! Je passe donc aux réponses aux reviews:
anyata: Tout d'abord, je tiens sincèrement à te remercier pour ta fidélité malgré mes conséquents retards (si l'on peut les qualifier ainsi). Ensuite pour te répondre, oui Bianca est, pardonne-moi l'expression, une véritable fouteuse de merde. Je tenais vraiment à ce que ce personnage soit antipathique et cela depuis le début, je suis contente de voir que c'est apparement le cas.
Concernant la fin du mariage entre Bella et Alec, je ne jugerai pas trop vite si j'étais toi. Ils sont coriaces tous les deux et très têtus, surtout Bella. Mais sans vouloir t'embrouiller l'esprit, rappelles-toi toujours qu'il s'agit d'une fiction Bella/Edward (Je crois que je suis en train de soulever plus de questions que réponses là ;). Quant au miroir, tu vas avoir tout de suite un éclaicissement. Bonne lecture. =)
wesker101: La voilà enfin et contente que tu aimes. Bonne lecture.
Alyssa: Merci beaucoup. Pour les questions/réponses, tout viendra en temps voulu, promis (même si l'attente est longue). Pour Jane aussi, les réponses viendront plus tardivement mais elles viendront.
Ah Enzo, une grande énigme. Dans le dernier chapitre, tu as pu lire qu'il s'agissait en réalité du mari de Bella, mais si je n'ai pas été clair, pardonnes-moi. Quand à ce qui lui est arrivé, tu as la réponse au chapitre 6 Moment de faiblesse. Le cauchemar de Bella est, comme pour le départ d'Edward, une réminiscence douloureuse. J'espère t'avoir un peu éclairée mais ne t'en fait pas, je compte bien développer leur histoire. Bonne lecture. =)
twilight-et-the-vampire: Voilà donc la suite que tu attends. Pour Enzo, comme je viens tout juste de le rappeler, tu as sa fin au chapitre 6 Moment de faiblesse et le lien qu'il entretenait avec Bella dans le chapitre précédent. Le développement de leur histoire d'amour est prévue, pas de panique ;). Merci pour tes reviews et bonne lecture.
Rose presque Blonde: Merci pour ta review. Je suis très heureuse que mon histoire te plaise, qu'elle te fasse, je te cite, "rêver" et qu'elle t'apporte autant de bonheur. Si j'écris, c'est pour essayer justement d'apporter un peu de couleur à leur journée. Alors je te laisse à la lecture de ce chapitre, en espérant sincèrement qu'il plaise autant que le reste. Bonne lecture. =)
Voilà pour les reviews. Bonne lecture. =)
Chapitre 12: On remet les comptes à zéro.
Je regardais la porte close de ma chambre, mon esprit bloquant sur le fait qu'Alec était parti. Doucement, les bras qui me retenaient se défirent mais mes pieds ne supportèrent pas mon poids et se dérobèrent sous moi. La personne qui se tenait dans mon dos fit le tour de mon corps assis sur le sol et je découvris qu'il s'agissait en fait de Jack. Du bout de ses doigts chauds, il caressa la ligne de mon visage ce qui eut pour effet de me réveiller. Je me relevais, courus jusqu'à ma fenêtre pour voir mon fiancé sortir du château et s'éloigner dans les rues baignées d'une lueur matinale de Volterra.
-Lise, ma chérie. Qu'as-tu vu exactment dans le miroir? soufla la voix de Vic' derrière moi.
Je me détournais des rues de ma ville d'adoption désespérement vide de la trace de mon fiancé pour plonger dans le regard de ma soeur. Je ne répondis pas tout de suite, hébétée. La question avait du mal à être assimilée par mon cerveau.
-Mais enfin, Vic. Pourquoi cette question quand tu connais la réponse? Pourquoi me torturer ainsi en m'arrachant les mots de la bouche?
-Ma luciole, Victoria ne veut pas te faire souffrir inutilement. déclara Sulpicia avec douceur. Elle veut, comme chacun de nous, savoir ce qui t'as tellement perturbé dans ton reflet et pourquoi tu as hurlé après... hum après Enzo.
Je ne pus que grincer des dents en entendant la pointe de mépris que ma mère mit dans l'emploi du nom de mon vampire, désormais fantôme de mon passé. Cependant, la réponse qu'elle venait de me fournir suite à ma question, me donnait matière à réfléchir. La simple idée que j'ai pu halluciner ou imaginer l'amour dans le regard d'Enzo m'était intolérable, je me rabattis alors sur l'hypothèse qu'il ne souhaitait être visible que de moi, celle qui fut un jour sa femme, son amie, son amante. Un peu rassurée, je me rappelais que je devais répondre à ma mère et à mon auditoire, qui attendaient mon explication à propos de mon comportement si étrange à leurs yeux.
-Je...Je me suis vue dans le miroir, comme avant. Je veux dire, comme il y a un peu plus d'un demi siècle et...Enzo était là. Il était là pour moi, je le sais...je l'ai sentie. Nous avions nos tenues de cérémon...
-Alors c'est à cause de lui que mon frère a fuit! Ta robe, mon frère... Qu'est-ce qui va suivre encore? Tu vas tous nous faire flamber? Depuis que tu as appris leur retour, tu n'es plus la même! Tu fuis alors que tu attaquais toujours, tu ne fais plus aucun effort pour ton mariage, tu nous mens. Sache que je n'aime pas du tout cette Isabella. A partir de maintenant...débrouilles-toi seule!
Je me retournais brusquement pour voir Jane dans l'encadrement de la porte, poings serrés et le regard noir de fureur. Comme un peu plus tôt, je ne compris pas cette colère qui émanait de ma future belle soeur et amie. Je débloquais mon don de télépathie sur elle mais étant concentrée sur son frère, son esprit ne me donna aucun indice. En revanche, quand je décidais d'élargir le champs d'action de mon don, je fus frappée par les pensées de Bianca:
"Faire la recherche de cette garce en compagnie de cette gamine blonde m'a été plus utile que je ne le pensais. J'ai semé le doute dans son esprit, j'ai une alliée! Maintenant, il ne me reste plus qu'à me fondre dans la masse et montrer à Edward que je suis une parfaite petite repentie."
-Pas la peine, Bianca. Je ne voudrais pas que tu te fatigues inutilement en jouant la comédie à tout le monde.
Si j'étais furieuse contre cette femme pour avoir semé la zizanie entre ma meilleure amie et moi, je l'étais aussi contre moi-même. J'étais tellement déboussolée par tous ces événements consécutifs et bouleversants que j'avais baissé ma garde. Aussi les mots qui auraient parfaitement pu être les miens étaient, en réalité, ceux du principal intéressé, à savoir Edward Cullen. La colère et l'écoeurement déformaient les traits de son visage si parfait, ses yeux ayant virés au noir le rendaient menaçant. Ceux de Bianca, haineux, avait également viré au noir charbon et elle fronçait le nez dans ma direction dévoilant ses mâchoires plus tranchantes encore que des lames de rasoir. Seulement, j'étais loin d'être effrayée. Si elle désirait se battre contre moi, j'avais l'avantage d'une trentaine d'années de plus qu'elle, un nombre de dons conséquents alors qu'elle n'en possédait aucun et surtout des aliés de taille en cas de chute. Néanmoins, ce corps-à-corps n'était pas au programme, c'est pourquoi je pris la parole avant que les choses ne s'enveniment après avoir demandé la permission d'agir à ma convenance à mon père et mes oncles:
-S'il vous plait, j'aimerai m'entretenir seule avec les Cullen. Je crois qu'il est grand temps de jouer cartes sur table et de dissiper les mal-entendus.
Je vis Stella hésiter en se mordant la lèvre, rappelant un vieux tic que j'avais perdu depuis ma séparation avec Edward, mais pour rassurer mon amie, je lui fis un sourire réconfortant et assuré. Ce n'est que lorsque Jacob posa une main sur son épaule qu'elle consentit enfin à partir. La porte de ma chambre se referma lentement sur mes amis, me laissant seule avec les Cullen et mes pensées. Le regard rivé sur le miroir, je pris quelques secondes pour méditer sur ce que j'allais faire avant d'inspirer profondément une fois ma décision prise. Je posais mes yeux ambrés sur le clan qui me regardait attentivement, bien que le dédain et la haine soient perceptibles chez Bianca. Je me tournais vers celle-ci après tout il valait mieux commencer là où j'avais le plus à faire. Je lançais un coup d'oeil circulaire à ma chambre, cherchant le lieu idéal pour ce que nous allions faire. Je scannais rapidement mon bureau et ma coiffeuse en ébène, mon canapé en tissu noir à motif argent, mon lit à baldaquin en bois noir et aux draps blanc. Les seules couleurs qui tranchaient cet opposition noir et blanc étaient les bibelots colorés, mes vêtements qu'on apercevaient dans mon dressing par la porte entrebâillée et l'immense toile de peinture rouge et blanche abstraite au-dessus de mon lit. Finalement, je finis par opter de rester debout au milieu de la pièce sur le grand tapis noir et moelleux qui contrastait avec le marbre blanc du sol. Aussi je demandais à la blonde de se mettre face à moi et aux autres de s'installer sur le sofa ou sur le lit. Bianca me cracha avec mépris sans bouger de place:
-Pour m'attaquer!? Non merci! Sache que je n'ai absolument pas confiance en toi alors il est hors de question que je me mette face à toi!
-Je ne compte pas t'attaquer. J'ai suffisamement d'ennemis comme ça. m'agaçais-je en la fusillant des yeux et les mains sur les hanches. J'ai simplement l'intention d'améliorer nos relations ainsi que celles que tu entretiens avec ta famille afin de rendre le sourire aux miens et aux tiens. N'est-ce pas ce que tu souhaites? Te débarrasser de moi pour vivre éternellement dans la joie "Made in Alice Cullen"?
Elle me toisa rapidement avant d'acquiescer d'un mouvement de tête, un petit sourire de satisfaction prenant place sur son visage. Elle s'avança alors vers moi, ne s'arrêtant qu'à une distance qu'elle jugeait de sécurité. Alors que j'ouvrais la bouche, le lutin Cullen me coupa l'herbe sous le pied et quelque chose me disait qu'elle n'avait pas vraiment apprécié la référence. Alors je levais un regard coupable vers elle, attendant ses remontrances.
-Eh oh oh, ça veut dire quoi "Made in Alice Cullen"?! Isabella Marie Swan Volturi! Je ne suis pas une fabrique de bonheur sur pattes! Et même si c'était le cas, j'ai un droit d'auteur!
Je fis mon possible pour garder mon air désolé sans qu'un sourire amusé ne me trahisse. Cependant, devant le regard profondément sérieux d'Alice, je n'y parvins pas et un rire irrépressible me secoua. Aussitôt, le visage du lutin se fit plus dur et boudeur aggravant par la même occasion mon hilarité. Bianca me rappela sa présence par un raclement de gorge impatient, aussi je me tournais à nouveau vers la dernière des Cullen en reprenant mon sérieux et ma concentration. Occultant les marmonnements d'Alice, les chuchotis rassurants de Jasper, les rires d'Emmett, les réprimandes de Rose et surtout les regards inquiets de Carlisle, d'Esmée et d'Edward, je rivais mes prunelles à celles de la blonde et je sentis un tiraillement parcourir mon corps. Je sus instantanément que la connexion entre Bianca et moi était en place, je n'avais donc plus qu'à faire le plus dur: la convaincre de notre entente.
-Bianca, je veux que tu m'écoutes attentivement. susurrais-je d'une voix mesurée et captivante en contournant cette dernière tout en la fixant intensément. Tu vas modifier de ta mémoire chaque moment qui nous aura confronté l'une à l'autre et les remplacer par un début d'amitié ou par une indifférence courtoise. Oublies ta jalousie, oublies ta haine, oublies tes peurs. Eprouve de la sympathie à mon égard ou ignore-moi car tu sais que tu n'as rien à craindre, n'est-ce pas?
-Oui. Je n'ai rien à craindre de toi. fit-elle la voix neutre et le regard dans le vide. Tu n'es pas une concurrente, je ne dois pas t'évincer. Je dois t'ignorer!
-Hum, oui, je suppose que je ne peux pas te exiger de toi d'être mon amie. Ce serait beaucoup trop demander et peu crédible. Alors va pour l'ignorance. acceptais-je en lui tendant une main qu'elle saisit sans broncher. Par ce geste, je scelle le lien qui désormais marquera le nouveau départ de notre relation.
Je lâchais la main de Bianca pour la saisir par les épaules alors qu'elle s'effondrait. Je la fis glisser jusqu'à mon lit où je l'y allongeai. Soupirant, j'esquissais un sourire satisfait en pensant qu'au final la lutte contre son esprit -que j'avais combattu pour y infiltrer mes idées- n'avait pas été aussi rude que je l'avais supposé au début. Je glissais un regard vers le miroir de ma coiffeuse et remarquais mon regard noir. Faisant la moue, je me dirigeais vers mon bureau et saisis un gobelet maxi portion de sang de biche dans le mini-frigo qui était encastré sous ma plateforme de travail, dissimulé par le même bois que celui du bureau. Alors que j'allais commencer à boire, je me rappelais la politesse et demandais:
-Vous voulez boire quelque chose? J'ai un peu de tout. Voyons voir: cerf, renard, grizzly, gazelle, puma... Ah et du gnou aussi. Je me doute que vous ne voulez pas d'humain, donc pas la peine de proposer je suppose.
-En effet mais nous ne voulons rien, merci Bella. refusa poliment Esmée dans les bras de Carlisle.
-Du gnou et de la gazelle? Tu as été jusqu'en Afrique pour nous apporter des mets de choix? pouffa Emmet, le regard pétillant de malice. Tu n'aurais du lion par hasard, j'ai une envie de roi de la savane?
-Hum... Du lion? Non, je n'ai pas mais je peux te proposer autre chose. fis-je avec un sourire tout sauf innocent. Du babouin, ça te tente? Après tout, ca doit un de tes proches cousins, non?
La mâchoire du grand vampire s'ouvrit alors de la même manière que, si nous avions été dans un cartoon, celle-ci aurait touché terre avec un gros "BOUM". Quand à ses yeux, ils semblaient vouloir sortir de leurs orbites tant le choc le suprenait. Pendant ce temps, j'admirais la réaction d'Emmet tout en sirotant mon sang, la satisfaction d'avoir été plus maligne que lui émanant de mon corps. Rosalie me fit un clin d'oeil amusé, tandis qu'Alice tapait dans ses mains en riant. Les autres ne pouvaient empêcher leurs rires ou au moins leurs sourires d'apparaître. Ce n'est que lorsque le bruit de la paille aspirant l'air à la place du précieux liquide rouge retentit qu'Emmet sortit de sa stupéfaction. Je pus alors voir dans ses prunelles toutes les promesses de vengeance qu'il commençait à élaborer à mon encontre. Pendant que je jetais mon verre vide, un petit rire franchit mes lèvres avant que je ne secoue la tête pour me ramener au sérieux dont la situation avait besoin. Je demandais anxieusement en contemplant le corps endormi de Bianca comme si c'était la chose la plus fascinante au monde qui puisse exister:
-Alors, qui veut être le prochain à voir ses souvenirs modifiés?
-C'est ce que tu as fait à Bianca? Lui changer ses souvenirs? questionna Carlisle les sourcils fronçés.
-Oui. soupirais-je en posant mon regard sur lui.Je suis désolée Carlisle mais elle détériorait mes relations avec Alec et Jane, avec ma famille aussi. Elle voyait en moi une menace, qui pourtant n'en était pas une. Après tout...
Je me détournais d'eux pour aller me poster devant l'une des fenêtres de ma chambre. Contemplant les rues baignées de soleil de Volterra qui avaient avalées mon fiancé un peu plus tôt, je tentais de laisser mes souvenirs là où ils étaient: dans un tiroir au fin fond de mon esprit avec une étiquette qui indiquait "Défense d'ouvrir". La tristesse s'abattit néamoins sur moi. Essayant de la réffreiner, je posais mon front contre la vitre fraîche en respirant lentement, mains contre ma cage thoracique afin de soulager un peu mon coeur douloureux.
-Je... J'ai besoin de ce mariage. Il le faut. ne pus-je m'empêcher d'ajouter d'une voix si basse que j'étais certaine de ne pas avoir été entendue. Oui, il le faut.
-Quand on se marie, ce n'est pas parce qu'il le faut Bella, mais parce qu'on le veut! me corrigea Jasper le front plissé par l'incompréhension, démentant ainsi ma discrétion.
-Tu ne connais ni mon passé, ni ce que je suis Jasper. assénais-je en lui faisant face, le regard flamboyant. Tu as le bonheur de vivre chaque jour aux côtés de l'être que tu aimes au point de sacrifier ta vie si la sienne venait à être en danger. Tu ferais aussi en sorte de te faire tuer si Alice venait à disparaître et en tant qu'ancien Major, tu sais te montrer stratège. Tu y arriverais facilement. Mais quand tu souhaite mourir plus que tout et que tous tes plans, qu'ils soient subtils ou non, échouent, tu souffres! Les vampires se plaignent de ne pas avoir de larmes et de ce fait, de ne pouvoir exprimer leur tristesse. Je pense qu'ils ont de la chance, mes larmes qu'elles soient de joie ou de souffrance brûlent mes yeux comme pour vous avant de couler et de ronger ma peau comme de l'acide... Les larmes tombent plus facilement que l'on peut le croire, surtout lorsque l'on pleure quelqu'un.
-Tu l'as vécu, n'est-ce pas? devina tristement Alice. Te séparer d'une personne que tu aimais. Qui était-ce?
-Oui, je l'ai vécu Alice. Plusieurs fois. soufflais-je sans toute fois approffondir. Si vous le voulez bien, j'aimerai que nous revenions au sujet initial de cet entretien inoppiné: à savoir, vous modifier la mémoire.
-Je pense parler au nom de tous en disant que nous préfèrerions que tu nous laisses nos souvenirs intacts, s'il te plait. quémanda Carlisle.
-Je suis navrée mais je ne peux pas. J'ai lu dans son esprit qu'il s'était passé quelque chose entre elle et vous cette nuit. J'ignore de quoi il s'agit et je ne veux pas le savoir mais si jamais j'ai été mêlée à la conversation alors son souvenir a été remanié. avouais-je en les regardant tous droit dans les yeux. Ce que j'essaye de vous faire comprendre, c'est vous aurez une perception du passé qui ne correspondra pas à celle que je viens de lui soumettre. Votre attitude, certaines phrases dites malencontreusement la pousseront à se poser des questions et ce que je viens de faire ne servira plus à rien, nos relations risqueraient même d'empirer. Laissez-moi faire en sorte que l'on reprenne cette rencontre sur des bases saines. Vous n'oublierez que les désaccords qui m'ont opposés à Bianca.
-Tu ne peux pas nous forcer à faire quelque chose que nous ne voulons pas faire, Bella. intervint Edward en me regardant avec défi. Ce serait aller contre notre volonté et tu nous enlèverais notre livre-arbitre. Ta famille n'intervient que lorsque notre secret est en danger, or nous ne sommes dangereux dans cette situation que pour nous-même. Bianca a accepté, ce n'est pas notre cas alors tu te dois l'accepter.
Il me semblait que c'était la première fois que j'entendais Edward me parler de vive voix et aussi longtemps depuis notre séparation. Sans parler qu'à mon plus grand agacement, ses paroles étaient justes. Ma famille m'avait longuement répété qu'à aucun moment nous, les Volturi, ne pouvions forcer un vampire à faire ce que nous demandions à quelques exceptions près. En effet, nous pouvions, par exemple, tuer des vampires s'ils se venaient à se montrer menaçants envers notre secret ou notre famille. En revanche, nous avons le droit ne pas accorder d'importance à leurs demandes de mort ou de vengeance si nous le jugions inapproprié.
-Rah, d'accord. Faîtes comme vous voulez! finis-je par lâcher, boudeuse. Mais je vous préviens, je ne tiens pas à être tenue pour responsable s'il venait à y avoir des problèmes de... communication? dans votre famille. Je ne réparerais pas vos erreurs, est-ce bien compris?
-Absolument! me répondit la famille en choeur, souriante et soulagée.
-Elle ne va pas tarder à se réveiller, vous feriez mieux de l'installer dans sa chambre. Je dois aller voir mes parents. dis-je en allant vers la porte.
Emmet prit Bianca dans ses bras puis suivit sa famille dans le couloir mais au moment de me dépasser, il me souffla avec un sérieux que ces prunelles malicieuses contrastaient:
-Ne crois pas que je t'oublie Bella. Surveilles bien tes arrières, je me vengerai!
Secouant la tête en pouffant de rire, je fermais la porte de ma chambre et partis à la recherche des membres de ma famille.
Et voilà pour ce nouveau chapitre.
J'espère que vous l'avez apprécié. Laissez moi des reviews si le coeur vous en dit, elles me font avancer (même si c'est à la vitesse d'un escargot^^) et me donne du courage.
J'ignore quand je posterai le prochain chapitre, mais je tiens à le redire: je n'abandonnerai pas cette fiction, promis. Il vous faut juste (beaucoup) de la patience et moi, un bon coup de pied au fesse pour faire fonctionner mon imagination. ;)
A bientôt. Bisous, bisous.
