Coucou ! Deux chapitres en une journée, oui ! Même si je ne suis pas si fière du second. J'avoue que j'ai eu du mal à l'écrire. Normalement, Rick ne devait pas arriver tout de suite.
Enfin bon, l'inspiration, c'est comme daryl : ça vient et ça repart aussi vite !
#UndeadEmentVotre
Enora 3
Chapitre n°2Je préfère mourir !
« Je n'étais qu'à seulement deux pas d'eux, mon katana à la main, abaissé le long de ma hanche.
Une pointe se fit ressentir dans mon dos.
- « Un geste, et t'es morte. »
C'est là que je le vis. »
Cet homme… Je ne m'étais pas encore retournée mais je pouvais l'observer à l'aide du miroir brisé qui gisait dans l'entrée, à côté d'un porte manteau ébène.
« Je te préviens… Un seul geste, t'es crevée. » me menaçât-il
« Je préfère encore mourir ! » Lui rétorquais-je sur un ton calme mais froid et sec.
Les deux autres jeunes gens accoururent, attirés par nos voix. Mais il y en avait un troisième. Je ne l'avais pas du tout entendu ni remarqué. Il portait un T-shirt blanc, du moins, il semblait avoir été blanc un jour, ainsi qu'une ceinture porte-armes que portent habituellement les flics.
« Qu'est-ce qu'il se passe… Oh ! »
La jeune femme fût surprise de me voir. Elle qui avait deviné une présence, la voilà qui me regardait toute étonnée.
A par les deux type qui me visait de son flingue et l'autre de son arbalète, la fille et le chinois ne semblaient pas si apeurés que ça.
Il faut dire qu'ils étaient quatre, dont un type plutôt musclé. Un peu trop. J'ai peur.
« Dis-nous ton nom ! » me brusqua le type.
« Pourquoi je l'ferais ?! » dis-je.
Celui à l'arbalète m'attrapa d'un coup sec les bras et en quelques secondes, je fus déstabilisée. Il me reparla sur un ton sec en insistant bien sur les mots, resserrant sa prise, ce qui me fit atrocement mal.
« J'te le redemande une dernière fois : qui es-tu !? »
« Va crever ! » lui crachais-je
Il allait m'étouffer s'il continuait.
Soudain, le mec avec la ceinture de flic s'interposa.
« Elle nous fera rien, si elle avait voulu attaquer, elle l'aurait déjà fait, on n'a pas fait gaffe qu'elle était planquée là, mais elle nous aurait déjà sauté dessus si elle l'avait voulu…
Puis il s'approcha de moi, me regarda dans les yeux et dit :
« Pas vrai ? »
Je ne répondis rien et ne baissa pas la tête pour camoufler tout signe de faiblesse.
« Pas vrai ? » me répéta-il s'abaissant à ma hauteur.
« T'en sais rien, j'ai beaucoup plus d'armes que vous » mentis-je
Le type dans mon dos commençait à vraiment me faire mal. Courage, Mél'.
« Tu veux parler de ça ? » me parla « Mr. Arbalète » en montra d'un coup de tête le sabre toujours à mes pieds. « Vu la façon dont tu le tenais, je doute que tu sache t'en servir. »
« Peu importe si elle sait ou non, tu devrais la lâcher, Daryl. On a beaucoup plus important à faire. »
Daryl… Alors comme ça, il s'appelait Daryl. Il dit alors :
« Tant qu'elle aura pas dit son putain de nom, je la lâcherais pas. »
« Je vais craquer. Il me défonce tellement les avant-bras. »
« J'vais tout vous dire ! craquais-je. Tout, promis, mais lâche-moi, toi ! »
Je vis au contact de ses muscles et à l'écoute de ce silence qu'il hésita, puis, il me lâcha.
Je m'écroulai sur le sol, mes avant-bras endoloris.
« Alors ? T'es qui ? » s'impatienta le supposé flic.
Je me releva doucement, histoire de le provoquer, puis le fusilla du regard, ce qu'il ne manqua pas et me retourna vers la fille et le chinois pour lui montrer que je ne m'adressais qu'à eux et non à lui.
Voyant mon regard timide, la fille craqua et s'avança vers moi, me tendant la main.
Maggie.
S'attendait-elle à ce que je la lui serre ?
Je m'appelle Maggie Greene.
D'un regard hésitant et sous l'œil des deux autres hommes, je joignis ma main à la sienne.
Mélanie. Euh… Lincoln.
On se serra alors la main. Une vague de chaleur m'envahit. Ce simple geste… Celui de rencontrer quelqu'un… Certes, mon inquiétude et ma méfiance demeuraient, mais au fond de moi, je ressentis un peu de joie.
« Rick Grimes. » Se présenta un des mecs en me tendant la main. « Si tu tentes quoi-que-ce-soit, tu meurs. »
Rick s'éloigna de moi et l'Asiatique s'avança.
Glenn Rhee.
D'un signe de tête, je lui fis une sorte de « enchantée » silencieux.
Mon regard se posa sur le troisième individu… Daryl… Distant, froid… Agressif.
Il était habillé d'une veste en cuir noir, une paire d'ailes angéliques lui recouvrant le dos et un T-shirt à moitié déchiré.
Il avait le regard bleu azur. Tout comme moi. Mais ses yeux à lui, ils étaient… prenants.
Prenant mon courage à deux mains et voyant qu'il ne sourcillait pas, je m'avança d'un pas décidé vers lui et lui tendis la main à mon tour.
« Mélanie.» Je tournai la tête. « Désolée de… Enfin voilà, quoi. »
Je vis dans ses yeux qu'il hésitait. Je pense même qu'il eut refusé pendant une seconde de se joindre à moi. Il ne me fait pas confiance, c'est sûr, mais un simple « Bonjour » n'engage à rien.
Après une longue réflexion, il me tendit la main.
« Daryl. »
C'est Glenn qui brisa le lourd silence.
« Tu es seule ? »
Un premier coup de couteau. Sans le vouloir, il me rappela mes pertes familiales.
« O…Ouais. »
Il comprit qu'il avait touché un point sensible.
« Désolé, j'voulais pas… »
« Nan, nan… Je… C'est ma faute… Je mets longtemps à m'en remettre. Très longtemps… » m'excusais-je.
Notre cher ami le blanc s'installa à nouveau.
Je coupais ce silence.
« Vous… J'ai cru comprendre que vous cherchiez des médocs… ? »
« Ouais. C'est pour un enfant » confia Maggie.
« Il s'est fait quoi ? » questionnais-je
« Il s'est pris une balle. » M'avoua Rick en détournant la tête quelques secondes.
Waouh. Dans un monde pareil, je pensais pas que les confrontations entre humains seraient plus fréquentes que celles avec les rôdeurs.
Comme si elle avait entendu mes pensées, Maggie me rassura :
« C'était un accident. Mais aucun organe n'a été touché. «
Comment savent-ils ça ? Ils doivent avoir un médecin avec eux, sinon c'est impossible de le déduire ou d'en être aussi certain.
« Comment pouvez-vous savoir que…. »
« Mon père est médecin. » me coupa Maggie.
Bingo !
« En tout cas, si vous vouliez aller à l'école Richmond Hill, laissez tomber. Il n'y a plus rien depuis longtemps. Mais il y a l'école vétérinaire à quelques heures de marche. »
« Vous vivez dans un camp ? »
Tous trois se regardèrent.
« Discutez, moi, j'me casse. » lança Daryl.
Il partit aussi vite qu'il était venu, claquant la porte.
Maggie, Glenn et moi restons perplexe. Qu'est-ce que ce type peut être con !
« Pour la p'tite histoire, je vis dans une ferme depuis le début de… tout ça. Rick et son groupe nous ont rejoints depuis quelques semaines. »
Je regardai Glenn qui acquiesça d'un signe de tête ce qu'elle venait de me dire.
« Nous sommes désolés de s'être introduits chez toi, on savait pas que tu y étais déjà. »
« C'est rien. De toute façon, j'ai rien à me faire voler, alors. » dis-je.
Rick esquissa un sourire léger.
Un grognement nous ramena à l'ordre.
« Merde » murmurais-je entre mes dents.
Des rôdeurs s'avancèrent vers la bicoque où nous étions fourrés.
Je m'apprêtais à défendre mon habitat en allant chercher mon arc quand Rick s'interposa.
« Laisse tomber, ils sont trop nombreux. Gâcher des flèches, voilà ce que tu vas faire. Voilà ce que je te propose comme on est chacun à cours de quelque chose : tu nous accompagne à l'école vétérinaire, tu nous aides à trouver ce qu'on cherche, et on te donne de quoi tenir en bouffe pendant une semaine. »
« Ok. » acceptais-je
Avant que les rôdeurs ne nous repèrent, nous sortions par la porte de derrière.
D'un tour de tête, je regardais de l'orée du bois la maison.
Mais cette fois-ci, ce regard n'est pas un regret.
