Coucou mes p'tits zombies !

Je reviens pour un nouveau chapitre de #Undeads ! Vu le suspens que j'ai laissé au dernier chapitre, j'espere vraiment que ça va se passer comme vous l'auriez imaginé ! Si vous avez des idées pour la fic', n'hésitez pas. Je suis super motivée pour écrire cette fic qui devrait comporter plus de 50 chapitres puisque le dernier écrit parle de « Mélaryl » se passe après le Terminus dans la saison 5. Autre chose : je m'excuse pour mon irrégularité qui, en rêgle générale, ne doit pas dépasser un mois de non-postage mais bon, je n'ai pas l'ordi quand je veux alors…

Ce chapitre n'est pas très long, mais il fallait que je le coupe ici, désolée.

Pour Mélanie, elle ressemble trait pour trait à Diana Agron.

Merci à floeli, Shadows1399, Emy pour leur review. J'espère vraiment ne pas vous décevoir. Et merci à Shadows1399 pour m'avoir signalé les fautes de frappe.

#UndeadementVôtre Enora

Chapitre n°4Alive

« Je sentis le moteur redémarrer. Il faut que je leur dise. C'est le moment.

« Attendez ! » criais-je. »

Ce mot m'était sorti de la bouche. Je l'avais crié. Cette fois-ci, je ne regrettai pas vraiment. J'avais juste peur de leur réaction quand je leur annoncerais…

Se mettront-ils en colère ? Seront-ils fous de joie ?

J'allais le découvrir.

Tous se retournèrent, un air étonné sur leurs visages.

« Je…J'ai… Enfin »

Allez, Mélanie. Crache le morceau !

« T'accouche ou quoi ? On a le temps de crever huit fois, là !» me dit sèchement Daryl.

« Je suis médecin. Et tous les médicaments que vous avez besoin sont dans mon sac. » dis-je simplement, mais bref.

Tous me regardèrent d'un air si inconnu que j'aurais peiné à en décrire le sentiment qui s'y cachait.

« Quoi ? » hurla Maggie.

« Tu te fous de ma gueule ?! » s'énerva Daryl.

Il tourna sur lui-même, les autres se frottaient le visage, les yeux, comme pour se réveiller.

Daryl commença à marcher d'un pas décidé et dangereux vers moi, mais Rick le rattrapa.

« Merci mon dieu » pensais-je.

Rick le repoussa derrière lui et s'avança à son tour, mais d'un pas plus calme.

Il se tourna vers moi et me dit :

« Tu veux dire que depuis le début, tu sais que mon fils est sur le point de mourir, que le seul moyen de le sauver est qu'il nous faut ces médocs de merde, qu'il risque de mourir d'une seconde à l'autre, que tu nous fais traverser le tiers de l'Etat pour nous dire que tu les as !? Et qu'en plus, t'es capable de le sauver ?! »

« Oui. »

A ce moment, j'ai cru qu'il allait me claquer. Mais il n'en fit rien. Le ton calme que j'avais emprunté pour lui répondre aurait été le même qu'une secrétaire aurait emprunté pour répondre à l'un de ses clients.

Un ton si calme, le sourire le plus niais que j'eus fait de toute ma vie.

C'était comme mon bouclier. Paraître neutre, intouchable.

Mais au fond de moi, j'étais une gamine apeurée.

Il se retourna vers son groupe, pour finalement faire volte-face faire moi.

Mon compte est bon.

« Donne-moi les médicaments, juste ce qu'on a besoin. »

J'eus envie de protester mais la froideur de son regard m'obligea à m'exécuter.

Je lui tendis tout ce qu'il réclamait, paumes grandes ouverte.

D'un geste brusque, il le prit et me dit fermement :

« Maintenant, pars. »

Non.

Non, c'est pas possible. Il ne m'a pas dit ça !

Il marcha en direction de son groupe, me laissant derrière.

« Rick… » dis-je d'une petite voix.

Il s'arrêta.

« Je t'ai dit de partir, et ne m'appelle pas comme ça. Je ne suis pas ton ami, pas même une connaissance. Tu ne me connais pas et je ne te connais pas. Maintenant, dégage. »

Ces mots me brisèrent le cœur. Il avait raison. Je ne les connaissais pas. Mais les seuls rapports humains que j'avais eux leur étaient destinés. Rien que le fait de connaître des prénoms, des gens m'avaient rallumée, alors que je n'étais qu'une mèche de bougie qui arrivait à sa fin.

Le groupe suivit Rick. Non, cet homme. Le groupe suivit cet homme.

Je ne me rendais même pas compte que peu à peu, je les perdais.

« On avait un marché « ! hurlais-je de tous mes poumons.

Rick se stoppa net, se retourna.

« Je vous aide à trouver les médicaments, vous me filez un peu de nourriture. » dis-je d'une voix faible, brisée.

Bien sûr, je me fichais d'avoir assez de nourriture, je voulais juste avoir le dernier mot. Ou rester le plus longtemps possible avec eux.

« Non, non, non. Mél ! Tu ne les aimes pas, tu te fous d'eux. Tu es juste un fardeau. »

Le leader fouilla dans son sac, en sortit quelque chose et me l'apporta.

« Tiens. » me dit-il d'un air dédaigneux. « Maintenant, dégage avant que je regrette de te l'avoir filé. »

Les rôdeurs nous aperçurent, certains s'avançaient vers nous.

« On y va. »

Le groupe s'éloignait. Et je partis en courant, mes pieds pris dans une sorte de tourbillon, qui me faisait courir, courir.

Je ne sais pas où je vais, je cours, c'est tout.

Je courus jusqu'à semer les quelques rôdeurs, et je vis un arbre de diamètre assez large pour m'accueillir. Là-dessus, je m'assis, les genoux recroquevillés sur ma poitrine en feu.

Des larmes perlent mes yeux. Je me sens conne, sale. J'ai envie de me frapper.

J'ai laissé passer une putain de chance. Celle de survivre. Je l'ai laissé passer. Putain de merde !

Je mis mes mains sur la tête, tapa du pied.

Les chances que je recroise des gens nets, sincères sont maintenant nulles. Je suis condamnée.

En relevant la tête, je me rendis compte que je ne savais pas où j'étais.

Je m'en fous.

Mon regard se posa sur le sachet que Rick m'avait donné. Je ne pouvais pas manger maintenant, mais la douleur que provoquait mon estomac me semblait si insurmontable, que le seul remède valable était de manger.

Du pied droit, je rapatria alors le sachet vers moi, puis fouilla dedans. J'en sortis une pomme. Ca ne devait pas être la plus belle du pommier, mais peu importe.

Je croqua dedans, mélangeant mes larmes salées au jus qui dégoulinait sur mes paumes.

Son goût me parut si amer. Je renonçai et la lança dans un buisson situé à quelques pas de moi.

Le chagrin me rongeait les pensées.

Je laissa tomber mes bras, laissant défiler les heures.

Pour passer la nuit, je monta dans l'arbre sur lequel je m'appuyais depuis deux bonnes heures environ, d'après ce que m'indiquais le soleil.

Avant, c'était tellement plus facile.

Mon regard scrutait l'horizon, laissant défiler le soleil.

Contrairement à ce que l'on croit, la mort est paisible. Bien plus que la vie.

Cette nuit-là, j'ai rêvé d'une vie meilleure. De mon ancienne vie. Puis je me suis rappelé que j'étais toujours en vie.