Bonsoir, Bonjour !
Je n'ai pas grand-chose à dire dans cette intro puisque je n'ai pas eu de reviews pour le dernier chapitre tout simplement car je l'ai posté la veille que je poste cet article.
Ce chapitre est très très court, mais j'ai voulu le poster dans un délai bref ce qui rendait plus logique.
XOXO Enora
#UndeadementVôtre
« Mon regard scrutait l'horizon, laissant défiler le soleil.
Contrairement à ce que l'on croit, la mort est paisible. Bien plus que la vie.
Cette nuit-là, j'ai rêvé d'une vie meilleure. De mon ancienne vie. Puis je me suis rappelé que j'étais toujours en vie. »
Chapitre 5 : Je suis un rôdeur
Un mois plus tard …
Il y a des jours, je me demande pourquoi je fais tout ça. Marcher, dormir, marcher encore, puis dormir… C'est sans fin.
Finalement, je ne suis pas si différente d'eux, ces bêtes, ces monstres. Nous faisons exactement la même chose : on mange, on chasse en permanence. Nous sommes sales, dégoulinants de sang. La fatigue semble nous ronger de l'intérieur, tel un parasite. Cela se voit dans notre démarche, notre allure. Plus de pitié, plus de sentiments. Notre esprit reste vide du matin au soir. On tue, ou on se tue nous-même, à force de rôder sans aucune source de vie.
Quelque part, nous sommes déjà morts. Morts de l'intérieur. Je suis une personne sans volonté.
Voilà qui je suis : je suis un rôdeur.
Je m'avançais dans ces bois sombres et humides depuis si longtemps. Une heure, huit, peut-être.
J'étais incapable de me situer dans le temps. Je ne savais plus rien, ni mon prénom, ni d'où je venais et encore moins l'endroit où j'allais.
Je me souviens juste que je dois me battre. Je n'en connais pas la raison, mais mon instinct, je le sens, il le désire. Alors je me bats. Mais pour quelle cause ?
A ce questionnement, mon pied heurta une caillasse qui se trouvait sur mon chemin et je chuta par terre, tombant sur mes paumes et hurlant un petit cri surpris. Je me redressa alors sur mes avant-bras, gémissant autre cri de douleur.
Heureusement pour moi, je n'étais qu'écorchée, mais cette chute représentait pour moi un énième échec. Cette pierre me criait : « Tu n'es pas faite pour ce monde, dégage ! ».
…
...
Ce « dégage » avait sonné avec la voix de Rick.
Je releva la tête, poussa un soupir, et m'asseya. Je jeta un coup d'œil rapide sur mes blessures, aussi légères soient-elles.
Puis je m'allongea. Oui, je me laissa tomber sur le dos. Une voix me disait « Laisse toi aller, Mélanie. »
C'était le moment. Il fallait que je le fasse. Je n'avais plus rien à perde, après tout. Sur un coup de tête, et croyez-moi, je n'avais pas réfléchi. Non, j'avais juste pris cette décision avec la facilité de décider d'aller fermer une porte, ou de manger des pâtes.
Comme si ça n'avait aucune importance.
Je sortis mon couteau. Taché de sang, crasseux. Et d'un seul coup, je commença à m'entailler les veines. J'aurais pu me le planter d'un seul coup dans l'abdomen, mais je voulais quitter cette vie doucement, peu à peu et progressivement, comme mon espoir m'avait quitté.
Et les cicatrices resteraient sur mon corps, ce qui prouverait aux gens qui passeraient par-là, même si je savais que personne ne viendrait, que c'était mon choix. Mon choix. Et que l'arme qui m'avait blessée n'était que moi-même. J'étais à la fois le loup et l'agneau.
Peu à peu, mes plaies devenaient plus nombreuses et plus ouvertes. Mes yeux étaient secs. Mon esprit était vide. Je ne saurais dire si je souffrais.
Au bout d'une huitième entaille, je ne pus pas en faire une neuvième. Mes mouvements s'étaient ralentis tous seuls. Mon corps s'affaiblissait. Je m'allongea alors dans la terre fraiche du bois, le poignet coulant à flot. Tout était calme, je me sentais si bien.
Bientôt, je ne sentis même plus la douleur que me provoquaient mes avant-bras. Je respirais doucement. Mon regard se posa sur les arbres qu'ils y avaient juste au-dessus de moi. Tout était si paisible, si verdoyant.
« C'est si beau » pensais-je.
Puis je ne pus plus penser. Tout s'arrêtait. Le mouvement de mes paupières se faisait de plus en plus rare. Puis ce fût le noir. Mes yeux étaient clos. A jamais.
Contrairement à ce que l'on croit, la mort est paisible. Bien plus que la vie.
