HELLO J Me revoilà ! Rien de spécial à dire sur ce chapitre.

Emy0708

« OMG ! Non non non, je ne suis pas d'accord lol. Aller, envoie lui un ptit Daryl, partant à la chasse, pour la sauver. :) J'ai hâte de savoir comment tu vas sauver ton personnage.A la prochaine et .. j'adore toujours ta ff ;). »

Ahah, déjà, merci beaucoup J Et ensuite, la personne qui va la sauver ne sera pas divulguée tout de suite, mais vous ne tarderez pas à le savoir ;-)

Chapitre 6 : Renaissance

« Puis je ne pus plus penser. Tout s'arrêtait. Le mouvement de mes paupières se faisait de plus en plus rare. Puis ce fût le noir. Mes yeux étaient clos. A jamais. »

og, viens m'aider !

qui ?

-fille….al en point… connais….croisé…folle…besoin d'aide !

décidé de crever, c'est... choix !

Ces voix résonnaient dans ma tête. Comme un écho. Et il y avait des visages, aussi. Enfin, je crois.

« C'est dommage, Maman va les réprimander, c'est sûr ! Me faire ça à moi, en plus, c'était leur tour d'arroser les fleurs ! Maintenant, c'est trop tard, on doit partir. »

Mais qu'est-ce que je raconte ! Mes pensées se mélangent et s'entrechoquent dans mon esprit. Je dis des phrases qui n'ont aucun sens. Ou peut-être que c'est des choses qu'on a dû me dire un jour, et qui ressortent dans ma tête. Des souvenirs, des moments de ma vie. De mon ancienne vie.

Alors c'est ça ! « Notre vie défile devant nos yeux justes avant notre mort. »

Je ne pensais pas que ce serait si flou.

Je…

Plus rien.

D'abord, ce fût des bruits. Cela restait des tous petits bruits, tels que des verres qui tintent ou un coq qui chante, au loin.

Puis mes doigts eurent la capacité de bouger. Là aussi, de quelques millimètres seulement. Jusqu'à s'agiter de toute leur longueur.

Je pouvais sentir mes orteils se réchauffer doucement, puis remuer à leur tour. Il en fût ainsi pour tous mes muscles, mon corps tout entier.

Je percevais des voix. Au début, tout était presque inaudible, mais peu à peu, je les entendais très distinctement.

Mes oreilles, mes pensées, mon corps… Tout se réanimait, d'un seul coup. C'était si agréable, cette sensation de flotter, de renaître comme renaît une fleur que l'on aurait trop exposée au soleil.

Tout à coup, j'ouvris les yeux. Et toutes mes impressions retombèrent et disparurent, comme ça : le fait de flotter, de revivre, les infimes bonheurs que j'eus ressenti durant ce court instant de pur plaisir.

Comme si on me l'avait arraché. Ma vision trouble se rendit plus claire et la douleur revint. Encore.

Je ne sais pas si c'est la réalité ou mon avant-bras droit qui me heurta en premier, mais la douleur était là.

J'étais assise dans un fauteuil, les mains attachées, au beau milieu d'une pièce qui m'était inconnue.

Contrairement aux bouquins que j'avais eu l'occasion de lire avant, je ne remarqua pas la couleur des murs ou ne fit pas l'inventaire de tout ce que contenait l'endroit. Non.

Mon regard se posa sur la fenêtre. Plus précisément le ciel. La dernière chose que j'avais vu avant de….

Cette question m'effleura l'esprit.

Pourquoi n'étais-je pas morte ?!

Qui… Où…. ?

Trop de questions envahirent ma tête pour que je puisse en formuler une entière et complète et y répondre par la suite.

Soudain, mon cerveau assimila un à un ces critères et d'un seul coup, mon corps s'élança en avant, poussé par une panique endiablée.

Un fil me tira en arrière par l'avant-bras où j'étais blessée et d'une seule fois, je le tira en me rendant à peine compte qu'il s'agissait d'un tube relié à une perfusion et de rage, de peur, de panique et de colère, je fis tout un tas de mouvements excessifs et inutiles.

Hélas, mes jambes étaient encore engourdies, si bien qu'elles s'emmêlèrent et le choc me projeta à terre et je me rattrapa sur mes paumes.

C'est à ce moment-là que je me rendis compte, après un rapide coup d'œil vers ma blessure, qu'elle était recouverte d'un bandage.

Et que ce bandage était propre.

Aucune tâche de sang ne s'imposait sur le tissu blanc. Ce qui voulait dire que ce bandage, en plus d'avoir été posé, avait été changé.

Et que ces gens, peu importe leurs intentions suivantes, avaient pris soin de moi, moi, une gamine à bout de force.

Pendant combien de temps ?

Aucune idée, mais si ils avaient changé renouvelé la bande alors j'étais ici depuis plus de vingt-quatre heures.

La porte s'ouvrit dans un élan et une femme d'une quarantaine d'années environ apparu sur le seuil.

Elle portait un plateau avec un verre d'eau et une assiette avec quelques autres bandages.

Dans la surprise, elle lâcha son plateau et avait l'air effrayée, pendant que moi, je me munissais de ce que je pouvais malgré le fait que mes poignets étaient attachés par des liens serrés.

Je me souvenu alors qu'un canif était caché dans ma basket, et à mon plus grand bonheur, ils n'avaient fouillé que ma veste et mon short.

« Qui êtes-vous et où suis-je ? »

La femme ne broncha pas, arborant toujours cet air stupide sur son visage.

Comme si j'allais lui faire du mal…

Tant qu'elle ne tente rien de débile, je ne lui ferais rien.

Excédée, je répéta ma question, essayant d'adopter un air plus autoritaire et menaçant.

« Qui êtes-vous, et où suis-je ?! »

Elle se baissa lentement, sans me quitter du regard, et ramassa l'assiette, intacte, et y plaça les quelques morceaux de bandages qui s'étaient éparpillés autour d'elle.

Ma panique s'apaisa légèrement, et le canif qui était brandit dans sa direction s'abaissa jusqu'à se retrouve le long de ma cuisse, toujours dans ma main.

Je soupira.

« Ecoutez, dis-je pendant qu'elle finissait de ramasser ce qui restait, je… Je vous remercie de m'avoir soignée mais il va falloir que vous me dites qui vous êtes ou…

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase quand elle partit d'un pas rapide, laissant le plateau sur un meuble qui se trouvait à côté du pas de la porte.

« Super… » murmurais-je entre deux soupirs.

Je fis rouler mes yeux au ciel et m'adossa contre un mur en me passant une main dans les cheveux, et réfléchissant à la situation et à une possible « évasion ».

J'entendis alors des voix étouffées, qui semblait provenir de l'extérieur.

Instinctivement, je me dirigea d'un pas rapide vers la fenêtre.

Je vis alors la femme à qui je m'étais adressé marcher d'un pas ferme vers une dizaine de personnes entourées de tentes. Un campement.

Je ne pus ni entendre les mots qu'elle prononçaient, ni en décrire les visages, mais je devina qu'elle parlait de moi.

« Patricia m'a informé de votre réveil. »

Mon cœur fit un bond et je me retourna d'un saut en poussant un cri surpris par cette voix grave qui venait de m'interrompre dans mes pensées.

L'homme était barbu, d'une soixantaine d'années environ.

« Qui... Qui êtes-vous ? » lui dis-je, gardant le canif caché derrière mon dos.

Il s'asseya sur le bord du fauteuil, ignorant ma question.

Alors, comme pour « Patricia », je la répéta une seconde fois.

« Qui êtes-vous et… »

« Vous n'êtes pas sans savoir que vous êtes chez moi, ce qui a pour conséquent être ma propriété, donc je me réserve le droit de poser les questions en premier. Nous vous avons soigné, mademoiselle, parce-que Dieu l'ordonne. Mais croyez bien que je préfèrerais garder ces appareils médicaux pour ma famille et non pour des gens qui abandonne. Aussi, votre passage sur mon terrain n'est que provisoire.

Quand vous et vos amis pourrons repartir, alors je me ferais une joie de vous dire au revoir, et là, vous partirez, est-ce clair ? »

Un silence s'installa dans la pièce.

Mes amis ? De quoi parle-il, bordel ?

« Je comprends, dis-je, mais je ne vois pas de qui vous voulez parler en disant « vos amis ». Je suis seule depuis que tout a commencé. »

« Ah bon ? C'est pourtant eux qui vous ont amenés à moi, me demandant de faire quelque chose pour vous. Si j'étais vous, je les considérerai comme des amis, en vue de ce qu'ils ont fait pour vous, et ce même si vous ne les connaissiez pas. »

Je fronçai les sourcils, puis acquiesça d'un signe de tête.

« Comme je vous l'ai dit, c'est mon territoire, et j'aimerais vous faire part de quelques règles. »

Il marqua une pause, puis reprit :

« La première est de me remettre votre canif que vous cachez derrière votre dos. Ou alors de le garder, mais de l'utiliser intelligemment. Je vous fais confiance sur ce point. »

Je sortis le couteau de mon dos, déçue qu'il m'ait repérée, et le ferma pour le ranger dans ma botte.

« Bien. Aussi, vos amis vont décider si ils vous rendent vos armes, mais sachez que peu importe ce qu'ils décident de faire, je n'accepte aucune arme à feu sur mon territoire.»

« Mais… » protestais-je

« Nous nous sommes toujours débrouillés sans. Et enfin, c'est vous, et vous-même qui vous procurerez la nourriture qu'il vous faut et où dormir, avec l'aide de vos amis.»

« Je déteste quand ils les appellent comme ça, je ne les connais même pas, et je vais devoir partager un pieu et de la bouffe avec eux. »

« C'est tout, mais je veillerais à ce qu'aucune de ces règles ne soient transgressées. Puis-je avoir confiance en vous ? » me dit-il en me tendant la main.

J'hésita mais au final, je lui serra la main.

« Mélanie. »

« Hershel Greene. »