Hello ! Je tiens à m'excuser pour tout ce retard, les amis ! J'avais une immense panne d'inspiration et je n'ai pas trouvé le temps de tout écrire. « Brevet Blanc, hda, concours » Je deviens folle, croyeze moi ! Je me dépèche pour le chapître suivant !

Chapitre 7

« J'hésitai mais au final, je lui serrai la main.

- « Mélanie. »

- « Hershel Greene. » »

Mais qui sont ces gens ? Mes soi-disant « amis » ? Et surtout, pourquoi m'avaient-ils sauvée ? Ils avaient dû voir que je ne m'étais pas fait mordre !

Exaspérée, et embrouillée, je m'assis alors sur le rebord du lit aux motifs vieillots qui ornaient la couverture. J'avais déjà vu ces motifs. Ma mère avait la même, sa couverture fétiche. Je me rappellerais toujours cette fois où mon frère lui avait demandé pourquoi elle gardait ce « morceau de tissu ». Et elle lui avait répondu :

« - Parce-que il a une valeur inestimable que seuls les plus dégourdis d'entre vous pourraient la reconnaitre. »

A l'époque, je n'avais que douze ans. Et onze ans après, je n'ai toujours pas compris.

Je ne sais pas pourquoi je me remémore cette histoire. Sûrement pour avoir la possibilité de m'évader mais dans mon esprit.

S'évader mentalement, c'est la seule chose qu'on nous permet de faire.

Je sais que je me fais du mal. Je sais que je peux et pourrais toujours me relever. Mais j'aimerais aussi pouvoir relever les choses déjà effondrées. Et les souvenirs, ne jamais les oublier.

Et comme toujours, mon entêtement pris le dessus sur ma douleur et ma faiblesse, et me voilà partie. Mes pas s'accumulent, j'avance, lentement, sans but précis, juste pour voir, observer et découvrir qui sont ces personnes, qu'est-ce qu'elles attendent de moi car aujourd'hui, tout a un prix.

C'est impossible de donner sans recevoir, sans exiger quelque récompense. Et ça marche dans les deux sens. Recevoir sans donner est une chose aussi inconcevable.

Je ne critique pas cette règle. Je suis une des premières à l'appliquer dès que j'en ai l'occasion. L'ancienne Mélanie aurait trouvé ça révoltant. Mais pas moi. Pas aujourd'hui.

C'est ainsi que je passe de la chambre où je suis logée à un long couloir qui me fit penser à celui d'un bureau d'entreprise. Tout était net, rangé. Les deux tableaux qui ornaient les murs prune étaient parfaitement alignés, entrainant ainsi une impeccable droite parallèle qu'on eut cru que tout avait été tracé à la règle.

Cela me marquait. Depuis le temps que je sillonne de rues en rues, avenues en avenues, je n'avais presque jamais vu d'ordre. Tout était toujours vagabondant : papiers, vestiges, corps et j'en passe.

Ma main frôla la rampe de l'escalier boisé et je pus alors apporter un peu de douceur à ma chair qui s'était débrouillée pour faire apparaître de multiples cloques.

Lorsque j'atteignis une des premières marches, l'effort me parût si violent que j'eus peine à déterminer si c'était bien un escalier que je descendais ou si je le dévalais d'une seule traite.

Heureusement pour moi, l'ironie du sort fit qu'on me laissa tranquille et je pus ainsi descendre une à une les marches.

« .. et je crois vraiment qu'elle s'imagine qu'on va la garder avec nous et la soigner quand bon lui semble »

Quelques rires étouffés fusèrent.

« Hahaha, voyons, Patricia. Tu ne la connais pas, tu ne peux pas te permettre de dire ça. »

« Je peux puisque j'ai raison. Et comme tu dis, on ne la connaît pas. Que diras-tu quand elle te mettra un couteau sur la gorge pour nous voler toutes nos provisions, hein ? »

« Elle ne le fera pas. C'est une gamine ! »

« Peuh ! Elle doit avoir deux ans de moins que toi, je parie. »

« De toute façon, si elle tente quoique-ce soit, Rick et son groupe seront là pour se charger d'elle. »

En entendant ce nom, mon corps entier se tendit raide soulevé par mes épaules.

« Rick ? Non. Pas lui. Par pitié, tout mais pas lui ! Il ne faut pas qu'il me voit comme ça ! Si je lui montre que je suis faible, je… Oh, et puis merde ! Il doit y avoir une centaine de « Rick » en Géorgie.

Mais si c'est lui… Fait chier, je dois savoir ! »

Honnêtement, je ne sais pas ce qu'il me prit à ce moment-là, mais je fis plusieurs bond jusqu'aux voix que j'avais entendu quelques minutes auparavant.

« Je peux savoir de qui vous parlez ?! » m'écriais-je à peine entrée dans la cuisine.

Les deux personnes de la pièce se retournèrent d'un bond, surpris, et me toisèrent.

Il y avait un jeune homme et cette « Patricia ».

« Bon dieu, préviens-nous quand tu arrives ! » me dit alors Patricia.

« Je vais chercher Hersh… »

« Non ! » ordonnais-je au type. « S'il vous plait, je vais bien, je n'ai pas de couteau et… Je n'ai aucune envie de me prendre une morale. Tout ce que je vous demande c'est de… De me dire de quel Rick vous parliez. »

« Il est pas là. »

Quand Jimmy prononça ces mots, Patricia le fusilla du regard sûrement pour m'avoir dit la « vérité » ou je ne sais quoi.

« C'est pas mon problème, dis-je, j'veux juste des infos, parce-que j'ai connu un « Rick » y'a pas très longtemps et il se trouve qu'il m'aime pas trop, et moi non plus. Bref, vaudrait mieux qu'on s'croise pas. »

Tous deux me toisèrent, comme si ils attendaient de voir ma réaction face à leur silence, puis ils retournèrent à leurs occupations, comme si de rien n'était.

Or, il en était ! Et ces manières me firent virer au rouge, j'allais exploser.

« Bon. Très bien, dis-je très sèchement. »

J'ouvris la porte d'un élan, en évitant bien sûr de la fracasser contre le mur, je n'étais pas chez moi et j'avoue qu'un « retour à la nature immédiat » ne me plaisait pas, mais alors pas du tout !

« Hey, attends, tu n'as pas le droit de… ! »

Tant pis. Au diable les bonnes manières ou je sais pas quoi. Au bout d'un moment, j'en ai ras-le-bol des secrets, manières, obligeances…. Merde !

Je courus le long de la propriété afin d'atteindre le campement. Enfin, ma blessure m'empêcher de mettre le turbo. J'avoue que je doutais. De tout. Je ne savais pas ce que je faisais. Aller les voir, certes, mais revenir allait être autre chose.

J'arrivai enfin au campement d'un pas décidé. Une femme tenta de m'interpeller en demandant des explications mais je l'ignorai. Je voulais le voir, lui. Lui, ainsi que toutes les têtes qui m'étaient familières.

« Hey, qui t'es, toi !? » m'hurla un homme noir.

« T'occupes ! » lui répondis-je sèchement.

« Putain, mais qu'est-ce que tu fous, c'est pas ton genre, Mèl ! »

Une main frôla mon épaule et je me retourna d'un mouvement vif.

Lâchez-moi ! hurlais-je

« Tu veux quoi, au juste ? Tu cherches quoi, ici ? C'est notre campement, ok ?! »

J'étais à moitié encerclée par les campeurs. Bizarre, aucune tête ne me rappelais le groupe d'avant.

Quand je l'entendis….

« Mé…Mélanie ?! »

Je me retourna.

« Je te croyais morte… »