NOTE DE L'AUTEUR
Ce chapitre arrive avec beaucoup de retard. Tellement de retard. Il était quasi terminé depuis des mois, mais. J'ai perdu la motivation pour cette fanfic à ce moment là. Et puis, il s'agit d'une partie 1. Et, je crois que je voulais avoir avancé la partie 2 avant de poster celle-ci. Ce qui n'est pas le cas finalement mais faut bien que je poste quelque chose un jour.
J'ai relu les deux premiers chapitres et il y a quelques problèmes. Je ne vais pas les réécrire par contre, donc tant pis. Dans le chapitre 2 je dis que Mito a actuellement 25 ans, ce qui n'est absolument pas possible. Aucune idée de quel âge elle a dans le manga/anime mais dans cet univers là c'est juste non. Donc faites pas gaffe à ce détail et ne l'imaginez pas plus jeune que... 30 ans peut être. 32. Dans le genre.
Selon ce qui est dit dans le chapitre 1 (je dois deviner parce que j'avais pas fais de notes, magnifique organisation) je dirais que Gon et Kirua sont en quatrième et ont donc 13/14 ans. Plutôt 14 que 13, mais à la limite on s'en tape.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire de cette fanfic. Combien de chapitres? Que des petits moments, comme ça? Est-ce que j'invente des persos (des camarades de classe, pas des gens très important, mais)? Je pensais intégrer Leorio bientôt (peut être au chapitre 5) et Kurapika (je sais pas quand), mais il faut encore que je réfléchisse à leurs rôles. J'hésite à faire au moins un chapitre chez les Zoldyck (la famille de Kirua. même pas sur que ça s'écrive comme ça, quelle galère). Aussi faut savoir que je ship Gon et Kirua. Comme on peut le voir dans le chapitre 1 il y a déjà une (très) légère tension entre les deux. Même sans les faire sortir ensemble, je sais pas encore si je continue dans cette voie. Cette fanfic est sur leur amitié, mais pour moi les voir romantiquement ne change pas leur amitié, donc... bref, plein de trucs auxquels je dois penser.
Et bonne lecture, aussi.
3. Kirua se perd
Il respirait, avec l'impression que ce geste si simple ne lui était jamais arrivé auparavant. Puis se mit à rire de penser une chose si absurde. C'était plutôt l'air du lieu qui semblait nouveau que l'acte de respirer.
En levant la tête il n'y avait que du vert, parsemé de trous révélateur de ciel qui tâche le sol de morceaux de lumière.
Il faut savoir qu'il n'a pas l'habitude de venir ici, dans la forêt. Dans n'importe quelle forêt, et encore moins celle là. Quand il se compare à Gon, des fois, il se dit qu'il ne connait rien. Absolument rien. Comme un bébé qui a encore tout à apprendre.
Ça peut sembler stupide de se dire ça. Entre eux deux c'est lui qui a les meilleures notes sans se forcer. Les fois où il se trouve en dessous de la moyenne, ou même quand il lui arrive d'avoir un zéro, c'est simplement qu'il a eu la flemme de faire un devoir. Parfois la haine d'un professeur réveille en lui une envie de délinquance. Pas de celle aux actions si fortes de conséquences à le faire renvoyer du collège, loin de là. Juste assez pour faire rager quelqu'un avec un devoir non rendu ou qui se fiche ouvertement de la gueule du correcteur. Il lui arrive de se faire coller. Kirua pourrait être un élève modèle. C'est son choix de ne pas l'être.
Tandis que Gon est un habitué de l'échec scolaire. Il fait de son mieux pourtant. Parfois il révise à l'approche d'un contrôle jusqu'à se faire tellement mal au crâne qu'il fini par pleurer. Malgré ça il reste toujours bon dernier. En général ça ne l'inquiète pas plus que ça. Pas tant qu'il n'a pas à faire face à Mito, qui elle ne prend pas cette affaire à la légère.
Kirua soupire.
Gon l'a devancé depuis longtemps et ne semble toujours pas l'avoir remarqué. Kirua hésite entre continuer de le suivre ou rester là et bouder en espérant que l'autre crétin finira par réaliser son absence et fera demi tour pour le rejoindre.
Tellement d'arbres. Du vert, jusqu'au troncs recouverts de mousse. Il touche, pour voir. C'est doux mais pas agréable, il saurait pas expliquer. Et ça l'énerve. Pour lui tous les arbres se ressemblent. Mais il sait que pour Gon c'est différent. Surement qu'il attribut une aura particulière à chaque forêt et une personnalité unique à chaque arbres, branches, feuilles, et tous les trucs qu'on peut trouver dans ce genre d'endroit. Il s'imagine Gon enlacer un arbre, poser son oreille contre l'écorce et affirmer qu'il comprend le langage des plantes. Et ça le fait rire.
Oh la la, Gon…
Quand Kirua est arrivé au bar de la Baleine aujourd'hui, Gon lui est tombé dessus de suite. Il était excité et voulait à tout prix lui faire visiter une forêt dont il avait fait la découverte il y a peu. C'était une nouvelle assez perturbante qu'il existe encore dans le coin des lieux pleins d'arbres dont Gon ne soit pas au courant. Se gars connaissait tant d'endroits secret qu'il semblait logique qu'il n'y en ai plus à découvrir dans cette ville ou même celles alentours.
Et voilà pourquoi ils ont du marcher une bonne demie heure, faire tant de tours, longer une grande résidence, puis traverser un terrain de foot en plein air pour finalement arriver à ce lieu béni. On n'aurait pas dit une entrée de forêt. En fait, est-ce seulement ouvert au public? La réponse est non, puisque les lieux ne sont clairement pas entretenus. Ça ne les a pas empêcher d'aller se perdre là dedans, n'étant pas le premier endroit interdit qu'ils avaient visiter ensemble. À quelques reprises ils avaient même choisis de ne pas tenir en compte qu'ils franchissaient une propriété privé. Est-ce que Gon connaissait les risques et était tout à fait sur de ne pas se faire prendre, ou était-il encore plus naïf que l'on peut le penser?
Maintenant Kirua est seul, assis sur un gros caillou aux angles durs qui lui font bien mal aux fesses. Ses chaussures sont pleines de terre. Celles de Gon doivent être dans un état bien plus catastrophique. Mais elles ont l'habitude, elles, au moins.
Ils sont tellement différents. Surement que personne n'aurait été capable de prédire leur amitié. Ils auraient très bien pu ne pas en arriver là. Avant qu'ils ne se parlent pour la première fois, Kirua était persuadé qu'ils n'auraient jamais rien à se dire. Il avait pourtant suffi de lui adresser la parole une fois. Cet effort passé, tout avait été tellement facile qu'il avait eu beaucoup de mal à y croire.
Et qu'est-ce que cet élan de nostalgie tout à coup?
Ce rocher est tellement désagréable. Kirua ne se plaint même pas. Alors qu'il pourrait. Alors qu'il adore ça, se plaindre. Haut et fort, avec des arguments bidons. Même s'il n'y a personne pour l'écouter. Il pourrait hurler toutes les conneries qui lui passent par la tête. En plus comme ça Gon finirait peut être par l'entendre et enfin piger qu'ils ne sont plus ensemble. Mais le silence de l'endroit est si agréable que ce serait dommage de gâcher ça.
Un des trous dans les feuilles libère un rayon de lumière qui vient se poser sur sa joue. Qui, peu à peu, la réchauffe. La chaleur se déplace en harmonie avec le vent qui fait danser les feuilles au dessus de sa tête. Son nez en profite. Puis ses lèvres. Il a envie de rire en pensant qu'il en train de se faire embrasser par la lumière et mord sa lèvre inférieur pour se retenir. Des fois il pense des choses vraiment stupide, ça l'impressionne.
Ses yeux sont fermés, son visage levé vers le ciel. Ses jambes tremblent un peu du à l'inconfort du rocher. Il se sent terriblement bien et affreusement mal en même temps. Kirua essaye de ne penser à rien, d'être tout à fait calme. Il ne sait pas pourquoi. Juste pour voir. Est-ce que quelque chose va se passer s'il fait ça? Est-ce qu'il va disparaitre? Ou arrêter de ressentir. Pour l'instant ça ne marche pas puisqu'il a toujours horriblement mal aux fesses. En fait, ça ne fait qu'empirer.
Quand Gon arrive finalement, Kirua est par terre. Il n'aura pas réussi à tenir aussi longtemps qu'il le voulait sur le rocher, ni même à disparaitre, ou à rendre son baiser au soleil. Plus fort que le bruit des pas c'est la respiration de Gon, haletante.
_ T'as couru?
_ Nan!
Il sourit comme s'il avait accompli un exploit incroyable. Pendant quelques secondes ce sourire agace Kirua. Il a l'impression que son ami a vécu une aventure sans l'inviter. Mais qu'est-ce qu'il aurait pu se passer de si excitant dans une forêt?
En tout cas la présence de Gon se fait sentir. Il se laisse tomber au sol presque violemment, près de Kirua. Et il respire tellement fort. Respirer semble être devenu pour lui une activité super éprouvante. Il tousse comme si l'air rentrant dans ses poumons n'était pas invité et qu'il fallait la jeter dehors avant que l'indésirable ne gâche la fête. Tousser comme ça fait mal il parait, mais Gon a les lèvres étirées aussi loin qu'humainement possible. Kirua le fixe, plus fatigué de se spectacle qu'inquiet. Gon plisse ses yeux et tente un rire avant de tousser encore plus fort.
Qu'est-ce que pense Gon, tout de suite? Selon la seconde, absolument rien puis trop de choses à la fois. Il aimerait parler assez longtemps pour réussir à former une phrase mais il n'est même pas assez calme pour rire. Heureusement Kirua semble le comprendre, du moins il croit, car il reste sans rien dire. C'est bien pour l'attendre, non?
Gon pose une main sur l'épaule de Kirua, le regarde dans les yeux quelques secondes, et hoche de la tête à plusieurs reprises. Attend une minute, ok?
Il fallut plus d'une minute avant que sa respiration reprenne un rythme régulier. Quand il pu enfin rire sans interruption il ne s'en priva pas.
_ Ok… Et y a un truc en particulier qui te fais rire? T'as bouffé un champignon qui fallait pas?
_ Nh, j'sais faire la différence entre les champignons toxiques et… Les pas toxiques.
Il se pencha un peu en arrière, retenant son corps sur ses bras. Comme Kirua plus tôt, il fixait maintenant le toit vert troué de soleil.
_ Pourquoi t'as arrêté d'avancer?
_ Pourquoi j'aurai continué?
_ … C'est ma faute?
_ Ouais.
Gon resta silencieux quelques secondes avant de se rassoir tout droit et de regarder son ami avec des yeux à l'effet mouillé. De ce genre de regard qui sont sensé attirer la pitié et le pardon. Malgré de grands yeux adéquats pour l'emploi, ce n'est pas une tâche que Gon accomplit très bien. Sa lèvre inférieur fait une moue trop prononcé et ça gâche tout l'effet.
Il avait sentit le coup arriver, et rigola par reflex, tout en frottant son bras où le poing de Kirua venait de le heurter. Au moins son cinéma avait servi à quelque chose: Kirua souriait. Après quelques autres coups par vengeance de s'être fait abandonné, Gon se remit debout et attrapa au vol les bras de son pote, pour l'aider à se relever.
_ Du coup faut encore que je te montre le meilleur coin!
_ Ouais, ouais…
Kirua soupira, clairement pas aussi excité que Gon à l'idée de rester dans cette forêt. Il le suivi malgré tout.
