Hello ! Q-quoi ? Non ça ne fait pas deux ans que je n'ai pas donnée signe de vie pour cette fiction... Pas du tout … *Fuis très loin*
Hum hum, en fait j'ai eu beaucoup, beaucoup, de mal à écrire ce fameux chapitre trois, j'ai même fait deux trois versions complètement différentes, dont une où Rei se mettait à déprimer '-'
Mais bref, en fait ce chapitre là est écrit depuis presque un an (j'ai juste rajoutée quelques phrases à la fin) mais il ne corresponds tellement pas à l'idée que je me fais de cette fiction que je n'ai jamais voulu le poster...
Alors pourquoi il est là aujourd'hui ? C'est simple, je viens de le relire et je me suis taper un fou rire. Un fou rire en lissant une phrase que j'ai moi même écrite il y a un an, vous imaginez ? Non sûrement pas. Ce chapitre je le considère plus comme une sorte de bonus et pas vraiment comme le véritable chapitre trois.
Mais vous avez assez attendu, oui enfin seulement deux ans hein . ( même si je doute que les personnes qui lisaient mes fictions de vocaloid il y a deux ans soient encore là) donc j'ai décidé de le poster malgré le fait qu'il ne corresponde pas à la fiction que j'avais en tête au départ.
Déjà car les personnages m'ont complètement échapper et ça à donner cette connerie, pas que je trouve ce chapitre nul -non d'ailleurs je l'aime bien- mais il est vraiment... n'importe quoi, enfin vous verrez bien, si je vous ai pas encore donné envie de fuir loin.
Donc, s'il y a encore des gens qui me lise, déjà ce n'est pas le dernier chapitre (ah bon j'avais parlé de TwoShot ? Vraiment ? ). Donc il y en aura encore au moins un (d'ici deux ou trois ans . ) mais, et c'est là que vous intervenez, vous voulez un vrai chapitre trois ? Celui que j'avais prévue au départ, ou que je considère celui là comme le vrai chapitre trois et que j'écrive la suite de la fiction à partir de lui ?
Ici s'achève cette intro -la plus longue note d'auteur que j'ai jamais faite, c'est émouvant :') - et j'ose vous souhaitez bonne lecture !
Chapitre -Bonus/trois : Quand tous par en vrillent
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La chambre de Len m'as toujours paru minuscule. Peut être parce que la mienne fait trois fois sa taille, mais cette chambre est vraiment petite quand même, il n'y a qu'une armoire pour les vêtements et un petit bureau, le reste de l'espace est occupé par un lit double. Lit sur lequel je viens de m'asseoir -ou plutôt de me laissé tomber. Si Len a un lit double dans une chambre aussi minuscule c'est parce qu'il la partage avec Rin, sa jumelle. Enfin la partageait, Len m'a expliqué pendant le trajet jusqu'à chez lui que Rin était déjà partit dans leur nouvel appartement pour finir le déménagement. Comme ça quand Len arrivera tous sera déjà prés. Mon cœur se serre à cette pensé, c'est vrai, Len va partir... J'ai l'impression que le petit organe qui me maintient en vie va s'arrêter de battre. Ou peut être implosera-t-il avant que cela n'arrive. Dans les deux cas je mourrais. Je ne pense pas que je manquerais à grand monde si ça arrivait. Ma famille sûrement, et après ? A part Len je n'ai pas d'ami. Et a toi Len, es-ce que je te manquerais si je meurs ?
-Es-ce que je te manquerais si je meurs ?
-Quoi ?!
Je sursaute, Len vient de rentrer dans la chambre un verre de lait dans une main et un paquets de gâteaux dans l'autre. Et apparemment j'ai pensé un peu trop fort. Je me lève rapidement et vient prendre le verre que je commence à boire pour cacher mon embarra.
-C'était quoi cette question ? Demande Len. Ça va Rei ?
Je le rassure d'un hochement de tête et me rassois en tailleur sur le lit, le verre à moitié vide- ou à moitié plein ?- dans la main. Len vient s'allonger sur le ventre à côté de moi puis le silence s'installe.
Au bout d'un moment et après une nouvelle gorgée de lait, je pose de verre par terre et me tourne vers le blond. Je commence à m'ennuyer moi.
-Bon Len, on fait quoi ?
-Je sais pas, que veux tu faire ?
-Ce n'est pas moi qui ai proposé de séché les cours. Et ce n'est pas ma chambre.
-Bon d'accord.
Len se redresse sur les genoux en soupirant. Il regarde autour de lui semble intéressé par quelque chose puis son regard revient se fixer dans le miens avec un petit sourire qui ne me dit rien de bon.
« Et si on jouaient ? »
.
xXx
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-Non. Non ! Len, ne fais pas ça ! Arrête!Nooon !... Oui ! Oui ! Ouiiiiii !
Je bondis sur le lit, la console à la main. Enfin ! J'ai enfin battu Len à Mario Kart! Len, assis en tailleur sur le lit me regarde amusé, sa DS jaune dans les mains. La mienne, qui est en fait celle de Rin, est rose mais bon, la couleur ne m'a pas empêché de gagner cette fois.
-Je t'ai laissé gagner tu sais ? me dit Len pour casser mon délire.
- C'est ça crois ce que veux, je sais que je suis le meilleur.
- Une dernière course pour en être sûr ?
Le sourire de Len m'assure que cette fois il ne me laissera pas gagner. Je sais très bien qu'il m'a laissé la première place, j'ai bien vu qu'il ralentissait avant la ligne d'arrivée, mais pas question de lui avouer que je suis pas assez fort pour le battre. Alors j'accepte la dernière course, qui est, bien sur, la course arc-en-ciel, celle où je tombe minimum cinquante fois par tour. Je soupire mais ne proteste pas, ça ne servirais qu'à donner à Len un nouveau prétexte pour ce moquer de moi. Je commence la course bien déterminé à ne pas perdre, quand Len reprend la parole :
- J'ai une idée, commence-t-il alors qu'il entame son premier virage.
- Hum. Je répond pendant que j'entame ma première chute.
- Pourquoi on pimenterait pas un peu la partie ? Celui qui perd a un gage !
- Quoi ? Non ! Je proteste en levant les yeux de la console pour regarder Len, ce que je regrette aussitôt car je me prends une peau de banane.
- Si ça serra marrant..
Je ne peux pas protester d'avantage que je reçois une carapace rouge qui me fait rouler jusqu'au bord et je tombe à nouveau. Je soupire, Len sait très bien lequel serra le gagnant et qui serra le perdant. Et je suppose qu'il sait aussi déjà quel gage il veux me donner. Mais si tu crois que je vais te laisser faire Len, tu ne me connais pas !
Quarante-huit chutes, trois étoiles qui ont fini dans le vide, cent six peaux de bananes, soixante deux carapaces rouges, trente et une vertes et deux bleus qui sortait de je ne sais où, plus tard, la course se termine car l'avant dernier vient de passer la ligne d'arriver. Et je ne suis même pas au milieu du troisième tour !
-Gagné, chantonne Len.
-Mais- mais c'est pas possible !
-Et si mon pauvre Rei, c'est la vérité. Voyons quel gage je vais te donner ?
Il fait mine de réfléchir. Non mais vraiment il ce moque de moi là ! Je me jette sur lui et l'attaque à coups de chatouille. D'abord surpris, mon ennemi ne réagit pas puis fini par céder sous les assauts et s'allonge sur le lit, mort de rire, en essayant de ce soustraire à mes mains en se tournant sur le dos. J'en profite pour venir s'asseoir sur son dos et lui bloque les jambes avec les miennes. Len s'arrête de rire trente secondes pour tenter de me regarder, sûrement avec de grands yeux surpris mais n'y parvient qu'à grande peine en se tordant la tête, puis il ce remet à rire sous ma nouvelle attaque. L'assaut dure encore quelques secondes puis je m'interromps et lui arrache sa console des mains pour aller fouiller dans les menus. Len qui a arrêter de rire me regarde par dessus son épaule.
- Qu'es que tu fait ? demande-t-il.
- Je cherche comment tu as fais pour tricher.
- J'ai pas tricher! proteste t-il.
- C'est ça je te crois.
Mais je suis bien obligé de reconnaître qu'il n'a vraiment pas triché, car je ne trouve absolument rien . Je grommelle mais repose la Ds jaune sur le lit à côté de moi. Len ce débat à nouveau pour se soustraire de mon emprise mais je ne le laisse pas faire. Je lui bloque les bras dans le dos, et, même s'il a plus de force que moi, je ne le lâche pas. Il gesticule comme une larve en m'insultant pour que je le lâche mais seul mon rire lui réponds, cette fois je ne céderais pas. Au bout d'un moment il fini par ce calmer et pousse un soupire lasse. Je dois sûrement être rouge de gène vu la position dans laquelle on es, mais Len ne peut heureusement pas le remarquer puisqu'il est allongé sur le ventre. J'attends encore quelques secondes puis fini par lui demander quel gage il veux me donner pour ma défaite.
Mauvaise idée.
- Tu dois dire à la première personne que tu croiseras que tu l'aimes, dit-il avec un sourire dans la voix.
- Non ! Je ne fais pas ça ! je proteste.
- Pourquoi ?
- Je ne dis pas je t'aime à n'importe qui moi !
Je m'empourpre en entendant ce que je dis, mais heureusement, Len toujours sur le ventre ne peut pas le voir.
- Ça veux dire quoi ça ? Que je le dis à n'importe qui ? Len semble blessé par mes paroles et je
rougis d'avantage.
- N-non c'est pas ce que j'ai voulus dire ! Je...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que Len ce redresse brusquement, ce retourne et me plaque sur le lit. Je le regarde surpris mais ses yeux évitent les miens. Il est à quartes pattes au dessus de moi, une jambes de chaque côtés de ma taille, ses mains serrent mes épaules et je retiens un grognement de douleurs autant à cause de ses mains qui me font un peu mal que parce que mon cœur vient de rater un battement. Je sens mes joues s'enflammer de plus belle en le voyant au dessus de moi.
- Len ? je tente doucement.
- Alors c'est comme ça que tu me vois ?
- Quoi ?
Len relève la tête et fixe ses yeux pleins de colère dans les miens. Je ne comprends pas, qu'es que j'ai fais pour en arriver là ?
- Je n'ai jamais dis à quelqu'un que je l'aimais si ce n'était pas vrai !
- D-désolé, je murmure en baissant les yeux. Je ne voulais pas dire ça...
- Alors qu'es que tu voulais dire ?
Je ne réponds pas. Je ne sais même pas ce que j'ai voulus dire. Len attends une réponse qui ne vient donc pas et fini par s'impatienter. Il ce redresse et s'assoit sur ma taille en croissant les bras l'air mécontent.
- Désolé, je répète doucement pour briser le silence qui devient lourd.
Len soupire et tourne la tête. Il n'a pas l'air d'accepter mes excuses. C'est à mon tour de soupirer, il est compliqué aussi ! Pourquoi me demander de dire « je t'aime » à un inconnu s'il n'en ai même pas capable lui ? D'ailleurs je lui demande, ce qui a pour effets de lui faire tourner la tête vers moi et de me regarder à nouveau, l'air contrarié cette fois.
- Parce que je voulais voir ta réaction.
Je fronce les sourcils, vraiment ce n'est que pour ça. Franchement ce mec est vraiment particulier, parfois je me demande comment j'ai fais pour tomber amoureux de lui. Peut être que je suis masochiste ?
- Et elle te plais ? je demande irrité.
- Pas tellement.
- Ah oui ? Tu aurais préféré quoi ? Que j'accepte et que j'aille dans la rue déclarer mon amour à un inconnu ? Désolé de te décevoir mais la seule personne à qui je dirais ces mots serra celle que j'aimerais vraiment !
- Je sais, soupire Len puis il se redresse et me regarde dans les yeux. Si je comprends bien tu réserve ses mots pour la bonne personne ?
- Oui, je réponds sans trop savoir pourquoi il me pose cette question.
- Alors tu réserve aussi tes gestes de tendresse pour cette personne. Comme les baissés par exemple ?
Oh.
Alors c'est là qu'il voulait en venir, le salop.
Mon cœur rate un nouveau battement mais cette fois il me fait beaucoup plus mal.
Je grogne et le regarde méchamment. Je voudrais me dégager de son emprise mais il est toujours assis sur moi, alors je me contente de tourner la tête sur le côté, posant ma joue contre le drap et de regarder le mur sans vraiment le voir.
Len se penche vers moi et viens me murmurer un « alors ? » à l'oreille. Si je le pouvais je le frapperais. Mais je l'aime trop pour lui faire du mal. Et puis cette position n'est pas vraiment adaptée. Alors je me contente de grogner en tournant la tête pour lui répondre méchamment. Mais ma colère disparaît dés que je me retrouve nez à nez avec lui. Mon fichu cœur s'emballe et part courir un marathon, je dois être aussi rouge qu'une tomate maintenant Je reste quelques secondes à loucher sur son visage puis je retourne la tête sur le côté et répond dans un murmure :
- On avait dit qu'on oubliaient ...
-Mais si je ne veux pas oublier ? chuchote Len.
-Len je... je commence en tournant à nouveau la tête vers lui.
Et c'est ce moment là que choisi mon portable pour sonner.
Aucun de nous deux ne réagit pendant les premières secondes. Moi car je suis trop surpris, Len car il n'a visiblement pas envi de bouger. Puis, quand la musique de ma sonnerie entame le deuxième couplé, je sursaute et me décide à réagir. Je lance un coup d'œil pour faire comprendre au blond que je veux décrocher et il se redresse en soupirant. Je sort mon portable de ma poche après m'être assis et regarde le nom de la personne qui vient sûrement de me sauver de la conversation la plus difficile de ma vie.
Ou peut être pas. Je blêmis et me lève pour aller décrocher dans le couloir.
- Allô, maman ?
.
xXx
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Je raccroche enfin, épuiser par la conversation que je viens d'avoir et m'affale contre le mur en soupirant. Len qui entre temps est sortie me rejoindre dans le couloir me regarde son visage remplit de point interrogation, enfin de questions, que je lui épargne de poser en y répondant tout de suite :
- Ma sœur lui a dit que je séchais et elle m'a passé un savon.
- Ah. fait Len, ne s'inquiétant apparemment pas plus de mon sort que ça.
- Je vais me faire tuer, je gémis. Il faut que j'y aille.
Je me dirige alors vers la porte mais Len me retient par le bras et me tourne vers lui avec un « file moi ton portable » qui aurait fait très bien dans une scène de racket. Sans attendre de réaction de ma part, il prends mon cellulaire toujours dans mes mains et recompose le dernier numéro.
- Qu'es que...
- Chut, interrompt Len en plaquant sa main sur ma bouche. Oui bonjour c'est Len... Oui je vais bien et vous ? … Ah ah ! oui merci. Ma mère vous a dit pour... Oui bien sur... Effectivement... Ce week-end... Vraiment ? Ça me ferrait très plaisir... Merci beaucoup. Au revoir. »
Il raccroche et me rend mon portable. Je l'interroge du regard, sa main m'empêchant toujours de parler. Il me sourit et fait demi-tour pour retourner dans sa chambre en disant :
- Tu reste dormir ce week-end. Et pas de contestations.
Il rentre dans sa chambre et je reste un peu étourdi par ce que je viens d'entendre. Mais... Comment il a fait ? Je fini par le suivre pour aller lui demander sans réaliser que rester ce week-end signifie que la discutions de tout à l'heure va sûrement être remise sur le tapis tôt ou tard. Et plus tôt que tard malheureusement.
Len c'est allongé à plat ventre en travers de son lit la tête tournée vers la porte, attendant visiblement que j'entre. Je remarque le verre de lait abandonné par terre que je sauve de la solitude en le ramassant avant de poser ma question.
- Faudra que tu m'explique comment tu fait pour faire faire à ma mère tous ce que tu veux.
- Facile, fait Len en souriant. Suffit d'être moi.
- Ah ah très drôle.
Je lui tire la langue et m'assois sur le lit en avalant un peu de lait. Len ce redresse et passe un bras autour de ma taille pour me tirer à lui. Et c'est à ce moment que le drame arrive.
Je cris et Len me lâche surpris.
- Quoi ? Qu'es qui ce passe ?! s'écrit-il.
- C'est terrible ! C'est affreux !
- Quoi ?
- Et tu te moques de tout !
- Hein ?
- Tu l'as tué, Len ! Tu l'as tué !
- Euh...Rei...
- Mais tu te rend pas compte, le pauvre lait.
- Rei je l'ai juste renversé.
- Juste renversé ? Mais tu te rends pas compte ! Tout ce gâchis ! »
J'attrape son bras, maintenant tremper du lait qu'il a renverser en me tirant en arrière, et lui agite devant les yeux pour lui faire réaliser son crime mais l'assassin ce contente de fixer son bras puis de faire un petit sourire qui dans n'importe quelle autre situation me semblerait sadique mais pas là. Là, il vient de commettre le pire crime de l'histoire.
- Tu veux lécher ? me propose Len d'un air innocent.
-Hein ?
-Pour pas gaspiller ?
Mon fichu cœur s'arrête complètement de battre et je dois être aussi rouge qu'un rubis -un rubis car c'est moins pathétique qu'une tomate trop mure. Quoi que vu l'état dans lequel je dois être, je ne suis sûrement pas très loin de l'état pathétique d'une tomate- Je bégaye des phrases sans sens avant d'arriver à lui crier qu'il n'est qu'un idiot. Len prends son faux air surpris et innocent.
- Mais je pensais que tu n'aurais pas voulut que tout ce liquide soit gaspillé, dit-il en suçotant le bout de son doigt.
Aaaah ! Mais quel connard ! Je ferme les yeux pour ne plus être tenté et éviter de lui sauter dessus. Len ne dit plus rien mais repasse son bras -l'autre, pas celui trempé- autour de ma taille et me tire à nouveau vers lui sans renverser de lait cette fois vu que le verre est maintenant vide, le lait s'étant répandu sur le bras du blond et mon tee-shirt qui me colle maintenant à la peau. Len me sert contre son torse et je me raidis, ne sachant plus à quoi m'attendre de sa part. Je garde néanmoins les yeux fermés ce qui me permet de garder un minimum de contrôle sur mon corps, mes joues ont dû retrouver leur couleur normal maintenant. Je sens la respiration de Len caresser ma joue, il respire doucement et chaque souffle me fait frissonner intérieurement. Puis sa respiration interromps quelques secondes le temps pour lui de venir me chuchoter à l'oreille :
- Tu es tout rouge.
Je me crispe puis repousse son bras pour me lever.
- N'importe quoi.
-Où vas tu ? m'interroge Len alors que je sors de sa chambre.
-Me resservir du lait puisqu'un imbécile à renversé mon verre, dis-je en agitant le dit verre que je tiens encore dans la main.
Len grommelle quelque chose comme « vas-y fait comme chez toi » mais je n'y prête pas vraiment d'attention. Je vais dans la cuisine et remplis mon verre. Être dans la cuisine me fait penser qu'il faudrait peut être qu'on mange, j'ouvre le frigo, fouille un peu puis en sort de quoi faire un déjeuner. J'installe vite fait la table et commence à me servir. Len qui devait s'ennuyer à m'attendre arrive quelque minutes plus tard. Il s'arrête en me voyant attablé puis soupir un « normal quoi... » avant de s'asseoir à côté de moi.
Nous mangeons dans un presque silence. Presque car si je ne parle pas, Len lui le fait pour nous deux. Du coup ce n'est même pas un silence en fait. Len n'arrête pas de me faire des remarques complètement fausses du style :
« T'es mignon d'avoir fait à manger, une vrai petite femme.
-Prête à être mariée.
-Oh c'est marrant tu es tout rouge !
-ça te vas bien.
-Tu crois que tu peut devenir encore plus rouge ? Attends je vais essayer.
-Ton tee-shirt te colle à la peau, on voit tout, mais t'inquiète ça me dérange pas. »
Enfin, sa dernière remarque n'est pas complètement fausse puisque le lait à rendu mon haut blanc transparent. Je souffle énervé -mais surtout gêné- et me lève après avoir fini mon assiette, me rendant dans sa chambre en lançant un « Je te pique un tee-shirt » . Je fouille vite fait dans son armoire et en sort un haut jaune qui est un des préféré de Len, tiens ça va le faire râler si je le met. Je l'enfile et remarque qu'il est un peu grand pour moi, Len est en fait plus musclé moi même si ça se voit pas. Encore un truc qu'il a de plus que moi. Je laisse tomber mon tee-shirt blanc sur une pile de linge, je reste dormir ce week-end, Len aura largement le temps de me le laver. Ça lui apprendra à gaspiller du lait. Je m'observe rapidement dans le reflet de la fenêtre, le jaune jure horriblement avec mes ignobles yeux, mais bon c'est pour faire chier Len alors... Je rejoins finalement mon blond, euh le blond qui en m'attendant à débarrasser -enfin mit les assiettes dans un coin de la table avec les couverts dessus- et mange maintenant son habituelle banane. Je bug sur lui mais heureusement il ne le remarque pas et me sort des pensés en sortant une nouvelle bêtise.
- Il te vas bien. T'auras qu'à le garder, il est trop petit pour moi maintenant.
Ah ah, c'est ça dit que je suis encore plus petit que ce que je pensais, tant que tu y es.
- D'ailleurs il te va un peu grand, je pensais pas que t'étais aussi fin que ça.
Merci, je crois que tu ne pourras pas plus m'enfoncer maintenant.
- Faudra que t'essaye les vieux vêtements de Rin, j'ui sur qu'ils pourraient t'aller. Je crois qu'elle a laissée une robe dans la chambre.
Ok, en fait c'est possible. Je lui lance un regard noir en guise de réponse et ouvre le frigo pour prendre un dessert, mais comme rien ne m'intéresse j'attrape la bouteille de lait pour me servir un nouveau verre. Je m'éloigne de Len, mettant la table entre nous, le défendant de s'approcher, je ne voudrais pas qu'il commette un nouveau meurtre.
Mais Len ne s'approche pas, il se contente de me fixer avec un air étrange. Gêné je lui tourne le dos pour pouvoir boire tranquillement ma boisson sans que son regard ne me dérange. Quand je me retourne à nouveau Len n'est plus derrière la table.
Non, il est juste derrière moi.
Je sursaute et recule d'un pas mais je suis rapidement bloqué par le mur. Len me regarde toujours avec cet air bizarre qui me met mal à l'aise.
- Quoi ? je fini par lâcher exaspéré.
- Je me demandais... Comment tu serais avec une robe.
Quoi ?!
- Quoi ?! Je suis un mec je te rappelle !
- Ah bon, fait-il ironique. Je croyais que t'étais une fille. T'es sur que t'es un homme ?
- Absolument !
- Mouais, faudrait vérifié.
- Bas les pattes pervers !
Je lui tire la langue puis m'enfuis de la cuisine en courant. Mais Len me rattrape au milieu du couloir. Il me ceinture la taille pour m'empêcher d'aller plus loin. Je me débat en criant mais il tient bon et ne me lâche pas.
- Au secours ! Au viol ! je cris en essayant de mordre mon ravisseur.
-Tu vas voir comment je vais te violer, murmure Len à mon oreille. Tu vas tellement aimer que tu en redemandera.
Je me fige et regarde Len les yeux écarquillés. Qu'es qu'il vient de dire là ?! Le blond m'adresse un sourire démoniaque mais ses yeux brille d'amusement. Je comprends avec soulagement -?- qu'il est entré dans mon jeu. Il m'agrippe par la taille et me soulève pour m'amener dans sa chambre. Je pousse de faux cri de détresse en essayant de me libérer mais je n'y parvient pas.
Le blond pervers fini par me lâcher sur son lit, et je me redresse d'un bond.
- Qu'es que tu veux me faire, je demande tandis qu'il regarde autour de lui.
Mais il ne me répond pas. Il ce dirige vers l'armoire, farfouille un peu dedans puis en sort un tissu jaune-orangé.
Non.
Il n'oserait quand même pas...
L'horrible pervers s'avança vers moi tout sourire. Je me recule sur le lit, le regardant les yeux écarquillés. Il pose la chose sur les draps et s'avance vers moi.
- Ne m'approche pas !
- Oh aller Rei, je veux juste voir ce que ça fait !
- Dans tes rêves !
- Mais dans mes rêves tu ne porte jamais de robe !
- Et dans la réalité non plus.. Attends t'as dit que tu rêvais de moi ?
- Ben oui, pas toi ?
- Non !
Enfin c'est un mensonge mais il peut toujours courir pour que je lui dise, surtout vu ce qu'on y fait tous les deux dedans.
Hn.
-Aller Rei, s'il te plais, me supplia t-il en se mordant la lèvre inférieur pour me faire croire qu'il allait pleurer.
- Sûrement pas !
Il laissa tomber son faux air larmoyant qui ne marchait pas du tout sur moi et reprit son grand sourire. Celui qui dit qu'il a une idée et qu'on ne pourrait pas lui résister.
- Et puis je te rappelle que tu me dois un gage.
Et merde.
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xXx
.
Pitié que quelqu'un m'achève.
- Enlève tes mains de ton visage. Je veux le voir.
- Sûrement pas !
Len soupire et m'attrape les poignet et les éloignes de mon visage. Il me dévisage en souriant ce traitre !
La robe est plutôt jolie, jaune claire, elle a des manche courte et s'arrête au dessus des genoux. Un gros ruban orange entour la taille et les coutures sont faites de la même couleur afin de les faire ressortir. Elle serait très jolie sur une fille comme Rin.
Mais sur moi elle est horrible.
En plus Len, ce sadique m'as obligé à enlever mon jean pour que ça fasse « plus vrai ». Si on me tue pas c'est moi qui vais le tuer.
-T'es mignonne.
-N'importe quoi ! Et je ne suis pas une fille !
Je le fusille du regard et me dégage de son emprise d'un mouvement brusque. Je lui tourne le dos et récupère mes affaires avant d'aller m'enfermer dans la salle de bain pour me changer. De l'autre côté de la porte j'entends Len se plaindre qu'il n'a pas eu le temps de faire une photo.
Je soupire longuement. Je sens que ce week-end va être long. Très Long.
