Voilà le prochain chapitre. Encore une fois, si jamais il y a quelques improbables lecteurs qui attendent la suite, je suis désolée du temps de publication. J'ai eu pas mal de choses à faire ces temps-ci, concernant les études surtout. Les exams de fin d'année (stress), vers quoi je vais m'en aller l'année prochaine (grooos stress) et d'autres petites choses qui ne concernent que moi! Reste que je présente mes excuses à ceux qui attendent la suite, sans être même certains que je n'ai pas abandonné. Je le réaffirme: Je. N'abandonne. Pas. Je vais faire de gros efforts pour publier sur une base plus régulière. Disons qu'on se donne trois semaines les gens? Je vais essayer ça, on verra ce que ça donne. Sur ce, bonne lecture. J'espère que ce petit chapitre tout simple vous plaira.
Skully, j'attends tes reviews! J'vais avoir besoin de toi pour me motiver!
Rapidement, Melian n'entendit plus que le bruit de ses pas et le faible crépitement des flambeaux qui jalonnaient le couloir. Elle se sentait complètement vidée, mais elle ne pouvait pas aller s'étendre pour l'instant, même si sa chambre exiguë ne lui avait semblée aussi attirante. Melian savait bien que sa «petite escapade» lui vaudrait bien des ennuis. Du moins avec Keryn. Elle doutait que Mathias prendrait le temps de la sermonner en personne. En effet, le dirigeant du SI:7 devait avoir bien d'autres préoccupations en tête, beaucoup plus importantes que l'incartade d'une jeune recrue. L'adolescente se sentie soulagée alors que cette pensée se frayait un chemin à travers son esprit: une personne de moins devant laquelle elle devrait expliquer sa conduite. Melian ralentit le pas en y songeant. Elle n'étais aucunement pressée d'expliquer quoi que ce soit, à qui que ce soit. Elle s'arrêta à un croisement, indécise. Melian décida d'aller voir Doc en premier lieu. Elle prit à gauche et descendit une volée de marche. Devant elle le couloir se scinda en deux. Elle opta pour la droite, un peu hésitante. La jeune voleuse n'avait pas passé beaucoup de temps à arpenter ces dédalles qui n'en finissait plus de se croiser. Remarque que, si elle se perdait, cela pourrait lui faire gagner du temps.
«Arrête ça, se morigéna-t-elle. Ça ne sert à rien de repousser l'inévitable.»
Elle serra les poings jusqu'à raviver la brûlure dans ses paumes.
Melian se rendit finalement à destination. Elle fut dépitée de voir que Doc était absent. Toutefois, au moment de rebrousser chemin, elle l'aperçut qui venait en sens inverse.
-Melian! l'appela-t-il. Veux-tu bien me...
Il se tut parvenu à sa hauteur. Il haussa un sourcil interrogateur en voyant les bandages sommaires qui enveloppaient ses paumes, ses yeux rougis par les larmes et ses courtes mèches noires qui pointaient dans toutes les directions.
-Je vois, soupira-t-il. Viens, laisse-moi regarder.
Ils entrèrent dans la pièce. Doc la fit s'asseoir sur le lit et approcha une chaise. Il s'installa en face de l'adolescente et tendit les mains. Melian y déposa les siennes. Doc détacha doucement le bandage de sa main gauche. Lorsqu'il eut terminé de dérouler l'étoffe, il poussa un sifflement étonné.
De longues entailles marquaient tout l'intérieur de sa main. Une goutte de sang glissa le long de ses doigts et s'écrasa au sol.
-Joli, commenta Doc. L'autre est dans le même état?
Melian hocha la tête. Doc se leva et alla fouiller dans une armoire en bois massif derrière lui.
-Comment est-ce arrivé? lui demanda-t-il en se rasseyant.
-Je me suis coupée, dit-elle en haussant les épaules.
-Ça je le sais bien. Mais je ne crois pas les avoir remarquées lorsque tu es passée en coup de vent, tout à l'heure.
Il appliqua délicatement un onguent sur les lésions. Sa fraicheur fit le plus grand bien à Melian.
-Tu ne souhaites pas en parler?
-Si seulement je pouvais éviter...Mais je suis dans l'impression que Keryn ne me laissera aucun choix.
-Tu ne lui en a pas laissé non plus, glissa Doc.
L'adolescente se mordilla les lèvres. Le gnome remarqua sa nervosité.
-Si ça peut te rassurer, Keryn est absente. Elle devrait revenir dans un ou deux jours. Prends le temps de réfléchir, termina-t-il.
-Merci, lui dit-elle lorsqu'il eut terminé.
Le gnome se leva et lui fit un clin d'oeil alors qu'elle quittait la pièce.
Melian se dirigea vers sa chambre. La petite pièce était oppressante, mais la voleuse n'y prêta pas attention. Elle se laissa choir sur le matelas, les yeux levés au plafond.
-Qu'est-ce que je fais, maintenant? chuchota-t-elle à mi-voix.
Seul le silence lui répondit. Bien que la température ne fusse pas fraîche dans la pièce, elle frissonna. Melian ferma néanmoins les yeux et s'assoupit.
Les ténèbres de la pièce étaient totales. Melian n'avait plus le moindre repère. Le sol de pierre qu'elle foulait aurait du être glacé, mais, même pieds nus, elle ne sentait pas sa morsure. Elle avança, perplexe. Au fur et à mesure que Melian progressait, des flambeaux s'allumaient de chaque côté d'elle, éclairant une allée sombre. Peu à peu, elle distingua les contours d'une silhouette. L'adolescente s'arrêta à quelques pas, hésitante. Alors qu'elle tendait la main pour la toucher, celle-ci sortit de l'ombre et lui fit face. Elle réprima un hoquet de surprise. Devant elle se tenait Varian Wrynn en personne. Il la regarda d'un air surpris, puis ses yeux s'emplirent de tendresse.
-Aerin, murmura-t-il. Tu es revenue.
Melian regarda par-dessus son épaule. À sa grande surprise, le décors derrière elle s'était révélé, mais ce n'était pas ce à quoi elle s'attendait.
Une forêt sombre et menaçante s'étendait à perte de vue. Plus d'allée, un parterre de ronces l'avait remplacée. Les torches avaient disparu. Ne restait plus que des cages suspendues aux branches tordues des arbres noirs. L'air était lourd et chargé d'humidité.
Effrayée, l'adolescente recula et se prit les pieds dans des racines. Melian allait tomber lorsqu'elle sentit que le roi la rattrapait. Sauf que les mains qu'elle voyait autour de son torse étaient plus claires et délicates. Plus douces. Elle se retourna pour constater que Maedhros se tenait devant elle, désormais. Melian ouvrit la bouche pour le questionner mais il ne lui en laissa pas le temps. Il l'attira à elle et l'embrassa passionnément. Surprise, elle se laissa d'abord faire puis le repoussa violemment. En s'agrippant à un tronc pour rétablir son équilibre, il s'entailla le bras.
-Je...je suis désolée, bafouilla la voleuse.
Maedhros prit une profonde inspiration puis leva les yeux sur elle. Des yeux qui la firent frissonner. Ils étaient désormais noirs comme la nuit. Une lueur cruelle dansait au fond de ses prunelles. Il leva le bras dans sa direction, la pointant d'un indexe accusateur. Des gouttes de sang s'écrasèrent au sol. Le son de leur chute martelait les tympans de l'adolescente, qui se prit la tête à deux mains.
-C'est de ta faute, asséna-t-il dune voix glaciale.
Il agita la main de façon nonchalante et Melian sentit un étau invisible lui enserrer la gorge. Elle suffoquait et l'elfe ne fit pas un geste pour l'aider. Il assistait à la scène, impassible. Son sang continuait de couler, plus abondant. Il éclaboussait le sol avec toujours plus de force...
Melian se réveilla en sursaut. Elle se rendit compte que le bruit qu'elle entendait dans son rêve était en fait des coups discrets cognés à sa porte. Melian se passa une main sur le visage. Une sueur froide coulait le long de son dos et elle se sentait fiévreuse. En baissant les yeux, elle aperçut la chaîne autour de son cou. Melian glissa sa main dans le col ouvert de sa chemise et empoigna le pendentif. Elle avait l'impression qu'il lui brûlait la paume.
«Quel rêve étrange» pensa-t-elle.
Les coups retentirent de nouveau, avec un peu plus de force. Le bijoux dans son poing fermé, elle se leva et alla ouvrir.
-Ne le prends pas mal, mais tu as une sale tête.
Theran fronça les sourcils.
-Tout va bien? la questionna-t-il.
Elle balaya ses inquiétudes d'un geste de la main.
-Oui ça va, c'était juste un rêve.
Il pencha doucement la tête sur le coté.
-Tu veux en parler?
Melian serra le battant jusqu'à s'en blanchir les jointures. Elle se retint de lui claquer la porte au nez. Cette question revenait trop souvent à son goût dans les dernières heures.
-Ça n'en vaut pas la peine. Ce n'est rien je t'assure.
Il répondit d'un haussement d'épaules.
-C'est toi qui vois.
-Et toi, lui demanda-t-elle, un peu plus brusquement qu'elle ne l'aurait voulu. Qu'est-ce que tu fais ici? Tu as quelque chose à me dire?
-Pas spécialement, répondit-il en glissant les mains dans ses poches. Je n'ai pas grand-chose à faire, alors je suis venu voir si tu étais occupée, ou si tu avais envie d'aller te balader. Mais si tu préfères, je peux revenir plus tard, tu a l'air épuisée et...
-Non, ça va, l'interrompit-elle. J'ai besoin de me changer les idées. Et puis, un peu d'air frais me ferais le plus grand bien. Laisse-moi seulement le temps de me changer.
-Prends le temps qu'il te faudra, dit-il en souriant.
Il alla s'adosser au mur.
Melian referma la porte. Tandis qu'elle détachait les courroies de son armure qu'elle portait toujours, elle pensa à cette dernière phrase, essayant de déceler la moindre trace de moquerie dans sa voix. Avec Maedhros, Melian n'aurait eu aucun doute. Mais Theran était différent. Il semblait être plus doux dans ses paroles et ses gestes. Il était loin de l'avalanche de sarcasme que Melian avait du subir à longueur de journée en compagnie de l'elfe. Son cœur se serra à la pensée de ses amis, désormais loins. Par sa faute. Elle secoua la tête. Melian n'était pas complètement seule. Il y avait Theran, qui pourrait probablement se révéler être agréable à côtoyer.
Lorsqu'elle eut terminé d'enfiler des vêtements propres, elle ouvrit la porte et le vit lever les yeux en l'entendant sortir. À ce moment précis, l'adolescente eut un fort sentiment de déjà vu. Theran lui rappelait quelqu'un, mais elle n'arrivait pas à savoir qui. Il l'arracha à ses réflexions.
-On y va?
Ils se mirent en marche en silence. Melian ne prêta pas attention aux nombreux dédalles qu'ils empruntèrent. Elle se laisse guider jusqu'à la sortie. Dehors, le ciel tendait vers l'orangé. Les rayons du soleil faisaient étinceler les toitures rougeâtres de la vieille ville. Ils déambulèrent côte à côte dans la cité, se déridant peu à peu. Leur silence laissa place aux bavardages. Il lui raconta son enfance et, après qu'il eut insister un bon moment, elle lui partagea à son tour quelques souvenirs heureux qu'elle conservait.
-Je suis assez surpris, lui confia-t-il alors qu'ils s'arrêtaient au bord de la falaise, dans le quartier des mage.
Melian s'assit sur l'un des créneaux, ignorant superbement le vide qui s'ouvrait derrière elle.
-Pourquoi ça? s'enquit-elle, curieuse.
-Je ne pensais pas que tu étais du genre à aimer discuter de tout et de rien.
Melian sourit en coin.
-Je devais bien me rattraper. La première image que tu as eue de moi est assez peu flatteuse, et j'ai ma fierté. Je ne voulais pas te laisser dans l'impression que j'étais complètement folle.
-Ce n'est pas l'impression que tu m'as laissée, dit-il en venant s'asseoir près d'elle.
Melian lui jeta un rapide coup d'œil pour déterminer s'il était sérieux. Malgré sa discrétion, il le remarqua.
-Je t'assure que c'est la pure vérité. On ne se connait pas beaucoup, mais il est évident que tu as une forte personnalité.
Il s'étira longuement en regardant la voute céleste, qui devenait de plus en plus sombre. De l'or rougeoyant, elle passait désormais au bleu et à l'indigo, caractéristiques à la tombée de la nuit. Theran continua plus sérieusement.
-Mais même le plus fort des esprits a des limites quant aux souffrances qu'il peut endurer.
-Peut-être, répondit-elle brusquement. Mais comment peux-tu fixer les miennes sans me connaître? Et qu'est-ce qui te fait croire que j'ai souffert plus que les autres? Personne n'a de vie parfaite, que je sache.
-Allons, ne me prends pas pour un imbécile! Tu aurais du voir ta tête quand on était dans les gymnases. Tu avais l'air...complètement perdue, désorientée. Comme si ton monde venait de s'écrouler. Que tu avais perdu tous tes repères.
Melian haussa les sourcils. Était-ce si évident?
-Et c'est vrai que je ne te connais pas beaucoup encore, mais tu pourrais être surprise, continua-t-il, un air de défi sur son visage.
-Très bien, répondit-elle du tac ou tac. Étonne moi.
Elle croisa les jambes et se tourna vers lui, un sourire arrogant sur le visage. Elle avait hâte d'entendre ce qu'il avait à dire. Theran se plaça face à elle et la dévisagea un long moment.
-Et bien... Tu sembles être une vraie tête de mule.
-Un peu facile ça, non? l'interrompit-elle. Je ne suis pas très impressionnée.
-Attends un peu, c'est un échauffement.
Un sourire malicieux étira ses lèvres.
-Je comptais y aller doucement, mais puisque tu en demandes plus...
Melian leva les yeux au ciel, peu convaincue.
-Tu n'es pas du genre à te laisser marcher sur les pieds, ça se voit, commença-t-il en la scrutant pensivement. Tu acceptes difficilement que l'on te dise non, si ce n'est pas pour une raison que tu juges valable. Tu as un tempérament explosif et tu as du mal à rester les bras croisés en attendant que les autres s'occupent à ta place d'un problème.
-C'est déjà mieux, admis Melian, prudente.
-J'ai plus. Tu veux clairement ton indépendance. Tout à l'heure, lorsque tu parlais de ton enfance, tu choisissais tes mots avec soin, comme si tu avais peur de trop en dévoiler. Tu n'as pas eu que des souvenirs agréables, loin de là, et tu a du mal à accorder ta confiance -tu gardes plusieurs secrets c'est évident- à autruis. Néanmoins tu l'as déjà fait. Seulement tu t'es aussi attachée à certaines personnes, ce qui a pu rendre des séparations difficiles. D'où ton désir d'indépendance. Tu ne veux plus laisser les gens avoir une emprise sur toi, autoritairement ou émotivement. Tu te renfermes sur toi-même par peur de souffrir encore. Par contre, j'ai l'impression que tu as un peu une fierté mal placée, qui te fait refuser l'aide de personnes qui tiennent à toi, alors qu'elle serait pourtant la bienvenue.
Melian ne souriait plus. Elle avait baissé les yeux et l'écoutait parler en jouant nerveusement avec un bout de sa chemise. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un qui puisse cerner les gens aussi rapidement et ça la mettait mal à l'aise. Melian se sentit nue alors que Theran enchaînait une à une les vérités qu'elle essayait de garder secrètes, et même certaines qu'elle n'aurait jamais osé s'avouer. L'adolescente n'avait pas envie qu'il plonge encore plus profondément au fond de son être, aussi elle évitait scrupuleusement son regard perçant.
Theran avait perçu son trouble et sa méfiance. Il décida de terminer plus légèrement.
-À ce que je vois, tu as aussi du mal à démêler ce que tu ressens. Lorsque les gens s'approchent trop près de ton intimité, tu te renfermes d'avantage et tu sors les griffes, ce qui peut laisser croire aux gens que tu manques de tact dans tes relations. Au fond, tu es sensible, mais tu ne te sens pas obligée de le montrer. Tu joues les inaccessibles. Et c'est quelque chose qui te rend plutôt attachante, conclut-il avec un sourire avenant.
Melian releva les yeux et le fixa durement. Elle était en colère. Elle était en colère parce qu'il avait raison et qu'il le savait. La voleuse se leva et s'éloigna de quelques pas en se passant une main sur la nuque, pensive. Melian secoua la tête. Cette amertume était injustifiée. Elle prit une grande inspiration et se retourna, essayant de se composer un air plus détendu. Theran haussa les épaules, un sourire désolé sur les lèvres. Finalement, Melian ne pu rester sérieuse plus longtemps. Elle soupira, vaincue.
-Tu as gagné, c'est vrai. Rien n'est faux dans ce que tu as mentionné -je ne sais toujours pas comment tu as fait, d'ailleurs- mais n'espère pas que je me mette à pleurnicher sur ton épaule en te confiant la source de mes malheurs. Tu en sais plus sur moi que je veux bien l'admettre et je n'ai pas l'intention d'en rajouter.
Theran se relâcha, apparemment plus détendu.
-Ne t'inquiète pas, seul un idiot aurait cru à pareille situation et nous savons tous les deux que je n'en suis pas un, fort heureusement pour moi!
Il se leva.
-La nuit se rafraichit. Veux-tu que nous rentrions?
-Je...
Melian se souvint soudain de la chaine qui ornait son cou.
Theran l'interrogea du regard.
-Tu veux bien m'aider pour un truc? lui demanda-t-elle vivement.
-J'imagine, oui. Que veux-tu accomplir?
-Non, on ne peut pas faire ça, tu es complètement folle!
Melian lui plaqua une main sur la bouche.
-Parle moins fort, chuchota-t-elle.
Theran saisit son poignet et l'éloigna doucement. Melian frissonna dans l'air frais de la nuit.
-Il n'y a pas si longtemps, tu affirmais le contraire. Et puis, tu avais dit que tu m'aiderais!
Il la regarda d'un air incrédule.
-T'aider oui, mais je ne pensais pas que ça impliquerait de s'infiltrer en pleine nuit dans le château, encore moins dans les appartements du roi! Tu imagines un peu ce qui arriverait si l'on se faisait remarquer?
-Si tu refuses de m'aider, je vais y aller seule. Je dois absolument le faire.
Theran se contenta de secouer la tête, stupéfait de constater qu'elle était sérieuse.
-Nous sommes du bon coté, affirma-t-elle depuis leur position sur le toit d'un bâtiment de la vieille ville. La face nord est moins surveillée que les autres. C'est celle-là que je vais escalader. Les prises seront nombreuses et accessibles. Les patrouilles sur la muraille ne m'inquiètent pas. Elles sont concentrées au sud et à l'ouest.
-C'est pourquoi du comptes la franchir par l'est?
-Que nous comptons la franchir par l'est, oui. Nous progresserons sous le couvert des arbres. Et là ça se corse.
Theran se passa une main sur le visage, découragé. Elle semblait vraiment croire à son idée insensée.
-Les rondes des gardes dans l'enceinte de la muraille ne se font pas sur une base régulière. Ils peuvent changer d'itinéraires ou faire demi-tour à chaque instant. Ça soulève un autre problème. La clarté de la lune est amplifiée par la blancheur des pierres. Il y a peu de zones d'ombre dans lesquelles je pourrai me dissimuler advenant qu'un garde passe par ici. Rares sont ceux qui lèvent les yeux, mais je ne souhaite pas prendre de risques.
-Tu es au mauvais endroit alors, tu le sais, ça?
-C'est là que j'ai besoin de ton aide, Theran. J'aimerais que tu me le signales, lorsque la voie sera libre. Je progresserai jusqu'à la prochaine zone obscure et attendrai de nouveau.
Le voleur s'étira et fit rouler ses épaules.
-Que ce soit clair, si on se fait prendre, c'est officiellement de ta faute!
