Mackensy: je dois dire que cette fic me donne de l'inspiration, j'ai jamais publié aussi vite
Raphaëlle: ce qui révèle un esprit sadique, tu aimes me faire souffrir. Que m'as-tu réservée?
Mackensy: rien de bien méchant, personne te fait du mal


Le lendemain nous ne nous sommes pas vraiment parler et il m'a laissé ma journée de libre. Mais en même temps comme je n'ai pas le droit de sortir et que dans cette foutue maison, il n'y a rien à faire. Ce ne fut pas une journée de réjouissance. Le soir je me lève de table et je m'apprête à sortir quand il m'interpelle.

- Raphaëlle, je sais que je t'ai dit que tu pouvais faire ce que tu voulais aujourd'hui mais si tu veux tu peux lire ton livre avec moi au salon.

- Je ne sais pas Père

Je monte les escaliers, après ce qu'il m'a fait hier, il pense vraiment que je vais aller avec lui. Il rêve, je préfère rester ici, seule. Toute seule, je me demande ce que font mes amis en ce moment. Si j'étais là-bas, on aurait été chez Damien et on aurait mangé une pizza parce que sa maman fait la nuit. Il y aurait Stéphanie, Axel et peut-être même que Nymph serait venue même si on la voyait de moins en moins. J'aurais apporté ma Wii et on aurait joué à Mario. Damien aurait râlé comme un gamin parce qu'il perdrait, Axel en rajouterait une couche. Qu'ils me manquent, que la technologie me manque, que ma vie d'avant me manque. La semaine dernière je me disputais avec ma mère parce qu'elle me couvait trop et maintenant je voudrais retourner dans ses bras pour toujours. Il est déjà vingt heures moins dix, j'ai intérêt de me grouiller. Que ça m'énerve cela aussi, me coucher à vingt heures, j'ai plus quatre ans. Mais je n'ai vraiment plus envie de me battre avec lui, vivement mes dix-huit ans, plus que trois ans à tenir. La poisse!

Une semaine passa sans tension mais sans réponse, je dois passer selon ses ordres minimum trois heures à travailler. De toute façon comme je ne veux pas rester avec lui et qu'il n'y a rien d'autres à faire et bien j'étudie. Qui aurait dit que moi, j'aurais autant étudié. A l'école, je passe une heure à lire avant l'interro et tout est retenu. Il est neuf heures et je suis plongée dans un livre sur les métamorphoses de première année. Une nouvelle chose que je fais depuis que je suis ici, je suis devenue obsédée par l'heure. Ça aussi c'est du nouveau mais je n'aime pas cela, je change et je ne suis pas sûr d'aimer ce que je deviens.

Une femme blonde entre dans la salle, mon Père m'a prévenu de sa venue, maintenant j'ai droit à une baby-sitter. Narcissa Malefoy, la mère de son filleul, à première vue elle semble aussi stricte que lui.

- Bonjour Raphaëlle, je suis Narcissa

- Bonjour madame. Répondis-je en me tournant vers elle

- Appelle-moi Narcissa ou Cissa alors que veux-tu faire?

- Je suis entrain de lire

- Oui mais Severus m'a dit que tu faisais que ça depuis que tu étais là. Lui cela lui plait mais j'ai pensé qu'on pourrait faire quelque chose entre fille.

- On pourrait aller faire les magasins. Dis-je excitée de sortir enfin de cet endroit

- Ton père ne veut pas que tu sortes pour l'instant mais j'ai pensé que nous pourrions aménager ta chambre

- C'est vrai qu'elle en a besoin et j'adore peindre

- Peindre, tu ne penses pas que nous allons le faire à la méthode moldue

- Mais si pourquoi? Vous voulez le faire comment?

- Mais par magie

- Oh

Je ne peux pas cacher ma tête dépitée. Enfaite j'avais cru qu'on allait le faire à la bonne vieille méthode, avec ma mère nous adorions peindre. Ma baby-sitter semble le voir et fini par dire en s'approchant de moi.

- Bon je suis là pour te faire plaisir et cela pourrait être plaisant. Alors qu'avons-nous besoin?

- De pinceaux, des rouleaux, des caches, de la peinture

- Et quel couleur?

- J'aimerai bien du pourpre, avec des dessins gris

- Bien et comme meuble?

- J'aimerai une bibliothèque, un bureau et des tableaux.

- Je remplacerais bien, cette vieille armoire aussi

- Oui mais il faut sortir pour acheter tout

- Non je vais envoyer un hibou et nous aurons tout cela dans dix minutes

- Et il nous faut aussi des salopettes

- Des quoi?

- Pour peindre!

- Très bien, va pour des salopettes mais tu ne diras rien à personne

- Merci beaucoup

Et comme prévu dix minutes plus tard tout était livré. Nous nous sommes habillés et il faut dire que Narcissa en salopette bleu comme dans l'émission D&co*, c'est très spécial. Nous avons commencé et même si elle était un peu gauche, la femme avait beaucoup de gout.

- Tu sais je suis de la même promotion que ta maman

- C'est vrai; vous pourriez me parler d'elle parce que Père évite le sujet pour le moment

- Tu sais Severus est quelqu'un de très secret, il ne se livre pas facilement surtout sur son passé. Ta maman c'était une petite sorcière pleine de vie, et vive d'esprit même si très dissipée. Elle n'était pas la plus populaire mais ces amis l'étaient, des amis de Serdaigle mais surtout de Gryffondor. Et cela ne plaisait pas à tout le monde, surtout du point de vue de ses parents

- Elle ne m'a jamais parlé d'eux

- C'est normal quand on la connait, tes grands-parents sont des adeptes de vieilles traditions. Ils trouvent que les moldus devraient se soumette à nous. Et ils ont transmis ses valeurs à ta mère.

- C'est affreux

- Effectivement mais ta maman n'a fait qu'obéir à ses parents comme beaucoup d'entre nous. Je dois te dire que mon mari et moi, y avons cru aussi à la supériorité du sang. Que sais-tu du Seigneur des Ténèbres?

- Rien

- Alors c'est Severus qui devraient te parler de ça.

- Mais il ne veut pas

- Il le ferra le moment venu. Nous allons manger pendant que la peinture sèche

Au moins j'avais eu un bout de réponse, même si elle n'était pas plaisante et surtout pas complète. Le reste de la journée fut calme, nous n'avons pas reparlé du passé. Et même si j'étais un peu frustrée, je savais que ça ne servirait à rien de remettre cela sur le tapis. A sept heures et demie j'étais au lit, avec un livre sur l'histoire de la sorcellerie. Je voulais avoir des réponses et peut-être que je pourrais les trouver dans un livre. A ce moment mon père rentre dans ma chambre qui n'a toujours pas de porte et je vérifie l'heure rapidement. Non je ne suis pas en faute, alors que fait-il là? Il prend une chaise et s'assied à côté de mon lit, je me redresse un peu, repose mon livre et attend qu'il parle.

- Narcissa m'a parlé de votre discussion. Je suppose qu'il vaut mieux que je te raconte la bonne version avant que tu trouves toi-même des réponses. Mais je te demande de ne pas m'interrompre et de te rappeler que c'est toi qui veux des réponses. Bien donc elle t'a parlé de la supériorité du sang, dans le monde sorcier il y a plusieurs catégories selon certain. Les sorciers sang-pure, les sang-mêlé, et les nés moldus aussi appelé sang-de-bourbe. Pour les sang-pure les nés-moldus sont aussi nuisibles que les moldus. Sur ses principes un puissant sorcier est sortit de l'ombre, il a fait tellement de choses horribles que les gens n'osent pas dire sont nom. Et je t'interdis de la dire.

Il fait une pause, cela semble dure pour lui et en même temps je m'en fous, je veux savoir. Et de toute façon je ne pourrais jamais dire son nom à ce sorcier puisque je ne le connais pas.

- Ceux qui ce ralliait à lui s'appelait des mangemorts, j'en étais un. Après ses études ta mère est devenue l'une des leurs, poussés par tes grands-parents. Mais elle n'était pas faites pour cela, elle n'aimait pas combattre et torturé. C'était une artiste, une pacifiste. Et le Seigneur des Ténèbres n'aime pas les faibles, c'est là que nous nous sommes rencontrés. C'était dans un cachot, elle avait été punie et moi aussi. Elle croyait qu'elle allait mourir et elle m'a demandé une faveur.

Un moment j'ai cru qu'il allait arrêter là. Qu'il n'allait pas reprendre, mais il releva la tête et ces yeux semblaient hantés.

- Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas mourir sans avoir connu l'amour. Nous l'avons fait cette nuit là, et se fut la seule fois d'ailleurs. Après nous nous sommes revus mais son regard avait changé, elle semblait avoir une force nouvelle en elle. La dernière fois que je l'ai vu c'était à l'aube de la défaite du Seigneur des Ténèbres, elle avait un ventre bien arrondi et elle m'a dit: " c'est Raphaël, c'est ton enfant et je pars loin de tout cela, si tu décides de le quitter alors je te laisserais nous voir." J'aurais du la suivre mais on ne quitte pas le Seigneur comme cela.
Maintenant je n'attends pas à se que tu comprennes tout, mais garde en tête l'image que tu as d'elle. Si tu as des questions, je peux essayer d'y répondre.

Des questions, je ne suis même pas sûr que je sois encore capable de raisonner. Mais c'est moi qui ai voulu savoir et maintenant je sais. Je revois ma mère si douce, si pleine de vie et je n'arrive pas à l'imaginer entrain de tuer. Il ment, ce n'est pas possible. Pourtant il ne semble pas mentir et je ne verrais pas l'intérêt car dans ce tableau, lui non plus n'est pas joli.

- Qui a tué ma mère?

- Ce sont des mangemorts sous ordre de Tu-sais-qui

- Mais vous avez dit qu'il était mort

- Il l'était mais le dix juin**, il est revenu et a rappelé à lui ses anciens serviteurs. Ceux qui ne sont pas revenus, sont soit traqués ou déjà mort.

- Et vous?

- Je ne l'ai pas rejoint si cela peut te rassurer. Il faut aussi que je t'expliquer autre chose, Narcissa et sont mari Lucius sont aussi des mangemorts mais se sont des espions.

- Des espions pour qui?

- Cela viendra plus tard

- Mais…

- Je pense que cela fait assez d'information pour aujourd'hui. A demain Raphaëlle

- A demain Père

Je me réinstalle et je repense à toutes ses informations. Donc il y a un psychopathe dans la nature, qui traque mon père et qui a déjà tué ma mère. Qui elle a travaillé pour lui et c'est dans un cachot qu'ils m'ont conçu, entre parenthèse la conception dans l'amour on repassera.

- Si un psy analyse ton cas, je vois déjà bien le tableau. Vous souffrez d'une blessure d'enfance liée à vos parents. Qui n'étaient autre que des meurtriers, et ensuite la séparation de votre père qui vous empêche de grandir. Et cette révélation tardive qui vous empêchera de faire votre deuil.

- T'as oublié les espions qui travaillent pour je ne sais pas qui mais pas le même que l'autre que je ne peux pas prononcer le nom même si je ne le connais pas

- Mais ce n'est pas cela que t'as retenu n'est-ce pas?

C'est vrai j'ai appris qu'il est possible de faire revenir quelqu'un à la vie et ça c'est fondamentale.

Je dormis mal cette nuit là, mais en réalité depuis que je suis là, je dors mal. Je suis hantée par la mort de mes parents, je l'imagine et chaque fois c'est différent. Mais je ne peux m'empêcher de penser que si j'avais été à l'heure, tout aurait été différent.

- Oui tu serais morte

- Je me demande si je ne préférai pas

Hippy m'apprend que mon Père est partit tôt le matin, donc je mange toute seule et me dirige vers la salle d'étude. Je fouille la bibliothèque mais ne trouve pas de livre qui parle de résurrection. Dépitée, je reprends mon livre sur la métamorphose et me replonge dans l'inutilité de transformé un brin de paille en aiguille. A la fin de la journée, j'ai fini ce livre. Je m'étire en arrière, et voit mon Père qui semble m'observer mais depuis quand est-il là?

- Tu semblais concentrer, je ne voulais pas te déranger

- Je l'ai fini, Père

- C'est bien, j'ai quelque chose pour toi.

Il me tend un paquet de forme rectangulaire, je l'ouvre et découvre: un bloc de dessin, des crayons gris et de couleurs. Je ne peux qu'être contente, j'adore dessiner mais lui comment l'a-t-il su?

- Merci, Père mais comment avez-vous su?

- Je suis venu dans ton quartier une ou deux fois et je suis allé à une exposition de ton école

- Oh

- J'ai autre chose pour toi, je l'ai mis dans ta chambre

Je me lève et le suis dans ma chambre, au pied de mon lit se trouve la malle que j'avais renversé dans le grenier. Sauf qu'elle n'a plus une tonne de poussière, il me fait signe de l'ouvrir. Je l'ouvre et tombe sur des lettres ficelées et des paquets.

- Ce sont des lettres et des cadeaux que ta mère m'a renvoyé. Mais elle avait été très clair, soit j'abandonnais la magie soit je ne pourrais jamais te revoir. Si tu ne veux pas le lire, je te comprendrais

- Merci mais je crois que je vais le lire, Père

Il sort et je prends le premier paquet, prend une lettre, elle date de quelques semaines après ma naissance. J'en sors une autre, elle date de l'année après, il y a en a une trentaine et de nombreux cadeaux. J'en lis quelques unes, ouvre quelques cadeaux et les larmes commencent à couler sur mes joues, pourquoi ma mère me l'a-t-il caché? Elle m'a toujours dit, qu'il l'avait mise enceinte et était partit loin. Mais cet homme là, était loin de cette description et de l'homme qui l'est aujourd'hui. J'aurais voulu connaitre cet homme là, au lieu de celui sarcastique et méprisable. Peut-être existe-t-il encore sous cette façade. Il est encore tôt, je prends mon nouveau kit de dessin et descends au salon. Il est là entrain de lire, je suis un peu gênée mais je m'assieds confortablement par terre dos au fauteuil comme je le ferrais à la maison. Je cherche l'inspiration et commence à esquisser un visage. Il ne dit rien, je préfère ça parce que même moi je ne sais ce que je fais ici.

- Tu passes juste du temps avec ton père, en oubliant complètement tes vrais parents

- Je ne les oublie pas

- Tu es très douée pour te mentir à toi-même, je suis sûr que tu tiens cela de lui

Je regarde mes premiers traits, et je les barres de rage.

- Tu sais il y a aussi des gommes. Dit-il d'une voix qui semble amusée, je ne le regarde pas.

- Je crois que je suis un peu crevée, je vais aller au lit, père.

- Bien à demain Raphaëlle

Je remonte les escaliers, balance mon cahier sur le bureau. Je m'approche de la malle que j'ai laissée ouverte, et mon regard est attiré vers une boite rectangulaire qui semble moins vieille. D'après la date c'est de l'année passée, je le déballe et tombe sur une petite dague. Quel père offre un couteau à sa fille, le mien surement. C'est étrange, la lame est noire et semble très coupante, attirante. Je la prends et l'approche de mon avant-bras puis l'éloigne. Je ferme les yeux pour essayer de me raisonner mais je veux juste faire sortir ce mal, juste essayé. Je l'approche et fait une coupure sur la largeur de mon bras. J'ai mal mais paradoxalement je me sens moins mal à l'intérieur. J'entends des bruits en bas, je prends vite mon pyjama et me dirige vers la salle de bain. Je vais prendre une bonne douche pour me remettre les idées en place. Je deviens complètement tarée que dirais ma mère si elle me voyait. Je regarde ma coupure, elle n'est pas vraiment profonde, elle disparaitra vite. Pas comme ma blessure à l'intérieur, celle-là n'a pas l'air de vouloir se refermer. Je reviens dans ma chambre et range ce couteau dans son écrin et le remet dans la malle. Je me couche et m'endors.

*: je sais l'émission passe qu'en France (et en Belgique) et je l'adore

**: normalement le tournoi se déroule le 24 juin et donc Voldemort revient là, mais ça ne m'arrangeait pas donc j'ai du lui demander d'avancer sa résurrection :-p


Raphaëlle: personne ne me fait du mal, tu te fous de moi. Je me mutile? J'ai l'air d'une tarée, tu n'as pas le droit de faire ça à des personnages qui ne t'appartiennent pas
Mackensy: sauf que toi tu sors de mon esprit et j'ai tout les droits
Severus: moi je peux me plaindre?
Raphaëlle: de quoi tu te plains, tu as une super fille
Narcissa: moi elle m'a fait mettre une salopette, tu te rends compte
Harry: et moi j'apparais quand? C'est quand même bassé sur mon histoire et on ne me voit pas.
Mackensy: t'inquiète tu apparais au prochain chapitre et tu voudras vite partir crois-moi
Harry: Pourquoi?
Raphaëlle: toi tu n'as pas lu le résumé
Harry: non, c'est important
Raphaëlle: pauvre de toi

Mackensy: rendez-vous au prochain chapitre et tant que j'y pense Severus tu viendrais voir le nouveau Harry Potter qui sort au ciné mercredi, je suis toute seule, personne ne veut venir avec moi! Et allez au ciné toute seule, ça fait pitié. Alors Severus? Mais il est passé où?
Raphaëlle: partit et je vais en faire de même