Raph: déjà de retour, tu publies plus vite quand tu es en difficulté
Mack: dés que je n'ai plus eu mon ordi, plein d'idées on bouillonée dans ma tête. Donc profitant que mon frère était à la plongée, je me suis glissée furtivement dans sa chambre et écris ce chapitre.
Raph: moi qui croyait avoir des vacances
Mack: pas de bol, je suis toujours là! Mais j'ai quand même hâte d'avoir se fichu câble
Je tourne et me retourne dans mon lit en cherchant un sommeil qui ne vint pas. Pour la énième fois je regarde mon réveil qui à l'air de s'être arrêté sur une heure. J'observe chaque lit pour constater que toutes mes colocataires dorment à point fermer. Que je les envie, je déteste quand le sommeil me fuit. Voyant que de toute façon je n'arriverais pas à m'endormir tout de suite, je me lève et descends dans la salle commune avec un livre. Alors que je m'attends à être seule, je suis étonnée de voir une tête dépassée du fauteuil. Elle semble admirer le feu qui est encore vif malgré l'heure. Je m'approche et il se tourne vers moi, je suis contente de reconnaître Alec. Il semble soucieux et il n'a certainement pas dormi plus que moi. Sans un mot, je m'assieds à côté de lui en posant mon livre sur la table basse.
- problème de sommeil ou trop de problèmes dans la tête? Me demande-t-il, je lui souris devant son air fatidique.
- Un peu des deux je suppose et toi?
- Ouais idem. Marmonne-t-il d'un air grave, ça commence à me tracasser
- Tu veux en parler?
- Pas spécialement et toi?
- Non plus
Nous reportons notre attention sur le feu, sans un mot de plus. Un silence s'installe mais pas de ces silences lourds qui vous mette mal à l'aise. Non, c'est plutôt un silence apaisant. Alors que quelque minutes sont passés c'est Alec qui reprend la parole.
- tu penses souvent à ta mère? Demande-t-il d'une voix que je ne lui connais pas. Désarçonner par sa question, il me faut quelques minutes avant de répondre.
- Tout le temps
- C'est faux.
- Quoi? Dis-je ahuri par ses paroles mais ce n'est plus Alec qui se tient là, c'est ma mère
- Tu m'as oubliée. Dit-elle en se tournant vers moi, ses yeux sont si mauvais que je m'éloigne le plus possible.
- Non jamais. Murmurais-je
- Tu m'as oubliée et remplacée. Tu préfères ton père et tes nouveaux amis, tu m'as oubliée
- Non. Sanglotais-je à moitié alors qu'elle me saisi le bras.
- Alors pourquoi ne me fais-tu pas revenir ou viens me rejoindre, ma chérie
- Raphaëlle! Crie une voix
Je me réveille et tombe sur Alec, je passe ma main sur sa joue, ce n'est plus un rêve. Je me redresse, on est toujours dans la salle commune. Je regarde à gauche, à droite puis ma montre pour constater que deux heures sont passées. Je me frotte les yeux pour essayer de revenir à la réalité, ce cauchemar semblait si vrai. La voix de ma maman résonne encore dans ma tête, toutes ses accusations.
- Est-ce que ça va? Me demande Alec qui semble encore plus soucieux
- Oui je crois, juste un cauchemar
- Tu veux qu'on prévienne ton père?
- Non, c'est juste un mauvais rêve. Bon je crois que je vais retourner dans mon dortoir
- T'es sûr que ça va?
- Certain à tantôt
Mes jambes tremblent toute mais j'essaye de faire bonne figure, je ne veux pas qu'il prévienne Severus. J'ai trahi ma mère en le laissant m'avoir, j'aurais dut me battre. Et pire encore, j'ai oublié de continuer mes recherches pour la faire revenir. Je me suis laissée distraire par le Quidditch, la magie et les élèves en oubliant petit à petit ma mère. Je ne mérite vraiment pas le sacrifice qu'elle a fait pour moi. Je décide de ne pas me rendormir, je reste juste prostrée sur mon lit. Attendant patiemment que les heures passent, à cinq heures je sors de mon dortoir. Un dimanche bien sûr, il n'y personne dans les couloirs et par conséquent la bibliothèque n'est pas encore ouverte. De rage, je donne un coup de pied dans la porte.
- La porte a certainement eu moins mal que vous
- Bonjour Peeves
- Que faites-vous debout de si bonne heure?
- Je voulais travailler un peu et comme je n'avais plus sommeil
- Les poches en-dessous de vos yeux me disent le contraire
- Et ces pétards vous en avez fait bonne usage?
- Excellent ma chère, les Serpentards s'en souviennent encore. Si je puis me permettre une question vous taraude l'esprit
- Vous n'êtes pas sensée être un esprit frappeur
- Certes mais dans l'intimité je peux être d'excellente compagnie mais ne le répété pas
- Je n'oserais, mais peut-être pourriez-vous m'aider. Il y a effectivement une question. Comment c'est de mourir?
- Quelle étrange question. Je pense que cela dépend de la façon. Pour moi cela a été plutôt douloureux, ce qui m'a rendu peut-être un peu fou. Mais en elle-même la mort est douce et juste.
- Non elle ne l'est pas
- Oh si, la mort est juste, la vie par contre c'est une autre histoire. Bon si vous n'avez plus d'autre question, je pense que c'est l'heure du bain de Miss Teigne
Complètement cinglée, mais je trouverais un moyen de faire revenir ma mère. Et si je n'y arrive pas, je devrais entreprendre un autre voyage. Cependant cette satanée porte est toujours fermée mais j'ai besoin de prendre l'air. Il fait frais mais ça me tiendra éveillé au moins, j'appelle Shadow puis après des embrassades baveuses nous commençons à courir. Après quelques foulées, je m'assieds dans l'herbe fraiche avec lui sur mes genoux. Il semble ressentir ma peine, c'est comme s'il essayait de me calmer.
Il est huit heures et la bibliothèque est enfin ouverte. Madame Pince me regarde comme si j'étais cinglée mais je me dirige vers la table la plus isolée pour posée mon sac. Puis je commence ma recherche. Au bout du compte j'ai cinq livres, je m'installe et commence ma lecture. Et je constate bien vite que le premier n'est qu'une arnaque. Que du bla-bla rien de concret. Je vais ouvrir le deuxième quand quelqu'un s'approche de ma table, je cache mes livres. Je relève la tête pour tomber sur Amanda et Claire. Elles semblent en pleine forme, tout mon contraire.
- on t'a cherché partout, tu viens manger?
- Non je n'ai pas très faim
- Alec nous a dit que tu avais fait un cauchemar
- Oui ça arrive à tout le monde
- Tu veux qu'on aille chercher ton père
- Non je n'ai pas envie de le voir, j'ai juste envie d'être seule. Est-ce que c'est si dur à comprendre? Dis-je d'un ton mordant, mais vu leur tête je m'en veux.
- On voulait juste
- Désolée, je me suis levée du pied gauche faut croire
- Tu viens? Me redemande Amanda
- Laissez-moi deux minutes je vous rejoins
Elles s'en vont et je n'ai vraiment pas envie de les suivre. Mais si je n'y vais pas elle vont prévenir mon père et là se sera la galère. Je décide d'emprunter les livres et de lire plus tard. Je range celui qui ne m'a servi à rien puis je retrouve les deux filles dans la grande salle. Elles sont en grande conversation sur un mec, à priori, et moi je lance parfois un 'ah ouais' ou un ''c'est pas vrai". Je ne mange rien, je me contente de boire ma potion qui a de nouveau un goût infecte allez comprendre. Finalement je sens une main sur mon épaule, je me retourne pour tomber sur Alexis. Faut croire qu'aujourd'hui tout le monde a envie de me faire chier.
- Si j'étais toi je prendrais plus de force, on a entrainement tantôt
- Sans moi
- Quoi?
- Je quitte l'équipe
- Hors de question tu n'as pas le droit. C'est toi qui as tout fait pour qu'on aille une équipe
- Et donc tu pourras te débrouiller tout seul
- Non, si c'est ton père, je peux aller lui parler
- Arrêtez de me parler de lui, est-ce qu'à la moindre petite chose on prévient vos parents? Non, alors foutez-moi la paix
- Raph, qu'est ce que t'as? Me demande Amanda, et j'ai une envie de la gifler.
- Je viens de vous le dire, foutez-moi la paix
Je me lève en prenant mon sac et me dirige d'un pas rapide vers les portes. Cette journée promet d'être longue, j'ai juste envie d'être seule. Leur compagnie me rend malade, leurs regards, leur bonne humeur, tout me fait me sentir encore moins bien. J'ai enfin trouvé un coin calme, en haut de la tour d'astronomie. Je regarde le vide en me disant que ce serait radical, brutal mais radicale.
- mais as-tu vraiment envie de mourir?
- Ce serait plus simple
- Je n'en suis pas si sûr
Je m'assieds le dos appuyer contre le mur et ouvre un des livres que j'ai emprunté. J'avance dans ma lecture pourtant aucun mot n'arrive à me réconforter. Ces livres sont écrits par des vieux fous, qui n'en savent pas plus que moi. De découragement je balance le livre plus loin et je ferme les yeux.
- je ne crois pas que les réponses que tu cherches, se trouve dans ses livres. Dit une voix, je me retourne pour voir l'assistant infirmier qui a mon livre dans sa main. Je soupire et regarde au loin.
- Non elles n'y sont pas
- La mort est une loi que même les sorciers doivent respecter
- Mais
- Si tu penses à Voldemort, il ne l'a que contournée et crois-moi un jour il le paiera comme nous tous
- Donc je ne la reverrais jamais
- Tu ne l'a vois pas en fermant les yeux? Me demande-t-il, oui je l'a vois mais est-ce vraiment mieux.
- Si mais elle m'en veut
- Ne crois-tu pas que c'est toi qui t'en veux. Jamais une mère ne pourrait en vouloir à son enfant d'avoir survécu. Sauf exception mais je ne pense pas que ta mère en fasse partie.
- Non elle m'aimait
- Et elle t'aime encore et tu n'as pas à t'en vouloir de réussir à être heureuse. Je pense même qu'elle serait heureuse de savoir que tu te plais avec ton père.
- Plaire est un bien grand mot mais je supporte, c'est vrai. Cependant avant aujourd'hui je croyais avoir fait mon deuil
- Un deuil c'est long est dans cinq ans tu pourrais penser l'avoir fait mais une journée comme aujourd'hui pourrait refaire surface. Mais c'est avec des amis qu'on fait fasse à ses jours noires.
- Vu comme je les ai traités, je ne crois plus avoir des amis. Ni des anciens, ni des nouveaux
- Si se sont des vrais amis, ils seront encore là
- Vous devriez penser à devenir psychomage
- Pourquoi pas. Ton père n'est pas à Poudlard aujourd'hui donc il ne sait pas ce qui c'est passé mais je pense que tu devrais lui parler.
- Je ne sais pas
- Penses-y et si tu veux parler à quelqu'un d'autre, je suis là.
- Merci Stephen
Finalement il n'est peut-être pas si imbu de sa personne que je ne le croyais. Ça m'a fait du bien de lui parlé, je me sens un peu plus légère. Je reste encore là quelques minutes avant de prendre mon courage à deux mains pour aller parler à mes amis. J'ignore leur réaction mais je leur droit des excuses. Et en plus je n'ai pas envie de quitter le Quidditch mais eux c'est moins sûr qu'ils me reprennent. Je décide de travailler par étapes et de d'abord parler à Amanda et cie. Je me lève époussette mes vêtements et descends les marches. Quand j'arrive en bas une tornade me tombe dessus.
- Ecoute, je sais qu'on ne se connaît pas depuis longtemps mais je pense qu'on ne mérite pas d'être jetée. S'écria Amanda qui est accompagnée d'Alec et Claire. Si t'as un problème on est là comme tu as été là pour nous. Alors nous ne te laisserons pas partir sans que tu nous aies parlé.
- Calme Amanda. Fit Alec en posant sa main sur son épaule, cette dernière allait s'indigner mais je l'arrête avant.
- Non, elle a raison. Je n'aurais pas dut vous crier dessus mais c'est encore dure pour moi d'en parler
- De ta mère? Me demande Claire de sa petite voix qui me fait moins mal.
- Oui je croyais avoir surpassé ma peine mais je crois plutôt que je l'ai enfoui. Pas assez profond apparemment. Je suis désolée
- Tu n'as surement pas à t'excuser par contre tu vas venir manger
- Mais le service est fini
- On va te faire découvrir un autre endroit top secret
Je suivis mes amis devant un tableau tout près de la salle commune. Alec a chatouillé une poire et le tableau c'est écarté, où une immense cuisine se cachait. Après un repas plus conséquent et m'être changée je me dirigeais vers les portes de Poudlard. Normalement l'équipe devait se réunir là pour notre entrainement. Quand j'arrivais ils allaient justement commencer à courir. C'est Alexis qui me vit, il dit aux autres de commencer et nous sommes restés tout les deux.
- T'es calmée?
- Oui, je suis désolée pour tout à l'heure
- Tu as acceptée d'être co-capitaine, tu n'as pas le droit de nous lâcher à la première journée plus moche. Ou alors donne moi une bonne raison parce que "fou-moi la paix" n'en est pas une. Alors tu nous suis jusqu'au bout?
- Jusqu'à la victoire seulement
- Très bien j'aime mieux ça. Maintenant allons retrouver les autres
- Très bien capitaine
- Et Raphaëlle?
- Oui
- Je suis content que tu ais changé d'avis
Et moi aussi, c'était une erreur de croire que ma mère m'en voulait. En plus le Quidditch m'occupe assez l'esprit pour ne plus avoir à y pensé constamment. J'ai rapidement retrouvée mes coéquipiers et nous avons courus jusqu'à la cabane d'Hagrid puis jusqu'au terrain de Quidditch où une équipe s'entrainait. A priori, vu les couleurs c'était les Gryffons, alors que nous passions à côté nous vîmes un des joueurs tombés. Nous nous sommes précipités pour voir si ça allait. Toute son équipe était auprès du joueur qui se releva apparemment en colère, c'était Ron. Quand il nous vit, il vira au rouge et tout en me fixant il cria.
- Vous êtes venu nous espionné?
- Pourquoi tu expérimentes une nouvelle chute, très réussi en tout cas
- De toute façon le terrain est réservé, alors partez. Dit mon frère en regardant chacun des joueurs sauf moi.
- C'est bon Ry, on voulait juste voir si votre joueur allait bien
- Vous vouliez voir Harry Potter à l'œuvre, parce qu'on a le meilleur attrapeur. Fit son meilleur ami en bombant le torse se rendant encore plus ridicule
- Un très bon attrapeur avec un très mauvais gardien, c'est pas terrible. Et puis c'est Harry Rogue maintenant Weasley
- Partez maintenant
- On ne fait que rigoler
- Non je ne rigole pas
- Ouais ça je l'avais remarquée
Encore le sourire aux lèvres mon équipe et moi retournons au château. On a réservé une classe pour pouvoir mettre au point une stratégie. Mais avant de commencer on sait tous marré un grand coup en repensant à la tête de Weasley. Pourtant au fond de moi, ça m'ennuyait qu'Harry recommence à me faire la tête. Alors que dans le fond c'est moi qui devrait être fâchée. Cependant je commence à le comprendre et il finira par se calmer. Ce n'est qu'un mec après tout. Après deux heures de briefing, nous avons fait le tour des points stratégiques. Et je crois que nous sommes presque prêts, en théorie, pour le premier match qui arrive déjà le week-end prochain contre Serdaigle. Et oui c'est nous qui ouvrons le bal de la saison.
Après avoir mangé, je suis épuisée, je n'ai plus rien à faire. Donc je décide de m'octroyer une petite sieste, seulement la salle commune est trop bruyante. Je vais donc dans les appartements de mon père. Il n'est toujours pas rentré, et j'en profite pour m'asseoir sur le canapé. Je m'allonge et prend la couverture en fermant les yeux. Elle sent les herbes et le frais, en réalité c'est la cape de Severus, c'est plutôt relaxant. Très vite je me laisse porter par les songes.
Je m'étire gracieusement après ma longue sieste, je tends mes bras au-dessus de ma tête en faisant craquer mes doigts et je regarde ma montre. Déjà vingt-une heures, j'ai donc fait une grosse sieste. C'est bizarre, mon père n'est donc pas encore rentré. Je sors de la pièce et me dirige toujours plus ou moins éveillée vers la salle commune. Cette dernière est vide et très claire. Ce n'est pas possible, dites-moi que c'est une blague. On est lundi, il est neuf heures quinze et j'ai cours avec Ombrage.
Raph: je suis en déprime, encore et Omrabge va me tuer, Encor
Mack: qu'est-ce que tu en sais. J'ai juste une question pour les lecteurs, trouvez-vous que l'histoire avance ou qu'on stagme en peu. Car pour mes autres fic, la plus longue fait 17 chapitres et celle-ci en fait déjà 15 et on est qu'au début de l'année. Juste une question en passant, parce que quand on écrit on n'est pas bon juge.
Raph: moi si je puis me permettre
Mack:non tu ne peux pas
Raph: sympa et le syndicat des personnages brimé tu connais
Mack: ça n'existe pas
Raph: et bien avec Amy et Gabrielle de tes autres fics ont va le créé
Mack: sauf qu'Amy et Gaby ont eu des fins heureuses mais je peux toujours faire autre chose avec toi. Bon à la prochaine même si je ne sais pas quand, prions ensemble pour que ce câble arrive...
Raph: ...jamais
Mack: c'est décidé, tu finiras seule, vierge et malade.
