Note d'auteur : J'espère que ce chapitre vous plaira ;) Bonne lecture !
Chapitre 8
Hermione se risqua à passer un bras autour de ses épaules. A sa grande surprise, Drago posa sa tête sur son épaule. Elle lui caressa doucement les cheveux, d'une manière presque maternelle. Elle le sentit trembler, comme secoué de spasmes. Elle devina qu'il pleurait. Elle ne fit aucune remarque, consciente que ce devait être assez humiliant pour lui de se laisser aller devant elle. Elle continua à lui caresser les cheveux. Elle sentit quelque chose de froid sur son bras et vit une larme. Elle sentit ses propres yeux se mouiller mais fit l'effort de se contenir. Ce n'était pas elle qui était en proie au plus gros dilemme humain : tuer ou ne pas tuer ?
Elle sentit qu'il s'apaisait. Sa respiration était moins saccadée, il n'était plus agité de tremblements. Elle le berça comme un enfant. Il ne se déroba pas. Il passa un de ses bras autour de ses épaules. Elle voyait enfin le vrai visage de Drago Malefoy. Celui d'un jeune homme sensible, pris dans un tourbillon de circonstances, toutes plus désastreuses les unes que les autres. Elle regarda discrètement l'heure : onze heures dix. Plus que cinquante minutes…
— Drago, murmura-t-elle.
Elle trouva très étrange de l'appeler par son prénom, mais pas désagréable. Il redressa la tête, signe qu'il l'écoutait.
— Pourquoi est-ce que tu as empêché Amycus de me tuer ?
Drago se redressa complètement. Il répondit d'une voix éteinte :
— Parce que je ne voulais pas avoir aussi ta mort sur la conscience, celle de Potter me suffisait.
— Mais tu ne m'aurais pas tuée, c'était lui qui était prêt à le faire, rétorqua Hermione, incrédule.
Drago resta silencieux. Il finit par dire :
— Qu'est-ce que tu veux entendre ?
— J'avoue que je ne comprends pas.
— Tu veux que je te dise que je ne voulais pas que tu meures, c'est ça ? Alors, oui, dans ce cas, je vais te le dire. De toute façon, je serai sûrement mort dans moins d'une heure, alors qu'est-ce que ça peut faire que tu le saches ou pas ? Je ne voulais pas te voir mourir. Ce soir, quand je t'ai vue devant la Grande Salle, j'ai été… ébloui. Je n'avais jamais fait attention à ton physique, je ne t'avais jamais vue que comme la miss Je-sais-tout. Et quand je t'ai vue avec ta robe rouge, tes cheveux lisses, tes bijoux… Je t'ai trouvée tellement belle.
Hermione répondit avec un sourire désabusé :
— ça, c'est ce soir. Demain, je serai redevenue la petite intello mal coiffée…
— Il n'y a pas que ça. Tu as une beauté naturelle. Tu as de beaux yeux, un joli visage, un… très beau corps.
Hermione rougit, mal à l'aise.
— Excuse-moi, je n'aurais pas dû dire ça, se reprit Drago.
— Non, non, ça ne fait rien.
Elle ramena ses genoux contre sa poitrine. Elle regarda Drago, ils restèrent ainsi plusieurs secondes, les yeux dans les yeux. Le gris acier dans le brun noisette. Puis Drago se pencha à nouveau vers elle, plus doucement cette fois, elle le vit venir. Mais elle ne tourna pas la tête. Au contraire, elle vint à sa rencontre, et ils s'embrassèrent. Elle avait l'impression que Drago mettait dans ce baiser toute sa rancœur, toute sa peur, sa peine, son désespoir. C'était un baiser passionné, une passion douloureuse. Il la serra contre lui avec force, elle enroula ses bras autour de son cou et serra comme si elle voulait le garder à jamais contre elle.
Elle sentit les mains de Drago descendre sur ses hanches. Elle l'attira contre elle et commença à s'allonger. Elle le sentit prendre sa baguette et à l'aide d'un sortilège informulé, transformer le sol froid et pierreux en un doux tapis d'herbe fraîche. Hermione s'allongea dedans avec délice, sans cesser d'embrasser Drago. Il posa ses mains de part et d'autre de sa poitrine. Puis, une fois qu'ils furent bien installés, il glissa une main sur la cuisse d'Hermione, et remonta la robe rouge. Tout était d'une douceur incroyable.
De son autre main, il commença à descendre les bretelles de la robe et du soutien-gorge de sa belle. Hermione déboutonna la chemise de Drago, avec une lenteur presque frustrante. Lorsqu'elle eut terminé, elle la lui retira et passa ses mains sur le torse musclé de Drago. Elle suivit le contour du moindre de ses muscles de ses doigts fins. Elle décolla sa bouche de celle de son amant et parcourut son cou de baisers. Elle fit de même avec ses épaules pendant qu'il embrassait la naissance de ses seins. Il continuait à remonter sa robe, et était arrivé à l'entrejambe. Hermione enroula ses jambes autour de Drago.
Il caressa la peau fine de l'entrecuisse. Hermione poussa un léger gémissement au contact de cette peau sensible. Il se remit à l'embrasser passionnément, tout en continuant à faire des arabesques de ses doigts sur la peau claire de sa compagne. Hermione lui caressa le dos, essayant de deviner tous les muscles qu'elle sentait. Ses mains descendirent jusqu'à la ceinture de son pantalon et elle entreprit de la défaire. Lorsque ce fut fait, elle s'occupa du bouton, puis de la braguette mais alors qu'elle allait aller plus loin, il s'appuya sur un de ses coudes et, plongeant son regard dans le sien, lui demanda :
— Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
— Absolument certaine, murmura-t-elle.
— Tu ne regretteras rien ? Je veux dire, il n'y avait rien entre toi et Weasley ?
Hermione sourit devant l'hésitation de Drago et lui répondit :
— Ron n'est qu'un ami. Toi, tu es l'homme de ma vie.
Drago sourit à son tour et l'embrassa à nouveau. Il passa ses doigts dans les cheveux lisses d'Hermione. Elle baissa le pantalon de Drago pendant que celui-ci défaisait les agrafes de sa robe. Il la lui retira en douceur. Elle alla rejoindre le reste des vêtements qui jonchaient le sol. Elle se sentait gênée d'être en sous-vêtements, c'était la première fois qu'elle se déshabillait devant un garçon. Mais Drago n'était pas n'importe quel garçon. Elle le vit détailler son corps en détails et eut l'impression d'être passée au rayon X.
— Tu es magnifique, murmura-t-il en l'embrassant dans le cou.
Il passa une de ses mains derrière son dos et dégrafa son soutien-gorge. Il la regarda à nouveau, pour savoir si elle était toujours d'accord. D'abord hésitante, Hermione acquiesça et il lui retira la pièce de lingerie couleur carmin. Il attarda un peu son regard sur la poitrine de la jeune fille, suivit la silhouette de chacun des seins avec ses longs doigts. La respiration d'Hermione se fit plus rapide, et elle resserra son emprise avec ses jambes. Elle gémit lorsqu'il passa une main sur le droit et le massa avec délicatesse.
Hermione enfouit sa tête dans son cou, respirant fort. Elle passa à nouveau une main dans ses cheveux si doux. Elle respira son odeur, maintenant familière. Désormais, lorsqu'elle sentirait de la menthe ou de la lavande, cela lui évoquerait des souvenirs ô combien délicieux…
Elle glissa une main jusqu'à son boxer pendant que lui-même commençait à suivre la forme de sa culotte rouge. Il glissa une main entre sa peau et l'élastique. Elle croisa son regard et y lut tout l'amour du monde. Elle l'embrassa à nouveau, un baiser plein de désir, de passion… Il l'embrassa sur la joue, jusqu'à son oreille où il lui murmura :
— Je t'aime, Hermione Granger…
Hermione eut un petit hoquet, ses mains remontèrent jusqu'au visage de Drago, elle le saisit et l'embrassa avec une fougue non retenue. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux en songeant que dans peu de temps, l'un d'eux ou peut-être même tous les deux seraient morts… Pourquoi la vie était-elle si injuste ? L'énergie de son désespoir dut se faire sentir dans son baiser car Drago se redressa et la regarda.
— Tu pleures ? lui demanda-t-il.
Elle s'essuya les yeux et s'efforça de sourire.
— Non, non, ne t'inquiète pas.
— Si c'est pour ce qu'on fait, on peut arrêter là, tu sais…
— Non, continue, s'il te plait…
Drago sourit, de ce sourire ravageur qui la fit fondre. Elle lui aurait donné le bon Dieu sans confession… Il l'embrassa dans le cou, sur la gorge. Hermione eut un sursaut en sentant le désir de Drago se manifester autrement que par ses baisers passionnés. Elle le sentit sourire. Il devait la prendre pour une vierge effarouchée… Elle rougit.
— Tu es vierge ? lui demanda-t-il en lui remettant une mèche de cheveux derrière l'oreille.
Hermione hocha la tête. Elle savait que ce n'était pas son cas, tout Poudlard savait qu'entre lui et Pansy, ç'avait été plus qu'un petit flirt. Qu'allait-il penser d'elle ? Elle eut à nouveau l'impression qu'il lisait dans ses pensées car il lui murmura :
— Il n'y a pas de comparaison possible avec Pansy, Hermione.
— Je ne peux pas m'en empêcher…
— S'il te plait, ne me fais pas l'injure de penser que j'aurais été capable d'aimer une fille comme Pansy…
Elle le regarda et vit qu'il souriait. Elle se détendit un peu. Elle lui murmura :
— Je t'aime, Drago Malefoy.
Il passa une main sous la nuque d'Hermione et l'embrassa langoureusement tout en descendant sa petite culotte. Hermione desserra l'étreinte de ses jambes pour lui faciliter la tâche. Elle lui murmura :
— Pourquoi est-ce qu'on ne s'est pas trouvés avant ? Pourquoi est-ce qu'il a fallu que ça tombe le soir où l'un de nous risque de mourir ?
Drago la regarda dans les yeux.
— Mieux vaut tard que jamais.
Il n'y avait rien d'autre à dire. C'était vrai. Finalement, elle pouvait remercier les Carrow, qui avaient donné une chance à Drago de montrer son attachement pour elle… Ces deux crapules servaient finalement à quelque chose…
Elle fit glisser le boxer de Drago le long de ses jambes athlétiques. L'un contre l'autre, leurs peaux nues en contact direct, Hermione était aux anges. Il continua à l'embrasser et pénétra doucement en elle. Il sentit une résistance, elle s'agrippa à ses épaules et la virginité d'Hermione ne fut plus qu'un souvenir.
— Ca va ? lui demanda-t-il.
— Très bien, lui répondit-elle, les yeux brillants de larmes à cause de la douleur occasionnée. Très bien…
La serrant contre lui, il entama de lents va-et-vient. La douleur fit rapidement place à un intense plaisir. Hermione s'était jusque-là retenue de ne pas manifester ouvertement son plaisir, mais elle ne put se contenir très longtemps et les légers gémissements qu'elle émit rendirent Drago encore plus heureux. Après son ultime soupir de plaisir, il se retira et Hermione se serra contre lui. Ils restèrent allongés dans l'herbe fraîche, enlacés étroitement, pendant quelques minutes.
Hermione jeta un coup d'œil à sa montre et grimaça en voyant qu'il était minuit moins dix. Elle se releva et entreprit de se rhabiller pendant que Drago faisait de même.
— Il faut y aller, murmura-t-elle à contrecœur.
— On verra où ça nous mène, répondit Drago.
Il l'embrassa, comme un soldat embrasse sa femme avant de partir en guerre, c'était le baiser du condamné. Il savait que si l'un d'eux mourait, ce serait lui, mais il ne voulait pas le dire à Hermione. Il ne voulait pas une fois de plus la rendre malheureuse, pas après ce qui venait de se passer…
Ils entrèrent discrètement dans la Grande Salle, la peur au ventre, les oreilles bourdonnantes et le cœur enserré dans un étau. Que se passerait-il ?
Note de fin : La seule chose que j'ai modifiée par rapport à la version originale de cette fic, c'est l'orgasme d'Hermione à la fin de sa première fois, je l'ai enlevé, parce qu'à un moment faut arrêter le délire x) Bref, j'espère que ça vous a plu et que cette scène ne tombe pas trop comme un cheveu sur la soupe ! Merci d'avoir lu et à dimanche pour la suite !
