Note d'auteur : Un peu d'action dans ce neuvième chapitre... Bonne lecture !
RAR Brnice : Contente que ça te plaise toujours ! Merci pour ta review :)
Chapitre 9
Hermione se glissa la première dans la Grande Salle. Lorsqu'elle se retourna pour voir si Drago la suivait, celui-ci avait disparu. Où était-il parti ? Elle fut, malgré elle, assaillie d'un doute affreux : celui que Drago n'avait pas changé de camp, qu'il s'était joué d'elle, et qu'il allait maintenant prévenir le Seigneur des Ténèbres qu'Harry avait le moyen de le tuer. Mais elle repensa aussi à ce qu'il lui avait dit : « Je t'aime, Hermione Granger ». Selon Ginny, il n'avait jamais dit « je t'aime » à qui que ce fût…
Non, elle avait besoin de croire qu'il était réellement amoureux d'elle. Il avait été tellement différent. Il lui avait dit qu'elle était belle, elle avait lu tant de douceur dans ses yeux, tant de culpabilité… Elle avait senti la connivence entre elle et lui…
Il devait être allé à l'endroit où il avait l'intention de se rendre au moment où elle le suivait et où il lui avait dit qu'il ne voulait pas d'elle et qu'il en avait assez qu'elle se mêlât de ses affaires. Cela lui fit bizarre de penser qu'il avait joué la comédie à cet instant, il avait paru tellement sincère. Peut-être l'avait-il été, peut-être que cela l'avait trop torturé de l'emmener à un endroit où elle aurait pu être tuée à peine le seuil franchi.
Elle inspira un grand coup et traversa la Grande Salle à la recherche de ses amis. Ron se précipita sur elle et lui demanda :
— Hermione, tout va bien ? Qu'est-ce que tu as fabriqué ? Tu es toute décoiffée…
Avec un sang-froid impeccable, Hermione répondit :
— Une nuée de chauves-souris m'a attaquée. Elles ne devaient pas apprécier la couleur de ma robe…
— ça fait deux heures qu'on t'attend, fit Ginny. Qu'est-ce que tu faisais ?
Hermione décela une intonation de reproche dans sa voix et répondit :
— J'avais besoin de réfléchir. J'avais espéré trouver un plan, mais il faut se rendre à l'évidence, ils ont tout prévu. Je me demande ce qu'ils feront pour les première, deuxième et troisième années…
— Oh, ils iront sûrement les assassiner dans leurs dortoirs, railla Ginny, pince-sans-rire. Hermione, je peux te parler un instant ?
Les deux amies s'éloignèrent. Une fois à l'écart de la foule, Ginny s'exclama :
— Qu'est-ce que tu as fabriqué ? Arrête de me mentir, je sais bien que tu n'es pas allée réfléchir. Malefoy disparait, toi aussi quelques minutes plus tard, tu reviens deux heures plus tard… Avoue que c'est quand même très bizarre.
— Très bien, si tu veux tout savoir, on a… on a couché ensemble.
— Quoi ? s'étrangla Ginny d'une voix suraiguë. Tu plaisantes, j'espère !
— Pas du tout. Il m'a dit qu'il m'aimait, que j'étais magnifique, et on a fait l'amour, dans un couloir secret de Poudlard. C'était même fantastique !
Ginny s'appuya sur un mur, livide. Elle fit quelques gestes confus avec ses mains en la désignant et souffla :
— Toi et… Drago Malefoy ? Tu me fais marcher, Hermione, c'est… Non, je ne veux même pas y croire… Tu as changé de camp ? Tu es du côté de ce serpent ?
— Non, je dirais que c'est le contraire, mais je ne suis sûre de rien. Mais…
C'était trop tard pour les explications, l'horloge de l'école sonna. Un coup… Deux coups… Hermione échangea un regard plein d'appréhension avec Ginny. Celle-ci semblait reprendre quelques couleurs, mais la nouvelle avait l'air de l'avoir quand même beaucoup secouée. Tous les élèves tournèrent la tête vers le piédestal et demeurèrent silencieux. Lorsque les douze coups de minuits furent sonnés, un éclair fendit l'air, la foudre s'abattit sur le piédestal et, dans un nuage de fumée noire, Voldemort apparut.
Ce fut alors une débandade indescriptible entre les élèves des maisons alliées. Mais le mage noir avait tout prévu et avait posté des Mangemorts à toutes les issues possibles. Hermione jeta un coup d'œil à Harry. Il s'efforçait visiblement de rester calme, mais elle voyait que ses mains tremblaient.
— Élèves de Poudlard, fit le mage de sa voix de serpent. C'est pour moi un réel plaisir de vous voir tous réunis ici. Le but de cette soirée est extrêmement simple : éliminer les Sang-de-Bourbe et montrer aux Sang-Pur et Sangs-Mêlés la bonne voie. Autrement dit, ceux qui ne me suivront pas seront tués sans autre forme de procès.
Il y eut plusieurs frissons dans la salle. Hermione eut un hoquet. Elle serait probablement la première visée…
— Mais j'ai également cru comprendre qu'Harry Potter se cachait ici. Montre-toi, Potter, qu'on en finisse, toi et moi.
Soudain, un rai vert fusa dans la salle. Le serpent, juché sur les épaules de Voldemort, fut frappé de plein fouet. Il poussa un ultime sifflement et dégringola sur le sol. Hermione, comme les autres, chercha qui avait pu faire le coup. Mais elle ne vit personne avec une baguette à la main. Elle regarda autour d'elle et vit qu'Harry avait disparu. Sa cape d'invisibilité… Décidément, il était très intelligent.
— Non ! s'écria le mage noir en voyant le pénultième horcruxe gisant misérablement au sol.
Hermione ne put s'empêcher de penser que c'était probablement la première fois qu'Harry tuait quelqu'un… si on pouvait appeler ce python de cette manière. Mais le sortilège de mort restait tout de même impardonnable, qu'il fût utilisé sur un animal ou sur un humain… Soudain, Harry se débarrassa de sa cape. Le Polynectar avait cessé de faire effet, et son apparition déclencha une succession d'exclamations dans les rangs des Gryffondor, des Poufsouffle et des Serdaigle.
— Il ne reste plus qu'un Horcruxe, Jedusor, fit Harry. Si vous me tuez, vous ne serez plus qu'un mortel comme un autre.
Voldemort le regarda de ses yeux rouges. Il pointa sa baguette sur Harry mais une silhouette arriva par derrière et une épée s'abattit sur Harry. Elle lui transperça le torse de part en part. Hermione poussa un hurlement en voyant Drago qui tenait l'épée. Il ne la regarda pas et ils virent tous une fumée blanche sortir du corps d'Harry, s'envoler quelques mètres plus haut et exploser.
— Harry ! s'écria Ginny.
Ron se jeta sur Malefoy et le précipita au sol. Hermione observa la scène, incapable de faire le moindre geste. Ce n'est que lorsque Ron sortit sa baguette, qu'il la pointa sur Malefoy qu'elle se décida à sortir la sienne et à crier :
— Expelliarmus !
La baguette de Ron s'envola. Hermione se précipita vers Harry. Ginny avait déjà retiré l'épée et contemplait le corps immobile. Hermione avait, par chance, ingurgité quelques manuels de premiers secours. Elle marmonna quelques enchantements et le sang cessa de couler. La plaie ne se referma pas pour autant. Harry respirait, et elle sentait son cœur battre. L'épée n'était pas passée loin…
— Non ! hurla Voldemort.
Il dirigea sa baguette vers Hermione qui continuait à examiner Harry, inconsciente de ce qui se passait. Elle vit un éclair vert se diriger sur elle, ferma les yeux, mais entendit un grand hurlement au loin. La tête lui tournait, mais elle ouvrit les yeux. Elle se trouvait toujours dans la Grande Salle, en vie. Par quel miracle ?
Elle regarda autour d'elle et poussa un cri de désespoir en voyant Drago, face contre terre, juste devant elle. Il avait pris le sort de plein fouet. Mais elle fut tirée de son ébahissement quand elle entendit plusieurs exclamations : Voldemort venait de tomber. Hermione saisit Drago par les épaules et fondit en larmes en voyant qu'il respirait toujours.
— Le Seigneur des Ténèbres est mort ! hurla Alecto. Fu…
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase : McGonagall lui avait lancé un Stupéfix. Les professeurs s'avancèrent vers les élèves de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle et les sortilèges fusèrent pas dizaine. Hermione n'en revenait pas. En quelques minutes à peine, le mage noir était tombé, l'Ordre avait repris le dessus et les Mangemorts étaient hors d'état de nuire…
~o~O~o~
McGonagall se tourna vers Hermione et Ginny et leur dit :
— Emmenez Potter et Malefoy à l'infirmerie. Mme Pomfresh fera ce qu'elle pourra, ils devraient normalement s'en sortir.
A l'aide de sortilèges de lévitation, les deux jeunes filles, suivies de Ron, sortirent de la Grande Salle et coururent jusqu'à l'infirmerie. Mme Pomfresh les vit arriver, médusée. Elle ne savait rien de ce qui venait de se passer. Les trois Gryffondor lui racontèrent brièvement les faits et lui dirent ce qui était arrivé à Harry et Drago.
— Très bien, je vais faire ce que je peux, dit-elle.
Elle emmena les deux corps inertes et les trois amis restèrent dans le couloir. Ron regarda Hermione, avec un regard où se mêlaient reproche et confusion.
— Il y a quelque chose entre toi et Malefoy ? lui demanda-t-il.
Hermione soupira et répondit :
— Qu'est-ce que ça peut faire ? Ça ne pourra pas durer, on est trop différents. Allons nous coucher, je suis épuisée.
Ils montèrent à la tour de Gryffondor, en silence. Hermione retenait les larmes de peur et de chagrin qui mouillaient ses yeux noisette. Elle monta à son dortoir où elle retrouva Parvati et Lavande. Celles-ci la dévisagèrent mais ne dirent rien. Hermione se déshabilla rapidement, elle inspira le parfum de Drago qui avait imprégné sa robe et elle se coucha sans un mot, roulée en boule, en sanglotant silencieusement.
Note de fin : Voilà, je pense que vous allez me reprocher que tout soit aussi vite expédié, Voldemort arrive, et 3 minutes plus tard, boum tout est fini x) En cela vous aurez parfaitement raison, à vrai dire quand j'ai écrit cette fic je n'avais pas vraiment d'idée de comment en finir avec Voldemort, alors j'ai préféré ne pas m'étendre sur le sujet pour éviter trop de redites avec les livres^^ J'espère que ça vous a plu en tout cas, merci d'avoir lu et à jeudi pour la suite !
