Note d'auteur : Le 11e et dernier chapitre... Je vous laisse lire pour savoir comment tout cela se termine, bonne lecture !


Chapitre 11

Lorsqu'elle se fut enfin calmée, Hermione se redressa. Elle se leva, ordonnant à Harry de se reposer, à présent. Elle alla voir Mme Pomfresh pour lui demander où se trouvait le lit de Drago, et l'infirmière le lui indiqua, au fond de l'infirmerie, entouré par des rideaux. Hermione s'y rendit, d'un pas hésitant, mourant d'envie de s'enfuir en courant, mais voulant tout de même voir dans quel état il était.

Elle écarta les rideaux, pleine d'appréhension. Drago était allongé, ses cheveux à peine décoiffés, le visage détendu. On aurait dit qu'il dormait, finalement. Sa poitrine se soulevait doucement à chaque respiration. Hermione s'assit sur le matelas et lui prit une main. Celle-ci était froide, mais la peau de Drago avait toujours été froide. Elle se remémora le contact de cette main sur sa jambe et frémit à cette pensée.

Elle serra la main de Drago, la porta à ses lèvres et y déposa un baiser. Puis elle se leva et se dirigea vers la sortie. Elle adressa un signe de la main à Harry au passage et remonta au dortoir des Gryffondor. Les cours avaient été annulés pour la journée, pour pouvoir fêter la victoire. Mais Hermione n'était pas d'humeur à fêter quoique ce fût. Elle se remit au lit toute habillée, son chat dans les bras. Elle s'endormit.

~o~O~o~

— Hermione, Hermione… fit une voix à son oreille.

Elle sentit qu'on la secouait par l'épaule. Elle ouvrit les yeux et se leva. C'était Ginny. Elle avait un petit sourire aux lèvres. Pas étonnant, elle, elle avait l'homme qu'elle aimait à ses côtés, il n'était plus entre la vie et la mort.

— Tu devrais descendre dans le parc, quelqu'un t'attend.

Quelqu'un l'attendait ? Ses parents ! Elle les avait complètement oubliés, avec ce qui venait de se passer.

— Où est-ce qu'ils sont ? demanda-t-elle.

— Je ne sais pas de qui tu parles.

— De mes parents, voyons, c'est bien d'eux qu'il s'agit, non ?

Ginny haussa les épaules, avec un regard énigmatique. Hermione se leva, se brossa un peu les cheveux, se débarbouilla le visage et remit de l'ordre dans sa tenue. Elle enfila sa robe de sorcière et descendit les escaliers quatre à quatre. Ginny avait parlé du parc. Elle passa par une porte et se dirigea vers le lac. Elle regarda autour d'elle, il n'y avait personne.

— Hermione ? fit une voix derrière elle.

Hermione se figea. L'avait-on stupéfixée ? Elle réussit à tourner la tête et poussa un cri, à la fois de stupeur et de joie. Drago ! Il était là, bien là, devant elle. Il portait une robe de sorcier toute propre, ses cheveux étaient toujours aussi bien coiffés, ses yeux brillaient. Elle courut vers lui et lui bondit dans les bras. Puis elle fondit en larmes, au comble de l'émotion.

— Drago, Drago ! sanglotait-elle. Mais comment est-ce possible ? Je t'ai vu, i peine deux heures, tu étais encore dans le coma…

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et l'embrassa passionnément. Il lui rendit son baiser avec tout autant de ferveur et la serra contre lui. Elle passa ses doigts dans ses cheveux, toujours aussi doux, au toucher de soie. Et elle continua à pleurer de joie sur son épaule, inondant sa robe de sorcier de ses larmes. Il semblait ne pas s'en soucier et lui caressait les cheveux de ses grandes mains pleines de douceur.

— J'ai cru ne jamais te revoir, murmura-t-il.

— Pourquoi tu as fait ça, pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu t'es mis en travers du chemin de V-Voldemort ?

— Je te l'ai dit, je ne voulais pas te voir mourir. Je me fichais d'y passer, tant que toi tu pouvais survivre. Quand j'étais dans le coma, je ne pensais qu'à toi, je n'arrêtais pas de me dire que ta vie serait tellement plus facile sans moi… Et puis tu es venue me voir, je t'ai entendue, je t'ai sentie prendre ma main, mais je ne pouvais pas réagir. J'avais tellement envie d'ouvrir les yeux, de te dire d'arrêter de pleurer, que tu trouverais quelqu'un d'autre… Je me suis réveillé, j'ai vu Potter. Il m'a dit que… que tu n'avais pas arrêté de pleurer depuis hier. Alors j'ai voulu croire que c'était possible, qu'on pourrait vraiment s'aimer. Ginny Weasley est venue me voir, elle m'a dit d'aller dans le parc, et qu'elle montait te chercher. La suite, tu la connais.

Hermione émit un rire encore plein de sanglots.

— Tu… tu savais pour les Horcruxes ?

Elle se détacha de Drago et il lui prit les poignets, lui embrassa les mains. Puis il lui dit :

— Pendant les deux derniers mois, je suis allé voir le portrait de Dumbledore, dans le bureau de Rogue. Il m'a tout expliqué, il m'a dit que Potter était le dernier Horcruxe, et que le Seigneur des Ténèbres ne le savait probablement pas. Il m'a dit que le seul moyen de détruire un Horcruxe vivant, c'était de tuer la personne qui le renfermait. Et puis il m'a expliqué qu'il y avait le venin de Basilic, seul poison assez puissant pour anéantir un Horcruxe. Il m'a parlé de l'épée de Gryffondor. Et j'ai su ce qu'il me restait à faire. Je me suis entraîné plusieurs fois, pour savoir où frapper sans tuer Potter, mais en l'endommageant suffisamment pour inciter le fragment d'âme à le libérer.

Hermione acquiesça, libéra ses poignets, prit son visage entre ses petites mains et l'attira à elle. Ils s'embrassèrent à nouveau. Elle passa ses bras derrière le cou de Drago Malefoy, il la souleva de terre en la tenant fermement entre ses bras puissants et ils restèrent à s'embrasser, près du lac, pendant un temps qui sembla à la fois très court et très long à Hermione. Elle se détacha à nouveau de lui, les yeux brillants.

— C'est l'épée que tu étais parti chercher, quand tu m'as laissée entrer dans la Grande Salle.

Drago acquiesça. Hermione le regarda dans les yeux et murmura :

— Je t'aime, Drago Malefoy, j'espère que tu le sais !

— Et toi, Hermione Granger, j'espère que tu me pardonnes tout ce que je t'ai fait subir pendant plus de six ans… Jusqu'à hier soir, j'étais un idiot fini !

Hermione sourit et répondit :

— Hum… Oui, je suis d'accord ! Tu étais un idiot, mais je te pardonne ! Mais à une seule condition…

— Laquelle ?

— Embrasse-moi encore, s'il te plait !

Drago jeta un coup d'œil autour d'eux, Hermione fit de même. Le parc était désert, tous les élèves et les professeurs étaient à l'intérieur, à fêter la victoire. Hermione murmura :

— C'est tout de même toi, le plus grand héros…

— Aucune importance, souffla-t-il en l'allongeant dans l'herbe.

— Dis-moi que tu m'aimes…

— Je t'aime à la folie, Hermione Granger…

Et il l'embrassa fougueusement, oubliant tout ce qu'ils venaient de vivre, se perdant dans le merveilleux oubli que provoquait un tel baiser. Hermione soupira de contentement, se rendant compte qu'elle venait de trouver l'homme de sa vie, l'homme qui l'avait harcelée d'insultes pendant six ans et qui venait de changer de camp, après l'avoir embrassée, lui avoir dit qu'il l'aimait et lui avoir fait l'amour, tout cela en l'espace de deux heures. Deux heures magiques qui avaient suffi à changer la face du monde. Oui, Hermione était bien contente que cela se termine ainsi.


Note de fin : Et voilà ! Inondation de guimauve et de barbe à papa, je n'ai pas pu résister, j'ai fait une happy end, même si j'adore les fins tragiques et dramatiques x) Pour ma première fic je n'avais pas envie de terminer sur une note déprimante... En tout cas j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à commenter, ça me fait plaisir de lire vos impressions (et j'y réponds toujours, sauf pour ceux qui les laissent en "guests", parce que je ne pourrai pas y répondre dans la note d'auteur d'un prochain chapitre !), c'est toujours un peu frustrant de recevoir un mail disant que untel "follows" ma fic, ou l'a mise en favori, mais sans que je sache ce que ce untel en a pensé :) Merci beaucoup d'avoir lu !