Mackensy: comme j'ai eu du temps, j'ai écrit ce petit chapitre de transition
Raphaëlle: et le prochain?
Mackensy: pas avant la semaine prochaine surement. Pendant que j'y suis je tiens à faire un énorme merci à stormtrooper2 qui a chaque chapitre me laisse un commentaire génial. Un grand merci à elle!


Attendre, patientez, c'est long… ça fait trois heures que nous sommes à l'aéroport, nous aurions du décollé il y a deux heures. Je m'ennuie, je suis assise sur un fauteuil, je n'arrête pas de gigoter et à côté Regulus lui, est comme une statue. Il m'exaspère, son calme et son attitude. Le pire est que j'ai lu tout les magazines en faisant les sudoku parce que les mots croisés, je déteste. J'ai bu trois cocas, j'ai été quatre fois à la toilette ensuite j'ai compté les chewing-gums sous mon siège. Ça m'a prit quinze minutes, les quinze premières minutes ensuite, rien. En plus, il y a une petite mamie qui est juste devant moi et qui me fixe. Elle me fait peur, c'est peut-être une mamie-momie. Ou alors elle travaille pour Voldemort. Je souris et elle ne semble pas comprendre car elle se lève et s'en va. Je laisse tomber ma tête sur mes mains en soupirant.

- Je m'ennuie

- Pour la quinzième fois, je n'y peux rien

- Mais parle-moi alors

- De quoi veux-tu parler?

- J'en sais rien. J'ai pas envie de partir

- Il est un peu trop tard

- C'est Ombrage qui aurait du partir, pas moi. Elle torture ses élèves mais personne ne fait rien

- De quoi tu parles?

- Pendant ses retenues elle utilise une plume qui écrit sur la main

- Mais pourquoi n'as-tu pas porté plainte?

- Pourquoi l'aurais-je fait? Alors que Dumby et mon père était surement au courant

- C'est une des lois de Poudlard

- Quelle loi?

- Les fondateurs ont édités certaines lois quand ils ont fondés cette école. L'une d'elle dit qu'un professeur ne peut être renvoyé que si un élève porte plainte

- C'est stupide

- Oui c'est certain

- Mais alors si je porte plainte, elle sera renvoyée et je pourrais revenir

- Cela ne réglera pas le problème de ta garde

- Oui mais Harry pourrait être débarrassé d'elle

"Embarquement immédiat en destination de Salem, Massachusetts"

- C'est le notre, on y va. Dit-il en se levant

- Mais…

- Raphaëlle, il est temps de partir. Harry se débrouillera; c'est l'élu

- Tu ne le connais pas, c'est surtout un ado

- Il a ses amis. Rajoute-t-il et je baisse la tête, c'est sûr ses amis l'ont aidé avant qu'il me connaisse.

- Tu as sans doute raison

Je me lève et le suis mais alors que j'attends dans la file pour donner mon billet. L'image d'Harry avec Ombrage me dérange. J'ai comme un mauvais pressentiment, je saisis la manche de Reg devant moi pour qu'il se retourne.

- Quoi?

- Il n'y aura pas une loi vieille de mille ans qui pourrait m'aider?

- J'ai promis de te conduire jusque là-bas. Répond-t-il en se retournant, je souris et lui tape sur l'épaule.

- Donc il y en a bien une

- Ce ne serait qu'éphémère

- C'est mieux que rien et puis depuis quand tu obéis aux règles?

- Depuis toujours c'est toi qui n'obéis pas

- Non c'est mon frère c'est pour ça qu'il faut que j'y retourne

- Il y a bien quelque chose, un élève peut réclamer la protection de Poudlard. Et il est dit que celui qu'il le fait est comme sous la tutelle de l'école. Et comme le ministère ne peut rien y faire. Mais seulement de septembre à juin parce que pendant les vacances la magie se reconstruit.

- Mais c'est génial. Criai-je et l'homme derrière moi ronchonna en me poussant.

- Non parce que il faudrait déjà y entré car Ombrage est au courant de ce paragraphe aussi. Et même si on y arrivait au mois de juin tu serais coincé.

- Je prends le risque. Dis-je convaincue mais quelque chose me dérange encore. Pourquoi elle a réussi à m'enlever à Noël?

- Il y a un rituel à faire

- Et tu le connais?

- Il faut que ton sang touche les pierres du château

- C'est tout? Je me coupe et je touche le mur? Elle ne pourra pas m'atteindre?

- En principe mais encore une fois, il faut que tu partes

- Non je reste

- Ton père va te tuer et moi aussi par la même occasion

- Je suis à moitié morte et toi complètement

- Réjouissant

- De toute façon je ne prendrais pas cet avion mais tu peux y aller toi.

Je fais demi-tour devant les autres passagers qui soupire de soulagement. Je leur tirerais bien la langue si je n'avais pas autre chose en tête. Alors que je n'ai fait que quelques mètres je vois que mon vampire protecteur est de nouveau à côté de moi. J'en étais sûr, alors que nous marchons vers la sortie, il me demande.

- Alors comment on va rentrer à Poudlard? T'as un plan?

- Mon frère m'a montré un passage secret, il suffit juste d'aller à Pré-au-Lard

- Facile vu que tu ne peux plus transplaner et le magicobus n'est pas très discret

- Laisse-moi passer un coup de fil. Dis-je en sortant mon téléphone portable, je recherche le contact que je veux, puis j'appelle.

- Allo? Fit la voix au bout du fil

- Tonks?

- Raph, tu es déjà arrivée?

- Non pas vraiment, tu peux parler là?

- Oui il n'y a que Remus.

- Tu pourrais venir me chercher à l'aéroport?

- Pourquoi?

- Je ne pars pas. Je ne vais pas laisser ce crapaud gagner. Et j'aurais besoin que tu m'amènes à Pré-au-Lard, pour que je prenne un passage secret et que je rentre à Poudlard pour faire un rituel.

- Regulus t'as tout raconté?

- Oui et vu que toi tu m'aies rien dit, tu dois te faire pardonner.

- Tu ne comprends pas les risques que tu prends

- C'est surtout que maintenant je suis dans un aéroport moldu, que Regulus est partit et que les mangemorts peuvent venir m'attaquer.

- Très bien j'arrive mais on en reparlera

- Ok je t'attends. Dis-je en raccrochant

- Je suis partit? Fit Regulus en haussant les sourcils alors que nous sortons enfin de l'atmosphère étouffante de l'aéroport.

- Sinon elle ne serait pas venue aussi vite, regarde. Dis-je en lui montrant mon amie aux cheveux verts.

- Tu m'as mentit. Gronda-t-elle en arrivant, fixant Regulus

- Il était partit à la toilette. Ecoute Tonks, je ne vais pas laisser Harry tout seul et j'ai envie de rester ici.

- Bon, je vais me faire allumer mais d'accord.

- Merci, merci, merci

Nous avons fait le chemin rapidement et nous sommes arrivés à Pré-au-Lard sous la neige. Grâce au sort de désillusion que nous a laissé mon amie, on a put rentrer dans le magasin. Elle dut repartir et seul lui et moi avons continué. Pendant tout le trajet malgré toute la mauvaise humeur qu'il y mettait, je sentais bien que ça l'amusait. Nous sommes ensuite sortit du tunnel et foncer discrètement jusque la première salle vide.

- Et toi, ils vont t'expulser?

- Je regarde si le rituel marche et puis je me casse

- Merci pour tout en tout cas

- Tu me remercieras si ça marche

Il me tend un couteau en grimaçant je m'entaille la main et d'un geste rapide j'étale le sang sur le mur. Je m'attendais à un grand flash mais rien, même pas une étincelle. Je le regarde incrédule.

- Tu crois que ça a marché?

- J'en sais rien

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir

- Je le sens mal ton plan

- Il vaut mieux que tu partes parce que si ça marche elle va vouloir se venger sur quelqu'un. En tout cas jusqu'à ce que je la renvoie

- Diabolique

- C'est la qu'on se sépare camarade? Demandais-je en enroulant ma main dans un chiffon

- Je sens qu'on va bientôt se revoir

Je descends les marches mais je ralentis bien vite quand des questions m'assaillent. Et si ça ne marchait pas? Et qu'est-ce que je vais faire? Me pointer dire bonjour? L'assurance que me procurait le sang me manque. Là je suis totalement stopper au milieu de l'escalier. J'ai presque envie de faire marche arrière.

- Mais qu'est-ce que je vois. Miss la fugueuse de retour.

- Parkinson, t'es toujours là, quel dommage.

- Je suis sûr que le professeur Ombrage sera heureuse de te voir ici

- J'allais justement la voir, alors dégage cafard

- Mais je t'en prie et en passant Théo baisse vraiment comme un Dieu mais je suppose que tu le sais. On a passé une soirée de Noël torride

- Il fallait bien que tu fasses quelque chose puisque tes parents ne voulaient pas de toi.

Je m'éloigne rapidement, en espérant l'avoir blessée, un peu au moins. Mais la vérité c'est que ses paroles m'ont fortement touchée. Même si j'espère que se ne sont que des paroles en l'air. Cette gourde n'aurait jamais put draguer un garçon tel que Théodore. Cependant là, il est question de sexe et pas de sentiments. En même temps pendant les vacances, je n'ai pas vraiment pensé à notre relation. D'un geste mécanique je touche le collier qui ne m'a pourtant pas quitté. Je le sens vibré sous mes doigts comme pour me rassurer. J'ai l'impression d'avoir faire encore une connerie. Il aurait peut-être été plus facile de partir. Ou peut-être est-ce justement parce que j'avais peur de partir que j'ai choisis cette option. Mes sentiments sont confus alors que je suis toujours au milieu des escaliers.

- Mademoiselle Rogue. Quel plaisir de vous revoir

- Plaisir non partagé professeur

- Je suis sûr que vos parents seront contents de vous revoir

- Ils devront attendre la fin de l'année

- C'est se que nous allons voir

Elle monte les marches et me prend par le bras. Notre petite conversation a attiré du monde. Elle semble vouloir me faire sortir par la grande porte et rien ne semble l'en empêché. Je prie intérieurement mais aucune réaction d'aucune sorte. Je passe devant les professeurs qui ne bougent pas et je croise le regard de Théo. Il n'a pas de réaction non plus.

- Poudlard, Helga aide-moi. murmurais-je comme dernier espoir en fermant les yeux.

Là alors que j'allais franchir les portes un mur de lumière nous stoppa qui l'obligea à lâcher mon bras. Le crapaud se retrouva donc le cul dans la neige boueuse. Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire en la voyant se relever d'ailleurs la plupart des élèves me suivent.

- Professeur Ombrage, je vous conseille d'aller vous changer. Il sera ennuyeux que vous tombiez malade. De toute façon comme vous l'avez compris Miss Rogue est ici jusqu'en juin.

- Profitez-en

- Vous aussi

Elle ne sembla pas prendre ma remarque au sérieux et s'en alla en marmonnant. J'eu droit à plusieurs félicitations alors que tout le monde se dispersait. J'ai même cru apercevoir un clin d'œil du directeur, mais je l'ai peut-être imaginé. De toute façon quand mon père sera au courant, je serais morte. Je soupire une dernière fois avant de voir qu'une personne est restée. Et c'est alors que je remarque que ses deux yeux noirs m'ont manqués. Dans seul coup je tombe dans ses bras, le serrant comme s'il allait disparaitre. Je le sers encore plus fort et j'aime sentir ses bras autour de moi. Mais après quelques minutes nous nous séparons, je lui fais un fin sourire qu'il me répond.

- Tu m'as manqué

- C'est pour ça que tu as répondu à ma lettre. Dit-il mais devant mon air, il comprend. Tu ne l'as même pas lue

- J'ai bougé beaucoup

- Mais tu as lu celle de Potter

- Désolé

- C'est pas grave. Dit-il en remettant une mèche de mes cheveux pourtant je sens que ce n'est pas sincère

- J'ai vu Parkinson avant et

- Il ne sait rien passer

- Je n'ai encore rien dit

- Tu me fais confiance?

- Oui

- Alors je te le demande, fais-moi confiance et ne demande rien

- Je suppose que c'est juste. dis-je en triturant mes mains. Ah! Ouh! Ah! J'ai ton cadeau, quelque part! dis-je en fouillant mes poches pour trouver un petit paquet

- Merci. Dit-il en la prenant, il l'ouvre et découvre un livre, Peter Pan. Tu t'en es souvenu

- Bien sûr

- Personne ne sait jamais intéressé à moi comme tu l'as fait. Embrasse-moi

C'était la première fois qu'il me le demandait. Je sais c'est absurde mais j'avais toujours l'impression que j'étais la seule à le vouloir. Ce cadeau a fait son effet, pendant une soirée ont avait parlé de nous. Et lui m'avait dit que sa mère lui avait offert ce livre quand il était petit avant qu'elle meurt. Mais son père l'avait brûlé peu après. Il n'avait jamais osé en racheté un. Ce moment est magique et alors que ses lèvres touchent les miennes, plus rien ne compte. Plus rien n'existe, à part, lui et moi.


Mackensy: un petit chapitre, mais ça va avançer plus vite maintenant
Raphaëlle: j'aime mon Théo
Théo: moi aussi
Mackensy: c'est mignon...