A l'aube mon père est venu me réveiller, on a presque aussitôt transplaner à la maison. Ça fait vraiment du bien de revenir ici. Winnie vient nous accueillir mais retourne bien vite en cuisine. Encore en pyjama et pas tout à fait réveillée, je me tourne vers mon père.
- Harry est resté chez Sirius?
- Non
- Il est ici?
- Il faut qu'on parle, vient dans le salon.
Cela me rappelle la discussion qu'on a eue un an plus tôt quand je suis arrivée ici. Pas très glorieux mais de l'eau à couler sous les ponts depuis. Enfin je pense. Je m'assieds à la même place et j'attends.
- Harry a été arrêté et emmené à Edinburgh
- Mais c'est en Allemagne
- Je sais où ce trouve Edinburgh. Il a été placé dans un centre pour sorcier ayant des problèmes avec leur pouvoir.
- Et vous les avez laissé faire. M'emportais-je en me levant. Il vous faisait confiance. Vous et Dumbledore deviez le protéger. Vous lui aviez promis.
- Silence! Cria-t-il; je m'assieds. C'est votre petite expédition qui leur a donné l'occasion de l'envoyer là-bas. Si vous n'aviez pas bougé et passez vos examens. Il serait encore là.
- Il croyait que Sirius était au ministère. Expliquais-je mais il s'en fichait, sa colère était à son paroxysme et il parcourait la pièce de long en large.
- Et toi quel est ton excuse?
- Il a dit que ma mère était là-bas
- Elle est morte, cela fait un an. Je croyais que tu l'avais compris
- J'ai cru. Enfin c'est pas comme si c'était la première fois que vous me mentiez.
- Ne viens pas sur ce terrain là. Gronda-t-il et je sais que je devrais me taire.
- Qu'est-ce qui va se passer maintenant?
- Je ne sais pas. dit-il si bas que je cru l'avoir rêvé.
- Mais Harry
- Est intouchable pour le moment, nous ne pouvons rien faire. Mais je vais te dire ce que toi tu vas faire. Je ne veux plus t'entendre, plus te voir, je veux que tu étudies. Albus te ferras passé tes examens plus tard.
- Père et cette prophétie
- Elle c'est brisé maintenant monte dans la salle d'étude.
Je monte la mort dans l'âme. Mon père me déteste et mon frère est à des kilomètres d'ici. Les pièces n'ont pas changé depuis notre départ. Le truc c'est que je n'ai vraiment pas la tête à étudié. Je ne l'avais déjà pas avant les examens et maintenant que je les ai loupé encore moins. J'ouvre quand même un livre mais je n'arrive pas à me fixer. Je joue avec ma plume en fixant le mur. Harry doit vraiment être mal, tout seul, là-bas. J'espère simplement qu'il ne ferra pas de connerie.
Cela fait maintenant une semaine que je me suis réveillée. Je pense de plus en plus que j'aurais du rester dans le rêve créer par ma maman. Mon père ne m'a plus parlé, il reste cloitré dans son laboratoire. Il ne mange plus avec moi, tout semble si triste. Encore plus que l'année dernière avant que vienne Harry ici. Le pire est qu'il me manque des parties de l'attaque du ministère. Quand Dumbledore est venu me voir et que j'ai dut raconter ce qui c'était passé. J'avais des blancs, et apparemment je ne suis pas la seule. Ron, Hermione et Théo ont le même problème. Ce dernier va bien et loge chez les Malefoy. Comme tous les jours de la semaine, je suis dans la salle d'étude et j'étudie. Je n'ai même plus envie de m'habiller, j'ai juste enfilé un vieux jeans et une chemise qui appartient à Théo. Je sais ça fait la petite amie clicher mais j'aime avoir son odeur. C'est à ce moment que mon père fait son entrée. Il ne semble pas avoir beaucoup dormi et son teint est encore plus blafard.
- Je pars, tu restes ici. J'espère que je peux encore te faire confiance.
- Oui père
Il sort et j'ai juste envie de lui hurler dessus. Mais je sais que ça ne servirait à rien pourtant je suis sûr que ça me libérerai d'un poids. La preuve qu'il va mal, il ne m'a même pas engueulé pour mon style vestimentaire. Dix minutes après qu'il soit partit j'entends la porte de la salle qui s'ouvre.
- Vous avez oublié quelque chose? Demandais-je en continuant à écrire.
- Oui toi. Dit une voix qui me glaça le sang.
- Vous mais. Réussis-je à articuler en me levant et m'éloignant de Stephen ou plutôt Voldemort.
- Chut mon ange. Dit-il en s'approchant, malgré ça j'essaye de garder un écart entre nous. Tu m'as encore échappé au ministère. D'abord Regulus puis les membres de l'Ordre. Mais là nous sommes seuls et personne ne viendra nous dérangez.
- Mon père va revenir. Affirmais-je alors que ses yeux prirent une couleur rouge rubis.
- Je ne crois pas. Il est partit combattre mes mangemorts, nous avons tout notre temps.
- Qu'est-ce que vous voulez?
- Je te l'ai dit, toi. Mais je te le conçois ma vision a changé. Que dirais-tu d'un sorcier ayant tes capacités et mes pouvoirs.
- Allez-vous faire foutre.
- Ne dis pas non avant de savoir ce que je peux t'offrir. J'ai des hommes infiltré partout et je peux faire revenir Potter
- Pour que vous le tuiez
- Alors je peux te promettre de le laissez en vie tant que tu m'obéiras. Non je vais même être plus généreux. Je te propose de faire une liste de personnes que je te promets d'épargner.
- Quel offre généreuse et que devrais-je vous donnez en contrepartie?
- Toi, ta vie, ton âme, ton corps. Pour être plus précis. Je veux que chaque secondes de ta vie soit mien, que tu penses à moi que tu vives pour moi.
- Vous n'avez pas assez de mangemort pour ça. Répliquais-je essayant de gagner du temps, lui rigola.
- Si et c'est pour ça que je veux plus. Je vais te prendre et quand je t'aurais fait mien alors ton âmes et ensuite ton corps m'appartiendra. Réfléchis bien. Ta vie contre celle de tes amis.
- Et si je refuse ou que par la suite je désobéis à vos règles?
- Si tu refuses; je te tues puis j'attends que ton père rentre et je le tue. Non sans vous avoir torturé bien sûr. Et si t'en venais l'envie de me désobéir, le pacte que tu vas signer me donneras la position exacte de tout ceux que tu inscriras dessus.
- Vous êtes un monstre.
- Je te laisse cinq minutes. Ensuite si tu acceptes, tu inscris les noms de ceux que tu veux sauver et tu viens me retrouver dans ta chambre. Sinon je viendrais te tuez.
Je tremble toute, j'ai envie de vomir. Mon cerveau tourne à fond et pourtant rien ne me vient. Le papier est juste devant moi. Si je le signe je m'engage à coucher avec ce porc mais sauve mes amis. Tant que je le suis car si je lui désobéis, je signe encore plus vite leur arrêt de mort. En plus je lui donne la liste de ceux à qui je tiens. Je n'ai pas le choix. Je commence à écrire. Mon père, mon frère, mes amis. Pendant que je le fais, les larmes coulent de mes yeux. J'ai si peur de la suite. Je me demande si ma mère est là. J'espère qu'elle ne regarde pas car la suite. Non, je ne veux pas. Elle avait promis de me protéger. Pourquoi n'intervient-elle pas? Je regarde une dernière fois les noms avant de rouler le parchemin. Je dois le faire pour eux.
Alors que je m'approche de ma chambre, les nausées deviennent presque insupportables. Il est là, Stephen, je préfère le voir comme ça que comme Voldemort. Il examine ma chambre, j'ai tellement envie que mon père arrive. Il se retourne alors que je suis toujours dans l'encadrement de la porte. Il s'avance et je le regarde dans les yeux. Avec le sourire, il me caresse la joue et de l'autre main me prend le parchemin. Il l'ouvre et hausse un sourcil au fil de la lecture. Finalement il le replie et le papier disparait.
- Tu as fait le bon choix. Maintenant bois ça. M'ordonne-t-il d'une voix douce en me tendant une potion de couleur ambrée.
- Qu'est-ce que c'est?
- Pas de question.
Je prends le petit flacon et la boit d'un coup sec. Elle n'a pas vraiment de gout. Alors que je repose le verre, je le vois m'observé. Il s'assied sur le lit et semble attendre quelque chose. Il m'examine et je me demande encore comment mes jambes tiennent le coup. Puis le couperet tombe et un simple ordre me glace le sang.
- Déshabille-toi.
- Quoi?
- Tu as bien compris. Et je déteste me répéter.
- Je ne peux pas
- Dommage. Si vite et tes amis qui comptent sur toi
Je ne lui réponds pas, je n'en ai pas la force. Je baisse les yeux et entreprend de déboutonné les boutons de ma chemise. Travaille plutôt ardu car mes mains tremblent et que les larmes brouillent ma vision. Finalement j'y arrive et l'enlève, il me fait signe de continuer. J'enlève mes chaussures puis mon pantalon mais je ne peux aller plus loin. Il rigole, il s'amuse comme un fou.
Il se lève et je ne bouge pas. Je reste pétrifié devant ce monstre. Ces mains parcourent mon corps et enlève les quelques vêtements qui me reste. Je ferme les yeux, j'essaye de me convaincre que je ne suis pas là. Ou que ce n'est pas lui mais Théo qui me touche. Mais ces mains sont si froides et dures. Alors qu'il me bascule sur le lit, j'ouvre les yeux je n'ai qu'une envie, crier. Cependant sa bouche capture la mienne pendant que ses mains continuent à se balader. J'essaye de repousser ce corps nu qui m'étouffe mais ses yeux me font comprendre que ça ne sert à rien. Alors je referme les miens.
- Ouvre tes yeux.
Je lui obéis mais mon esprit part loin. Je m'imagine loin d'ici, même la douleur que je ressens au bas ventre, je l'ignore. J'attends simplement que ça s'arrête. Après une éternité, le poids s'enlève. Je ne bouge pas.
- Le pacte est en marche. Je te recontacterai bientôt, mon ange.
Cinq, dix, vingt. Je ne sais pas combien de temps je suis restée, nue sur mon lit. Mais j'avais l'impression que mon corps et mon cerveau n'était pas connecté. Néanmoins, je me lève, je prends des habits et me dirige vers la salle de bain. Arriver là, je me jette sur les toilettes pour vider ce qu'il me reste sur l'estomac. C'est-à-dire pas grand-chose à part de la bile. Puis je prends une douche, je frotte jusqu'à ce que ma peau soit rouge. Je n'arrive pas à enlever son odeur, sa saleté qu'il a laissée. Je me laisse tomber par terre sous le jet d'eau et je laisse aller ma peine et ma colère. Ensuite j'enfile mon pyjama et je sors de la salle de bain. J'arrive devant ma chambre et je me fige. Je ne peux pas rentrer, pas là où il m'a violé. Non, je l'ai laissé faire. J'étais consentante, j'ai baisé avec ce connard de mon plein gré. Je ne suis qu'une pute. Cependant je ne peux pas dormir là, alors je me dirige vers la chambre de mon frère. Je m'assieds sur son lit, et replie mes jambes contre mon torse. Tous mes membres et mon ventre me font mal mais le pire est la brûlure que je ressens dans ma tête et mon cœur. Maintenant c'est clair, il m'a prit ma vie, mon âme et mon corps.
