"Auteur": Mackensy

Bonjour, est-ce que vous croyez au miracle. Bon je crois qu'il n'y a plus vraiment de lecteur pour cette fic mais quoi qu'il en soit, elle sera finie demain normalement. En tout cas j'écris l'épilogue demain, donc ceci est l'avant-dernier chapitre. Si il y a encore des lecteurs laisser une dernière trace de votre passage.


Je suis dans la réserve de mon père et je suis complètement perdue. J'ignorais qu'on pouvait mettre autant de truc dans des bocaux. C'est horrible, je n'aimerai jamais les potions. Bon quand il faut y aller, faut y aller. Je m'approche d'un premier bocal.

- Raphaëlle qu'est-ce que tu fais ici?

La voix de mon père m'a fait sursauter et j'ai brisé le bocal par terre. Je me retourne faisant une drôle de grimace. Lui est entre la colère et la résignation.

- J'attends. Fit-il
- Je me suis dis que vu que cette année c'est les Buses et que mon niveau est toujours nul. J'ai décidé de m'entrainer. Dis-je essayant d'être le plus convainquant possible.
- C'est une bonne idée mais je ne sais pas si l'école y survivra. Se moqua mon géniteur.
- Ça c'est malin.
- Quelle potion voulais-tu essayer?
- Le philtre de Paix.
- On le verra la semaine prochaine.
- Je peux prendre de l'avance.
- Tu veux de l'aide?
- Non ça ira.
- D'accord mais avant que tu pilles ma réserve il faut qu'on parle. Viens dans le salon.

Je le suis un peu stressée mais en même temps, je n'ai rien fait de mal. Enfin, je n'en ai pas encore eu le temps. Je m'assieds dans le fauteuil.

- Comment vas-tu?
- Bien. Répondis-je un peu surprise.
- Tu as eu des nouvelles crampes?
- Quelques unes mais rien d'insupportable.
- La sœur de Pompom va venir la semaine prochaine.
- Ok merci. Dis-je voulant me lever.
- Attends, qu'as-tu dis à ton frère?
- Rien de spécial, pourquoi? Demandais-je en espérant que ce dernier n'aie pas fait une bêtise.
- Depuis que vous vous êtes parlé, il est de meilleure humeur.
- C'est bien. Répondis-je soulagée.
- Tu ne veux pas me dire ce que tu lui as dit?
- Rien de spécial
- Et avec Drago comment cela se passe?
- Bien nous avons enterré la hache de guerre
- J'ai vu. Très bien tu peux y aller.
- Père, je voulais vous demander je sais que je ne pourrais pas monter sur un balai. Mais est-ce que je pourrais juste entrainer l'équipe?
- Je ne vois pas d'inconvénient
- Merci

Je le remercie mais en même temps, je ne sais toujours pas si c'est une bonne idée. Laissant ça de côté, je suis assez fière de moi. J'ai déjà un ingrédient pour notre potion, si les autres viennent comme ça tout ira bien. Après avoir testé la fausse potion, je sors des cachots et je retourne à la salle commune. Il est déjà tard et dans la salle il ne reste qu'Alec qui dort sur un fauteuil. Je m'approche de lui et lui secoue un peu l'épaule pour le réveiller. Il ouvre difficilement les yeux et s'assied.

- Tu auras sans doute meilleur dans ton lit, à demain. Dis-je rapidement, vu qu'on ne se parle plus.
- Raphaëlle. M'arrêta-t-il alors que j'allais monter les escaliers.
- Oui.
- Amanda m'a dit que tu étais… Commença-t-il mais il sembla incapable de finir sa phrase
- Quoi? M'énervais-je un peu.
- Enceinte. Laissa-t-il finalement tomber.
- Elle c'est trompée. Répondis-je sèchement.
- Ok si tu le dis.

Je dois être blanche et j'ai l'impression que mes jambes ne me porteront pas jusque ma chambre. Je me répète mentalement qu'aucun des deux ne parleront. Il ne faut pas qu'ils parlent. Je me glisse sous les couvertures, alors que je m'aperçois que mon ventre c'est encore arrondi. Combien de temps arriverai-je à le cacher?
Le lendemain, je commence par métamorphose et il fait chaud pour un mois de septembre. J'ai l'impression de bouillir littéralement et j'ai beaucoup de difficulté à écouter Mcgonagall. J'ai la vue qui se trouble et puis c'est le trou noir. J'ouvre les yeux et je soupire tout en me redressant, combien de fois me suis-je réveillé à l'infirmerie depuis que je suis à Poudlard? Myrthe arrive aussitôt avec sa sœur derrière elle.

- Comment te sens-tu?
- Vaseuse. Comment va-t-il? Demandais-je à mon tour en touchant mon ventre.
- Il se développe correctement. Dit-elle mais je compris autre chose.
- Correctement mais trop rapidement
- Oui à ce rythme dans un mois, il sera là.
- Un mois. Répétais-je en pensant à la potion, tout semblait se réunir, cette nouvelle échéance me faisait peur.
- Je pense qu'il faudrait que tu arrêtes l'école déjà maintenant. Ces crises vont se multiplier si tu fais trop d'effort.
- Je vais devoir rester coucher?
- En tout cas, le plus possible.
- Mon père va me tuer. Dis-je ne me rendant pas compte que le concerner était déjà là, seulement je ne l'avais pas vu.
- Tu vas partir chez ta marraine. Dit-il en entrant dans mon champ de vision.
- Je pourrais rester à Poudlard dans vos appartements.
- Non je ne serais pas toujours là et de cette façon elle pourra veiller sur toi.
- Très bien. Répondis-je sachant que de toute façon mon avis ne comptait pas.
- Va chercher tes affaires et rejoins-moi dans mes appartements.

Je remercie les infirmières et sors de l'infirmerie. Ce n'est pas bon pour notre plan, vraiment pas bon. Les garçons devront se débrouiller seuls pour les ingrédients, ils pourront se débrouiller mais le cheveu d'Hermione, se sera loin d'être gagner. A la place de me diriger vers la salle commune de ma maison, je me dirige vers la tour des Gryffondors. Grâce à Harry, je connais le mot de passe et je rentre, les autres sont en cours et je peux monter dans le dortoir des filles. Je trouve les affaires d'Hermione, sa brosse avec des cheveux. J'en prends une poignée et je file en douce. Autre problème, comment donner les cheveux et l'ingrédient à Dray ou Théo. Je retourne dans ma salle commune pour emballer mes affaires tout en pensant à un moyen.

- Qu'est-ce que tu fais? Me demanda une voix derrière moi.
- Tu m'as fait peur. Dis-je en me retournant, c'était Amanda.
- Tu t'en vas?
- Tu n'es pas en cours?
- Moi d'abord. Dit-elle, elle c'était vraiment affirmée depuis la rentrée.
- Oui je m'en vais. Dis-je en continuant de faire ma valise.
- Tu es vraiment enceinte hein?
- Probable. Hésitais-je en haussant les épaules toujours dos à elle. Alors pourquoi n'es-tu pas en cours?
- Je voulais te voir.
- Pourquoi? Pour te moquer de moi. Fis-je maintenant en colère mais elle mit une main sur la mienne et je l'a regarda enfin.
- Non, Harry m'a fait envoyer des tonnes de roses et je voulais parler avec toi comme avant, entre filles.

Une conversation banale, depuis quand n'en ais-je pas eu. Les larmes montent à mes yeux et je suis sur le point de m'effondrer.

- Raph. Dit-elle en me prenant dans ses bras.
- Désolée, les hormones je suppose.
- Tu t'en vas où?
- Chez ma marraine.
- On se reverra?
- J'en sais rien mais je suis contente de t'avoir eu pour amie, toi et les autres. Et Harry est quelqu'un de bien.
- Je le pense aussi. Répondit mon amie en ayant de nouveau se sourire d'amoureux. Si tu as besoin de quoi que se soit.
- Oui j'aurais besoin que tu donnes quelque chose à Théo pour moi.
- C'est lui le père?
- Oui et je ne peux plus l'approcher.
- D'accord qu'est-ce que je dois lui donner.

Je prends une enveloppe et je mets discrètement dedans les précieux éléments, je referme le tout, scelle pour que seul lui puisse l'ouvrir et lui tend.

- Donne-lui quand il est seul, d'accord.
- Ok
- Raphaëlle. Cria une voix d'en bas.
- C'est ton père. Tu ferrais mieux d'y aller.
- Oui, merci.

Elle m'aide à porter ma valise et nous descendons, mon père m'attend. Il semble surprit de voir Amanda mais il ne dit rien. Je dis au revoir à mon amie et je suis mon père. Nous croisons quelques élèves mais le regard noir de mon père les dissuade de me regarder trop longtemps. Hors de Pourdlard, nous transplanons directement devant le manoir Malfoy.

- Oh Raphaëlle, je suis si contente de te voir. M'accueillit Narcissa dés le pas de la porte passée.
- Moi aussi
- Severus tu restes manger?
- Non, j'ai cours.
- Très bien.
- Sois sage Raphaëlle.
- Au revoir Père. Dis-je mais il est déjà partit.

Je sais qu'il est toujours contrarié, en partie parce que les gens vont se demander pourquoi je ne suis plus à Poudlard. Il regrette certainement sa vie paisible.

- Arrête de te triturer l'esprit, Severus est comme ça, je te l'ai déjà dit. Essaya de me rassurer ma marraine.
- Oui mais on est si différent.
- Je retrouve quand même beaucoup de lui en toi. Sourit-elle. Nous allons manger et puis tu iras te coucher.

Je suis son planning, jour après jour. Le temps est long, je ne bouge presque pas, je ne peux même plus sortir tellement il faut mauvais dehors. Je m'ennuie et je ne reçois aucune lettre. Le point positif c'est que je n'ai plus de crise. Par contre le bébé bouge de plus en plus et moi de moins en moins. J'ai l'impression d'être un éléphant. Myrthe vient me voir une fois par semaine et apparemment c'est pour bientôt. J'ai tellement peur et je ne sais même pas où en sont les garçons. Je n'ai pas revu mon père depuis qu'il m'a conduit ici, même lui me manque. Narcissa s'occupe de moi mais j'ai ce manque. Harry me manque, mes amis me manquent et Théo me manque affreusement.
Alors que je suis plongée dans mes pensées, j'entends un bruit en bas. D'habitude le silence est d'or au manoir. Je tends l'oreille mais plus rien. Je me lève doucement et vais vers la porte quand celle-ci s'ouvre d'un seul coup. Ma respiration s'accélère quand je vois qui est devant moi. Le père de mon enfant se tient droit avec son sourire diabolique et sa baguette à la main.

- Je t'ai manqué?
- Qu'est-ce que vous faites là?
- J'ai appris que mon bébé allait bientôt naître, je n'aurais raté ça pour rien au monde. Mon héritier, enfin. Dit-il en posant sa main sur mon ventre, je suis comme pétrifiée et encore plus quand le bébé donne un coup de pied comme s'il lui répondait.
- Tu vas venir avec moi. Ordonna le brun en me saisissant le poignet.
- Qu'est-ce que tu as fait à Narcissa?
- Ce que je fais toujours au traitre ma chère.
- Elle était sur la liste.
- C'est pourquoi elle n'est pas morte, elle a juste souffert, terriblement. Sourit-il.

Une douleur me foudroie et je tombe à genoux. Je sens quelque chose d'humide et je le regarde paniqué.

- Oh, on dirait que mon héritier en prêt à venir.
- Non, non, non. Suppliais-je en me pliant en deux, tenant mon ventre.
- Ne t'inquiète pas tout ira bien.

Il me porte comme une princesse et on transplane, je sens qu'il me pose sur un lit mais j'ai tellement mal. Les minutes passent et un homme entre dans la pièce. Voldemort lui parle et puis le nouveau venu m'examine.

- Effectivement, il va bientôt arriver. Mademoiselle quand je vous le dirai vous devrez pousser.
- Non. Dis-je en serrant les draps, les dents et les jambes.
- Soyez raisonnable, le bébé doit venir.
- Je refuse de pousser. Criais-je, Voldemort s'approcha de mon visage et me dit.
- Ecoute moi bien, soit tu fais ce qu'il te dit, soit je t'éventre et je prends moi-même ce bébé. Et comme tu auras rompu le contrat, tous ceux à qui tu tiens mourront.
- Un, deux, trois, pousser. Compta l'homme sans être déstabiliser par les menaces proférer par le mage noir.
Je pousse, je crie, j'ai l'impression qu'il me déchire de l'intérieur. Le temps semble être arrêté, il n'y a plus que moi, la douleur et le bébé qui semble beaucoup trop gros pour sortir.
- Je vois la tête, Il va falloir pousser une dernière fois.

Non, c'est impossible, je n'ai plus de force. Voldemort me prend la main, je le regarde, il semble différent. Je sens la contraction et avec mes dernières forces que je puisse je ne sais où, je pousse. Libération, j'entends les pleures et je souris. Je vois cette bouille pleine de sang, je veux le prendre dans mes bras mais Voldemort le prend avant et s'en va avec. Je hurle, je pleure, je le supplie mais il ne revient pas. Exténuée, je sombre.
Je me réveille et je m'assois dans ce lit beaucoup trop grand. J'ai des difficultés à me recentrer, mais quand je repense à ce qui c'est passé, je commence à pleurer. Il m'a enlevé mon bébé, je n'ai même pas pus le prendre dans mes bras. Alors que je pleure toujours, la porte s'ouvre et je vois une scène qui pourrait être attendrissante si elle n'était pas si irréelle. Voldemort portant mon bébé, il s'approche et me le tends. J'ai comme un moment de flou avant de tendre les bras pour le prendre. Il est juste parfait. Il a son petit nez parfait, ses oreilles parfaites, ses pieds, ses mains, il est juste parfait.

- Je te présente Esteban, notre fils.
- Esteban? Répétais-je étonnée.
- Le couronné, un prénom parfait pour mon héritier.
Je le regarde puis regarde mon fils, notre fils. Esteban, c'est un beau prénom.
- Il va avoir faim, je te le laisse, j'ai une réunion.
- D'accord.

Enfin il est partit et je peux être seule avec Esteban. Ce dernier commence à remuer en faisant aller sa bouche. Il a faim d'accord mais comment je suis sensée lui donner à manger. Il pleure et je suis complètement en panique. Il gigote et semble chercher quelque chose à boire mais je n'ai rien. Quand soudain, je sens ma blouse se mouiller. Que je suis conne, un peu maladroitement je place le bébé à mon sein pour qu'il puisse boire et oh miracle, ça fonctionne. Je le regarde boire et je suis sous le charme. Quand il a fini, je lui fais faire un rot comme je peux. Merci aux livres que j'ai lu. Puis je le pose dans le berceau qui se trouve à côté de mon lit. Il s'endort facilement et je le regarde. Je pourrais le regarder pendant des heures mais les problèmes me reviennent en tête. Je suis chez Voldemort, il faut que je trouve un moyen de m'enfuir. Mais vu l'état dans lequel je suis, ce n'est pas envisageable. Je m'endors faute de meilleure occupation.
Un mois est passé, Voldemort vient rarement, il semble préoccupé mais avec le bébé et moi, il se montre avenant. Il m'a fourni des vêtements pour moi et pour le bébé. Il vient parfois dormir dans mon lit qui est en faites son lit mais il ne m'a plus touché pour mon plus grand plaisir. Je crois que se sont les pleures d'Esteban qui le font fuir, il se réveille toute les trois heures pour boire. Mon seul travail, c'est de m'occuper de lui et je pourrais y prendre goût où c'est le manque de sommeil et de lumière qui me font devenir folle. Je ne suis pas sortie de cette chambre et seule moyen d'avoir un aperçu de l'extérieur, c'est une fenêtre.

Un mois pile après mon arrivée, une odeur de bruler me réveille. Il fait nuit dehors, Esteban dort toujours. Je me lève et regarde par la fenêtre, une partie du manoir brûle. Je m'habille, je prends mon bébé que j'enroule dans une couverture et je m'approche de la porte. J'entends des cris et des explosions puis le calme plat. Puis des voix me parviennent.

- Vous l'avez trouvé? Demanda une première voix
- Non pourtant d'après Rogue la chambre doit être par ici. Fis une deuxième voix suivit d'une troisième.
- Elle est peut-être dans les cachots.
- Non, on a été voir.
- Elle n'est peut-être pas là.
- Le mangemort interrogé a dit qu'elle y était.
- Il faut la trouver et tuer cette pourriture. Fit la première voix, d'abord je crus qu'il cherchait Voldemort mais la suite me donna des frissons.
- Tu t'en charges, moi je ne tues pas un bébé. Dit la troisième voix suivit d'un reniflement.
- Et la gamine?
- Rogue la veut vivante mais elle a couché avec l'ennemi donc si on l'a tue personne ne la regrettera.

J'étais sous le choc, l'équipe de sauvetage était là mais pas pour me sauver, ils voulaient me tuer et tuer mon bébé. Il n'en était pas question mais qu'est-ce que je pouvais faire, coincée dans cette chambre sans baguette. Un bruit derrière moi me fit sursauter, un Voldemort en sang venait de transplaner. Il tomba par terre et Raphaëlle s'approcha de lui, elle se mit à genoux tenant son fils contre son cœur. Le mage noir tendit le bras et toucha la peau du bébé lui mettant du sang par la même occasion. Et chose rare, il sourit.

- Ton frère m'a finalement battu. Je voulais le revoir. Ne les laisse pas le tuer. Dit-il sa voix était hachée, il cracha du sang.
- Je me battrais pour lui.
- Sors par cette porte. Montra-t-il derrière moi, un panneau secret s'ouvrit. Ça te mènera aux sous-terrains, continue toujours tout droit et tu arriveras à la sortie de la forêt. De là prends ce portoloin, il t'emmènera en sécurité. Ne reviens jamais, ils vous tueront.

Les larmes coulent de mes yeux, je prends le portoloin et ma baguette qu'il me tend. Je tiens fermement Esteban et je me mets à courir sans un regard derrière moi. Le passage c'est refermé, je l'ai entendu mais de là, je cours sans m'arrêter. Arriver à la forêt, je vois au loin, le manoir en feu, j'active le portoloin qui me transporte je ne sais où.


Je m'excuse encore pour ... ce n'est plus du retard, c'est encore pire mais j'espère que si il y a encore des lecteurs, ce chapitre vous aura plus. Et on se retrouve de toute façon bientôt, promis, pour l'épilogue.