Chapitre 6
Bonjour à tous! Voilà la suite de notre histoire! Pour ce chapitre il y a un avertissement à cause du langage de certains mal élevés, vous êtes prévenus ;)
Bonne lecture !
Sur l'île qu'était le pays des tourbillons, le temps passait différemment que sur le continent, tout y était fait plus lentement. Même vieillir se faisait plus lentement. Beaucoup de femmes du continent venaient y suivre des cures espérant, vainement, acquérir cette longévité particulière que partageaient tous les natifs de l'île. Mais la vie s'accélérait quand on franchissait les portes du village caché d'Uzushio. Les gens y étaient plus vifs qu'ailleurs, bavassant gaiement, chantonnant en faisant leurs marchés. Même les Ambu n'avaient pas l'air bien impressionnants lorsqu'ils se trimbalaient des boites de ramen à travers les toits de la ville et les villageois les interrompaient souvent pour échanger des petits bavardages sans importance.
Sakura Uzumaki regardait le ciel en fronçant les sourcils, ses yeux marqués de fines rides se plissant sous le soleil. La journée avait mal commencé : une de ses équipes qui devait rentrer la veille ne donnait aucun signe de vie et le ninja qu'elle avait envoyé à leur rencontre semblait avoir lui aussi disparu.
En entendant un grommellement dans son dos, elle serra les points et se retint de frapper vigoureusement son vieux chouineur de mari. Elle remit en place une longue mèche rouge derrière son oreille, refixa d'un geste son chignon et se posa, les bras croisés, devant son bureau.
« Bon Kiiyo, je refuse de continuer cette conversation ! Les Ambu ne sont pas fait pour aller acheter tes ramen ! Alors arrête de donner des ordres à mes ninjas ! »
« Mais Sakura ! Ils n'ont rien à faire alors je ne fais que leur donner un peu de travail ! Et tu sais bien que le chemin vers le restaurant est interminable et c'est pas bon pour mes vieux os de… »
« 15 fois cette semaine ! Tu les as envoyés 15 fois, et on est Mercredi ! J'ai eu plusieurs dépôts de plaintes à ce sujet ! Et tu sais très bien que tu as du cholestérol ! Alors soit tu te décide à bouger ta vieille carcasse, soit tu abandonne les ramen ! »
Les sourcils de Kiiyo se haussèrent tellement qu'ils semblèrent rejoindre sa chevelure grise indomptable alors qu'il faisait face à sa femme, l'air scandalisé.
« Comment peux-tu dire ça ?! Les Ramen sont notre fierté nationale ! Le monde entier vient à Uzushio pour avoir ne serait-ce que la chance d'y goûter ! Et si tu refuse de reconnaitre l'aspect divin de ce… »
Sakura regarda son mari d'un air navré. Elle aimait son mari, profondément, mais elle ne pouvait qu'admettre la vérité … il était un idiot !
Quand elle l'avait présenté à la chef du clan, elle lui avait dit que cet homme était trop idiot pour devenir un Uzumaki, qu'il leur ferait honte. Ils s'y étaient mis à deux pour la faire plier et au bout de deux longues années, la vieillissante chef de clan leur avait cédé. Elle avait célébré leur mariage et avait démissionné le jour même lui jurant qu'elle regretterait d'avoir épousé cet homme. Quarante ans de mariage plus tard, elle ne le regrettait toujours pas. Elle bénissait juste les dieux que leur fils ne soit pas comme lui !
Elle balaya son bureau du regard, parcourant rapidement les lettres qu'elle avait reçu. Kiiyo, voyant que sa femme ne l'écoutait plus, s'arrêta de parler et l'approcha, se plaçant derrière elle pour lui masser distraitement les épaules.
« Et à propos du petit, Konoha a répondu ? »
« Non toujours pas… Mais je sais qu'Hiruzen est très occupé, j'espère juste qu'il ne tardera pas trop ! Le pauvre petit… seul dans un orphelinat ! »
« Comment tu as dit qu'il s'appelait déjà ? »
« C'est.. »
Un coup frappé à la porte les interrompit.
L'image qui accueillit le garde à son entrée était familière mais il se laissa le temps de l'admirer.
Leur chef assise devant son bureau, aussi ordonné que son chignon laissant échapper de longues mèches rouges, le visage doux et les yeux verts attentifs. Personne ne pourrait croire devant son doux minois qu'elle venait de fêter ses 56 ans et qu'elle avait le caractère le plus volcanique jamais vu dans ce petit coin de pays, ses disputes fréquentes avec son époux faisant régulièrement trembler le village.
Les mains toujours posées sur ses épaules, le dit mari fixait un grand sourire sur le ninja qui les regardait en silence, attendant la permission de parler. La présence du vieil époux dans le bureau de la Kage était tellement commune que les villageois en riaient souvent, disant qu'ils avaient deux Kages à la tête de leur village. Et il était bien connu qu'ils prenaient toutes leurs décisions à deux bien avant d'en parler aux autres, malgré leurs disputes continuelles, ils étaient en osmose parfaite lorsqu'il s'agissait d'agir sérieusement.
« Je t'écoute ! »
« Kage-sama, Uzumaki-sama, des villageois ont trouvé un corps non loin de là. Son identité a été confirmée … c'est Sui, Madame ! »
L'Uzukage se redressa immédiatement, les doigts fins de son mari quittant ses épaules sous le geste. Elle avait envoyé Sui le matin même pour rechercher la team qui avait du retard.
« Quelles sont les circonstances de sa mort ? »
« Il a été embusqué, par des ninjas … Madame, il semblerait que ce soit des ninjas de Konoha… »
Une énorme explosion retentit faisant trembler le bâtiment. Ils virent par la fenêtre le mur d'enceinte s'écrouler et des ninjas commencer à affluer, certain semblant avoir déjà pris position à l'intérieur du village.
« Allez-y ! Tout de suite ! » Ordonna Sakura en attrapant son arme cachée dans le bureau.
Le ninja hocha la tête et se précipita en brisant la fenêtre. Kiiyo regarda sa femme, ne sachant que faire.
« Je crois que Konoha nous envoie sa réponse… Je n'aurais jamais cru ça d'Hiruzen ! »
« Sakura ! Il faut… »
« Je sais…. Kiiyo, tu dois y aller, tu sais ce que tu as à faire ! »
Kiiyo hocha gravement la tête, lançant des regards paniqués vers la foule de ninjas ennemis progressant dans le petit village. Sa femme le regarda gravement puis s'avança vers la fenêtre, prête à s'élancer à son tour. Kiiyo lui attrapa le bras et la serra contre lui, l'embrassant aussi fougueusement qu'il l'avait fait à 20 ans.
« Je t'aime… »
Elle posa sa tête contre son front, ses yeux verts plongeant dans ses yeux gris.
« Moi aussi… à jamais ! »
Et, sans se retourner, elle disparut par la fenêtre.
Les ninjas affluaient de toute part, Kiiyo entraperçu amèrement des bandeaux du village de Konoha parmi la foule de bandeaux de Kiri et d'Iwa. Il grava cette image dans son esprit et pendant qu'il sentait un immense souffle de chakra, la marque de fabrique du jutsu de sa femme, il s'esquiva par une porte dérobée.
Il traversa un long couloir, les cris résonnant autour de lui, puis il arriva devant une petite barque cachée dans l'embarcadère. Doucement, silencieusement, il prit place dans la barque et commença à ramer, le cœur gonflé de peur, d'amertume et d'espoir en voyant le village des tourbillons sombrer peu à peu dans les flammes.
Une fois arrivé sur la terre ferme, il regarda avec haine la boite posé au fond de la barque. A chaque fois… à chaque fois cette boite l'empêchait de rester à ses côtés, à chaque fois il était obligé d'agir en lâche. Il attrapa la boîte d'un geste rageur et s'enfonça dans la forêt en cherchant le bouleau. Il le repéra rapidement, l'arbre détonnait parmi la forêt de pins. Il caressa pensivement l'écorce, cherchant du doigt une marque bien…là ! Il sourit en la caressant. C'était au pied de cet arbre qu'il l'avait rencontré, il avait 24 ans…elle en avait 16…
« Papa ! Attends ! »
Un petit garçon avançait péniblement, son bras tiré en avant par son père qui marchait à grands pas.
« Bouges toi, sinon je te laisse ici ! » dit-il en tenant de son autre bras un bébé qui hoquetait sous les pleurs. « Tais-toi ! Il aura fallut qu'elle accouche d'une braillarde en plus ! Comme si j'en avais pas assez de toi ! »
Le petit garçon regarda le village sous les flammes en se laissant trainer par son père vers le port.
« Ils l'ont bien mérité ! Tous ces prétentieux…ah ! Ils font moins les malins maintenant ! »
« Mais papa… Elle est où Maman ? »
Le petit garçon fût pris de panique en réalisant l'absence de sa mère et essaya de sortir de la barque dans laquelle son père venait de le pousser.
« Rien à foutre de cette salope ! Qu'elle crève avec sa petite famille de merde ! Tu crois que je ne le savais pas qu'elle voulait vous emmener ! On m'aura pas comme ça ! Reste là jte dit ! » Dit-il en attrapant sauvagement l'enfant pour le plaquer sur le siège.
« Prends-la ! » Et il mit sans ménagement le bébé âgé de quelque mois dans les bras du petit garçon avant de se mettre à ramer pour s'éloigner du village tout en lançant des insultes vers le rivage « Tu fais moins la maligne, hein ! Tu me traitais d'ivrogne et ba voilà ! Voilà ce qu'il te fait l'ivrogne ! Saloooope ! Je leur ai tout dit ! Tout ! Vas-y crève avec eux ! Putain d'Uzumaki de meeeeeeeeeeerde !... »
Le petit rouquin serra contre lui sa petite sœur que les pleurs avaient épuisé, il la berça et chuchota doucement pour que son père ne l'entende pas.
« T'inquiète pas Karin, pleure pas… Maman va venir nous chercher, elle va venir…. »
Une immense explosion retentit au loin, l'homme s'arrêta de ramer un instant puis lança un cri victorieux, ne s'apercevant pas du petit garçon face à lui en train de se balancer d'avant en arrière, serrant le bébé contre lui en murmurant « elle va venir…. ».
Il attendit 5 jours au pied de l'arbre. Pendant 5 longues journées, il scruta anxieusement l'horizon.
Elle avait dit qu'elle le rejoindrait… elle allait venir…
Septième jour… il cacha la boite et partit se renseigner discrètement dans les villages alentours. Il se dirigea vers le village le plus proche, jouant les vieux paysans qui va faire son marché. Les visages étaient graves, ça n'annonçait rien de bon.
« Tu as entendu ce qui est arrivé à Uzushiogakure ? »
« Oui c'est terrible ! Qui aurait pu croire qu'une telle tempête dévaste ce village ! »
Kiiyo se figea en fronçant les sourcils, « une tempête » ?
Il s'approcha nonchalamment des deux femmes en train de discuter devant un étalage de poisson.
« Excusez-moi, vous avez parlé d'un tempête ? »
Les deux femmes regardèrent le vieil homme d'un air suspect avant que l'amour des ragots ne prenne le dessus.
« Mais oui mon pauvre ami ! Vous n'êtes pas au courant ? Une immense vague est apparu dans la nuit et à tout emporté sur son passage ! C'est les pêcheurs qui ont vu ça ! On dit qu'ils ont été sur l'île et que tout a été dévasté ! Il n'y a plus rien, pas un seul survivant ! Les pauvres gens, mourir comme ça ! »
Kiiyo sentit son sang se figer dans ses veines, se glacer puis remonter tambouriner dans ses tympans. Il s'accrocha un instant au rebord de l'étal.
L'une des deux femmes sembla sentir son trouble.
« Vous allez bien ? Vous voulez de l'eau ? Vous aviez de la famille là-bas ? »
Kiiyo se ressaisit à ce mot.
« Oui, oui, je vais bien, merci. »
Et il s'éloigna rapidement du village. Il était inutile d'aller à Uzushio, l'île était surement surveillée. Il n'avait qu'un endroit où aller.
Il retourna près du bouleau et grava un nom sur l'arbre, juste sous un S et un K entourés d'un cœur. Si sa Sakura était toujours en vie, elle saurait où le rejoindre. Elle lui avait laissé des consignes strictes à respecter et il s'y tiendrait.
Après avoir récupéré la boîte 100 fois maudite, il se mit en chemin vers la seule chose qui lui était précieuse après sa femme. Son fils, Kazuma.
Rejoindre son fils fut très risqué, et il mit beaucoup plus de temps que prévu pour rejoindre Ame.
En effet, le chemin le plus court pour y accéder traversait le pays du feu. Il avait fait son possible pour contourner Konoha et ne pas être repéré bien que, le visage blême et le dos avachit sous une longue cape suffit à le rendre insoupçonnable de toute attaque.
Il mit un peu plus de deux semaines à faire cette traversée et quand enfin il franchit la frontière du pays du feu, c'est avec soulagement qu'il se redressa.
Kazuma habitait un petit village situé entre Amé et le pays du feu. Il s'y était installé car il y avait rencontré sa femme, une charmante jeune fille du nom de Yuki. Kiiyo avait d'abord été révolté d'apprendre que son fils et qu'après son petit-fils, vivrait en dehors d'Uzushio mais sa femme l'avait vite apaisé. Si leur fils ne voulait pas vivre dans le pays des tourbillons, ils devaient le respecter… à condition de leur rendre visite assez souvent !
Il n'avait pas vu son fils depuis plusieurs mois maintenant mais Yuki, qui attendait son deuxième petit-fils (ou petite-fille !), n'était pas en état de voyager et Kazuma se refusait à la laisser seule.
Préférant se concentrer sur l'idée de revoir son fils et sa petite famille, Kiiyo avança courageusement à travers les plaines mais bientôt, bien trop tôt, quelque chose l'arrêta. Une vue au loin, qui le fit s'appuyer plus lourdement sur son bâton, serrant la boîte tellement fort contre lui que plus une goutte de sang ne parcourait ses doigts.
13 ans…
Ca faisait 13 ans qu'il errait sans but, traînant sa boîte qui ne lui serait d'aucune utilité.
Il était le dernier.
Lorsqu'il était arrivé au village de son fils, il n'avait vu que destruction. Une guerre entre Konoha et Ame, ils avaient dit. Il s'était renseigné, dans l'espoir que Kazuma et sa famille ai échappé au massacre mais non, l'information était tombé comme un couperet… ils étaient morts. Kazuma…Yuki…et même le petit Nagato…
Il était seul.
Sakura ne l'avait jamais rejoins, et pourtant il avait attendu… si longtemps…Mais il lui avait promis. Il devait vivre pour former la prochaine génération. Quelle ironie ! Tous les Uzumaki étaient morts ce soir là !
Il avait entendu parler de survivants d'Uzushiogakure qui se seraient réfugiés au pays des vagues, aucun Uzumaki mais au moins, il mourrait parmi les siens …
Un pont relayait le pays du feu au pays des vagues, il faillit passer sous l'insigne sans même y faire attention mais un objet décida que le moment était venu de tomber, sur sa tête bien évidemment. Le vieil homme se frotta le crâne en grommelant, levant les yeux pour en observer l'origine. Un ouvrier, la bouche grande ouverte, le marteau figé dans son mouvement, le fixa sans bouger pendant quelques longues secondes avant de réagir enfin.
« Oh, Monsieur ! Je suis vraiment désolé, ma main a glissé et… juste au moment où vous passiez ! Je suis désolé ! »
L'ouvrier, tout en s'excusant descendit de son perchoir pour examiner le crâne meurtrit du vieil homme. Kiiyo, de mauvaise grâce, lui dit que ce n'était rien et examina un instant l'œuvre en cour.
Visiblement un festival s'annonçait, des fleurs et d'autres gravures de bois colorés décoraient l'entrée du pont. C'est en admirant les décorations qu'il tomba sur le nom du dit pont. Un rire lui échappa.
« Le Grand Pont de Naruto ?! Vraiment ?! hahaha »
L'ouvrier changea immédiatement de couleur.
« Je vous interdit d'en rire ! Ce pont à une histoire, une histoire glorieuse ! Une équipe de ninjas de Konoha nous a sauvés d'un terrible tyran qui voulait empêcher la construction de ce pont ! Sans ces ninjas, jamais le village ne se serait soulevé et on serait toujours sous le joug de cet imposteur ! »
Kiiyo leva les mains en signe d'apaisement.
« Ok, ok, je m'excuse mais… que viens faire le Ramen là dedans ? »
« Hein ? »
« Naruto ! C'est un ingrédient du Ramen ! »
« Ramen… non je connais pas… » Mais avant que Kiiyo eu le temps de s'offusquer de la nouvelle (sérieusement ?! qui ne connais pas le Ramen ?! Ce met divin qui… hum hum je m'égare), l'ouvrier poursuivit. « Mais Naruto était le prénom de l'un des ninja ! Ce gamin sera un ninja merveilleux, moi je vous le dit ! Naruto Uzumaki, un nom qu'il faut retenir ! »
Et là, pour la deuxième fois, le temps s'arrêta. L'ironie hein…
Il se revit dans le bureau de sa bien aimée, la regardant écrire la lettre pour demander la garde d'un certain petit orphelin de Konoha.
« … et comment il s'appelle ce petit ? »
« Naruto ! Oui je sais quelle drôle d'idée ! Je me demande pourquoi ses parents… »
Drôle d'idée en effet…
Il regarda le ciel, souriant. C'était sa Sakura qui avait fait tomber cet objet, c'était sa façon de le prévenir. Lui fracasser le crâne, c'était bien son genre !
Il laissa échapper un rire qui inquiéta l'ouvrier, le pauvre vieux avait été cogné trop fort !
« Quelle belle journée ! Une belle journée pour aller à Konoha ! » Dit-il avec un grand sourire.
Et il fit demi-tour sous le regard inquiet de l'ouvrier qui se demandait s'il devait arrêter le vieil homme et le ramener chez lui.
Le voyage jusqu'à Konoha se fit d'un pas si léger qu'il s'étonna lorsqu'il aperçu les portes du village. Mais, face à ces portes, il hésita. Konoha les avait trahis, Konoha avait détruit Uzushio, ils avaient tué sa femme. Sa femme…
Dans un soupir il s'avança vers les portes et fût surprit de voir une foule dense aller et venir dans le village. Les gardes ne l'arrêtèrent pas sur son passage, chose étrange lorsque l'on sait que chaque entrée est systématiquement enregistrée dans un village ninja. Que se passait-il ? Pourquoi y avait-il autant de ninjas étrangers dans ce village ? Un festival ? Non, plus grand…
Il obtint sa réponse lorsqu'une jeune fille aux longs cheveux blonds passa en expliquant haut et fort qu'un certain Sasuke serait le vainqueur de l'examen chunnin à son amie aux cheveux rose.
« L'examen chunnin alors… ma foi ça m'arrange ! » pensa le vieil homme. « Bon… maintenant il faut que je trouve le petit… mais comment vais-je le trouver ? »
Une odeur divine interrompit sa réflexion. RAMEN !
Bien vite son nez le dirigea vers un stand de Ramen. Sans réfléchir, il s'installa et commanda le met divin.
Une jolie petite brune le lui servit avec un grand sourire qui s'effaça de surprise lorsque, en quelques bruits de déglutitions, le vieil homme fini son ramen et en recommanda un. Il en était à son troisième bol lorsqu'il entendit la jeune femme parler à son père en riant.
« Eh bien ! Cet homme fait presque concurrence à notre petit Naruto ! »
« Naruto ? Vous connaissez un garçon qui porte se nom ? »
La jeune femme hésita mais devant la bonhomie du vieil homme, elle continua dans un sourire.
« Mais oui bien sûr ! Naruto Uzumaki ! Notre prochain Hokage à l'entendre ! » Termina-t-elle avec un clin d'œil.
« Ah mon trésor, vous tombez bien ! Figurez-vous que je le recherche ! Savez-vous où je peux le trouver ? »
« Vous cherchez Naruto ? » Une petite frimousse surgit, un petit garçon avec une écharpe d'une longueur improbable lui tira le bras en lui indiquant une direction. « Il est là bas sur les terrains d'entrainement, vous pouvez pas le louper papy ! »
Kiiyo le remercia et, après avoir payé la jeune demoiselle, il se dirigea d'un pas sûr dans la direction que lui avait indiqué le gamin.
Après avoir dû demander plusieurs fois son chemin, il trouva enfin ce qu'il cherchait. Le terrain s'étendait en contrebas, parcouru ici et là de poteaux d'entraînement et, devant l'un deux, un jeune garçon se battait vigoureusement contre lui-même.
Il vérifia un instant qu'il n'y avait personne d'autre puis avança.
Un Uzumaki blond ?! Mais quelle idée !
« …Il s'appelait Kiiyo Uzumaki. Il m'a raconté toute l'histoire, tout ce qu'il en savait…Au début je ne l'ai pas cru, je l'ai traité de vieux fou mais il a insisté. Il m'a dit qu'il attendrait que je sois prêt et il est partit en me disant où je pourrais le trouver. Honnêtement, pas un instant j'ai douté de Konoha, j'ai mis cette histoire dans un coin de ma tête et j'ai continué à m'entraîner comme si de rien était. Et bon… avec tout ce qui s'est passé par la suite, je n'ai pas eu le temps d'y penser et je l'avais presque oublié quand Tsunade-baba m'en a parlé ce soir là. A ce moment là, je n'ai eu qu'une chose en tête, le retrouver. Je suis partit du bureau et j'ai filé faire mon sac avant de quitter le village. Et voilà…. »
Sasuke observait Naruto en fronçant les sourcils, attentif aux expressions du blond. Son histoire se tenait mais pourquoi…
« Pourquoi tu ne veux pas revenir à Konoha ? »
« C'est pas que je ne veuille pas revenir un jour mais… » Naruto soupira en se passant la main dans les cheveux. « Quelque chose est arrivé…. Je veux… Je ne peux pas rentrer pour l'instant, ils m'empêcheraient de repartir. »
Sasuke planta son regard dans celui presque honteux de Naruto.
« Repartir pour quoi ? Viens-en aux faits dobe ! »
« ….Si je rentre à Konoha, ils ne me laisseront pas y aller. Je ne peux pas me permettre d'être retenu par le village. » Les yeux de Naruto rougirent, se plissant de rage et laissant se manifester le démon en lui. « Je veux le voir mort, tu comprends ?! Peux importe ce que je dois faire pour ça ! J'ai promis…j'ai promis que je le tuerai ! Et tu sais que je tiens toujours mes promesses… » Finit-il d'un air menaçant.
Sasuke fît de son mieux pour garder un air impassible en sentant le chakra du Kyuubi surgir par vagues dans la colère incontrôlée de Naruto. Naruto souffla pour tenter de se calmer et s'étendit à nouveau dans l'herbe pour perdre ses yeux dans les étoiles.
« Si Baa-chan sait ce que je compte faire, elle fera tout pour m'en empêcher. Pendant qu'elle croit que je leur en veux, je suis libre de le poursuivre et c'est mieux comme ça. »
Sasuke hocha la tête. Il comprenait mieux que quiconque ce que Naruto voulait dire. Il laissa son regard courir sur le visage déterminé de son ami. Mais s'il comprenait, il savait encore mieux que lui où menait la vengeance. Il ignorait de quoi son ami voulait se venger, il ignorait même contre qui mais il ne l'arrêterait pas.
« Il fait partit de l'Akatsuki… » Ce n'était pas une question mais une affirmation et Naruto le compris puisqu'il ne répondit même pas. « Tu n'y arrivera pas seul. Je partirais avec toi. »
Là encore, le ton était affirmatif.
« Non. C'est trop risqué, je ne veux pas que tu t'en mêle. » Naruto s'était redressé et, après un dernier regard ferme pour Sasuke, il avança lentement vers l'orée du bois où il aperçu Shikamaru qui les observait de loin. Il avait surement été alerté par leurs cris et le chakra du Kyuubi.
Sasuke s'énerva :
« Je viens ! Je refuse de rester au village à attendre ! Tu sais très bien ce que c'est que d'être à ma place, tu y as été. Je ne te laisserais pas faire ça seul. Je peux t'aider ! On est toujours amis ? Tu me fais confiance ? »
« Non. »
Le cœur de Sasuke se serra douloureusement à ces mots. Mais il décida de ne pas s'arrêter à ça. Il s'apprêtait à se lancer dans une tirade à la Naruto genre « Je te casserais tous les os du corps pour te ramener, blablabla », quand Naruto se retourna lentement. Il se rapprocha de Sasuke jusqu'à ce qu'ils soient nez à nez, son visage complètement inexpressif. Sasuke, pas habitué à ce que son espace vital soit violé ainsi, se retint de toutes ses forces de gigoter. "Hn, un Uchiha ne gigote pas!"
Un geste lui fît baisser les yeux. La main de Naruto était tendue en avant, deux doigts mis en crochets. Sasuke releva lentement la tête, ses yeux se posant dans ceux brillants de Naruto.
« On a toujours été bien plus que des amis, teme ! »
Et avec un « Hn » qui équivalait à un grand sourire chez les Uchiha, Sasuke tendis la main et posa ses deux doigts contre ceux du blondinet dans un geste bien connu des deux ninjas.
Avec un rire gêné, Naruto se sépara de son ami.
« Bon, tu as gagné, tu pourra venir. Mais tu te débrouille pour trouver une excuse pour Baa-chan ! » Après un acquiescement de Sasuke, il enchaîna. « On devrait rentrer sinon on va être crevés demain ! » et d'un geste il entraîna Sasuke vers le campement. Shikamaru les attendit sans un mot et ils avancèrent ensemble vers le campement.
Alors ? Comment c'était ? Laissez-moi des reviews pour me dire ce que vous en avez pensé ^^
Le prochain chapitre arrivera bientôt mais comme vous vous en doutez, c'est dur de trouver du temps pendant la période des fêtes ( d'où le temps que j'ai pris pour ce chapitre ^^" ). J'essaierais donc de le publier avant la nouvelle année!
à bientôt!
