Chapitre 4 : Bilbon
Bilbon m'avait invité à m'assoir et m'avait servi du thé et des gâteaux que j'appréciais énormément, n'ayant rien but ni avaler depuis mon arriver.
J'aime bien connaitre mes invités commença-t-il. Parlez-moi de vous, quel âge avez-vous ?
J'ai 19 ans, monsieur Saquet !
Je vous en prie, appelez-moi simplement Bilbon. Vous êtes très jeune, ou habitent vos parents ?
Mes parents… Je sentis une pointe de tristesse à ma mère et le hobbit dut le remarquer.
Si j'avais un foyer et des parents, je ne serais pas chez vous en ce moment. Je ne savais pas si je pouvais lui dire que je venais d'un autre monde et préférant ne pas prendre de risque, je gardais le silence sur cette partie de ma vie.
Oh ! Je suis sincèrement désolé, que… leurs est ils arriver ? Bilbon avait une expression de tristesse et de compassion sur le visage.
J'étais vraiment surprise, cet homme, ou plutôt ce hobbit que je ne connaissais à peine avait l'air sincère, il s'inquiétait pour moi.
Je ne connais pas mon père, il a abandonné ma mère quand elle était enceinte de moi. Je fis une courte pause, tentant de retenir mes larmes et de contrôler les sanglots qui étaient coincés dans ma gorge. Quand à ma mère, elle est morte d'une grave maladie i ans.
J'avais la tête baissé, regardant mes pieds. Bilbon ne répondit rien, je relevais la tête pour voir sa réaction et vu dans ses yeux une profonde tristesse. Je le vit se lever, fouiller dans un tiroir et revenir s'assoir me tendant un mouchoir.
Je le regardais perplexe, et je compris son geste quand je senti des larmes couler sur mes joues. C'était la première fois que je pleurée devant quelqu'un et un plus devant un inconnu.
Bilbon posa une main sur mon épaule et la pressa. C'était un geste simple mais pour moi, sa signifiait beaucoup. Le hobbit attendit patiemment que mes pleurs cessent. In ne dit aucun mot, restant simplement assit près de moi, comme si il voulait monter que je n'étais pas seule.
Sa présence me réconforta. Mes pleurs avaient cessé, je regardais Bilbon et lui fis un sourire, lui montrant que j'allais mieux.
Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris de pleurer comme ça m'excusai-je.
Vous n'avez pas à vous excuser, c'est normal de craquer un jour, après avoir perdu une personne chère.
Je trouvais Bilbon incroyable, il était si gentil, si aimable envers moi alors que je n'étais qu'une inconnue. A la mort de ma mère, beaucoup de monde étaient venu me présenter leurs condoléances.
Mais ça sonnait faux, ce n'était qu'une phrase de politesse sans aucune sincérité. Le hobbit qui n'était pas un proche était pourtant sincère, il avait de la compassion pour les gens qui l'entouraient.
Vous êtes une personne incroyable Bilbon ! Vous ne me connaissez pas mais prenez le temps pour me consoler lui-dit-je avec un sourire reconnaissant.
Oh mais je n'ai rien fait… répondit-il embarrasser.
Si, vous êtes resté près de moi me laissant me décharger de ma tristesse. Sa faisait très longtemps que je n'avais pas pleuré et grâce à vous je me sens mieux, comme si j'avais un poids sur le cœur en moins.
Bilbon avait le visage rouge tomate, n'étant peut-être pas habituer à ce qu'on le complimente ou que l'on le remercie.
En tout cas vous pouvez rester ici autant qu'il vous plaira me proposa le hobbit.
Je ne veux surtout pas vous déranger, vous n'avais pas besoin de faire sa pour moi.
Mais vous ne me dérangez pas, j'avais justement besoin de compagnie. Mais pour l'instant, aller vous reposer, vous devez surement être fatiguer après avoir autant pleuré me dit-il tout en m'aidant à me relever.
Je… je ne sais pas comment vous remercier lui répondis-je émue.
Allez, reposez-vous maintenant m'ordonna-t-il gentiment, me poussant doucement le dos me faisant entrer dans une pièce qui devait être une chambre d'amis.
Il referma la porte derrière moi et je me retrouvais seule dans une petite chambre tout à fait modeste. Je m'allongeais sur le petit lit qui était tout juste à ma taille. Je regardais par la fenêtre en entendant des rires d'enfant courant devant la maison.
Puis mes paupières commençaient à devenir lourdes. Effectivement, avoir autant pleuré m'avais totalement épuisé et je ne mis pas longtemps avant de m'endormir, bercer par les rires des enfants jouant joyeusement.
