Chapitre 6 : Le contrat

Gandalf se leva en premier suivit de tout le reste de la compagnie pour se diriger vers la porte d'entrée. Voyant l'ambiance pesant qui régnait dans la pièce, je restais en retrait derrière les nains étant anxieuse de ce qui allait se passer à présent.

La porte fut alors ouverte sur le nain manquant, il était intimidant au premier regard. Il avait de longs cheveux bruns avec quelques cheveux gris qui prouvaient son ancienneté et un regard de glace.

Gandalf ! Salua le retardataire avant d'entrer. Vous aviez dit que l'endroit serait facile à trouver. Je me suis perdu, deux fois. Je ne l'aurais jamais trouvé s'il n'y avait pas eu le signe sur la porte.

Oui, souffla Gandalf.

Un signe ? Non il n'y a pas de signe, la porte a été repeinte la semaine dernière contredisait le semi homme en dépassant les nains.

Il y a une signe, je l'ai tracé moi-même assura Gandalf en refermant la porte. Bilbon Sacquet, permettez que je vous présente le chef de cette compagnie, Thorïn Ecu-de-chêne.

Alors… C'est lui le hobbit fit Thorïn tout en s'approchant de lui et qui-est-ce ? Demanda-t-il en me regardant.

Mayline ! Déclarais-je tout en m'approchant du nain.

Je l'ai invité à rejoindre la compagnie précisa Gandalf.

Il me semblait vous avoir dit que je ne voulais pas d'humain dans la compagnie, et en plus c'est une femme s'énerva Thorïn.

Cette jeune fille pourrait nous être utile, sinon je ne l'aurais pas emmené.

Et qu'est qui vous fait croire cela ? Elle a juste l'aire d'une petite chose qui pourrait quand même être encombrante répliqua-t-il tout en ignorant le regard chargé d'éclair que je lui envoyais.

Parce qu'elle vient d'un autre monde et que c'est les Valars qui me l'on envoyés.

Et auriez-vous une preuve ? demanda Thorïn, brisant le silence pesant qu'avaient engendré les paroles du magicien.

La pierre Tutamen, répondis-je en sortant ma chaine de sous mon pull pour montrer la preuve en elle-même ce qui engendra un vacarme monstre de la part des nains qui s'exclamaient en même temps, mais qui fut coupé par Gandalf.

Je ne sais pas encore en quoi elle pourra nous aider, mais si les Valars nous l'on envoyé, c'est qu'il y a une raison fit Gandalf.

Très bien ! Quelle vienne… se résigna Thorïn.

Le chef des nains se mit alors à tourner autour du hobbit, s'intéressant de nouveau à lui.

Dite moi monsieur Sacquet, vous êtes-vous souvent battu ? Demanda le nain.

Je vous demande pardon ? S'étonna Bilbon.

La hache ou l'épée ? Quelle arme préférez-vous ?

Eh bien je ne suis pas maladroit aux fléchettes, pour ne rien vous cachez, mais je ne vois pas pour…pourquoi est-ce si important ?

C'est bien ce que je pensais, il fait plus épicier que cambrioleur, ce qui fit rire les nains. Mademoiselle Mayline ?

Je ne sais pas me battre, mais les Valars m'ont donné le pouvoir de guérison. Je peux vous accompagner en tant que guérisseuse précisais-je.

En voilà au moins un des deux qui pourra nous être utile ! S'éclaffa Thorïn.

Le roi nain me regarda de haut en bas, ce qui me faisais rager de l'intérieure, mais voulant éviter les ennuis a Gandalf, je gardais cette colère en moi. Les nains s'éloignèrent dans la salle à manger, nous laissant seuls Gandalf, Bilbon et moi.

Le magicien posa ses deux mains sur nos épaules en nous souriant.

Il ne faut pas que l'on se laisse intimider, conseillais-je Bilbon. Il ne fait ça que pour nous tester, il faut que l'on garde la tête haute si on veut qu'il nous respecte.

Ça ne changera rien, je suis un hobbit et vous une femme. Il nous prendra toujours de haut se lamenta Bilbon.

Eh bien, prouvez lui qu'il a tort en lui montrant que les apparences peuvent être trompeuses fit Gandalf.

Je suis désolé mais je vais vous laisser un moment j'ai besoin de prendre l'air.

Gandalf hocha la tête comprenant que j'avais besoins de réfléchir. Je restais dehors tout en écoutant par la fenêtre ce qu'il se passait à l'intérieur. J'avais juste besoins d'être seul et de respirer l'air frais. J'étais restait une petite demi-heure dehors et décidai de renter. Thorïn était debout en train de remotiver ces hommes, je m'assis à côté de Gandalf pour mieux l'écouter

Si nous avons vus ces signes, ne croyez-vous pas que d'autres les ont vus aussi ? Demanda le roi nain en restant debout. Des rumeurs ont commencé à se répandre. Le dragon Smaug n'a pas été vu depuis soixante ans. Certains tournent leurs regards vers la montagne, examinant, s'interrogeant, évaluant les risques. Les immenses richesses de notre peuple sont peut-être sans protection désormais. Restons-nous en retrait ? Pendant que d'autres s'emparent de ce qui nous appartient ? Ou saisissons-nous de cette chance pour reprendre Erebor ? Les nains se mirent à crier dans une langue étrangère.

Vous oubliez que la grande porte est scellée rappela Balin. On ne peut pénétrer dans la montagne.

Cela mon chère Balin n'est pas tout à fait vrai contredisait le magicien en montrant une clef.

Comment avez-vous eu ça ? Demanda Thorïn.

Elle m'a été confiée par votre père, par Thràin répondit Gandalf. Pour que je la garde en lieu sûr. Elle est à vous maintenant.

Thorïn regarda la clef comme le plus beau des trésors avant de s'en saisir.

S'il y a une clef fit Fili. Il doit y avoir une porte.

Ces runes parles d'un passage dérobé vers les salles inférieurs expliqua le magicien en montrant la carte.

Il y a une autre entrée fit Kili d'un air heureux.

Encore faut-il la trouver rappela Gandalf. Les portes des nains sont invisibles quand elles sont closes, c'est vraiment idiot pensais-je. La réponse est quelque part sur cette carte. Je ne suis pas en mesures de la trouver mais… Dans la terre du Milieu, d'autres le peuvent. La tâche à laquelle je pense exige une grande discrétion et non moins de courage. Mais si nous nous montrons prudents et astucieux, je pense que c'est faisable.

Donc il faut un cambrioleur fit Ori.

Et un bon ! Un expert j'imagine fit remarquer Bilbon. On se retourna tous vers lui.

Et vous l'êtes ? Demanda Gloïn, ce qui me fit sourire.

Je suis quoi ? Ne comprenait pas Bilbon.

Il dit qu'il est un expert fit Oin tout en riant.

Oh non, non je ne suis pas un cambrioleur ! Je n'ai rien volé de ma vie paniqua Bilbon.

J'ai bien peur d'être d'accord avec monsieur Sacquet fit Balin. Il n'a guère l'étoffe d'un cambrioleur.

Non ! Continua Bilbon.

Les terre sauvages ne sont pas faites pour les gens de bonne famille qui ne savent ni se battre, ni se débrouiller seul rajouta Dwalin, puis il posa son regard sur moi. Ni pour les personnes dont les services sont presque inutiles.

Tous se mirent à débattre sur les paroles du nain.

Ça suffit ! s'énerva Gandalf. Si je dis que Bilbon Sacquet est un cambrioleur, c'est un cambrioleur. Si je dis que Mayline est utile, c'est qu'elle est utile. Les lieux par lesquelles nous allons passer sont extrêmement dangereux pour certains, c'est pourquoi il nous faut une guérisseuse qui a des pouvoir de guérisons plus puissants que les miens pour guérir des blessés s'y il y en a. Les hobbits ont le pas extrêmement léger si bien qu'ils peuvent passer inaperçu quand ils le veulent, et alors que le dragon est accoutumé à l'odeur du nain et celle de l'humain, l'odeur du hobbit lui est totalement inconnue, ce qui nous donne un net avantage. Vous m'avez demandé de trouver le quatorzième de la compagnie et j'ai choisis monsieur Sacquet, tout en rajoutant une quinzième qui est Mayline. Ils ont plus de ressources que ne le suggèrent les apparences et beaucoup plus à offrir que vous ne l'imaginez. Ou même qu'ils ne l'imaginent. Vous ne deviez pas vous fier à l'apparence, faite-moi confiance.

Entendu, nous le feront à votre façon. Donnez leurs le contrat ordonna Thorïn à Balin.

On est partant fit Bofur, on est parti.

C'est un contrat classique, remboursement des frais personnels, temps requit, rémunération, prise en charge des obsèques nous expliqua Balin en nous donnant les contrats.

Prise en charge des obsèques ? S'inquiéta Bilbon.

Je regardais Bilbon s'inquiéter à l'entente du mot obsèques et le comprenais, moi aussi sa m'effrayait à l'idée que j'allais peut être mourir une seconde fois mais je me mis à lire calmement le contrat en silence.

Lisant vite, j'avais fini d'examiner le contrat et observais Bilbon, étant sûr qu'il refuserait.

Conditions, paiement à la livraison jusqu'à concurrence d'un quinzième de la totalité des profits si il en a lu Bilbon. Mouais, ça me semble honnête, je regardais Bilbon appréhendant la suite du contrat qu'il allait lire. La présente compagnie ne sera pas tenu pour responsable des blessures subits qui pourraient s'en suivre y compris mais non limité à des… Lacérations, une éviscération. Incinération.

Oh oui, il fait fondre la chair sur vos os en un clin d'œil expliqua Bofur.

Ca va mon gars ? Demanda Balin.

C'est comme un four avec des ailes continua Bofur.

De l'air, j'ai besoin d'air suffoqua le hobbit.

Un éclair aveuglant, une douleur cuisante et pouf ! Vous n'êtes plus qu'un tas de cendres termina Bofur.

On avait tous les yeux rivés sur Bilbon qui était devenu blanc comme un linge. Je m'inquiétais pour le hobbit.

Non ! Fit Bilbon avant de s'évanouir.

Vous êtes d'un grand secours lança ironiquement Gandalf tandis que je me penchais sur le hobbit. Je me mis à coter de lui pour voir s'il ne s'était pas blesser en tombant.

Bilbon ! Ce n'est pas le moment de s'évanouir fis-je en le secouant.

Je posai ma main sur le front de Bilbon et une lumière apparut. Il se réveilla, en ouvrant les yeux tout doucement. Il me regarda hébété ne comprenant surement pas ce qu'il lui était arrivé.

Je me levais et repris ma place à la table tout en me saisissant d'une plume au passage.

Vous allez signer ce contrat ? me demanda Gandalf.

Oui, je vais le faire lui répondis-je.

Etes-vous sur ? Fit Thorïn.

Oui, si je peux aider même si ce n'est qu'un petit peu, je le ferais. Où dois-je signer ? Demandais-je.

En bas, à gauche m'indiqua Balin.

Apres avoir regardée tous les nains, je signais le parchemin. Je lançai un regard à Gandalf qui me souriait, surement content que j'accepte. Je lui souriais en retour. C'est alors que les nains se mirent à rire et à me souhaiter la bienvenue dans la compagnie.

Balin me fit un petit sourire quand je lui rendis le parchemin. Je pris une tasse de thé et l'apportai au hobbit. Il était assis sur un fauteuil, Gandalf à ses coté. Je lui tendis la tasse qu'il accepta volontiers.

Tenez, sa vous fera du bien lui dis-je.

Merci beaucoup Mayline fit Bilbon.

Etant fatiguer je me dirigeais vers ma chambre pour aller me coucher souhaitant une bonne nuit à Gandalf et Bilbon. Je me couchais dans le petit lit tout en me blottissant dans la couette quand j'entendis les nains se mètrent à chanter.

Au-delà des montagnes embrumées.

Non loin des sombres cavernes du passé.

Dans l'aube bleutée il faut aller.

En quête de l'or pâle et enchanté.

Les paroles étaient magnifiques mais la tristesse que je ressentis dans les voix des nains me redire triste et mélancolique.

Les pins rugissaient, haut et fiers.

Les vents gémissaient dans la nuit d'hiver.

Rouge le feu, sur mille lieux.

Flambaient les arbres, torches de lumières.