Résumé : Lucius vient d'expliquer à Harry que Severus est encore en vie mais qu'il ne lui reste que peu de temps… Il a besoin de son calice, cet être encore pur avec qui il s'est uni, il y a presque un an… le fils de Malefoy, Drago… Comment va réagir notre brun adoré à cette annonce ? Merci infiniment pour tous vos messages d'encouragement… Bonne lecture à tous…

PS : désolée pour les reviews anonymes mais ma boîte mail vient de planter, je n'ai pas pu vous répondre individuellement comme je le fais d'habitude...

La quête des temps nouveaux

Chapitre 4 : La cabane hurlante

Le jour se levait enfin sur l'école de sorcellerie, laissant désormais au passé le combat qui venait d'endeuiller tant de familles. Des rayons rouge sang embrasaient le ciel en mémoire des morts tombés lors de la terrible bataille de Poudlard et pénétraient le bureau directorial du collège au travers des hautes fenêtres. Les deux hommes se fixèrent un assez long moment sans ajouter un mot de plus. Le brun tenta de reculer encore un peu pour s'éloigner de l'emprise du blond mais à nouveau, il heurta rudement la porte en chêne massif sculptée, il était acculé physiquement et mentalement, sans aucune échappatoire possible. Il se sentait comme abasourdi par les dernières paroles de son vis-à-vis. Il aurait voulu pouvoir s'enfuir loin, très loin d'ici, disparaître, redevenir simplement Harry pour enfin tout oublier mais le destin semblait s'acharner irrémédiablement contre lui. Il aurait également préféré ne jamais avoir cédé aux desiderata du nouveau ministre de la magie, ne jamais avoir accepté cette discussion ahurissante et absurde qui remettait en cause tant de ses certitudes. Tout s'effondrait à nouveau autour de lui.

Les mots du blond résonnaient encore dans son esprit. 'L'armée des ténèbres'… 'Sanguini…' 'Mordu'… 'Vampire'… 'Calice'… Il y avait eu trop d'informations, trop d'événements depuis le début de la bataille de Poudlard. Il était pourtant tellement sûr de ce qu'il avait vu, tellement... Il avait abandonné le Maître des Potions dans la cabane hurlante, à sa tragique destinée car ce dernier était mort, du moins, c'est ce qu'avait voulu lui faire croire cet homme. Une nouvelle fois, tout n'était que mensonge, il avait été manipulé, mais pourquoi ? Pourquoi Snape avait-il fait croire à son décès ? Que voulait-il donc ?

Le blond avança d'un pas dans sa direction, se rapprochant encore davantage d'Harry, il le dévisageait, ses yeux l'hypnotisaient, le transperçaient. Cette sensation était toutefois très différente des séances d'entraînement en légilimencie et occlumancie que le jeune homme avait péniblement endurées lors de sa cinquième année avec le Maître des Potions. Il percevait la présence du mangemort dans son esprit mais elle n'était en rien effrayante ou dérangeante, c'était étrangement apaisant, agréable, la magie du plus vieux irradiait autour de lui et réchauffait incroyablement le brun qui soupira de bien-être. Lucius avança sa main, il passa doucement en une caresse sur la joue du plus petit qui semblait comme tétanisé, anesthésié par l'aura de son vis-à-vis, son pouce flatta une seconde la mâchoire de l'adolescent avant de dessiner lentement sa jugulaire, découvrant la peau si fine de son cou.

Brusquement, le contact et l'emprise magique du blond lui fut retiré, il en aurait presque gémi de frustration tellement cette fugace impression l'avait désarçonnée. Lucius se recula, visiblement surpris de son propre geste à l'encontre du survivant et reprit d'une voix basse et tendue :

« Ecoutez-moi. Il ne vous a pas manipulé, en aucune façon…

- JE VOUS INTERDIS !

- Quoi, Harry ? Que m'interdisez-vous ?

- Comme si vous ne le saviez pas. N'utilisez pas la légilimencie contre moi une nouvelle fois… PLUS JAMAIS ! PLUS JAMAIS !

- Je n'ai pas… Ce n'est pas ce que j'ai fait, Monsieur Potter.

- C'était le seul moyen pour…

- Non, je vous jure sur la vie de mon fils que je n'ai rien fait de tel, Harry, mais, là n'est pas le problème pour l'instant. Vous devez avoir confiance, en Severus, en Drago et en moi également. Je sais que je vous demande peut-être beaucoup mais il faut que vous me croyiez. Je leur ai fait à tous deux la promesse de vous aider autant que possible et c'est ce que je compte faire… Avec ou sans votre bénédiction… Ce sera simplement plus facile si vous acceptez enfin l'idée que nous sommes dans le même camp et que nous nous entraidions pour les sauver. »

Le brun regarda les yeux gris, déterminés et francs qui le fixaient d'une façon si étrangement fascinante, il était confus comme jamais et ânonna péniblement :

« Je… Comment… Comment pouvez-vous dire que Snape ne m'a pas utilisé, manipulé ? Il m'a fait croire qu'il était mort ! MORT ! Vous m'entendez.

- Il voulait absolument vous confier ses souvenirs, la preuve de son attachement indéfectible à votre mère et à Dumbledore. Nous avons mis au point ce stratagème ensemble quand Voldemort m'a envoyé quérir immédiatement Severus… Pour voler sa baguette.

- Alors, vous le reconnaissez, ce n'était qu'une ruse, une sale manœuvre que vous avez orchestrée avec lui. Pourquoi ? Pourquoi me mentir ?

- Nous n'avions pas d'autres options, vous deviez savoir pour son rôle dans la mort de Dumbledore, pour l'épée, pour les horcruxes, tout ce que nous savions et que vous ignoriez encore à ce moment-là. C'était crucial pour votre combat contre Voldemort. Vous n'auriez jamais écouté Severus sans cela. Oseriez-vous prétendre le contraire, Harry ? »

Harry s'affaissa contre la porte, c'était tellement évident. Il était trop emporté et en colère pour laisser une seule chance à Snape de s'expliquer sur ce qui s'était passé, il y a maintenant presque un an. Il aurait tout tenté pour le tuer, avant même qu'il ne puisse se justifier. Malefoy avait raison, du moins sur ce point… Alors, cela impliquait que le Maître des Potions était effectivement vivant.

« Pourquoi avez-vous besoin de mon aide pour les sauver ? Je ne comprends pas. Que dois-je faire ? »

Le changement d'attitude du brun fit sourire intérieurement le blond. Il avait au moins gagné cette bataille contre la fichue tête de mule. Ni Severus ni son fils n'avaient en tout cas sous-estimé le gryffondor. Il était trop droit, trop honnête pour ne pas admettre ses propres défauts et le dernier argument l'avait visiblement déstabilisé et finalement convaincu. Lucius soupira avant de reprendre :

« J'ai besoin de vous pour porter Drago et le conduire auprès de son vampire.

- Par… Pardon… Pourquoi ? Je veux dire… Vous… Vous ne pouvez pas le faire par vous-même. Et puis, pourquoi moi ?

- Harry, ne vous faites pas plus stupide que vous ne l'êtes réellement. Croyez-vous sincèrement que les aurors et votre cher nouveau ministre m'auraient laissé partir librement, même pour quelques heures, surtout si je leur affirme que c'est pour sauver un homme que tous croient mort. Après tout, c'est bien vous qui avez proclamé haut et fort devant tous sa disparition héroïque et sa fidélité indéfectible au Phénix et quel poids pourrait avoir les dires d'un mangemort face aux paroles de celui qui a vaincu… Bien sûr si l'Elu m'accompagne dans ma mission, la situation sera toute autre et deuxièmement, je ne… »

Lucius s'interrompit, se maudissant intérieurement : il ne souhaitait pas en dire trop au survivant sur sa véritable condition et malgré lui, il avait manqué de faire une confidence importante au jeune homme sur sa réelle nature. C'était la seconde fois en quelques minutes qu'il se laissait submerger par son instinct, ses yeux émeraude le déstabilisaient, son odeur particulière, sucrée, il avait soif et ne supportait plus de ne pouvoir agir enfin. Harry avait perçu sa légère hésitation et reprit sur un ton peu amène :

« Quoi d'autre ? Ne me cachez rien, Malefoy, vous entendez ! Sinon, vous pouvez dire adieu à mon aide, suis-je suffisamment clair ?

- Inutile de me menacer ainsi, vous croyez vraiment pouvoir m'impressionner alors que votre magie est plus instable que la flamme tremblotante d'une bougie et soyez un peu sérieux, Harry, vous êtes trop gryffondor pour ne pas accourir à leur secours alors que leur vie ne dépend plus que de votre bon vouloir.

- Kingsley vous croit lui aussi, il me l'a dit à plusieurs reprises, c'est même lui qui a insisté pour que je m'entretienne avec vous. Il serait intervenu en votre faveur si seulement vous le lui aviez demandé directement et vous le savez parfaitement alors ne me mentez pas. Quelle est la vraie raison, Malefoy ? Répondez-moi ! Pourquoi moi ? Qu'est-ce que vous m'avez caché ? Pourquoi avez-vous tant besoin de moi ?

- La principale raison est que Drago est un calice.

- Vous l'avez déjà dit ça !

- Effectivement et visiblement, vous avez des lacunes importantes concernant le mode de vie d'un vampire uni à un calice, sinon vous ne prendriez même pas la peine de me poser cette question.

- Je… Que voulez-vous dire ? Je ne comprends pas.

- Bien, en tant que calice, mon fils est lié au plus profond de son âme à Severus. Son état est réellement des plus préoccupants à l'heure actuelle comme vous l'a confirmé Kingsley. Drago meurt car son vampire meurt également. Ils ne font qu'un, ils ne sont qu'un depuis qu'ils ont accepté le rituel d'union. Or, la seule étreinte que peut supporter un calice dans de telles circonstances est celle de son vampire, et éventuellement celle d'un être pur et innocent aux pouvoirs exceptionnels qui ne pourra en aucune façon menacer le lien unique qui le relie à son vampire. Si un autre… Si je portais Drago jusqu'à lui, il en mourrait aussitôt et Severus aussi puisque leurs vies sont indissociables.

- Autrement dit, je suis cette personne.

- Oui, Harry. »

Le jeune homme ne répondit pas. Il avait déjà suffisamment tergiversé. Il voulait simplement faire confiance au blond, il ne savait pas exactement pourquoi mais il avait l'intuition qu'il devait croire en lui. Son regard gris qui le fixait toujours si intensément était tellement fascinant et déstabilisant et il y avait eu cette sensation totalement différente lorsque le blond s'était approché de lui et avait frôlé de sa main son visage et son cou. Harry hocha la tête en signe d'acceptation, le brun se retourna s'apprêtant à ouvrir la porte du bureau lorsque Malefoy arrêta brusquement son mouvement, serrant fermement son poignet, il était si proche de lui, il pouvait presque sentir le souffle du mangemort contre sa nuque et le blond murmura tout contre son oreille :

« Merci pour ton aide, Harry, infiniment, mais je te préviens tout de suite, Drago va tout faire, tout tenter pour échapper à ton étreinte, il n'a même pas pu supporter que Madame Pomfresh l'approche à seulement un mètre alors qu'elle voulait simplement lui donner une potion calmante.

- Où est-il ?

- Dans la grande salle. Tu auras sûrement besoin du pouvoir des anciens pour passer au delà des défenses de protection du calice.

- Vous pensez que je dois…

- De toute façon, il est plus prudent que tu gardes toujours la baguette de sureau avec toi, désormais. Elle a été trop convoitée par le passé pour que tu la laisses ainsi, sans protection.

- Mais… Mais, j'avais décidé avec Ron et Hermione de ne plus jamais l'utiliser et la remettre à son seul détenteur, dans la tombe blanche de Dumbledore.

- Tu étais déjà son unique maître dès l'instant où tu t'en es emparé aux dépens de mon fils et en aucun cas, tu ne peux renier ce que tu es devenu cette nuit, tu es le pouvoir des anciens comme je te l'ai déjà dit, la baguette n'est que la continuation de ta propre force magique. Si tu faisais une telle chose, ce serait comme refuser ta nature même de sorcier et tu en mourrais, sans aucun doute. Fais ce que je te dis… Appelle à toi la relique. »

Lucius resserra sa poigne et Harry se retint de justesse de gémir tellement la présence de l'autre homme était forte, intense, presque oppressante :

« FAIS LE !

- Ac… Accio baguette des anciens.

- Bien. »

Lucius Malefoy avança, contournant le jeune brun qui n'avait pas bougé. Comme tout à l'heure, le survivant se sentait comme pris au piège, immobilisé par cette sensation, par ce quelque chose qui émanait si puissamment de cet homme et qui le déstabilisait tellement. Le blond entraîna l'adolescent à sa suite, ne pouvant attendre davantage, sa main tenait toujours fermement le poignet fin du survivant. Ils dévalèrent rapidement les escaliers en colimaçon, passèrent ensemble l'entrée avec la gargouille magique et longèrent sans échanger un seul mot les galeries de l'école encore dévastée par les récents combats. Au loin, résonnaient toujours les chants de la victoire en l'honneur du survivant et ça et là, quelques personnages de tableaux discutaient avec véhémence des derniers événements, colportant la nouvelle de la défaite du plus grand mage noir de tous les temps. Au détour d'un couloir, Harry se figea, il était à l'endroit précis où il avait vu Fred s'écrouler. Mort. Lucius se retourna, surpris par le brusque arrêt du jeune homme. Il sentait la colère et la magie du survivant se répandre dans l'atmosphère. Son aura devenait de plus en plus instable, presque palpable et crépitait tout autour de lui dans un cercle lumineux d'or.

« Harry… Harry, qu'est-ce qui se passe ? Calme-toi. Contrôle ta magie ! C'est dangereux pour toi… Harry, est-ce que tu m'entends ? »

Le jeune brun mit un certain temps avant de réagir à l'appel du blond et hocha péniblement la tête au bout de quelques minutes. Il n'avait de toute façon pas assez confiance en sa voix pour parler, il sentait une boule d'amertume et de colère se former dans sa gorge. Il réalisait enfin complètement toute l'ampleur de ces dernières heures. Il ne restait plus que des gravats, là où il y a seulement quelques heures, le rouquin plaisantait et se battait avec tant d'ardeur. Un jeune homme d'à peine dix-neuf ans, le frère de son meilleur ami, était mort pour lui et tant d'autres en même temps s'étaient sacrifiés. Il ne voulait plus cela, plus de cette douleur, plus de cette souffrance qui le brisait littéralement. Il ne voulait pas être responsable d'une nouvelle tragédie. Il devait sauver Severus Snape et Drago. Impérativement. Ses yeux le brûlaient, des larmes troublaient son regard d'émeraude. Harry ne souhaitait pas que Lucius Malefoy le voie ainsi, il repoussa assez brutalement cette main qui le retenait encore et se précipita sans attendre en direction de la grande salle, laissant loin derrière lui l'autre homme.

Quelques minutes plus tard, le joli brun pénétrait dans la pièce particulièrement bruyante et animée. Il chercha vainement Drago Malefoy du regard mais au milieu de cette nuée humaine qui allait et venait, il ne parvenait pas à distinguer son ancien ennemi, il sursauta lorsqu'il fut interpelé :

« Harry… Harry… »

Au travers de la foule des sorciers, le survivant vit sa petite amie se précipiter vers lui. La jeune fille serra une seconde le brun dans ses bras avant de se reculer légèrement, elle lui souriait et s'apprêtait à poursuivre sur sa lancée mais le brun l'interrompit aussitôt d'un geste impératif de la main. Sans même prêter attention à la moue boudeuse de la rouquine, Harry se retourna vers Lucius qui venait de le rejoindre :

« Où est-il ?

- Suis-moi… Il est par là. »

Harry s'avança à la suite du blond mais fut interrompu dans son mouvement par Ginny qui agrippa fermement le bras du survivant.

« Harry, qu'est-ce que tu fais ? Je t'attends depuis des heures…

- Gin', je n'ai vraiment pas le temps là, je dois aider Lucius immédiatement.

- Par… Pardon. Qu'est-ce que tu racontes enfin ? Je voudrais juste te parler un petit moment. Je n'ai même pas…

- Excuse-moi, mais je dois vraiment y aller… »

La jeune fille entendit à peine les dernières paroles de son petit ami car le brun s'engouffrait déjà dans la foule compacte pour suivre le blond. L'ambiance dans la grande salle de Poudlard était des plus troublantes et absurdes, les gens veillaient les morts et célébraient en même temps la victoire. L'avancée du jeune homme fut particulièrement difficile. Tous s'attachaient à féliciter personnellement le héros qui les avait enfin libérés du joug terrible de Voldemort. Certains sorciers donnaient des poignées de main ferme et amicale au jeune homme, quelques sorcières le serraient brièvement dans leur bras, pleurant un mari, un fils, un frère… Harry fut brutalement happé par la main de Lucius qui le tira hors de la cohue.

« Viens ! »

Il suivit sans hésiter le blond qui se dirigea vers l'arrière de l'estrade de la grande salle. Le nouveau ministre, Minerva Mac Gonagall, le vieux Slughorn et Madame Pomfresh s'affairaient autour d'une table. Ils s'écartèrent à l'arrivée des deux hommes, laissant apparaître aux yeux d'Harry le visage marqué et souffrant de son ennemi d'enfance. Le brun s'avança légèrement et sentit la main de Lucius se poser sur son épaule pour l'arrêter :

« Fais attention, il va tout faire pour te repousser. Ne l'oublie pas.

- Je sais. »

Harry regarda les quatre autres sorciers et leur fit un simple signe de tête les enjoignant de s'éloigner un peu ce qu'ils firent sans se faire prier. Le brun fit alors un premier pas en direction du corps allongé et fut aussitôt surpris par l'aura du calice qui le fit littéralement frissonner. Lucius réprima un cri et se recula de plusieurs mètres aussitôt.

« C'est bon, je vais y arriver, je vous le promets, tout ira bien. Restez en arrière. »

Le blond hocha simplement la tête en signe d'acceptation et le survivant reprit sa progression lentement, il commença à murmurer :

« Drago… C'est moi. Je suis là. Je veux juste te ramener à lui… Drago, tu m'entends, je vais te prendre dans mes bras et je vais te conduire jusqu'à Severus. Drago… »

Le corps du blond fut secoué de nouveaux spasmes et un gémissement s'échappa des fines lèvres pincées.

« Drago, laisse-moi te porter… Jusqu'à la cabane hurlante… »

Harry frôla une première fois le corps et fut repoussé violemment par la magie du calice, il manqua de tomber à la renverse. Lucius se précipita vers lui et retint au dernier moment le brun qui le remercia d'un simple sourire. Le survivant se releva aussitôt, se détachant de l'étreinte puissante de Malefoy et se rapprocha une seconde fois du corps de Drago. Il se pencha vers lui et reprit sa litanie calmement.

« Laisse-moi te porter, Drago. Je ne veux pas rompre le lien qui t'unit à lui, je veux vous sauver, laisse-moi te conduire jusqu'à lui… jusqu'à la cabane hurlante… »

Fasciné, Lucius regardait les deux auras qui se fondaient et se confondaient. Harry passa le plus doucement possible son bras gauche autour des épaules de son ancien ennemi et son bras droit sous ses jambes. Il souleva délicatement le corps qui retomba mollement contre son torse. Le survivant reprit son chuchotement contre le visage aux cheveux d'or, presque blancs.

« La cabane hurlante… Drago… Il faut que tu tiennes encore un peu… Encore un peu…»

A suivre…