Hello ! Voici un nouveau chapitre où notre petite Mayline va avoir très peur ^^
N'hésitez pas à m'envoyer des commentaires positifs ou négatifs, ça m'aide à progresser dans mon histoire :)
Bonne lecture :)
07/01/15
Chapitre 16 : Le passage
Je courais aussi vite que je le pouvais, suivant les nains. Nous émergeâmes de la forêt et attendîmes les exclamations folles de Radagast, qui faisait diversion juste devant nous. Il m'arrivait de ralentir ma course pour attendre certains nains plus lents que les autres, trainant derrière moi. Je vis au loin le traineau du magicien brun, poursuivit par des orques. Le plan avait marché, et Radagast arrivait à garder une bonne distance entre lui et les orques pour ne pas se faire attraper.
Cela me rassura et je me remis à courir, rattrapant le reste du groupe. Mais je ressentais quand même de l'anxiété, ce serait trop beau que le plan marche à la perfection. Nous nous arrêtâmes et attendîmes le feu vert de Gandalf pour se remettre à courir à travers les reliefs du plateau. Nous étions maintenant dans un creux entre plusieurs collines. Dans cet endroit je me sentais vulnérable et je détesté ça.
Gandalf nous emmena nous cacher derrière un gros rocher, Bifur voulu s'élancer, mais Gandalf lui barra la route.
- Attendez ! Intima Thorïn.
- Regardez ! S'exclama Gloin.
Des orques passèrent près de nous et l'un d'eux nous vit. La situation devenait de plus en plus dangereuse. On était encerclé par les orques et leurs wargs, complètement coincé.
- Bilbon... Murmurais-je tout en lui prenant le bras.
Je le tirais près de moi pour qu'il soit plus en sécurité je cherchais du regard le magicien. Je le vis disparaitre derrière les rochers. Tous les nains prirent leurs armes, prêt à se défendre. Je sortis mes dagues, tout en essayant de contrôler ma peur. Je sortis mes dagues, tout en essayant de contrôler ma peur. Puis le combat commença, orques contre nains. Je vis l'un d'eux me foncer dessus, l'orque m'attaquait et mon corps refusait toujours de bouger. Une flèche se planta dans la gorge du warg et celui-ci s'écroula avec son cavalier. Je me retournais pour voir Kili me crier de me mettre à l'abri. Bilbon me prit la main et m'entraina derrière lui pour nous éloigner du combat.
- Où est Gandalf ? Demanda un nain.
- Il nous a abandonnés ? Cria un autre.
- Kili ! Tue-les ! Ordonna Thorïn.
- Il faut tenir ! Ajouta un nain.
J'étais avec Bilbon, cachée derrière les nains, songeant que la situation était désespérée. Nous allions tous mourir. Je regardais Thorïn encourager ses guerriers, même s'il y avait peu d'espoir. Mon regard se tourna vers Kili, qui continuait à se battre pour protéger tes compagnons. En voyant Ori, mon cœur se serra, il se battait comme il le pouvait avec son lance-pierre. Je regardais chaque nain se battre, ils étaient des guerriers, chacun d'entre eux.
- Par ici ! Pauvres fous ! S'exclama Gandalf en réapparaissant soudainement.
- Suivez-moi ! Allez ! Encouragea Thorïn.
Nous suivîmes le roi nain et chaque nain sautait dans le trou dans la roche chacun leur tour. La peur que je ressentais pour ceux qui continuait à se battre m'empêchait de sauter dans le trou. Pour la première fois, j'avais envie de retourner dans mon monde. Ne voulant pas laisser Kili seul face aux orques, je courus le chercher et l'attrapais par le bras pour le mettre à l'abri. Il me regarda étonné, mais me suivit sans rechigner et sauta le premier dans le trou.
- Vous vous mettez souvent en danger inutilement ! S'énerva Thorïn.
- Comment ça, inutilement ? M'emportais-je.
- Vous n'êtes qu'un fardeau !
- Et bien , le fardeau il vous emmer...
- Ce n'est pas le moment de vous disputer ! S'emporta Gandalf dans la grotte.
- Mais c'est lui qui a ... Voulus-je me justifier.
- Allez-y ! Ordonna Thorïn tout en me poussant dans le trou.
- Quuuoooiii ? Criais-je avant de tomber.
Au lieu de sentir le sol à la fin de ma chute, je sentis deux bras chauds me rattraper. J'ouvris les yeux et vis les yeux rieurs et le sourire malicieux de Kili.
- Merci fis-je en plongeant mon regard dans le sien.
- Je t'en pris me répondit Kili d'un air malicieux.
- Tu peux me poser à terre maintenant !
Il me posa à terre délicatement ce qui était étonnant de la part d'un nain, tandis que Thorïn nous rejoignait dans le trou. Tout à coup, nous entendîmes le son d'un cor retentir. Tout le monde se regardait, ne comprenant pas ce qu'il se passait là-haut. C'est alors qu'une créature tomba dans le trou. Je sentis Kili et Fili m'attraper le bras pour me mettre derrière eux. C'était un orque mort, une flèche plantée dans le cou que Thorïn arracha et examina. Je vis son visage s'assombrir après avoir examiné les gravures.
- Des elfes ! Cracha Thorïn avant de jeter la flèche.
- Je ne vois pas où mène ce passage, devons-nous le suivre ? Demanda Dwalin qui explorait la grotte.
- Nous le suivons bien sûr ! S'écria Bofur en s'engouffrant derrière Dwalin.
- Je pense que c'est plus sage marmonna Gandalf.
Je jetais un regard au magicien, il avait l'air d'avoir une idée derrière la tête. Je décidais d'ignorer cette impression et de suivre le groupe. Le seul bruit que j'entendais derrière moi fut le bruit des sabots des chevaux qui s'en allaient. Mon attention se porta alors sur Thorïn et je remarquais du sang sur son bras. Je décidais d'ignorer cette impression et de suivre le groupe.
- Non merci fit Thorïn avant de reprendre la tête du groupe.
Tant pis pour lui, si sa blessure s'infecte, il ne viendra pas se plaindre. Je laissais échapper un long soupir. Même s'il m'énerver, je voulais lui venir en aide. Je dus m'empêcher de rire plusieurs fois pour ne pas vexer le pauvre Bombur qui se retrouvait coincé dans les endroits étroits. Ce passage n'était pas fait pour les personnes à forte corpulence. Je me demandais où ce passage prendrait fin.
J'avais besoin de prendre l'air, n'aimant pas les espaces confinés. Lorsque je vis la lumière au bout du chemin, nous débouchâmes sur une falaise, face au paysage le plus magnifique que je n'ai jamais vu. Je restais bouche bée devant un tel spectacle, c'était merveilleux.
- La vallée d'Imladris ! Annonça fièrement Gandalf. Dans la langue commune, on la connaît sous un autre nom.
- Foncombe murmura Bilbon.
- C'est magnifique pensais-je à voix haute.
- Oui, ça l'est ! Fit Gandalf en souriant.
Foncombe était époustouflant, bâtit à flan d'une falaise, entouré d'un univers minéral et végétal, c'était le paysage le plus gracieux du monde. On sentait le calme et la sérénité en ce lieu paisible. J'entendais au loin une douce mélodie, les sons de flûtes et de harpes, voilà ce que j'entendais.
- C'est un endroit paisible murmurais-je.
- Oui c'est vrai, le mal ne peut pénétrer en ce lieu fit Gandalf.
- C'est vrai ? Demanda Bilbon.
- Oui, ne vous inquiétez pas nous rassura Gandalf.
- On est enfin en sécurité soupirais-je.
- Ici, se trouve la dernière maison simple à l'Est de la mer poursuivit Gandalf.
- C'était votre plan depuis le début, trouver refuge chez notre ennemi ! Gronda Thorïn en se plantant devant le magicien.
- Vous n'avez aucun ennemi ici, Thorïn Ecu-de-chêne. La seule animosité dans cette vallée est celle que vous avez apportée avec vous répliqua sévèrement Gandalf.
- Vous croyez que les elfes nous encouragerons à poursuivre notre quête ? Ils voudront nous en empêcher !
Il y avit une grande tension entre le nain et le magicien. Personne n'osait s'interposer, ne voulant pas entrer dans le conflit. J'étais d'accord avec les deux, ils avaient chacun de bonnes raisons.
- Sans aucun doute fit le magicien d'une mine sombre. Mais nous avons besoin de réponses. Si nous voulons réussir, il va nous falloir faire preuve de tact, de respect, et d'une bonne dose de charme. C'est pourquoi vous devez me laisser parler, moi !
Je ne pus m'empêcher de rire devant la réplique du magicien. Je suivis le groupe tout en m'excusant auprès de Gandalf, j'ajoutais qu'il avait un charme fou, ce qui fit rire la compagnie. Le magicien paru vexé, mais se mit à rire finalement. Je vis même Thorïn sourire, ce qui me surprit, mais me fit chaud au cœur en le voyant plus humain, si on pouvait dire ça d'un nain. Il avait l'air d'avoir oublié sa rancune envers les elfes pendant un instant.
Ça ne pouvait lui faire que du bien. Il avait l'air plus sympathique comme ça, sourire le rendait plus beau qu'il ne l'était déja.
- Aviez-vous vraiment planifié ça depuis le début ? Demandais-je au magicien.
- Oui, je l'avoue me répondit Gandalf.
Gandalf était une personne très sournoise en faite, ce qui m'étonnait. Je regardais en bas pour voir une belle rivière, mais je reportais vite mon attention sur le mince pont sur lequel on marchait pour ne pas tomber. Je n'avais pas le vertige, mais ce pont était limité au niveau sécurité. Le pont était démuni de rambardes, je ne pouvais donc pas m'accrocher si je perdais l'équilibre.
Bofur, Kili et Fili m'entouraient et m'aidaient quand je trébuchais en ne regardant pas ou j'allais.
- Regarde plutôt où tu mets les pieds fit Bofur en riant après m'avoir rattrapé une seconde fois.
Je le remerciais en prenant en compte ses judicieux conseils. J'entendis les deux frères pouffer de rire. C'est vrai que j'avais l'air idiote, je n'arrivais pas à détacher mon regard du paysage et marchais d'une façon bizarre pour ne pas tomber.
- Prends ma main, comme ça, tu pourras regarder autour de toi et profiter de la vue sans trébucher fit Kili en me souriant.
Je pris la main qu'il me tendait et continuais à avancer. Nous dépassâmes deux grandes statues et quittâmes le pont. Kili ne me lâcha pas la main, entrelaçant ces doigts avec les miens. Je regardais la vallée avec un sourire aux lèvres, je me sentais bien ici. Je regardais les plus vieux nains et compris que ce n'était pas leur cas. Je vis soudainement apparaître un elfe, descendant les marches d'escalier gracieusement vers nous.
Je m'émerveiller devant la beauté de cette personne, et de ses gestes souples et gracieux.
- Mithrandir ! Salua l'elfe tout en posant une main sur le cœur.
- Ah, Lindir ! Se réjouit Gandalf en s'approchant de l'elfe qui lui répondit dans une langue que je ne comprenais pas. Je dois parler au seigneur Elrond.
- Le seigneur Elrond n'est pas ici.
- Pas ici... Où est-il ?
Je n'avais pas tout compris, car la moitié de leur dialogue avait été faite surement en elfique. Nous entendîmes tout à coup le son d'un cor, coupant la réponse de Lindir. C'était le même son que celui du passage.
- Serrez les rangs ! Ordonna Thorïn tout en poussant Bilbon et moi au centre.
Je ne compris pas les ordres de Thorïn, nous étions pourtant en sécurité ne compris pas les ordres de Thorïn, nous étions pourtant en sécurité ici. C'est vrai que tout ceci n'était pas accueillant. Le ressentiment de la part des nains se ressentait. Mais les elfes n'aidaient pas non plus à ce que l'ambiance se radoucisse. Puis je vis un elfe montant le seul cheval noir du groupe se diriger vers Gandalf.
Il était grand, noble, des yeux d'un magnifique gris et de longs cheveux bruns.
- Gandalf ! S'exclama l'elfe, tout en sautant agilement de sa monture.
- Seigneur Elrond ! Répondit Gandalf.
- Nous avions dû chasser des orques de la plaine. Ils viennent rarement par ici. Quelque chose où quelqu'un, à dû les attirer dans nos régions...
- Ilse peut que se soit nous... Nous suivions les gandes routes de l'Est.
- Que faisiez-vous sur les grandes routes de l'Est ?
- Ce ne sont pas vos affaires déclara Thorïn.
- Thorïn, fils de Thraïn, fils de Thror... Je me souviens d'avoir côtoyé votre grand-père lorsqu'il régnait annonça solennellement Elrond.
- Il ne m'a jamais parlé de vous fit froidement Thorïn.
Elrond détailla brièvement le prince d'un regard perçant. Puis, il se mit à parler en elfique avec un léger sourire. Je ne savais pas si ce qu'il disait était bon ou mauvais. Je devais avouer que je ne supportais pas que l'on parle dans une langue que je ne maîtrisais pas.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? Est-ce qu'il vient de nous insulter ? S'emporta Gloin.
- Non, maître Gloin, il vient de nous inviter ! Répondit Gandalf.
- Bon, dans ce cas allons-y !
Le seigneur Elrond nous avait attribué des chambres, j'étais donc dans la mienne pour me reposer et me changer avant le repas. Thorïn avait accepté que l'on passe la nuit ici, et j'étais heureuse de pouvoir enfin dormir dans un lit. Pouvoir dormir en sécurité n'allait pas me faire de mal. Je vis la femme elfe qui m'avait accompagné dans ma chambre fouiller dans un placard, elle cherchait des habits de rechange.
- Voici la robe que vous porterais lors du repas de ce soir fit l'elfe en me tendant une magnifique robe rose pâle.
- Merci beaucoup lui répondis-je tout en prenant délicatement la robe.
- Vous mangerez à la table du seigneur Elrond avec Thorïn Ecu-De-Chêne et Mithrandir.
- C'est un honneur !
- Je reviendrais vous chercher à l'heure du repas.
Elle s'inclina légèrement et je fis de même, elle quitta la pièce en refermant doucement la porte. Je me dirigeais vers la salle de bains, j'ottais mes vêtements et pris un bon bain pour enlever tout le sang et la boue que j'avais sur moi. Enfin propre, je m'essuyais et allais essayer la robe. Je me regardais dans le miroir qui était dans un coin de ma chambre et constatais que la robe m'allait parfaitement bien malgré ma petite taille.
La robe était légèrement décolletée et avait de longue manche ample au niveau des poignets. La robe cachait toutes mes jambes. Le haut était en corset, un lacet vert feuillage se terminant par un nœud papillon au niveau de ma poitrine. De belles broderies se trouvaient sur les manches et sur le bas de la robe. J'entendis un léger toquement ce qui me fit revenir de mes pensées.
- Entrez ! Invitais-je l'elfe
En entrant, l'elfe me vit et me complimenta sur l'effet que la robe avait sur moi et me proposa de me coiffer de façon à embellir mon visage. Dix minutes plus tard, elle m'emmena devant le miroir et je me figeais en contemplant mon reflet. Je ne me reconnaissais pas, elle m'avait fait un chignon en m'attachant les cheveux avec un foulard vert pâle, laissant échapper quelques mèches rebelles.
C'était très contradictoire, je faisais plus mature, mais mon visage ressemblait encore plus à celui d'une poupée coiffée et habillé ainsi.
- Le repas va être servit m'informa l'elfe.
Je la suivais à travers les couloirs dans cette magnifique demeure pour rejoindre le seigneur Elrond et la compagnie des nains.
