Hello !

Voici un nouveau chapitre où Mayline quitte la magnifique Vallée d'Imladris

Ceci est un petit chapitre, ne vous inquiétez pas, le prochain sera plus long :)

Merci à tous pour vos reviews et encore merci à ScottishBloodyMary pour son aide ^^

Bonne lecture :)

22/01/15

Chapitre 19 : Au revoir Fondcombe

Il était encore très tôt, le soleil n'avait pas daigné montrer son nez scintillant, et la vallée d'Imladris semblait retenir son souffle dans l'attente de pouvoir se draper et se réchauffer dans sa douce lumière. La lune tentait encore vainement de conserver ses droits dans le ciel dégagé, mais ce fut peine perdue, comme à l'aube de chaque nouveau jour. Une fois prête et les yeux pleins de sommeil, j'allais rejoindre la compagnie en trainant les pieds. Sur le chemin, j'aperçus Lindir qui esquissa un large sourire en me voyant.

« Bonjour Mayline, vous êtes bien matinale » fit Lindir.

« Bonjour Lindir, je pourrais vous dire la même chose » lui répondis-je d'un air malicieux.

Il se contenta de sourire, amusé par ma réplique. Je me demandais ce qu'il pouvait bien faire de si bonne heure.

« Je peux savoir se que vous faites avec votre sac ? » Me demanda Lindir.

Je ne trouvais pas d'excuse, et décidai donc de lui dire la vérité.

« La compagnie des nains a décidé de partir aux aurores» lui répondis-je.

Il semblait surpris et déstabilisé, comme s'il ne voulait pas que l'on parte.

« Alors ainsi les nains veulent continuer leur quête, mais pourquoi les suivez-vous dans ce voyage périlleux? Vous pourriez rester ici, en sécurité » fit Lindir.

En effet, demeurer ici était tentant, mais je ne pouvais me résoudre à abandonner les nains.

« Les Valars m'ont déposée sur la route de ces nains, et ce n'est sans doute pas un hasard. Je peux sûrement leur être utile, même si j'ignore encore en quoi » lui répondis-je.

« Je comprends, mais sachez cependant que si vous désirez revenir, Imladris vous accueillera toujours » dit Lindir, d'un air amical.

Je ressentis un pincement au cœur, en imaginant les dangers qui m'attendaient sur la longue route d'Erebor. Cet endroit magnifique avait constitué une véritable bouffée d'air frais pour mon esprit fatigué et mon corps fourbu. Mais j'avais donné ma parole aux nains, et il était hors de question que je la trahisse pour mon confort personnel.

« Je vous remercie du fond du cœur, c'est avec un immense plaisir que je reviendrai une fois cette quête achevée. »

Dans une soudaine bouffée de panique, je me souvins que je devais rejoindre la compagnie au plus vite. Il me fallait me dépêcher, car Thorïn allait me passer un savon si j'arrivais en retard.

« Je dois y aller, remerciez encore le seigneur Elrond pour son aide » fis-je.

« Entendu. Au revoir Mayline » me répondit Lindir.

« Au revoir Lindir ! »

Je partis en courant pour arriver à l'heure au point de rendez-vous, maltraitant une fois de plus mes pauvres poumons par la même occasion. J'arrivais hors d'haleine, le cœur au bord des lèvres et le souffle rauque sur la terrasse en face du pont. Je vis tout le monde sauf Gandalf, et Dwalin m'apprit qu'il nous rejoindrait plus tard. Je tournais alors mon regard vers Thorïn et attendis qu'il nous dise quoi faire. Son sempiternel air grognon ne me disait rien qui vaille.

« Bon! Tout le monde est là, alors allons-y, nous avons assez perdu de temps comme cela! » Ordonna Thorïn.

Avec une pincée de regret, j'emboîtais le pas de Bofur, et la compagnie s'ébranla. Nous commençâmes à traverser le pont que nous avions emprunté le jour d'avant, et quittâmes les paysages enchanteurs de la somptueuse vallée elfique. Le soleil étendait quelques rayons timides et matinaux sur notre petit groupe, réchauffant les corps mal réveillés et adoucissant les humeurs maussades. J'entendis mon ventre crier famine avec colère et exaspération.

Ce voyage épuisant m'avait alloué l'habitude de manger le matin pour tenir toute la journée, et j'aurais bien aimé que l'on reste à Fondcombe pour prendre au moins un petit déjeuner avant de partir.

« Hey Bofur! » Interpellais-je le nain qui me précédait. « Tu n'aurais pas quelque chose a grignoter? »

« Évidemment! J'ai chipé des gâteaux elfiques dans les cuisines hier » me répondit Bofur en riant avant de me tendre un biscuit à l'odeur délicate.

« Merci ! » Fit Kili tout en attrapant le gâteau et en le fourrant dans sa bouche.

« C'est mon biscuit ! Crache-le ! Crache ! » Criais-je en courant furieusement derrière le voleur.

Et voilà. Nous étions partis dans la joie et la bonne humeur, comme toujours.