Hello !
Voici un nouveau chapitre où Mayline va regretter d'avoir escaladée cette montagne ^^
C'est un tout petit chapitre, le prochain sera plus long :)
Merci à ceux qui me suivent et encore un grand merci à ScottishBloodyMary pour m'avoir aidée et pour le mot qu'elle a laissée ^^
Note de ScottishBloodyMary : Voilà déjà un nouveau chapitre de la très prolifique Lumatie, je tiens à préciser que je n'ai presque rien eu à corriger, j'ai fait quelques ajouts pas forcément indispensables, mais c'est tout. Rien à redire sur ce chapitre, il parle de lui-même. Il devient évident au fil des chapitres que tu n'auras bientôt plus besoin de bêta, ni de personne, Lumatie! Tes progrès sont spectaculaires et ta fic tient de mieux en mieux la route! Allons, que tout le monde le remarque et la couvre de reviews!
Bonne lecture :)
08/02/15
Chapitre 22 : Ne pas dormir dans la montagne
Pour une fois, je ne fis pas de cauchemars. Azog et son sinistre Warg neigeux avaient laissé la place à quelques hallucinations fort remarquables et excentriques. Je fis un drôle de rêve cette nuit-là, et pour cause, car il constituait en une partie d'échecs contre un petit poney rose pour gagner des fraises tagada. C'était un rêve étrange mais agréable, et j'allais gagner lorsque l'un de mes pions, soudain surexcité, se mit à me hurler de me réveiller.
Profondément agacée, je tentai d'administrer un mémorable coup de poing au malotru de mauvais augure pour le faire taire.
« Réveillez-vous ! » Criait Thorïn d'une voix grave et angoissée, esquivant mes faibles coups lamentables et vains. « Mais réveillez-vous, par les couilles velues de Mahal ! »
« Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? » Criai-je, frôlant la crise cardiaque face à ce doux réveil.
Je me mis très vite debout, mais par pour longtemps car le sol se déroba sous nos pieds, nous emportant dans une chute vertigineuse à travers la montagne. Je crois que je n'avais jamais hurlé aussi fort de toute ma vie. Je laissai échapper des cris de douleur car je me cognai souvent contre les parois du tunnel dans lequel nous tombions. J'avais l'impression que la chute ne s'arrêterait jamais. Elle prit soudainement fin, et, le gros ventre de Bombur ayant amorti ma chute, je me relevai avec la peur au ventre en entendant d'horribles cris.
« Attention ! » Hurla Ori en regardant derrière moi.
Je me retournai, le teint livide et les mains moites, imaginant le pire. Je voulus hurler en voyant les horribles créatures courir vers nous mais aucun son ne sortit de ma bouche. Ces êtres parfaitement répugnants étaient des gobelins. Moi qui avais espérée ne pas en croiser sur notre chemin, c'était raté. Deux monstres s'emparèrent de moi, me tenant chacun un bras et je me mis à me débattre en leur donnant des coups de pied.
« Lâchez-moi ! » M'écriai-je en donnant un coup sournois dans le ventre de l'un de mes persécuteurs.
Le visage du gobelin se tordit de douleur mais il ne me lâcha pas.
« Ôte tes sales pattes ! Ne me touche pas ! » Cria Dwalin à un immonde gobelin.
Je vis Dwalin se débattre férocement, mais les monstres le poussèrent et il ne put qu'avancer. Nous avançâmes en nous débattant et en jurant. L'une des créatures essaya de voler l'épée que Fili m'avait offerte.
« Dégage ! » Criai-je en lui griffant le visage.
La créature hurla de douleur en plaquant une main sur son visage. J'eus droit à une gifle magistrale de la part du gobelin mécontent. Je relevai le visage en essayant de contenir mes larmes, et vis, tout autour de nous, des structures en bois construites le long des froides parois de la montagne, et sur ces structures, une multitude de créatures hideuses. Les pontons moisissant suspendus au-dessus de gouffres insondables grinçaient à chacun de nos pas laborieux, et les petits êtres malsains et ignobles pullulaient, se précipitant hors de chaque recoin sombre.
e sentais la bile remonter le long de ma gorge en les voyant aussi nombreux. Les monstres nous poussèrent sur une plateforme où se trouvait une énorme et abjecte créature assise sur un trône. Il tenait dans ses grosses mains difformes un bâton surmonté d'un crâne, et duquel pendaient des têtes atrophiées. La couronne en os qu'il portait sur la tête montrait qu'il était le roi de ces créatures. Il possédait des yeux globuleux et un double, que dis-je, quintuple menton, qui semblait pendre littéralement sur son torse gras en une répugnante barbe de chair.
Nos armes furent jetées sur le sol avec violence, et on nous regroupa devant le trône. Je me cachai derrière Nori et Kili, tandis que le pachydermique roi descendait de son trône.
« Ce sont bien des gobelins ? » Demandai-je à voix basse.
« Oui, de sales créatures perfides » me répondit Kili d'un ton empli de dégoût.
Je déglutis péniblement, nous étions dans un sacré pétrin. Le roi des gobelins s'arrêta devant nous, nous scrutant de son hideux et globuleux regard.
« Qui ose pénétrer avec des armes dans mon royaume ? Des espions ? Des voleurs ? Des assassins ? » Vociféra le gros monstre.
Je sentis un frisson d'angoisse remonter le long de mon échine, et une peur sourde et glacée referma ses griffes acérées et fourbes sur mon cœur malmené. Même si nous n'étions aucun des trois, le vilain roi ne nous laisserait sans doute pas repartir gentiment et tranquillement. Je me promis de ne plus jamais dormir dans une montagne, si tant est que je survivais...
