Hello !

Voici un nouveau chapitre où Mayline va rencontrer le changeur de peau ^^

Merci à tous ceux qui me suivent et un grand merci à ScottishBloodyMary pour son aide :)

N'hésitez surtout pas à voter, je n'ai toujours pas fais de choix sur les deux scènes que j'adore ^^

Bonne lecture :)

08/03/15

Chapitre 29 : Un ours géant

Le soleil était à peine levé et l'air faisait encore sentir toute la fraîcheur de la nuit envolée, que j'étais déjà en train de courir aux côtés de Bilbon. Gandalf avait envoyé notre hobbit en éclaireur et j'avais décidé de l'accompagner. Nous nous arrêtâmes et nous cachâmes derrière un rocher, cherchant du regard les orques. Je vis au loin une énorme créature, un ours gigantesque apparemment, et je sentis l'adrénaline monter en moi.

« Vite, rejoignons les autres, dépêchez-vous! » Lançai-je en commençant à descendre de notre perchoir, me tordant un pied au passage.

« Attendez-moi ! » Fit Bilbon en me rattrapant avec peine.

Nous nous mîmes à courir pour rejoindre les nains, postés au bas de la colline, attendant notre retour.

« La horde est proche ? » Demanda Thorïn, une pointe d'anxiété dans la voix.

« Trop proche, à deux lieux, mais ce n'est pas le pire » répondit Bilbon essoufflé.

« Les wargs ont flairé notre odeur ? » Demanda Dwalin d'une voix forte.

« Pas encore, même si vous sentez fort, je dois l'avouer » lui répondis-je en récoltant les plaintes de certains nains, vexés. « Nous avons un problème ! »

« Ils vous ont vu ? » Demanda Gandalf.

« Hein ? » Fit Bilbon, complètement perdu.

« Ils vous ont vu... » Répéta Gandalf, dépité.

« Non, nous avons été discrets » débitai-je à toute vitesse pour le rassurer.

Gandalf se mit à nous complimenter, et les nains acquiescèrent, parlant tous en même temps, ne nous écoutant plus.

« Écoutez ! » Tenta Bilbon, tentant désespérément de se faire entendre.

« Écoutez ! Il y a un énorme ours là-haut, et je n'ai pas très envie de faire sa connaissance ! » Fis-je en haussant le ton pour attirer l'attention des autres.

Un grand silence plana au-dessus de la compagnie, puis l'agitation s'installa. Les nains commençaient à avoir peur. Gandalf nous apprit qu'il y avait une maison non loin de là, où nous serions à l'abri. Mais que le propriétaire de ladite chaumière était étrange, qu'il nous aiderait ou nous tuerait. Voilà qui était fort rassurant. Mais je préférais prendre ce risque plutôt que de me faire dévorer par un ours. Nous nous mîmes à courir pour distancer nos ennemis, traversant une rivière et parcourant un champ de lavande.

« Allez ! » Nous encouragea Gandalf.

Nous pénétrâmes dans une forêt dense et obscure, et entendîmes un hurlement. Je vis Bofur du coin de l'œil, pétrifié par la peur.

« Ce n'est pas le moment de faire une pause, à part si tu as envie de te faire dévorer » hurlai-je en lui attrapant le bras pour le traîner à ma suite.

Le soleil était à présent seul maître dans le ciel et étendait ses rayons à la douce chaleur bienvenue, lorsque nous débouchâmes dans un autre champ. J'aperçus enfin la maison de celui qui pourrait nous sauver ou nous tuer. J'imaginai deux scénarios. Dans le premier, le propriétaire nous accueillait, nous mettant en sécurité, loin des crocs des grosses boules de poils qui nous talonnaient d'un peu trop près. Dans le deuxième, ce même propriétaire nous claquait la porte au nez, nous laissant nous faire dévorer par les wargs ou l'ours, au choix.

Notre sort allait dépendre de cet homme qui possédait cette jolie petite chaumière en face de nous, chaumière qui ressemblait fortement à la maison des sept nains de Blanche Neige. Voilà qui était ironique !

« A la maison, vite ! » Cria , somme toute inutilement, Gandalf.

Bombur et moi ne nous fîmes pas prier, et accélérâmes le pas au point de dépasser tous les autres. Malheureusement, douée comme j'étais, je trébuchai et m'étalai sur le sol. Bilbon m'aida à me relever et je me retournai pour voir d'où provenait le bruit monstrueux que je venais d'entendre. Je vis alors un énorme ours brun, la gueule grande ouverte, montrant ses effrayants crocs dégoulinants de bave, foncer vers nous.

« Vite ! » Cria Thorïn, dont on pouvait lire l'inquiétude dans les yeux.

Je regardai cette créature galoper sur nous, j'étais effrayée et fascinée à la fois. Ce fut Bilbon qui me ramena à la réalité en me tirant par la manche de mon manteau. Je vis alors les nains essayer d'enfoncer la porte pour se mettre à l'abri. Mon regard se porta sur le loquet de la porte et j'eus comme une envie d'étrangler ces nains sans cervelle.

« On ne vous a jamais appris à ouvrir une porte ? » Criai-je furieuse et excédée par leur stupidité.

Thorïn ouvrit la porte et nous entrâmes en vitesse à l'intérieur de la maison. Les nains essayèrent de refermer la porte, mais la bête ne fut visiblement pas du même avis, et bloqua la porte en essayant de croquer un bout de nain au passage. C'est alors que l'épisode des gobelins me revint en mémoire, plus particulièrement le moment où ma pierre m'avait protégée. Je pris la pierre Tutamen dans ma main et remarquai qu'elle chauffait et brillait d'une lueur rouge.
J'approchai la pierre de la gueule de l'ours, et celui-ci parut frappé par quelque chose d'invisible qui le poussa à reculer. Les nains en profitèrent pour fermer la porte.

« Comment as-tu fais ça ? » Me demanda Bofur, stupéfait, en regardant fixement la pierre que je tenais toujours fermement dans ma main.

« Je ne sais pas, je n'arrive pas encore à contrôler tous ses pouvoirs » lui répondis-je tout en scrutant la pierre Tutamen.

« En tout cas, ça nous a sauvés, bien joué Mayline ! » Fit Dwalin en me donnant une tape sur l'épaule, la déboitant presque au passage.

« C'était quoi cette créature ? » Demanda Ori, les yeux encore emplis de terreur.

« C'est notre hôte » répondit Gandalf. « Il s'appelle Beorn, et c'est un changeur de peau. Parfois c'est un énorme ours brun, parfois c'est un homme grand et fort. L'ours est imprévisible mais l'homme peut entendre raison. Cependant... C'est quelqu'un qui n'aime pas beaucoup les nains... »

Il y eut un grand silence face à ces révélations, grand silence que je pris plaisir à briser en lançant d'un ton sarcastique ce que je pensais tout bas.

« Excellent ! Notre hôte a essayé de nous dévorer, et en plus il n'aime pas les nains ! Devons-nous savoir autre chose sur lui, ou ce sera tout ? »