Hello !

Voici un nouveau chapitre où Mayline va découvrir la célèbre forêt que tout le monde connait ^^

Merci à tous ceux qui me suivent et un grand merci à ScottishBloodyMary pour l'aide qu'elle m'apporte à chaque fois :)

Bonne lecture :)

01/04/2015

Chapitre 33 : La Forêt Noire

Je sentis les rayons du soleil effleurer mon visage, je m'assis et ouvris les yeux tout doucement. Je regardai autour de moi et ne vis personne. Je les entendis à l'autre bout de la pièce et décidai de me lever. D'énormes abeilles volaient dans la maison, et je me dépêchai de rejoindre les autres tout en évitant précautionneusement les insectes mutants.

« Je serais d'avis de filer par la porte de derrière » fit Nori, redoutant la rencontre de notre hôte.

« Je ne fuis devant personne, bête ou homme ! » S'exclama Dwalin.

Une dispute allait éclater mais Gandalf les interrompit, et il nous expliqua alors la démarche à suivre. Nous allions sortir deux par deux pour nous présenter. Évidemment, avec la chance que j'avais, je passai la première avec Bilbon et Gandalf. Nous sortîmes de la maison et marchâmes vers Beorn qui coupait du bois avec sa hache. Le magicien avait l'air tendu. Si Gandalf était nerveux, c'est qu'il y avait une bonne raison, et je sentis le stress monter en moi.

« Vous êtes anxieux » constata Bilbon.

« Anxieux ? Quelle sottise ! Bonjour ! » Fit Gandalf, une pointe d'angoisse dans sa voix qui se voulait sûre.

« Qui êtes vous ? » Demanda Beorn sans se retourner.

« Je suis Gandalf, Gandalf le Gris » répondit le magicien en s'inclinant.

« Je n'en ai jamais entendu parler » fit Beorn en se retournant pour nous faire face.

Il était déjà impressionnant en ours, mais il l'était encore plus en homme. Il devait au moins mesurer plus de deux mètres. Gandalf nous présenta alors Bilbon et moi.

« Je te reconnais, tu es la petite humaine de la nuit dernière » fit Beorn en me fixant.

« De la nuit dernière ? » Demanda Bilbon, perplexe.

Beorn se rendit soudain compte de la présence du semi-homme et ses mains se crispèrent sur le manche de sa hache.

« Ce n'est pas un nain ? » Demanda Beorn, furieux.

« Oh non ! Monsieur Sacquet est un hobbit » répondit Gandalf.

« Un hobbit, un magicien et une humaine... Que faites-vous par ici ? »

« Et bien... Nous avons eu quelques problèmes avec des gobelins... »

« Des gobelins ? Pourquoi les approcher ? C'est stupide ! »

« Vous avez parfaitement raison ! »

C'est à ce moment là que Dwalin et Balin décidèrent de faire leur entrée. Ce n'était pas vraiment le bon moment, au vu de la colère que je ressentais chez notre hôte. Les nains sortirent deux par deux en se présentant, faisant enfler encore davantage la rage chez Beorn et l'inquiétude chez Gandalf. Je décidai d'intervenir une fois que tous les nains furent présentés, afin d'éviter le massacre.

« Nous avons besoins de votre aide, laissez-nous vous expliquer la raison de notre présence en votre demeure, je vous en prie » fis-je en m'inclinant.

« C'est d'accord, allons à l'intérieur » accepta Beorn.

Nous pénétrâmes à l'intérieur de la masure et nous installâmes autour d'une grande table. Beorn nous servit un copieux petit déjeuner et nous mangeâmes avec grand plaisir. Balin racontait le récit de notre aventure, récit que Beorn écoutait attentivement.

« Alors, vous êtes celui que l'on appelle Thorïn Ecu-de-Chêne. Dites-moi, pourquoi Azog le profanateur est-il à vos trousses ? » Demanda le changeur de peau.

« Vous connaissez Azog, comment ? » Demanda Thorïn sans répondre à la question qui lui était posée.

Beorn nous raconta alors son histoire. Son peuple et lui-même avaient été réduits en esclavage par Azog le profanateur. Il avait réussit à s'échapper, mais il était dorénavant le dernier de son espèce.

« C'est horrible... »Soufflai-je, attristée par son passé.

« Oui, ça l'est, Azog se délecte des souffrances des autres » fit Beorn.

Le changeur de peau avait accepté de nous aider, et il nous prêta des poneys que nous commençâmes à sceller. Nous devions les relâcher à l'entrée de la Forêt Noire.

« Merci pour votre aide » fis-je tout en montant derrière Kili.

« Je vous en prie, maintenant partez et soyez prudents » répondit l'homme-ours.

Je lançai un dernier regard vers Beorn et nous commençâmes à nous éloigner. Nous mîmes bien deux heures avant d'arriver devant l'entrée de la Forêt Noire. Pour la seconde fois de l'aventure, nous devions nous séparer de Gandalf, car le magicien avait des affaires importantes ailleurs. Il nous ordonna, avant de partir, de ne pas quitter le sentier au risque de nous perdre à tout jamais. Cela faisait maintenant une heure que nous marchions et je commençais à me sentir étrange.

« Tout va bien ? » Me demanda Kili, inquiet.

« Non pas vraiment, je me sens nauséeuse, j'ai l'impression que c'est cette forêt qui me fait cet effet » lui répondis-je.

« Maître Gandalf a dit que cette forêt était victime d'un maléfice, que l'air était chargé d'illusions » fit Dori en passant près de moi.

« Je le ressens moi aussi, j'ai du mal à respirer » fit Bofur, quelques pas derrière nous.

Kili me prit la main et nous continuâmes à avancer jusqu'à ce que nous arrivions à un pont, ou du moins ce qu'il en restait.

« On pourrait traverser à la nage » proposa Bofur.

« Non, Gandalf à dit qu'il ne fallait pas toucher l'eau » lui rappelai-je.

« Il faut trouver un autre moyen de traverser » déclara Thorïn dont le comportement commençait à m'inquiéter.

« Ces branches ont l'air solides » fit Kili en commençant à s'agripper à l'une d'elles pour traverser.

« Kili ! La plus légère en première » ordonna Thorïn.

Tout le monde se tourna vers moi, et je compris alors que j'allais servir de cobaye. Fort réjouissant.

« C'est bon mon oncle, je peux y aller » fit Kili, tentant de m'éviter le risque de tomber à l'eau.

« Non ! Mayline ira la première ! Je sais très bien ce que tu ressens pour elle, je suis déjà assez clément d'autoriser votre relation. Alors ne la surprotège pas ! » Hurla Thorïn, les yeux lançant des éclairs glacés.

« Ne t'inquiète pas, tout se passera bien » le rassurai-je en posant ma main sur son bras.

Kili lâcha la branche à contrecœur, il effleura de sa main ma joue en une légère caresse avant de me laisser passer. Je faillis tomber à l'eau plusieurs fois mais réussis tout de même à traverser. Je me sentis tout à coup bizarre, ma tête devenais lourde et mes jambes engourdies. Je voulus leur dire de ne pas traverser mais il était trop tard, ils étaient tous accrochés aux branches. Thorïn sauta à côté de moi, il paraissait étrange depuis que nous avions pénétré dans la forêt.
Nous vîmes alors au loin un cerf blanc, il était grand et majestueux, magnifique. Thorïn saisit son arc tout en fixant l'animal d'un curieux regard.

« Que faites-vous ? » Lui demandai-je, angoissée.

Comprenant tout à coup ce qu'il s'apprêtait à faire, j'attrapai son bras, faisant dévier la flèche de sa trajectoire qui rata heureusement sa cible.

« Mais vous êtes malade ? » Hurlai-je.

Thorïn n'eut pas le temps de me répondre que nous entendîmes quelque chose tomber à l'eau. Nous nous retournâmes pour voir Bombur flotter sur l'eau trouble et stagnante, inconscient. Nous dûmes repartir chargés d'un Bombur endormi telle la Belle au Bois Dormant sur une civière, et un roi nain d'une humeur exécrable. Nous avions quitté le sentier et étions dorénavant perdus. Les nains commençaient à s'énerver et à se disputer pour je ne savais quelles raisons.

« Que faites-vous ? » Demandai-je au hobbit, le voyant grimper à un arbre.

« Je vais voir où est situé le soleil pour savoir quelle direction prendre » me répondit Bilbon.

« Bonne idée ! » Fis-je, un grand sourire aux lèvres.

Heureusement que Bilbon était là, nous allions enfin pouvoir sortir de cette forêt de malheur.

« Ça suffit ! Silence ! Vous tous ! »Hurla Thorïn, ce qui calma aussitôt la compagnie. « On nous observe... »

Je sentis tout à coup quelque chose me soulever du sol, je levai la tête pour apercevoir une araignée géante absolument répugnante. Je poussai un long hurlement strident qui alerta les nains. La dernière chose que j'entendis fut Kili criant mon nom avant de sombrer dans l'inconscience.