Hello !
Voici un nouveau chapitre qui sera plutôt calme ^^
Merci à tout ceux qui me suivent et un grand merci à ScottishBloodyMary pour son aide :)
Bonne lecture :)
05/04/2015
Chapitre 34 : Prise au piège
Tout paraît si paisible, mes paupières demeurent fermées, comme si j'essayais d'échapper à la réalité. Je sens autour de moi des filaments gluants et collants. Un souffle de glace caresse mon visage, j'ai tellement froid, j'ai besoin de chaleur. Je sens des fourmillements gravir mes mains. Je me demande combien de temps a passé, j'en ai perdu le fil. Je sens mon cœur s'emballer, j'essaye d'attraper mon arme mais n'y parviens pas. Je n'arrive pas à bouger, je ressens les sensations, mais n'arrive pas à contrôler mon corps, comme s'il ne m'appartenait plus.
Mes yeux s'ouvrent comme alarmés. J'espère que la compagnie a réussi à s'échapper, j'espère que mes amis sont encore en vie. Où sont-ils ? M'ont-ils abandonnée ? Se sont-ils enfuis ? Non, je ne pense pas, ils vont sûrement venir me sauver, à part s'ils croient que je suis morte. Si ça se trouve, ils sont déjà loin, ils sont partis sans moi. Bilbon doit sans doute être en sécurité, ce hobbit est incroyable, il arrive à éviter le danger comme s'il pouvait se rendre invisible.
Bilbon viendrait me sauver, il ne m'abandonnerait pas, et Kili non plus. Je m'accrochai à cet espoir, ils allaient me sauver, je n'étais plus seule. Moi qui trouvais les toiles d'araignées si belle d'habitude, je les détestais à présent car elles m'emprisonnaient. Avant je les trouvais si fines, si fragiles et miroitantes, toutes emperlées de rosée.
« Des petits diamants... » Soufflai-je, le sourire aux lèvres en me remémorant leur image.
Ficelées entre deux petites branches, on aurait dit des œuvres d'art. Elles sont vides de toute vie et ce n'est qu'au vent qu'elles oscillent. Elles avaient l'air si frêles quand elles se balançaient, alors que celle qui me tenait captive semblait aussi solide que la roche. Une prison en toile, voilà ce que c'était. Ses légers filins sont d'acier, impossible pour moi de m'en échapper. Filins de soie qui autrefois étaient si beau, dans leur douce chatoyance humide de gouttes de pluie.
Comment quelque chose que je trouvais magnifique pouvait à présent devenir si épouvantable ? Je sais à présent ce que ressent une mouche prise au piège par une toile d'araignée. Voilà, j'étais réduite au statut d'un pathétique petit insecte pris au piège. Que c'était humiliant, finir dévorée par une araignée était une mort tellement ridicule. J'entendais des bruits de pas s'éloigner de moi, l'araignée était sûrement partie chercher de quoi remplir davantage son garde-manger.
Je haïssais les araignées, je les trouvais répugnantes. Avec leurs huit pattes velues et leurs multiples yeux, les araignées n'avaient pas un physique que l'on pouvait admirer par rapport à leurs toiles. Avant je ne les aimais pas, maintenant je les craignais, le fait qu'elles me rappelaient le film Harry Potter aurait pu me faire rire si je n'étais pas emprisonnée dans un cocon géant. Il fallait que j'arrête de penser à ces sales bestioles, il fallait que je pense à quelque chose d'agréable.
Si je pensais à quelque chose d'agréable, cela m'éviterait peut-être d'imaginer les pires scénarios sur ma mort prématurée.
« Réfléchis Mayline, qu'est-ce qui pourrait te vider la tête ? » Pensé-je à voix haute.
C'est alors qu'une idée me vint et je me mis à fredonner une chanson qui me calmait autrefois.
J'avoue
J'en ai bavé, pas vous
Mon amour
Avant
D'avoir eu vent de vous
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson
A votre avis
Qu'avons-nous vu
De l'amour
De vous à moi
Vous m'avez eu
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson
Hélas
Avril en vain me voue
A l'amour
J'avais
Envie de voir en vous
Cet amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson
La vie
Ne vaut d'être vécue
Sans amour
Mais c'est vous
Qui l'avez voulu
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson
Fredonner cette chanson m'avait fait penser à une personne en particulier. Kili. Oh, j'aurais tellement voulu me trouver dans ses bras en ce moment. C'est fou de voir à quel point on peut aimer une personne. De se dire que l'on veut finir ses jours avec elle et elle seule. Je me remémorai notre baiser, ses lèvres avaient un léger goût salé que j'aurais aimé goûter encore et encore. J'avais aimé ce baiser, comme j'avais aimé respirer son odeur, voir ce sourire radieux sur ce doux visage.
A chaque fois que mon regard croisait le sien, je sentais mon cœur s'affoler. Mon amour pour lui était si grand, je n'avais aucun doute sur mes sentiments. Mes pensées et mon cœur étaient à lui, je n'arrivais pas à imaginer ma vie sans lui. Pour moi, il était plus précieux que l'or ou que la vie éternelle. Je l'aimais, tout simplement. C'est sur cette dernière pensée que je sombrai à nouveau dans l'inconscience, espérant pouvoir retrouver au plus vite la chaleur de son étreinte.
