Hello !
Voici un nouveau chapitre, je sais ça fait longtemps, désolé ^^
Un grand merci à ceux qui suivent ma fic, c'est toujours un plaisir d'écrire pour vous :)
Bonne lecture :)
01/07/2015
Chapitre 41 : La porte
L'aube se levait sur Lacville tandis que nous traversâmes la ville pour rejoindre le port où une grande barque nous attendait pour nous conduire à la montagne solitaire. Les rues étaient remplies d'habitants venus nous souhaiter bonne route et bonne chance. Je regardais les nains avec un sourire en coin, ils avaient des manteaux de Lacville, mais certains étaient allés jusqu'à mettre un casque de garde comme Bilbon ou des fragments d'armures.
Certains avaient l'air vraiment ridicule mais je m'empêchais de rire pour ne pas vexer ces nains susceptibles. Pour ma part, mes vêtements et la dague que l'on m'avait donnée me suffisaient amplement.
Madame ! Fit une fillette en attrapant ma veste.
Appelle moi Mayline fis-je en m'accroupissant pour être à sa hauteur, elle devait avoir cinq ou six ans vu sa petite taille. Comment appelles-tu ?
Elena me répondit la petite blonde avec un grand sourire. Je voulais vous donner ceci pour qu'il ne vous arrive rien m'expliqua-t-elle en me tendant un bracelet tressé.
Merci, je suis sûr qu'il me protégera fis-je en embrassant sa petite joue rougie par le froid.
Mayline ! Dépêchez-vous ! Cria Thorïn tandis que je rejoignais la compagnie en courant.
Vous êtes conscient qu'il manque quelqu'un ? où est Bofur ? Demanda Bilbon.
S'il n'arrive pas, nous partons sans lui répondit Thorïn.
Il le faut, pour trouver la porte avant la nuit. Ne prenons plus de retard fit Balin.
J'avais réussis à me frayer un passage parmi les habitants et avais atteint le bateau. Alors que nous montâmes à bord, Thorïn arrêta Kili.
Que se passe-t-il ? Demandais-je.
Pas toi, il faut se hâter, tu nous ralentirais fit Thorïn en chargeant le bateau.
Je veux être là quand la porte s'ouvrira et que nous découvrirons les salles de nos pères, Thorïn fit Kili plutôt énervé et confus.
Kili, reste ici et repose toi, tu nous rejoindras quand tu seras guéris fit Thorïn en caressant sa joue.
Kili regarda son oncle en essayant de lire un quelconque mensonge dans ses yeux, un signe qu'il plaisantait. Des larmes coulèrent toutes seules sur mon visage, je les essuyais et tentais de respirer calmement pour ne pas partir en sanglots. Je vis tout à coup Oin descendre du bateau avec un air déterminé.
Je reste avec lui, mon devoir est d'être au près du blessé fit le vieux nain en partant vers Kili.
Mon oncle, les récits que tu nous as fait on bercés notre enfance ! Tu ne peux pas le priver de ça fit Fili.
Un jour tu seras roi, alors tu comprendras, on ne peut pas compromettre cette quête pour l'égard d'un nain même si se sont nos parents répondit Thorïn.
Fili regarda son frère qui essayait de repousser Oin tandis que le vieux nain tentait d'examiner sa plaie. Fili commença à sortir de la barque mais Thorïn lui attrapa le manteau.
Fili, ne fais pas l'idiot, ta place est dans la compagnie fit Thorïn.
Ma place est auprès de mon frère répondit Fili.
Thorïn le laissa partir, je partis rejoindre Kili après avoir rassurée Thorïn en lui confirmant que je venais à Erebor. Kili allait très mal, une partie de moi voulait rester à ses côtés. Mais une autre me disait de partir avec Thorïn pour l'aider et le soutenir.
Kili, laisse Oin te soigner, il faut vite que tu guérisses pour pouvoir nous rejoindre fis-je.
D'accord, fais attention à toi me répondit-il avec un demi-sourire.
Je sentis mon estomac se nouer à l'idée de laisser Kili ici, malade. Me moquant des regards des autres, j'attrapais le visage de Kili entre mes mains et déposais un léger baiser sur ses lèvres.
Je t'aime fis-je une fois notre baiser rompu.
Moi aussi me répondit-il en caressant ma joue.
Prenez soins de lui fis-je à Fili et Oin.
Ne vous inquiétez pas, vous pouvez partir sans craintes me rassura Oin.
Allez chez Bard si vous ne savez pas où aller, je suis sure qu'il vous aidera leur conseillais-je.
Fili hocha la tête tandis qu'il soutenait son frère. Je me tournais une dernière fois vers Kili, anxieuse.
J'aurais vraiment aimée pouvoir te soigner afin que vous puissiez venir fis-je.
Ce n'est pas grave Mayline, tu nous as bien aidée jusque-là me répondit Kili.
Et on te rejoindra quand Kili ira mieux fit Fili.
Je regardais les trois nains et eu un pincement au cœur. Je leur adressais un dernier sourire et retournais sur le bateau. Nous commençâmes à partir et l'orchestre entama une fanfare. Le Maître et son fidèle Alfrid apparurent sur une estrade.
Partez maintenant, avec notre bénédiction et nos vœux de réussite. Et puisse votre retour apporter la prospérité à tous ! Déclara le Maître.
La foule nous acclama, nous souhaitant bonne chance et bon courage. Je restais immobile, fixant Kili qui était resté sur le ponton. Mon regard resta accroché à lui-même au moment où il fut transformé en une forme flou par la distance. Le bateau traversait lentement le lac tandis que le soleil continuait son ascension dans le ciel. Je me sentais de plus en plus angoissée au fur et à mesures que l'on approchait la montagne.
Je ne devais pas m'inquiéter. Gandalf avait promis de nous rejoindre, tout se passerais bien avec le magicien à nos côtés. Mon regard se porta vers Thorïn, pour rechercher du réconfort et de la motivation. Il avait l'air fier et serein. Lui qui avait toujours été triste, déchiré parce qu'il avait perdu sa maison. Volé par un dragon ravageur. Allait retrouver son foyer. Mon regard se porta vers Bilbon. Il y avait de la culpabilité dans son regard.
De la culpabilité à l'égard des nains que nous avions laissés à Lacville. Alors que le bateau arrivait en vue de la berge, je me sentis oppressée. L'air était lourd, j'avais l'impression de sentir la mort elle-même. Ces terres avaient connues beaucoup de morts. La mort, la peur, le désespoir, voilà tout ce que ces terres m'inspiraient. Une fois le bateau amarré, nous nous mîmes en route en silence.
Quel silence ! Fit Bilbon.
Il n'en a pas été toujours ainsi fit Balin. Autrefois, ces versants étaient couverts de forêts, les arbres bruissaient du chant des oiseaux.
Je vis Thorïn s'approcher du hobbit, le visage toujours serein.
Détendez-vous monsieur Sacquet, nous avons des vivres, des outils et nous avançons le rassura-t-il.
Soudain, il aperçut quelque chose qui le fit accélérer le pas, jusqu'au sommet d'une crête, devant les ruines d'une ville.
Quel est ce lieu ? Demanda Bilbon.
Autrefois, c'était Dale, maintenant, c'est un champ de ruines. La désolation de Smaug répondit Balin.
Le soleil est proche du zénith, il faut traverser la porte avant son coucher. Par ici ! Fit Thorïn en prenant un chemin sur la droite.
Attendez ! C'est ça le promontoire, non ? Gandalf a dit qu'on le retrouverait ici, et qu'on ne devait pas continuer sans lui rappela Bilbon.
Vous le voyez ? Demanda Thorïn.
Bilbon ne put réprimer une moue gênée, se sentant embarrassé.
Nous n'avons pas le temps d'attendre le magicien. Et puis nous avons les pouvoirs de guérison de Mayline. Allez ! Fit Thorïn avant de se remettre en route.
Thorïn mettait trop de confiance en moi, oui je pouvais guérir mais je ne pouvais pas ramener les morts à la vie et il y en aurait des morts sans la présence de Gandalf à nos côtés. Au moins, on ne passa pas par les ruines et cela me rassura un peu. Je n'aimais vraiment pas cet endroit.
On n'aurait pas dût venir ici, c'est la mort qui nous guette, tous… Soufflais-je.
Je ne pût réprimer un frisson en nous imaginant rôtit par les flammes du dragon. Passé midi, nous n'avions toujours pas trouvés un moyen d'escalader le flanc de la montagne. Nous avions mangés sans prendre le temps de s'arrêter.
Alors ? Demanda Thorïn.
Rien ! Cria Dwalin en hauteur.
Thorïn déplia la carte, visiblement agacé par cette perte de temps.
Si la carte dit vrai, la porte devrait se trouver juste au-dessus expliqua-t-il.
Je vis le regard de Bilbon se porter vers la gauche, vers le flanc de la montagne.
Là-haut ! Cria le hobbit.
Nous avançâmes vers lui pour voir le chemin qu'il avait découvert.
Vous avez une vue perçante, monsieur Sacquet fit Thorïn avec un grand sourire.
L'ascension des escaliers ne fut pas des plus faciles, c'était une rude épreuve pour mes petites jambes. Malgré ma fatigue, j'aidais les plus vieux à grimper. Arrivés au sommet, Thorïn courut se mettre face à la paroi rocheuse.
Ça doit être ça, la porte secrète fit le chef de la compagnie.
Je sentis l'excitation m'envahir, on y était enfin arrivés.L'entrée se trouvait là, nous allions enfin entrer dans la montagne.
Que tous ceux qui ont doutés de nous s'en mordent les doigts déclara Thorïn en brandissant la clef.
Nous répondîmes par des rires et des acclamations. Nous avions tous tant contribués à cette quête pour arriver à cet instant.
Bon alors, on a une clef fit Dwalin en s'approchant pour tâter la pierre. Donc, quelque part, se trouve une serrure.
Thorïn se tourna vers le soleil couchant à l'horizon.
La dernière lueur de Durin brillera sur la serrure récita le seigneur nain.
Il regarda le soleil, attendant une réponse de sa part. Il se tourna ensuite vers Nori, laissant son regard parler pour lui.
La lumière baisse, vite ! Fit Thorïn tandis que Nori utilisait une cuillère et un gobelet en métal pour trouver la serrure.
Perdant patience, Dwalin se mit à donner des coups de pied dans le mur.
Arrête ! J'entends rien avec tes coups de pied fit Nori.
Je ne la trouve pas, elle n'est pas là ! Cria Dwalin énervé en continuant de cogner.
Thorïn… Le soleil se couche fis-je, les yeux fixés sur l'astre au loin.
On ne peut pas attendre ! Défoncez-la ! Ordonna Thorïn.
Dwalin, Gloin et Bifur sortir alors leur pioche, leur hache et leur marteau, et se mirent à cogner la roche.
Allez ! Cria Thorïn.
Ouvre-toi ! Hurla Dwalin.
La hache de Gloin se brisa tout à coup contre la roche.
Il faut que ça marche souffla Thorïn, fixant le soleil comme si son regard suffirait à le retenir.
Arrêtez ! Ça ne sert à rien, la porte est scellée. On ne peut pas la forcer, un sortilège la protège fit Balin.
Juste à cet instant, la lumière du soleil disparue derrière les montagnes, nous laissant dans l'obscurité.
