Hello !

Pour me faire pardonner pour ma longue absence je publie un deuxieme chapitre aujourd'hui, ce chapitre est du point de vue de Kili ^^

Bonne lecture :)

01/07/2015

Chapitre 42 : Kili

Je regardais le bateau le bateau partir, j'aurais tellement voulu les accompagner.

Oh ! Vous aussi vous avez loupés le bateau ? Fit Bofur en nous rejoignant.

Kili ! Cria mon frère tandis que je me penchais en avant, mes forces m'abandonnant.

Je sentis Bofur et Fili me soulever et me transporter jusqu'à la maison du Maître.

Attendez ! Aidez-nous, s'il vous plait, mon frère est malade fit Fili ? me soutenant tant bien que mal.

Malade ? Est-ce contagieux ? Reculez ! Ne les laissez pas s'approcher ! S'écria la Maître en couvrant sa bouche d'un mouchoir.

S'il vous plait, il nous faut des remèdes supplia Oin en s'approchant Alfrid.

Ais-je l'air d'un apothicaire ? Demanda Alfrid avec agacement. On ne vous a donc pas assez aidés ? Le Maître est un homme occupé, il n'a pas de temps à perdre avec des nains malades. Disparaissez, maintenant, décampez ! Cria-t-il avant de faire volte-face et de monter les escaliers à la suite de son Maître.

Les gardes ne repoussèrent loin de la maison sans ménagement. Une fois loin des gardes qui nous avaient repoussés, nous regardâmes autour de nous avec impuissance. Pour ne pas m'évanouir, je me mis à contempler la ville d'un œil critique. C'était une vielle ville, mais j'ignorais à qu'elle date elle fut fondée. Elle se trouvait sur le lac et était construite sur pilotis, reliée à la rive par un long pont en bois.

Cette ville de bois avait été jadis prospère. Après la ruine de Dale dévasté par Smaug, Lacville perdit de sa superbe, et on pouvait voire en période de sécheresse les piliers pourrissant près de la rive. Cette ville lacustre était dirigée par un Maître, élu par les habitants et ordinairement choisi parmi les personnalités les plus âgées et les plus sages que comptait la ville. On pouvait dire que les habitants avaient mal choisi leur Maître, un gros porc avide de richesse, qui pourrait laisser crever ses habitants pour vivre aisément, voilà qui était l'homme actuel qui dirigeait la ville.

C'est alors qu'une leçon que Balin nous avait faite à mon frère et moi durant notre enfance me revint en mémoire.

Mon frère et moi étions assis autour d'une table, crayons en main, nous faisions un concours de caricature. Notre modèle était bien sûr notre cher professeur, Balin. Celui-ci arriva et nous confisqua nos dessins, nous ordonnant de nous concentrer. Je fis une mine boudeuse tandis que mon frère profita du moment où Balin avait le dos tourné pour lui tirer la langue.

C'est en 1999 que notre peule fonda un royaume en Erebor, nous accumulâmes de grandes richesses et nouâmes des relations avec les humains se trouvant à Dales et Esgaroth expliqua Balin.

Dales a été détruite non ? Demanda Fili qui semblait tout à coup s'intéresser à cette histoire.

Oui, la fortune de Dales et d'Esgaroth fit des envieux, Smaug, un dragon cupide et cruel, s'empara de la Montagne Solitaire en 2770 répondit Dwalin avec une pointe de tristesse.

Qu'est-il arrivé à notre peuple et à celui des hommes ? Demandais-je, même si je me doutais de la réponse.

Smaug chassa notre peuple d'Erebor et les hommes de Dales, Girion le seigneur de la cité, ne put échapper aux griffes du monstre. Les hommes se réfugièrent à Esgaroth déclara le vieux nain.

Et Smaug ? Les a-t-ils poursuivit ? Demanda mon frère.

Smaug continua à harceler régulièrement les habitants, mais un jour, il oublia complètement les habitants pour contempler ses fabuleux trésors répondit Balin.

Mon frère et moi nous regardâmes dans les yeux, nous pensâmes tous les deux à la même chose. Un jour, nous irions à Erebor et récupèrerons nos trésors. Un jour, nous libérerons ces pauvres humains qui vivent dans la peur. Un jour, nous vengerons notre peuple et récupérerons notre foyer.

Faisons ce que Mayline nous a conseillée, allons chez Bard fit mon frère en m'aidant à me redresser.

Bofur ouvrit la marche tandis qu'Oin et Fili me soutenaient à travers les rues jusqu'à chez Bard. Lorsque le batelier ouvrit et nous vit, il secoua négativement la tête.

Non ! Allez-vous en, j'ai eu mon compte de nain fit-il en refermant la porte.

Non ! non, attendez, s'il vous plait, vous devez nous aider. Kili va mal, très mal fit Bofur en bloquant la porte.

Bard hésita, puis fini par nous laisser entrer, je comprenais mieux maintenant pourquoi Mayline lui faisait confiance. Cet homme était contre le retour de mon oncle à Erebor. Il était contre d'encourir le risque de réveiller le dragon. Mais malgré ça, il acceptait de nous aider, encore. C'était un homme bon, honorable et charitable, il n'avait rien à n'envier à personne. Mais était-ce si bon d'être un homme bon, sa bonté ne causerait-elle pas sa perte ?

Voilà que je commençais à délirer à cause de la fièvre. J'entrais dans la maison ou plutôt je me faisais trainer dans la maison. La fille ainée de Bard me conduisit jusqu'à un lit où mon frère m'aida à m'installer. J'émis un grognement sourd en sentant une douleur cuisante à ma jambe. Mon frère m'aida à enlever mon armure. Armure qui ne me servait plus à rien, mon oncle avait raison, je les aurais ralentit. Oin ôta le bandage qui recouvrait ma plaie et je fis une grimace de douleur et de dégout.

Ma peau était aussi noire que le charbon et avait l'air de partir en lambeaux. Je sentis un filet de transpiration couler le long de mon front. Je fermais les yeux pour fuir cette affreuse image. Je me détendis un peu en me remémorant le visage de Mayline. Son visage enfantin mais femme à la fois, son adorable sourire timide qu'elle ne réservait qu'à moi. Ses yeux noisette si doux qui pouvaient devenir si sombre quand elle se mettait en colère.

Sa peau blanche qui pouvait prendre le joli teint d'une cerise quand je lui chuchotais des mots doux à l'oreille. Je devais guérir, et vite, pour découvrir le royaume de nos pères mais aussi pour la rejoindre, elle. Je ne pensais pas tomber amoureux lors de cette quête, d'ailleurs, je pensais que jamais je ne tomberais amoureux. Par rapport aux autres, les filles naines ne m'intéressaient pas. Puis, j'ai rencontré Mayline, je l'ai trouvé adorable dès que je l'ai vu.

Et, avec le temps, j'ai appris à la connaitre et j'en suis tombé amoureux. J'avais été tellement heureux quand elle m'avait avouée son amour. A ce moment-là, je n'avais pas hésité et l'avais embrassé. Hier soir avait été la plus belle nuit de ma vie, je l'avais enfin faite mienne. J'avais attendu ce moment depuis si longtemps. Contenant mon désir pour elle qui grandissait de jour en jour. Je repense encore à ses seins bourdonnants comme des abeilles, à sa bouche fruitée.

A ses mains d'où ruissellent les caresses du soleil. A ses épaules nues que j'aimais embrasser avec douceur, au parfum crémeux de son ventre blanc. Je n'arrêtais pas de penser à elle. A ses caresses comme une odorante verdure, à sa voix douce et pleine de passion. A ses mots doux qu'elle adorait me chuchoter. A ce regard d'amour qu'elle a posé sur moi, à son sourire de princesse qui dessine ma joie. A cette chanson qu'un soir elle n'a chantée rien qu'à moi.

Chaque nuit dans mes rêves

Je te vois, je ressens ta présence,

C'est pour ça que je sais que tu es toujours là

Malgré la distance

Et l'espace entre nous

Tu es venu me montrer que tu es toujours là

Près... loin... où que tu sois

Je crois que le cœur doit continuer de battre...

Une fois de plus tu ouvres la porte

Et tu es là dans mon cœur

Et mon cœur continuera de battre encore...

L'amour peut nous toucher une fois

Et durer toute la vie

Et ne jamais laisser tomber tant que nous sommes en vie...

L'amour c'est quand je t'ai aimé

Je m'approche à cet instant vrai

Dans ma vie nous serons toujours...deux

Près... loin... où que tu sois

Je crois que le cœur doit continuer de battre...

Une fois de plus tu ouvres la porte

Et tu es là dans mon cœur

Et mon cœur continuera de battre encore et encore...

Tu es ! là ! je n'ai peur de rien

Et je sais que mon cœur continuera de battre

Nous resterons toujours comme ça !

Tu es sain et sauf dans mon cœur

Et mon cœur continuera de battre encore et encore