Hello !
Voici un nouveau chapitre du point de vue de Kili ^^
Merci à tous ceux qui me suivent :)
Bonne lecture :)
07/07/2015
Chapitre 44 : Guérir
J'avais mal, horriblement mal, mon état n'arrêtait pas d'empirer. Je ne pouvais m'empêcher de gémir de douleur. Ma fièvre augmentait, je me sentais faible et impuissant, c'était frustrant.
- Tu ne peux vraiment rien faire ? Demanda mon frère au vieux nain.
- Il me faut des herbes, quelque chose pour faire tomber la fièvre répondit Oin.
- Heu... J'ai de la morelle, de la camomille... Proposa Bard.
- Ca me sert à rien, vous auriez de la Feuille des Rois ? Demanda Oin.
- Non, c'est de la mauvaise herbe, on la donne aux porcs répondit Bard.
- Mauvaise herbe... Aux porcs... Très bien ! Tu ne bouge pas ! M'ordonna Bofur avant de partir.
Si je n'avais pas aussi mal, j'aurais pu en rire de ses conneries. Où voulait-il que j'aille dans mon état ? Je me contentais de secouer la tête et de lui lancer un regard noir. J'espérais juste qu'il se dépêche. J'entendis tout à coup un bruit sourd et de la poussière du plafond me tombai dessus. Ça ne présageait rien de bon. Si quelque chose nous attaquait, je ne serais pas en mesure de me défendre. Pire encore, je serais un fardeau pour mes compagnons.
Mon frère et moi courions dans la forêt, étant enfants, nous n'étions pas au courant des dangers qu'elle nous réservait. Je me mis à compter et mon frère partit se cacher. Arrivé à cent, je me mis à chercher mon frère, cherchant dans les buissons et derrière les arbres. J'entendis un bruissement dans un buisson et un grand sourire s'afficha sur mon visage.
- Trouvé ! Crias-je en sautant sur le buisson.
Je n'eu pas le temps de comprendre que je me sentis jeté contre un arbre. Je sentis une grande douleur à la cheville et constatais qu'elle était foulée. Je relevais les yeux pour demander à mon frère la raison de cette violence envers moi. Mais ce n'était pas mon frère qui se trouvait en face de moi, mais un énorme sanglier.
- Fili ! Hurlais-je.
Je tentais de me relever mais la douleur de ma cheville me retint au sol. Je sentis des larmes couler le long de mes joues, j'étais apeuré.
- Kili ! Cria mon frère en courant vers moi.
- Fili ! Au secours ! Criais-je en larmes.
Je vis mon frère ramasser un bâton et foncer sur l'animal. Le sanglier lança mon frère au sol, celui-ci se releva et chargea la bête à nouveau. Mon frère planta le bâton dans l'œil de l'animal qui se sauva en couinant. Mon frère s'approcha de moi et je vis une énorme entaille sur son bras.
- Fili, tu es blessé sanglotais-je.
- Ce n'est rien, je ne laisserais jamais quelque chose t'arriver, même si je dois en mourir me répondit-il en me prenant dans ses bras.
Mon frère me souleva et me porta sur son dos tout le long du chemin du retour. Je n'arrêtais pas de pleurer, c'était de ma faute s'il était blessé. Je ne voulais plus le voir risqué sa vie pour me protéger, plus jamais. Un jour, je ne serais plus un fardeau pour mon frère, j'en fais la promesse.
- Papa ? S'inquiéta l'ainée.
- Ça viens de la montagne fit le jeune garçon.
- Vous devriez nous laisser, prenez vos enfants et sauvez-vous fit mon frère en s'approchant de Bard.
- Et pour aller où ? Il n'y a nul part où aller répondit Bard, dépité.
- Nous allons mourir papa ? Demanda la cadette.
- Non ma chérie tenta de la rassurer son père.
- Mais le dragon... Le dragon va nous tuer s'inquiéta la fillette.
- Pas si je le tue avant répondit Bard en décrochant du plafond une flèche noire.
Alors Bard possédait une flèche noire, je pensais qu'il n'en existait plus. Je restais quand même sceptique. Ce n'était pas avec une seule flèche qu'il allait réussir à tuer le dragon. Son ancêtre avait échoué avec une vingtaine de flèches noires. Cela faisait un bout de temps que Bard était parti et sa fille ainée alla vérifier à l'extérieur. J'entendis tout à coup la jeune fille crier et venir s'abriter à l'intérieur, poursuivi par des orques.
Je vis Fili et Oin protéger les enfants mais les orques étaient beaucoup trop nombreuses. Une orque attrapa ma jambe tandis que je me débâtais en hurlant de douleur. Je ne compris plus rien à cet instant, la douleur était trop grande pour que je ne garde un semblant de lucidité. Quand j'ouvris les yeux, je vis Tauriel, chanter en langue elfique, dans un halo de lumière. Je devais rêver ou délirer à cause de la fièvre.
Puis son corps se transforma pour devenir Mayline, ma chère Mayline.
- Mayline... Soufflais-je.
Mayline se tourna vers moi avec son sourire innocent.
- Reste tranquille me répondit-elle d'une voix douce.
- Tu ne peux pas être elle, Mayline est loin, elle est à Erebor murmurais-je.
Mayline me souria tendrement avant de disparaître et de laisser place à la belle Tauriel. J'étais perdu, pourquoi Tauriel était ici ? Tauriel ne prendrait pas la peine de sauver la vie à un nain comme moi. J'entendis tout à coup un bruit sourd qui m'interrompit dans mes pensées. Qu'allait-il encore se passer ?
Debout sur le balcon de Bard, je regardais le dragon approcher. Si le dragon avait réussi à sortir vivant de la montagne, alors qu'en était-il de la compagnie, et surtout de Mayline ? Je jetais un bref regard à Tauriel, elle était comme pétrifiée. Elle sembla tout à coup retrouver ses esprits et rentra dans la maison, je me dépêchais de la suivre.
- Nous n'avons plus le temps, il faut partir fit l'elfe en aidant à préparer la cadette des enfants de Bard.
Fili voulut m'aider à marcher mais je le repoussais d'un geste du bras.
- Je peux me débrouiller seul ! Déclarais-je.
- D'accord, alors hâtons-nous ! Fit mon frère.
- Non, nous ne partons pas sans père ! Protesta le fils de Bard.
- Si nous restons, tes sœurs mourront, Serait-ce le vœu de ton père ? Répliqua l'elfe rousse.
- D'ailleurs, où est passé ton père ? Demandais-je au jeune garçon.
- Je ne sais pas, je l'ai perdu de vue gémit-il.
Nous décidâmes de partir sans lui, une fois prêt, nous quittâmes la maison pour prendre la grande barque amarrée à la porte arrière. Partout dans la ville, les cloches sonnaient, la population était en train d'évacuer les maisons, jetant leurs affaires dans leurs embarcations et pagayant aussi vite que possible pour s'enfuir avant l'arrivée du dragon. Mais c'était trop tard, le dragon arriva, et soudain, le feu envahissait les rues.
Des gens brulèrent, d'autres se plaquèrent au sol ou tentèrent d'esquiver les flammes, voire de s'en protéger en se cachant derrière un mur ou une poutre de maison. Je sentis la chaleur du feu dans l'air, cette cité si froide et humide était devenue brulante, elle était devenue un immense four rempli d'humains.
- Attention ! Cria Bofur.
Notre barque percuta violemment une autre embarcation. Je relevais la tête et vis que ses passagers n'étaient autres que le Maître et ses hommes.
- Plus vite ! Plus vite ! Cria le Maître dodue.
Ce lâche s'enfuyait avec son or, abandonnant ses habitants. Il me dégoutait mais je ne pus m'empêcher de sourire et de l'apprécier quand il jeta à l'eau son fidèle bras droit Alfrid pour alléger sa barque. Nous traversâmes une partie de la ville quand l'une des filles de Bard se mit à crier.
- Papa !
Je relevais la tête et pus voire Bard encocher flèche sur flèche sur le dragon.
- Il l'a touché ! Il a touché le dragon m'exclamais-je en voyant une flèche atteindre sa cible.
- Non souffla Tauriel.
-Si, il a atteint sa cible je l'ai vue insistais-je.
- Les flèches ne peuvent percer son cuir, rien ne le pourra hélas.
Baïn quitta alors précipitamment la barque, comme s'il avait un plan.
- Qu'est-ce que tu fais ? Cria Bofur.
Nous criâmes son nom mais je jeune garçon ne se retourna pas et partit en courant.
- Laissez-le ! On ne peut pas revenir ! Ordonna Tauriel.
- Baïn ! Gémisla plus jeune enfant.
Nous continuâmes à pagayer, sous les pleurs des sœurs de Bain. Nous avions presque atteint les portes de la ville quand nous entendîmes un horrible hurlement. Nous relevâmes la tête et vîmes le dragon tomber inerte dans le lac, Bard avait réussi, Smaug était mort.
