Hello !

Voici un nouveau chapitre où Mayline va retrouver la petite fille de Lacville ^^

Merci à tous ceux qui me suivent :)

Bonne lecture :)

17/07/2015

Chapitre 46 : Elena

C'était la troisième fois que je retournais à Dale, je partais au petit matin et retournais à Erebor le soir. Je venais dans ces ruines pour éviter Thorïn, dont la folie grandissait de jour en jour. La compagnie passait ses journées à la recherche l'Arkenstone. Tandis que moi je me cachais ici, c'était toujours mieux que de chercher cette foutue pierre. J'entendis tout à coup le bruit d'une foule, je me dirigeais vers l'entrée de la ville pour voir ce qui s'y passait. Je reconnus les habitants Lacville et à leur tête, Bard.

- Bard ! Criais-je pour qu'il me remarque.

Quand il me vit, à mon grand étonnement il souriait, je me mis alors à courir vers lui. Il me prit dans ses bras tandis que je pleurais et m'excusais.

- Ce n'est pas de votre faute ce qui est arriver à Lacville, vous n'aurez pas pu faire changer d'avis à Thorïn alors arrêtez de vous excuser.

Je séchais mes larmes et le remerciais d'un sourire, j'étais agréablement surprise qu'il ne ressente aucune rancune envers moi. Je considérais Bard comme un ami à présent et j'avais eu peur de le perdre. Je saluais ses enfants avant d'aider le batelier à s'occuper des habitants.

- Messire ! Messire ! Venez voir ! Cria l'affreux Alfride en haut d'une tour.

Bard et moi montâmes le voir, même si l'idée de revoir cet ignoble individu me répugnait.

- Regardez, les brassières rouges sont allumées fit Alfride en désignant Erebor.

- Ainsi, la compagnie de Thorïn Ecu-de-Chêne a survécu fit Bard.

- Oui, nous avons tous survécut et Thorïn à récupérer son royaume lui expliquais-je.

- Survécut ? Alors il y a une bande de nains là-dedans avec tout cet or postillonna le bras droit du nouveau Maître.

- Et alors ? Ça te dérange ? M'énervais-je.

- Rassures-toi Alfride, il y a assez d'or pour tout le monde fit Bard. Installez-vous pour la nuit, trouvez-vous un abri, allumez des feux cria-t-il aux habitants. Alfride, tu es de garde cette nuit ordonna-t-il.

Alfride partit peu enchanté par cette tache, je me tournais vers Bard.

- Bard, quand vous irez voir Thorïn, parlé lui avec beaucoup de tact, il n'est plus vraiment lui-même ces temps-çi.

- J'en prends note.

Nous descendîmes de la tour pour rejoindre les habitants. Je décidais d'aider Bard en prodiguant les soins nécessaires aux habitants blessés. Beaucoup de personnes étaient mal en point mais malheureusement je ne pouvais pas tous les soigner, je devais économiser ma magie pour ne pas me vider de mon énergie.

- Mayline ?

Je me retournais pour rencontrer deux grands yeux bleus.

- Elena, je suis heureuse de voir que tu vas bien fis-je en serrant la petite fille blonde dans mes bras.

Je l'examinais et soignais les légères égratignures qu'elle avait. Elle avait de la chance, il n'y avait aucune blessure grave.

- Dis-moi Élena, où sont tes parents ? Demandais-je.

- Ils sont morts me répondit-elle, Smaug les a tué.

Je me figeais tout à coup, Élena m'avait répondu sans aucune trace d'émotion dans la voix.

- Je suis désolé... Soufflais-je.

- Ils sont au paradis maintenant, ne t'inquiète pas pour moi Mayline, je vais bien me répondit-elle avec un sourire.

Je fus stupéfaite de voir avec quel courage elle affrontait la situation. Je pris Élena dans mes bras et me dirigeais vers une vieille dame assise contre un mur.

- Excusez-moi Madame, pouvez-vous vous occuper d'elle cette nuit ? Je dois partir mais je reviendrai la chercher demain.

- Bien sur, viens là petit poussin fit la grand-mère en prenant la fillette dans ses bras.

J'embrassais le front d'Élena en lui promettant de revenir la chercher. Je me mis en route vers Erebor quand Bard m'interpella.

- Oui, qu'y a-t-il ? Demandais-je.

- Je voulais savoir où vous alliez me répondit-il.

- Je retourne à Erebor, je reviendrais demain.

- Pour la petite fille, Élena.

- Comment le save...

- J'ai entendu la promesse que vous lui avez faite, mais êtes-vous sur de votre choix ? Ce n'est pas une décision à prendre à la légère.

- Oui j'en suis sur, c'est en partie ma faute si elle est orpheline, je dois réparer mes erreurs.

- Je comprends, venez je vais vous raccompagner jusqu'aux potes de la ville.

- Merci Bard.

Bard m'accompagna jusqu'aux potes, sur le chemins du retour, je sentis l'appréhension m'envahir. Comment allais-je annoncer à Kili que j'avais l'intention d'adopter Élena ?

OOOoooOOO

- Rendez cette forteresse imprenable d'ici l'aube, cette montagne a été durement conquise, je ne veux pas la voir reprise ! Ordonna Thorïn.

Nous étions au milieu de la nuit et au lieu de dormir nous exécutions les ordres du roi. Toute la compagnie s'activait à construire un barrage de pierres à l'entrée d'Erebor. Thorïn avait vraiment perdu la tête ce coup-ci, il nous enfermait dans son propre royaume, de peur de se faire voler son trésor.

- Le peuple Lacville n'a plus rien, ils sont venus chercher de l'aide, ils ont perdu tout ce qu'ils avaient répliqua Kili, indigné par le comportement de son oncle.

- Kili a raison, ces gens sont venus chercher ce que vous leur avait promis, je les ai vu à Dale, ils étaient affamés, blessés, épuisés... Ils ne sont pas en état de prendre d'assaut ce royaume, ce mur de pierres est inutile, ils ne sont pas là pour déclarer la guerre ! Déclarais-je.

- Ne me dîtes pas ce qu'ils ont perdu, je sais très bien quelles épreuves ils traversent, ce qui ont survécu au feu du dragon devrait se réjouir ! Ils ont de quoi s'estimer heureux. Plus de pierres ! Apportez des pierres à la porte ! Ordonna Thorïn.

Aucun nain n'osa protester les paroles de Thorïn. Tous avaient peur que sa colère retombe sur eux, après tout, aucuns ne savaient jusqu'où sa folie le pousserait. Pour ma part, j'étais indignée, je n'arrivais pas à avaler les paroles de Thorïn. Comment avait-il osé dire cela ? Il ne ressentait aucune peine, compassion ou même de la culpabilité. Son cœur était aussi dur et froid que ces pierres entassées devant la porte. Je ne reconnaissais plus le nain que j'avais rencontré dans la Comté. Celui qui se tenait devant moi n'était pas Thorïn.

- J'arrête, je ne veux pas participer à tout ça ! M'exclamais-je en jetant la pierre que j'avais dans les bras.

- Je ne vous ai pas autorisé à arrêter, ce mur doit être construit avant l'arrivée des hommes ! Cria Thorïn.

- Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous ! Hurlais-je. Tout ceci est absurde ! De quoi avez-vous peur ? Que des humains malades et blessés viennent vous voler votre or . C'est grâce à eux que vous êtes ici ! Sans leur aide nous serions tous mort à l'heure qu'il est ! Et comment nous les avions remercié ? En leur apportant chaos et destruction dans leurs vies ! Et qu'avez-vous osé dire à leur sujet ? Qu'ils devraient s'estimer heureux d'avoir survécu au feu du dragon ! C'est ignoble ! Vous n'avez pas le droit de dire ça ! Criais-je les larmes aux yeux.

- Nous n'avons reçu aucune aide quand Smaug s'est emparé d'Erebor ! Alors pourquoi devrions-nous leur en apporter ? S'emporta Thorïn.

- Parce que c'est de notre faute ce qui est arrivé, nous n'avons pas le droit de leur tourner le dos répondis-je d'une voix froide.

Thorïn me regarda longuement, les yeux remplis de colère et de dégout. Puis il décida finalement de m'ignorer et ordonna de continuer de fortifier Erebor. Je sentis une main chaude s'emparer de mon bras et me tournais vers Kili qui me regardait d'un air triste et grave.

- Viens ! Fit-il en m'emmenant dans une autre pièce loin de Thorïn.

Une fois la porte fermée derrière nous, je remarquais qu'il nous avait amenés dans notre chambre. Il m'attira contre lui pour que je puisse me blottir dans ses bras. C'est alors que je me mis à verser toutes les larmes de mon corps. Évacuant la colère, le chagrin, les remords dans les bras de celui que j'aimais.