Hello !
Voici un nouveau chapitre où Mayline va revoir notre petit cambrioleur ^^
Comme promis ce chapitre est plus long :)
Merci à tous ceux qui me suivent et m'encourage :)
Bonne lecture :)
17/08/2015
Chapitre 49 : Un voleur dans la nuit
Le soleil avait laissé place à la lune dans un ciel remplit d'étoiles. Je suivis Thranduil et Gandalf dans la tente réservée à Sa Seigneurie. L'air était lourd, je sentais les ondes négatives que propageaient ces deux êtres surnaturels. Cela me mettait dans une situation peu agréable.
- Depuis quand mes conseils comptent-ils si peu ? Quelles intentions me prêtez-vous ? S'énerva Gandalf .
- Gandalf je vous en prie, calmez-vous fis-je pour calmer les tensions.
- Je crois que vous essayez de sauver vos amis nains répondit calmement Thranduil assis sur sa chaise. Et j'admire votre loyauté envers eux, mais cela ne me détourne pas de ma route. Vous avez provoqué cela Mithrandil, Vous me pardonnerez si j'y mets un terme. Les archers sont ils en place ? Demanda-t-il à un garde.
- Oui seigneur ! Répondit un elfe en armure.
- Voici mes ordres, si quoi que se soit bouge sur la montagne, tuez-le ! Ordonna Thranduil. Les nains n'ont plus de temps dit-il en quittant la tente.
Je sentis la peur me tordre les tripes, je priais pour qu'aucun nain ne soit blessé. Certes ils étaient en faute, mais c'étaient mes amis. J'avais choisi le camp adverse mais ce n'était pas pour autant que je souhaitais leurs morts. Si seulement Thorïn avait choisi la paix, rien de cela ne serait arrivé.
- Vous l'archer ! Interpella Gandalf en s'approchant de Bard. Approuvez-vous cela ? L'or est-il si important à vos yeux ? Vous voulez l'acheter avec le sang des nains ?
- Bard n'est pas ce genre d'homme cupide ! Le défendis-je.
- Ça n'ira pas jusque-là, c'est une bataille qu'ils ne peuvent gagner déclara Bard.
- Ça ne les arrêtera pas ! Fit une voix qui fit naître un grand sourire sur mes lèvres. Vous pensez que les nains vont se rendre, non ! Ils se bâteront jusqu'à la mort pour défendre leurs biens.
- Bilbon ! Criais-je en l'étouffant dans mes bras.
- Bilbon Saquet... Souffla Gandalf avec un sourire.
-Mayline ! Je ne peux plus respirer réussit à dire le petit hobbit.
- Oh ! Pardon ! M'exclamais-je en le lâchant.
- Ce n'est rien vous aussi vous m'avez manqué dit-il avec un sourire.
Gandalf demanda à un garde d'aller chercher Thranduil. Nous nous dirigeâmes dans la tente et attendîmes le seigneur elfe. Bilbon m'expliquait comment il s'était enfui à l'aide d'une corde d'Erebor. Quand arriva Thranduil, nous fîmes silence.
- Si je ne m'abuse, c'est le semi-homme qui a volé les clefs de mes geôles aux nez et à la barbe de mes gardes fit Thranduil en s'asseyant sur sa chaise.
- Il ne fallait pas nous emprisonner et puis ce n'est pas de notre faute si vos gardes sont incompétents et qu'ils préfèrent se souler répondis-je avec une pointe de moquerie ce qu'il me valut un regard menaçant du seigneur elfe.
- Oui... Répondit Bilbon mal à l'aise. J'en suis navré, je suis venue, vous donner ceci dit-il en déposant l'arkenstone sur la table.
- Le cœur de la montagne murmura Thranduil, le regard émerveillé face à la beauté de cette pierre. Le joyaux du roi.
- Ça vaut la rançon d'un roi fit Bard en s'approchant de la pierre. Comment peut-elle être à vous ? Demanda-t-il.
- J'ai considéré que c'était mon quatorzième du trésor répondit Bilbon.
- Pourquoi feriez-vous cela ? Demanda Bard. Vous nous devez rien.
- Je ne le fais pas pour vous, je sais que les nains peuvent être obstinés, bornés, difficiles... Ils sont méfiants et cachotiers, ils ont les pires manières que l'on peut imaginer mais ils sont aussi courageux, gentils et d'une loyauté sans failles, j'ai de l'affection pour eux et si je le pouvais je les sauverais. Pour Thorïn, cette pierre compte plus que tout, je pense qu'en échange de sa restitution, il vous donnera ce qu'il vous est dû, il n'y aura alors plus lieux de se battre.
- Bilbon... Soufflais-je, émue par son discours.
Thranduil et Bard voulurent s'entretenir tous les deux. Gandalf, Bilbon et moi sortîmes de la tente pour les laisser entre eux. Beaucoup de gens trainaient dans ce qui restait de la ville alors qu'ils se faisait tard. La plupart étaient des gardes veillant à la sécurité du peuple.
- Reposez-vous cette nuit nous ordonna Gandalf. Demain vous devriez partir.
- Quoi ? Fit Bilbon.
- Pourquoi doit-on partir ? Demandais-je
.
- Vous devez-vous éloigner d'ici le plus possible.
- Je ne veux pas partir fit Bilbon.
- Moi non plus ! M'exclamais-je.
- Quoi ? S'étonna Gandalf.
- Vous m'avez choisi comme quatorzième, je ne vais pas quitter la compagnie maintenant ! S'exclama Bilbon.
- Quant à moi, j'ai promis mon aide à Bard lui expliquais-je.
- Il n'y a plus de compagnie, plus maintenant, je n'ose pas penser à ce que fera Thorïn en découvrant vos agissements Bilbon, quant à vous Mayline, Thorïn vous hait déjà, il vous tuera s'il vous voit.
- Je n'ai pas peur de Thorïn ! S'exclama Bilbon.
- Moi non plus, nous savons nous défendre déclarais-je.
- Eh bien vous devriez ! Ne sous-estimez pas le pouvoir maléfique de l'or, l'or qu'un grand serpent a longtemps couvé, le mal du dragon envahit le cœur de tous ceux qui s'approchent de la montagne fit Gandalf avant de nous regarder un à un. Presque tous... Vous là-bas ! Héla-t-il Alfride. Trouvez un lit pour l'hobbit et l'humaine, et donnez leur quelque chose de chaud à manger, ils le méritent.
Bilbon et moi commençâmes à avancer, nos ventres gargouillant déjà à l'idée de nous restaurer.
OOOoooOOO
Alfrid nous fit signe de le suivre tandis que nous avancions dans les rues de Dales. Plongées dans l'obscurité, nous avancions sans un mot. Je vis au loin Élena avec la vieille femme à qui je l'avais confiée. Elle avait l'air de chercher quelqu'un parmi les habitants.
- Elena ! L'appelais-je.
Son regard croisa le mien, un sourire illumina son visage. Elle se leva et courut vers moi avant de sauter dans mes bras. Je remerciais la vieille femme pour s'en être occupée et suivis Alfrid et Bilbon. Alfrid nous trouva un coin où dormir, il nous donna des couvertures avant de partir nous chercher à manger.
- Qui est-ce ? Me demanda Bilbon une fois que nous fûmes installés.
- Elena répondis-je tendis que la petite fille observait les étranges pieds de notre hobbit.
Alfrid arriva avec trois bols sur une vielle planche en bois qui lui servait de plateau. Il partit sans nous dire en mots, nous laissant seul tous les trois. Nous nous régalâmes avec le pot-au-feu, c'était agréable de manger quelque chose de chaud. Elena s'endormit très vite tandis que je l'emmitouflais dans sa couverture et la mienne pour être sûr qu'elle n'attrape pas froid.
- Vous êtes très prévenante avec cette enfant fit Bilbon.
- Oui, elle n'a plus de parents depuis l'attaque de Smaug. J'ai l'intention de l'élever comme si elle était ma propre fille répondis-je.
- Je vois, pardonnez-moi mon indélicatesse mais que faîtes-vous de Kili ?
- C'est fini entre lui et moi, notre histoire ne pouvait marcher, nos deux races sont trop différentes. Mais je l'aime, et je l'aimerais toujours, je ne pourrais jamais l'oublier.
Bilbon posa sa main sur mon épaule en signe de réconfort. Je lui fis un sourire qui devait ressembler plus à une grimace et le remerciais pour sa gentillesse. Doucement, je me sentis glisser vers le monde des rêves, je pris la petite dans mes bras et m'endormis. Quelques heures plus tard, je m'éveillais en entendant du bruit. Ouvrant les yeux, je vis Bilbon se lever, se préparant à partir.
- Où allez-vous ? Demandais-je en chuchotant.
Il se tourna vers moi avec un sourire, s'excusant au passage de m'avoir réveillé.
- Je dois y retourner murmurât-il.
- Bilbon... Soufflais-je, sentant que ce n'était pas une bonne idée.
- Thorïn ne me fait pas peur.
- Vous pensez pouvoir le raisonner ?
- Oui !
- J'ai peur pour vous Bilbon.
- Faites moi confiance.
J'admirais le courage de Bilbon, contrairement à moi, il n'avait pas perdu espoir.
- Très bien, j'ai confiance en vous. Merci pour l'aide que vous nous avait apporté, et merci de soutenir encore la compagnie, j'ai échoué dans ce rôle mais vous êtes encore à leurs côtés, vous ! Prenez soin d'eux, ils en ont besoin fis-je.
Bilbon me lança un regard reconnaissant avant de partir sans un bruit. Je le regardais s'enfoncer dans les rues sombres de Dales avant qu'il ne disparaisse de ma vue. Je ne regrettais pas de l'avoir laissée partir, j'espérais sincèrement qu'il arriverait à résonner Thorïn.
- Merci Bilbon, merci pour tout...
