Merci à : natacha77, calimero59, mlca66, Linou2701, Twifictions, lamue12, lydvynn, Jus, edwardbellaamour, LuneBlanche, deby14880, Nenette1712, aelita48, lea228, izinie, littleangelordevil93, bellaeva, stessy, sand91, frimousse30, stessy

GoBellaGo : Merci pour ta review. Sur le principe je suis d'accord avec toi, et je n'excuse pas Edward pour ce qu'il a fait. Mais je te trouve très dure quand même. Bella n'a pas eu non plus la meilleure des attitudes. Quant à Riley tu n'as pas fini de ne pas l'aimer.

Kayliah:Remets-toi vite. Bises

farah : effectivement je comprends et ne t'en veux pas. Mais du coup tu dois être en avance sur moi, car je ne lis pas les chapitres avant de les traduire. Bises

: encore une fois merci pour cette très gentille review. Tu n'auras plus à attendre longtemps pour connaître le sexe du bébé. J'aurais aimé avoir le talent et l'imagination pour écrire cette fiction, malheureusement je n'en suis que la traductrice. A très vite. Bises

Je rappelle que cette histoire appartient à edwardandbellabelong2gether, et les personnages à S. MEYER.

Chanson pour ce chapitre: Sober de Kelly Clarkson

Chapitre 20 : Retrouver sa lucidité

EPOV

Mardi 3 Mars 2009: 25 ans

Elle embrassait le bas de mon cou et se déplaçait lentement vers ma poitrine. Elle me rendait fou.

Nous étions sur la banquette arrière de ma voiture et j'avais encore deux heures avec elle avant qu'elle ne doive rentrer à la maison. On pouvait dire que nous faisions bon usage de notre temps.

Bella et moi avions des relations sexuelles depuis un peu plus d'un an. Eh bien ... ce n'était pas seulement du sexe. Nous faisions toujours l'amour ... parfois c'était doux et parfois nous étions tellement pris dans la passion que nous étions un peu plus brutes.

Nous avions dix-sept.

Elle portait une jupe en jean serrée et elle m'avait fait bandé toute la journée. Je n'avais pas eu d'autre choix que de me garer dans un endroit isolé ... qui nous avait conduit là où nous étions maintenant.

Je la tirais vers moi et l'embrassais parce que je ne pouvais pas attendre plus longtemps.

Elle se recula un peu.

- Que faits-tu ... tu ne veux pas sentir ma bouche ... ici? Dit-elle en frottant sa main sur ma bite à travers mon jean.

Dieu, je l'aimais.

- Et où serait-ce bébé? Où exactement? Lui demandais-je avec un sourire narquois.

Nous commencions juste à nous parler de façon cochonne et elle était un peu plus timide que moi.

- Ton sexe ... tu ne veux pas ma bouche sur ta bite? Murmura-t-elle dans mon oreille.

Oh putain, elle allait me tuer. Je ne pouvais pas en entendre plus.

Je tirais sa jupe et arrachais sa culotte. Bella eut un petit rire et dit:

- Edward, que diable! C'est la troisième cette semaine! J'aimais bien celle-là.

- Alors tu ne devrais pas me taquiner et me tenter mon amour.

Elle commença à déboutonner mon jean à la hâte et je levais mes hanches du siège pour qu'elle puisse le descendre assez pour attraper ma bite.

Une fois que nous avions enlevés assez de vêtements, elle leva son petit corps et s'empala sur moi.

- Merde! Nous gémîmes en appuyant nos fronts.

Au début nous ne bougions pas, nous nous regardions fixement dans les yeux. J'appuyais mes lèvres sur les siennes et nous commençâmes à avancer ensemble.

- Mmm ... tu es si bon Edward. Me dit-elle.

- Je sais bébé, je sais. Je ne pourrai jamais en avoir assez de toi. Lui dis-je.

Ce fut une grande nuit. Quand nous eûmes finis, nous parlâmes de notre avenir dans les bras l'un de l'autre ... ce qui nous conduisit au deuxième tour ... et ce qui mit Bella en retard.

Quand nous arrivâmes Charlie était furieux. Je lui mentis en lui disant que je n'avais pas fait attention à la jauge d'essence, et que nous avions dû marcher pour aller en acheter.

Il ne le cru pas.

- Vraiment? Toi en panne d'essence? Penses-tu que je suis né hier? Vous sentez le sexe! C'est toute l'estime que tu as de ma fille pour la baiser sur la banquette arrière de ta voiture Cullen! Dit Charlie bouillonnant.

- Papa! Arrêtes! Tu ne sais pas de quoi tu parles! Hurla Bella.

- Vas-tu me mentir et me dire que tous les deux vous ne venez pas d'avoir de relations sexuelles? Dit Charlie.

- Et que vas-tu faire si c'est le cas? Nous nous aimons papa! Si nous voulons exprimer notre amour de cette façon, ce ne sont pas tes affaires! Et si je veux avoir des relations sexuelles avec mon copain sur la banquette arrière de sa voiture ... tu n'as rien à y redire! Cria-t-elle.

A quoi jouait-elle? Elle voulait que je me fasse tuer? Avait-elle oublié que son père portait un fusil, putain?

Le visage de Charlie était rouge, et Renée essaya de le calmer rapidement.

- Va dans ta chambre Bella! Tu es punie indéfiniment. Cullen, rentres chez toi! Oh, et je vais appeler tes parents dès que tu passeras cette porte. Profites de ta nuit. Dit-il ironiquement.

Bella piétina jusqu'à sa chambre et je me tournais pour partir, sachant que tout ce que je pourrai dire à Charlie Swan maintenant n'arrangerait rien.

Dès que je fus monté dans ma voiture, mon téléphone se mit à sonner.

Bella.

- Bébé tu vas bien? Lui demandais-je.

Je pouvais entendre ses sanglots.

- Non, ça ne va pas. Je suis désolée d'avoir tout balancé Edward. Il me rendait si folle! Il ne peut pas me garder loin de toi Edward ... Je te jure. Nous allons fuir ensemble si nous le devons.

- Calmes-toi chérie, je ne pense pas qu'il en arrivera là. Charlie est furieux en ce moment mais il va se calmer. On a quasiment confirmé le pire cauchemar de tout père ... sa petite fille n'est plus vierge.

- Vas-tu avoir des problèmes? Dit-elle en pleurant.

- Ouais je pense cette fois, mais tout ira bien Bella. Je ne laisserai personne me garder loin de toi. Tu es ma vie, tu le sais. Je t'aime bébé.

- Je t'aime aussi Edward ... pour toujours ... rien ne pourra jamais me faire cesser de t'aimer.

- C'est bon de l'entendre. Dis-je en poussant un soupir de soulagement.

Bella aimait son père et tenait compte de son opinion mais depuis que nous étions devenus un couple ... il ne m'aimait pas beaucoup.

- Je vais devenir folle si il me punit longtemps Edward. J'ai besoin de toi ... il va falloir trouver un moyen de se faufiler. Je ne peux pas vivre sans toi. Mon corps me fait mal si je dois rester trop longtemps sans toi en moi. Dit-elle dans un murmure.

- Dieu Bells ... tu ne peux pas me dire des choses comme ça pendant que je suis en train de conduire. Dis-je en riant.

- Désolée.

- Notre conversation fut coupée quand j'entendis la voix de Charlie.

- Jésus, Bella! Tu ne comprends pas le concept d'être punie? Donne-moi ce satané téléphone!

La ligne fut coupée.

Quand je rentrais, mes deux parents m'attendaient sur le canapé.

C'était vraiment bizarre parce que ... je ne fus pas sanctionné. Ils me dirent que je n'aurais pas du garder Bella si tard, et ils voulaient savoir si nous nous protégions lorsque nous avions des rapports sexuels.

Ce fut tout.

Allaient-ils sérieusement ne pas me punir ... du tout?

L'année dernière, avant qu'Emmett ne parte pour l'université, ils l'avaient attrapé avec Rose dans sa chambre. Il avait été puni deux mois et n'avait pas pu utiliser sa voiture.

Il était en colère contre eux, je me souvenais les avoir entendu.

- Emmett, tu ne peux pas te comporter comme ça. Cette fille est la fille de quelqu'un. Vous êtes si jeune ... tu veux qu'elle tombe enceinte? Je ne pense pas que l'un d'entre vous soit prêt pour cela. Nous faisons cela parce que nous t'aimons. Tu nous remercieras un jour.

Je me demandais pourquoi il y avait toujours des retombées pour mon frère et ma sœur et pas pour moi. Était-ce parce que j'étais mieux qu'eux? Ou bien mes parents ne s'interessaient-ils pas assez à moi?

Puis, le mois dernier, maman trouva un test de grossesse dans la chambre d'Alice. Il était négatif, mais nos parents venaient de découvrir qu'elle était sexuellement active avec Jasper.

Elle était encore punie et Jasper n'était pas autorisé à venir la voir.

Alors pourquoi maman et papa m'avaient dit que Bella pourrait venir dès qu'elle ne serait plus punie?

A quoi cela rimait-il?

Les gens disent toujours que les parents vous punissent parce qu'ils se soucient de vous. Alors pourquoi n'avais-je pas eu de sanction? Bien sûr, j'avais toujours eu ce que je voulais et ils faisaient tout pour que je sois heureux ... mais pourquoi ne me punissaient-ils jamais?

Je ne voulais pas m'attarder là-dessus. J'étais en colère après Charlie, il allait essayer de me tenir éloigné de Bella alors j'étais allé dans ma chambre et j'avais noyé mon chagrin dans une bouteille de Jack Daniels. Je l'avais prise à une fête à laquelle Bella et moi avions assisté la semaine dernière.

Mon frère et ma sœur me jalousaient. Emmett et moi nous étions toujours battus ... Alice et moi nous entendions à peu près normalement ... sauf lorsqu'elle était en difficulté. Dans ces moments là elle était en colère contre moi parce que je n'avais jamais d'ennuis.

Je n'avais personne sur qui compter mis à part Bella.

Elle était la seule personne avec qui je me sentais vraiment aimé.

Et putain, Charlie allait essayer de la garder loin de moi.

J'avais juste espéré qu'il réalise ... que plus il nous séparait ... plus il se privait de sa fille. J'étais son monde et elle était à moi ... et nous nous marierons dès que cela nous serait possible et il ne pourrait rien y faire.

Je m'étais alors assis sur le bord de mon lit avec la bouteille dans ma main, malheureux ... et voulant que la douleur s'en aille.

Cette nuit-là fut la première nuit où je bus, afin de repousser ce que je ressentais.

Je ne l'avais jamais fait fréquemment jusqu'à ce que Bella me quitte ... mais si je regardais en arrière avec soin, je pouvais me rendre compte que chaque fois que j'avais vraiment besoin de me sentir engourdi, je buvais un verre ... ou deux ... ou trois.

Putain de rêve ... et ... demémoire . J'en avais de différents à peu près tous les soirs après avoir bu assez pour m'endormir.

Laisser partir Bella et mon bébé était la chose la plus difficile que je n'ai jamais faite.

Jusqu'à présent, je n'avais absolument rien fait ... pour aller mieux ... pour mon enfant.

Mon cœur souffrait encore trop pour que je sois suffisamment sobre afin de me prendre en main et de tout faire pour devenir un homme meilleur. J'avais tout ... et j'avais tout gâché, parce que j'avais agis en enfant gâté. Ma femme m'avait tourmenté alors j'étais allé baiser quelqu'un d'autre.

Me souvenir de ce moment du passé avec Bella ... m'avait rendu encore plus furieux contre moi-même. Bella avait toujours été et serait toujours mon tout. C'était censé être Edward et Bella contre le monde. Pourquoi diable avais-je tout gâché?

Mon esprit dériva vers l'église où je m'étais arrêté en revenant de l'hôpital. C'était une église de Seattle que je connaissais et qui organisait des réunions des Alcooliques Anonymes (AA).

Je n'avais pas pu y entrer ... Je m'étais assis sur les marches, tel le lâche que j'étais. Un gars s'était assis à côté de moi et avait commencé à me parler.

Flashback

Les gens sortaient de l'église ... mais je ne pouvais pas me résoudre à les regarder. Ils avaient tous des problèmes d'alcool ... ils étaient ... alcooliques. Je ne l'étais pas ... Je ne savais même pas pourquoi j'étais venu ici.

Je n'avais ... pas ... de ... problème ... pas vrai?

Je sentis la présence de quelqu'un se tenant près de moi.

- Salut mec, comment ça va? Demanda-t-il en s'asseyant à côté de moi.

Je le regardais incrédule.

- Je suis assis sur les marches d'une église qui organise des réunions pour les AA ... alors putain, comment penses-tu que je me sens?

Il se moqua de moi et tira un paquet de cigarettes de sa poche. Il m'en offrit une que je refusais.

- Ça donne l'avantage d'avoir moins envie de boire. Répondit-il.

- Est-ce que tu ... bois beaucoup? Lui demandais-je.

- Yep, je ne serai pas ici autrement. Mais je n'ai pas bu une goutte depuis deux ans.

- Wow, c'est génial. Comment ... tu fais?

- J'ai tout perdu. Ma femme m'a quitté et à prit nos enfants avec elle. La seule façon que j'avais de les voir c'était de devenir sobre. Mes garçons me manquaient ... alors ... j'ai fait ce que je devais faire.

Je hochais la tête.

J'avais déjà tout perdu ... pourquoi étais-je encore un putain de lâche à ce sujet. J'avais besoin de renoncer à l'alcool. C'était le seul moyen pour que Bella me laisse être dans la vie de notre bébé.

L'homme se leva après avoir écrasé sa cigarette.

- Eh bien, je suppose que tu n'es pas encore prêt. Puis-je avoir ton numéro de portable? Demanda-t-il.

Pourquoi voulait-il cela?

Pour je ne sais quelle raison je ne le lui demandais pas. Je lui donnais mon numéro et il me remit le sien.

- Appelles-moi quand tu seras prêt. De jour ou de nuit ... ce n'est pas grave. Je m'appelle James.

- Merci James. Je suis Edward.

Il hocha la tête et puis disparut.

Flashback Fin

Le bip de mon téléphone interrompit mes pensées. J'avais des messages vocaux.

C'était probablement ma famille. J'avais cessé de leur parler. Je savais que j'allais devoir parler à Alice quand la maison serait vendue afin de signer la paperasse, mais jusque-là, je ne voulais parler à personne.

Je voulais juste qu'on me laisse seul dans ma misère.

Quand j'écoutais les messages je découvris qu'ils étaient tous de Lauren.

Elle avait eu le bébé ... la nuit dernière ... une fille .

J'étais ivre quand elle était née.

Quel genre de père étais-je pour n'avoir même pas essayé d'être présent pour la naissance de mon enfant?

Je me frottais le visage et décidais de me ressaisir assez pour aller à l'hôpital voir le bébé.

Arrivé à l'hôpital, j'allais droit à la chambre de Lauren.

- Edward! Te voilà enfin! Je ne peux pas croire que tu aies raté la naissance ... mais ce n'est pas grave. Viens rencontrer ta fille.

Elle tenait un bébé enveloppé dans une couverture rose.

Je me dirigeais vers le lit et laissais Lauren placer le paquet dans mes bras.

En regardant cet enfant innocent, je me rendis compte que je ne ressentais ... absolument rien .

N'était-ce pas censé être une sorte de connexion instantanée? N'aurais-je pas du ressenti quelque chose pour ce bébé qui était censé être le mien ?

Étais-je tant que ça un salaud que je ne pouvais même pas aimer mon propre bébé?

- Elle s'appelle Rachel. Rachel Michelle Cullen. N'est-elle pas belle? Lauren rayonnait.

- Rachel. Répondis-je.

Elle était mignonne ... mais je ne voyais rien de moi en elle ... je ne retrouvais pas un seul de mes traits.

Ses yeux étaient bleus et ses cheveux blonds clairs, absolument rien à voir avec mes cheveux couleur bronze.

J'avais toujours pensé que mon enfant aurait une teinte de cheveux tirant virant vers le roux, car Alice, Emmett et moi l'avions tous. Nous la tenions de notre mère.

C'était vraiment accablant et décevant. J'avais désespérément besoin d'une excuse pour échapper à Lauren.

Heureusement, Lauren me dit qu'elle était fatiguée et qu'elle pensait que Rachel devrait retourner un peu à la nurserie.

L'infirmière entra et prit le bébé, j'en profitais pour dire à Lauren que j'allais les accompagner afin de pouvoir passer plus de temps avec Rachel.

Je pensais que ce serait une bonne occasion pour tenter de me lier avec elle.

- Votre fille est mignonne. Dit l'infirmière.

- Ouais ... euh ... merci. Répondis-je.

Cela me rendait mal à l'aise de l'entendre parler d'elle comme de ma fille.

Je ne le sentais pas ainsi et ça me déchirait à l'intérieur. Elle n'avait rien demandé ... elle n'avait pas demandé à m'avoir pour père.

Comment pouvais-je ne pas aimer mon propre enfant? Je détestais penser de cette façon ... mais c'était la vérité. Je ne ressentais absolument pas d'amour pour cet enfant.

Je savais qu'il y avait ce lien entre les mères et leurs bébés parce qu'elles le portaient pendant neuf mois. Je n'avais jamais parlé à Rachel alors qu'elle était encore à l'intérieur de Lauren, ou fait le moindre effort pour me lier avec elle.

Était-ce pour cela que je ne pouvais pas ressentir ce lien avec elle?

J'avais entendu dire des gars qu'ils s'étaient immédiatement sentis relié à leurs enfants quand ils étaient nés. Même mon père l'avait dit.

Il avait dit que dès qu'il s'était occupé de nous, il avait été submergé par ce sentiment d'amour. Papa disait que la première fois qu'un père tenait son enfant c'était un moment merveilleux où l'on se sentait protecteur.

Je n'avais rien ressenti de cela quand je l'avais porté.

J'avais l'impression de tenir n'importe quel enfant.

Un bébé qui n'était pas le mien .

Jasper avait-il raison?

Et si Lauren m'avait menti dès le début?

Je n'étais pas resté absent de la chambre de Lauren très longtemps, mais je devais y retourner pour avoir ces putain de réponses. Cette gamine ne me ressemblait en rien! Je sais que les enfants ne ressemblent pas toujours à leurs parents ... mais en général vous pouvez trouver quelque chose en eux de chaque parent.

Rachel n'avait absolument rien de moi et je ne pouvais pas laisser passer cela.

Mon cœur et ma tête étaient pour une fois d'accord ... ils me criaient que Rachel n'était pas ma fille.

En approchant de sa chambre j'entendis sa voix par la porte légèrement entrouverte.

- Je l'ai appelé, comme tu me l'avais dit! Ce n'est pas ma faute s'il n'est pas venu! Non ... non ... il n'a aucune raison de ... s'il te plaît calmes-toi. Tout ira bien ... s'il te plaît, arrêtes de me crier après! Je te remercie. Elle est super ... elle ressemble à son papa. Dit-elle en riant.

C'était quoi ce bordel?

A qui parlait-elle Qui lui avait dit de m'appeler et pourquoi avait-elle dit que le bébé me ressemblait? Elle n'avait rien de moi!

Je décidais de faire connaître ma présence en poussant la porte. D'un regard sur mon visage elle pouvait dire que j'étais furieux.

- Euh ... Maman ... Je te rappelle plus tard. Dit-elle rapidement et elle ferma son téléphone.

Maman?

- C'était ta mère?

Elle hocha la tête.

- Pourquoi lui avoir dit que tu m'avais appelé. Demandais-je.

- Ma mère m'avait dit que je devais t'appeler pour que tu assistes à la naissance de notre fille ... Je lui avais dit que je ne voulais pas ... te déranger. Mais elle n'a pas accepté « non » comme réponse. Elle a toujours été très critique envers moi. Elle n'est pas heureuse que je sois tombée enceinte d' un homme marié et elle pense que tu es un moins que rien car tu n'as pas été là pour moi pendant la grossesse.

Ouais ... mais pour une quelconque raison ... je ne la croyais pas.

- Pourquoi tu lui as dit qu'elle ressemblait à son père? Elle ne me ressemble en rien Lauren! Peux-tu me dire pourquoi? Criais-je.

Elle commença à pleurer sans pouvoir se contrôler, comme elle le faisait toujours quand elle voulait obtenir quelque chose ou vous faire sentir mal à l'aise. Ses larmes semblaient si fausses ... pourquoi ne l'avais-je pas remarqué avant aujourd'hui?

- Eh bien, je ne voulais pas lui dire que je ne voyais aucune ressemblance avec son père! Je ne voulais pas lui dire que son père la déteste! Je sais que tu la hais! Je l'ai vu sur ton visage quand tu l'as tenu! Tu lui en veux parce qu'elle n'est pas de ta précieuse de Bella! Tu me détestes, donc tu ne peux pas trouver dans ton cœur de l'amour pour ton innocente petite fille! Ce ne sont pas des choses que je voulais partager avec ma mère alors qu'elle te déteste déjà. Elle était assez bouleversée de n'avoir pu trouver de vol pour arriver ici à temps et être avec moi.

Tout me semblait encore faux. Les mots qu'elle disaient ... paraissaient avoir été répété ... comme si elle racontait une histoire.

Je devais sortir de là.

Je trouvais une excuse pour partir et je lui dis que nous discuterions de la garde de Rachel plus tard. Je voulais la calmer et lui faire croire que je croyais encore que l'enfant était le mien.

Après avoir quitté sa chambre j'allais chercher son médecin et lui dis que je voulais un test ADN ... dès que possible.

Il n'y avait pas moyen qu'elle soit de moi ... je le ressentais encore plus après avoir parlé avec Lauren. Cette salope s'était jouée de moi et j'étais tombé dans son piège comme un idiot. Pourquoi ne lui avais-je pas fait passer ce test putain? J'aurais pu épargner tellement de douleur à Bella.

Il était déjà assez grave que j'ai triché, mais tout ce temps elle avait aussi pensé que Lauren portait mon enfant. Je ne pouvais imaginer ce que cela lui avait fait ... parce que je savais que si c'était elle qui portait un enfant autre que le mien ... ça m'aurait sûrement tué.

La douleur dans ma poitrine ne s'en irait pas ... je devais faire quelque chose pour y remédier.

Une fois rentré dans mon appartement, je me mis à regarder les albums photos, ce qui m'amena à ouvrir une bouteille de Jack Daniels.

Si j'avais su garder ma bite dans mon pantalon, a l'heure actuelle j'aurai tout ce dont j'avais rêvé.

Ce que j'avais pu ressentir quand Bella me repoussait n'avait plus d'importance. Elle me manquait terriblement.

Les souvenirs, les sentiments que j'avais ressentis à l'hôpital aujourd'hui, me firent me rendre compte que je m'étais joué de Bella, et tout me retombait dessus en même temps. Je bus plus que la normale, et je me mis à vomir. Je n'avais même pas eu le temps de me rendre à la salle de bain.

Je m'affairais à trouver quelque chose pour nettoyer quand on frappa à ma porte.

En ouvrant la porte je trouvais mon père. Il paraissait inquiet, puis soulagé, et puis il devint livide.

Il se fraya un chemin dans l'appartement et regarda autour. Il secoua la tête quand il remarqua l'absence de mobilier, les boîtes de pizza vides ainsi que les bouteilles d'alcool.

Secouant la tête, il me dit.

- Putain, es-tu si stupide ? Qu'est-ce qui ne va pas avec toi? Tu as décidé de laisser Bella partir ... enfin une bonne chose ... tu lui as donné de l'espace ... nous pensions que c'était une stratégie afin de pouvoir la reconquérir ... ou d'être au moins dans la vie de ton enfant. Mais non ... tu te coupes de tout le monde et tu essayes de te saouler à mort! Tu sens l'alcool et le vomi fils!

- Putain, comment as-tu su où je me trouvais? Si je voulais que vous ayez de mes nouvelles ... je vous en aurai donné moi-même! Criais-je.

Je n'allais pas écouter son sermon.

- J'ai mes sources ... et comment je t'ai trouvé est le moindre de tes soucis. Tu sais Edward ... je me rends compte que ta mère et moi t'avons gâté ...et que nous avons mal géré les choses avec toi. Je t'ai vu devenir arrogant, sûr de toi, arrogant, hypocrite, mais je t'ai toujours aimé de tout mon cœur ... parce que parfois tu nous laissais voir qui tu es réellement ... quelqu'un de doux et désintéressé. Pourquoi laisses-tu l'alcool te contrôler? Depuis combien de temps bois-tu pour repousser tes sentiments? Tu dois redevenir sobre Edward.

- Je n'ai pas besoin de leçons de ta part Carlisle. Em a eu la bonne idée ... de t'appeler par ton prénom. J'aurais pu mourir et tu n'aurais pas été là pour dire au revoir ! Je n'ai pas de problème avec l'alcool putain! OK, je prends un verre de temps en temps ... nous ne pouvons pas tous être un saint, comme Carlisle Cullen ... oh mais attends ... tu n'es pas si parfait, n'est-ce pas? C'est vrai ... tu ne pouvais pas garder ta bite dans ton pantalon, pas plus que je le pouvais!

Je n'allais pas rester là et être jugé par mon père qui avait aussi triché.

- Edward, ta mère et moi avons fait des erreurs avec toi ... et je l'admets. J'en suis vraiment désolé. Nous le sommes tous les deux. Nous voulons arranger les choses. Je ne vais pas renoncer à ma famille. Je sais que nous pouvons réparer ... mais tu dois faire la moitié du chemin fils. Tu dois te faire aider.

- Tu ne vas pas renoncer à ta famille ? Tu ne veux pas renoncer à moi ? hunh, papa? C'est ce que tu dis? Devines quoi? Tu ne peux pas renoncer à quelque chose en laquelle tu n'as jamais eu foi! Toi et maman n'avaient jamais cru en moi ... apparemment vous n'attendiez rien de moi car vous n'avez jamais été capable de m'imposer la discipline que vous aviez avec vos autres enfants!

Il vira au rouge, je savais qu'il voulait vraiment me frapper ... mais il ne le fit pas.

Au lieu de cela, il secoua la tête, tira quelque chose de sa poche, qui ressemblait à une image et la claqua sur le plan de travail.

- Ceci est ma seule copie ... mais ta mère en a une aussi, et en ce moment ... je pense que tu en as plus besoin que moi. Dit-il en s'éloignant.

- Tu es un putain d'idiot si tu penses que tu vas te remettre sur les rails en te comportant de cette façon! Sais-tu comment j'ai réussi à ce que ta mère me revienne? Tout d'abord, je me suis excusé auprès d'elle! Puis je suis allé en thérapie avec elle et j'ai rampé à ses pieds. J'ai passé le reste de nos jours à faire en sorte que elle se sente aimée, chérie et en sécurité ... pour qu'elle sache qu'elle pouvait me faire confiance! As-tu fais cela pour ta femme ?

Je ne pouvais pas lui répondre ... mais il savait déjà.

- Je ne le pense pas! Si tu ne veux pas devenir sobre ou résoudre tes problèmes pour Bella ... ta famille ou même pour toi... peut-être le feras-tu pour cette personne! Dit-il en désignant la photo, puis il quitta l'appartement en claquant la porte.

Je me dirigeais vers le plan de travail, hésitant, parce que j'avais ce sentiment que je savais ce qui s'y trouvait.

C'était une photo de mon bébé.

Je ne savais même pas que Bella avait fait une échographie 3-D. Il ne faisait aucun doute que c'était mon bébé.

Ce bébé avait mes pommettes ... mon nez ... les yeux avaient la forme de ceux de Bella ... oh mon Dieu ... qu'est-ce que je me faisais à moi-même?

Je voulais tant être dans la vie de ce bébé ... et il n'y avait qu'une seule façon pour moi de le faire.

Cette image me brisa et je tombais sur le plancher, la serrant dans mes mains tout en sanglotant. J'attrapais mon téléphone de ma poche pour trouver le numéro que je cherchais.

- Allô ?

- James? Je voulais m'assurer que c'était bien lui.

- Ouais? Est-ce Edward?

- Oui ... je suis prêt maintenant.

- Je suis heureux de l'entendre, j'attendais ton appel. La nuit où nous nous sommes rencontrés, je peux dire que tu voulais de l'aide, mais tu n'étais pas prêt à cela.

- J'ai besoin d'aide ... J'ai un problème ... Je ne peux pas arrêter ... et j'ai besoin de ... j'ai besoin de mon bébé ... s'il te plaît aides moi.

Je me fichais de pleurer face à cet inconnu. Il était passé par là ... il comprenait ce que je m'infligeais.

- Mon ami, c' est la première étape ... tu viens d'admettre que tu as un problème. Donnes-moi ton adresse, je vais venir.

Je lui dis où j'habitais et il m'assura se mettre en route.

La bouteille de JD qui était encore sur le sol à côté de mon matelas pneumatique était attrayante. Mon estomac se souleva à cette pensée ... il y a quelques secondes ... je réalisais que j'avais besoin d'aide pour mon bébé ... mais putain, j'avais encore envie de cette boisson ... et je me détestais pour ça.

James était en route et nous allions faire face, ensemble ... mais un dernier verre ne pourrait pas me nuire ...le pourrait-il?

Non !

Mon bébé méritait mieux que ça ... et Bella aussi.

Je m'approchais de la bouteille de JD avec détermination. Une fois que je l'eus dans mes mains ... si proche ... je pouvais presque la boire ... mais je ne le fis pas.

Je pris la bouteille et la versais dans l'évier.

Ça faisait mal de le faire ... mais en même temps ... je me sentais ... libéré.

C'est ainsi que je passais le temps en attendant James. Je versais toutes les bouteilles d'alcool dans l'évier ... en espérant que cela enlèverait ma douleur. Ça ne le fit pas complètement ... mais cela me donna de l'espoir de savoir que j'étais sur le chemin pour devenir une meilleure personne, pour mon enfant ... et ma Bella.

Lorsque James arriva, il fut heureux de constater que j'avais commencé à me débarrasser des bouteilles. Il attendit que je jette le reste, puis il me dit qu'il m'emmenait quelque part.

Nous retournâmes à l'église où je l'avais rencontré.

- Que faisons-nous ici? ... Je pense que ... non ... je sais que j'ai besoin de plus d'aide qu'une réunion des AA ... J'ai besoin d'aller dans un centre de désintoxication.

- Tu as raison ... c'est vrai. Je te soupçonnais d'avoir cette dépendance depuis un long moment... n'est-ce pas?

Je hochais la tête.

- Et personne n'a remarqué?

Encore une fois, je lui fis signe.

- Bien alors, ... notre première étape est de t'amener là-bas pour une réunion ... ça ne te guérira pas bien sûr ... mais ça va t'aider. Puis demain matin, je te conduirai en centre de désintoxication à Port Angeles. J'en trouvé un pour toi là ... de cette façon, tu sera proche de Forks dans le cas où ta femme doive accoucher. Je parie que si tu es sobre ... elle te laissera être là. Je vais rester avec toi ce soir, pour que tu ne replonges pas ... tu n'es pas seul mon pote.

- Merci. Lui dis-je.

Nous entrâmes dans l'église et je fus choqué en voyant toutes les personnes qui étaient là. Certains d'entre eux ne paraissaient pas avoir de dépendance grave.

James me montra où nous asseoir et quand la personne demanda si il y avait de nouveaux arrivants, James m'encouragea à me lever.

Je sortis rapidement l'échographie de ma poche, pris une profonde inspiration et me levais.

- Mon nom est Edward ... et ... je suis ... alcoolique.

- Salut Edward. Dirent les voix dans la salle.

Oui ... je pouvais faire cela.

Je devais faire cela.