Deuxième chap de cette fanfic, où les choses se mettent progressivement en place. Je remercie encore ma fidèle Quetsche, toujours au rendez-vous. Je tiens également à remercier celles qui ont ajouté cette histoire à leurs favoris alors qu'elle débute à peine et celles qui la suivent. Pour les autres, merci de prendre le temps de lire. N'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensé !

Je vous laisse en compagnie de Beth, je vous souhaite une bonne lecture !

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter, excepté le sergent Sanders et sa fille Beth, ainsi que le lieutenant Jefferson qui sortent tout droit de mon imagination.


Chapitre 2 : L'interrogatoire

Beth reprit son souffle, se mordant la lèvre pour ne pas crier à la nouvelle gifle qui lui avait été infligée. Cela faisait trois jours qu'elle était retenue par la Milice, qui tentait de savoir où son père se cachait. Au début, le lieutenant Jefferson lui avait posé quelques questions de manière plutôt cordiale, mais lassé par ses réponses, qui lui affirmaient toutes qu'elle n'en n'avait aucune idée, il avait délégué son interrogatoire à un de ses sous-officiers, qui lui, se montrait beaucoup moins compréhensif.

Beth avait cru mourir rapidement, faute de soins, mais au bout de 8 longues heures, un médecin avait été dépêché sur place, le soldat chargé d'elle craignant qu'elle ne succombe à sa blessure avant d'avoir parlé. Bien entendu, le retrait de la balle s'était déroulé sans anesthésie, lui infligeant un nouveau supplice physique. Faible, fatiguée et assoiffée, Beth avait vomi avant de s'évanouir au moment où le chirurgien annonçait avoir réussi sa mission.

Elle s'était réveillée plusieurs heures après, sur un matelas sommaire dans une pièce mal éclairée, un épais bandage au niveau de l'omoplate. Son gardien l'avant vu tenter de se lever, s'était empressé de lui apporter un peu d'eau et un croûton de pain dur, avant que l'officier n'arrive pour l'attacher de nouveau à une chaise et réitère ses questions. Il donnait une gifle de temps à autre, pensant qu'avec la douleur, la femme faible qu'elle était craquerait. Il tentait de trouver une faille, laissant sous-entendre que son père mourrait dans d'atroces souffrances, mais Beth tint bon. Dans tous les cas, elle aurait été incapable de dire où son père se trouvait. L'annonce de sa fuite était si improbable qu'elle n'avait jamais envisagé ce cas de figure.

Las, l'officier lui pinça la joue déjà sensible avant de quitter la cellule, la laissant seule pendant quelques minutes avant qu'une nouvelle vague de violence ne s'abatte sur elle.


Le général Monroe revenait des laboratoires de recherche, satisfait. Rachel Matheson avait beau avoir réussi à s'enfuir, elle lui avait laissé de précieuses informations et Randall Flynn se révélait très efficace. Désormais les hélicoptères pouvaient fonctionner. Il allait pouvoir se lancer à la recherche des Matheson mère et fille, et éliminer tous ceux qui lui barreraient le passage. Bass avait la secrète ambition de réunifier ce qui était anciennement les Etats-Unis. Lui seul avait réussi à rétablir l'ordre après le blackout. Lui seul était légitime à diriger cette nation.

Il se rendait dans ses quartiers généraux quand un officier s'avança dans le couloir et lui annonça l'arrivée du lieutenant Jefferson, qui souhaitait s'entretenir urgemment avec lui. Le soldat refit un salut respectueux et Monroe prit la direction de son bureau officiel, espérant obtenir de bonnes nouvelles. Quelque chose cependant le contrariait car le lieutenant ne le dérangeait jamais pour rien. Son intuition fut juste quand il rencontra Jefferson qui, malgré sa posture solennelle, avait tendance à se pencher d'avant en arrière, le regard légèrement fuyant. Il fit cependant le salut général.

« Lieutenant ?

- Mon général, j'ai fait tout ce que vous m'avez demandé selon vos ordres. Walters et Leeds sont enterrés en ce moment même et tous les autres s'apprêtent à partir demain en direction de la Californie. J'ai choisi personnellement les membres qui les accompagneraient, afin de m'assurer qu'aucun ne déserterait.

- C'est parfait, je vous félicite, répondit Bass sur un ton monotone, son regard scrutant chaque expression du visage de son visiteur. Pourquoi est-ce que je sens que quelque chose vous contrarie ?

- C'est à propos du sergent Sanders. Nous ne l'avons toujours pas retrouvé.

- Et quelle en est la raison ? questionna Monroe un peu plus sèchement, ce qui fit légèrement trembler Jefferson.

- Nous pensions qu'il essaierait de retrouver sa fille, Beth Sanders, et qu'il se réfugierait chez des amis, mais nous croyons de plus en plus qu'il l'a laissé sur place et qu'il a quitté le territoire.

- Et vos hommes ne sont pas allés dans les bois ? Ne disposent-ils pas de suffisamment de technologie pour repérer un homme seul et sans ressources ?

- En effet, reconnut Jefferson. Je pensais réussir à obtenir davantage d'informations de la part de sa fille. Malheureusement elle prétend ne pas savoir. Son interrogatoire n'a rien donné, et je n'arrive toujours pas à déceler son point faible.

- Elle doit pourtant être proche de son père si elle s'enfuyait avec lui au moment de son arrestation, déclara Bass.

- C'est ce que je pensais, j'ai même effectué plusieurs allusions sur son sort. Mais ça ne marche pas. »

Cette réflexion piqua la curiosité du général. Tout le monde avait un point faible, lui-même ne connaissait que trop bien le sien. Pourquoi cette fille n'en n'aurait pas ?

« Où se trouve-t-elle ?

- Toujours en cellule, j'ai demandé à un de mes hommes de la surveiller.

- Je vais aller l'interroger, décida Monroe.

- Mais général, je maîtrise… plaida Jefferson.

- Vous ne maîtrisez rien étant donné que vous êtes incapable de la faire craquer, assena sèchement Bass en le fusillant du regard. Conduisez-moi à cette Beth Sanders. »


Vous l'aurez compris, le prochain chapitre réunira Beth et Monroe. Comment Beth réagira en voyant le général en personne pour l'interroger ? Monroe va-t-il réussir à lui faire avouer ce qu'elle sait ? Tout cela dans le prochain chapitre ! A bientôt et je répète, pensez à la petite review !