Hello tout le monde !
Une pause et me voici de retour avec le chap 5 ! J'avais laissé Beth en bien mauvaise posture la dernière fois. Va-t-elle s'en sortir ? Bonne lecture ! Attention : je tiens à préciser que cette fic est rated M ! Ce chap est un peu sanglant donc si vous êtes sensible, passez votre chemin !
PS : Je tiens encore à remercier toutes celles qui lisent cette histoire et la suivent.
RePS : Pour vous tenir informée de la parution des chaps, j'ai créée une page Facebook ! Vous retrouverez les infos sur mon profil.
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter pour m'amuser un peu, excepté le sergent Sanders et sa fille Beth, ainsi que le lieutenant Jefferson qui sortent tout droit de mon imagination.
Chapitre 5 : Cicatrices
Monroe courut et ordonna à l'officier d'ouvrir la cellule. Il pénétra à l'intérieur avant de se figer. Un des membres de la Milice se tenait à califourchon sur Elisabeth Sanders, allongée sur le ventre. Il avait arraché une partie des vêtements de la prisonnière et paraissait visiblement enchanté de ce moment. Au sol se trouvait un tisonnier, chaud au vu de la couleur rougeoyante, représentant le symbole de l'armée.
Le général sentit la colère affluer en lui. Il venait de prendre en flagrant délit un officier qui outrepassait ses ordres. Et de plus, lui seul était en droit de décider de ce que Beth devait subir. C'était SA prisonnière et il était venu pour se confronter à elle en personne, mais certainement pas pour la retrouver dans cet état. Il attrapa l'homme par les épaules pour le jeter violemment à terre, et sans prévenir, tira son épée de son fourreau et la planta droit dans le cœur. L'officier mourut aussitôt, une expression de surprise figée à jamais sur son visage.
Il retira l'épée avec vigueur et la rangea avant de se tourner vers la jeune femme tandis que les autres officiers rentraient à leur tour dans la pièce et contemplaient le spectacle avec stupeur. Elle s'était relevée maladroitement du lit, en gémissant et visiblement très mal en point. Monroe aperçut avec répugnance le symbole M tatoué à l'endroit même où elle avait reçu une balle. Elle se traîna vers le mur, puis se tourna vers lui et lui lança un regard mêlé de dégoût et de fureur. Mais éprouvée, elle vacilla sur ses jambes avant de s'effondrer à terre.
Bass n'hésita pas un instant et se précipita vers elle pour la rattraper. Beth voulut reculer mais elle était sans forces et finit par perdre connaissance. Le général passa une main au niveau de son dos et l'autre au niveau des genoux et se releva en la tenant fermement dans ses bras. Il constata qu'elle était maigre, très maigre. L'un des sergents s'approcha pour la prendre à sa place mais il hocha négativement de la tête.
« Nous rentrons. Prévenez le médecin et dite-lui de venir de toute urgence à la villa. Quant à lui, poursuivit-il avec un regard de colère en désignant l'homme mort, brûlez son cadavre et enterrez-le dans la fosse commune. Je ne tolèrerai plus aucun comportement de ce genre, est-ce bien clair ?
- Oui mon général, acquiesça le sergent en se reculant avec frayeur. »
Monroe quitta la prison avec Beth, encore plus furieux que ce qu'il aurait pu imaginer. Il savait que parfois ses soldats utilisaient d'autres méthodes afin de faire avouer aux prisonniers certains renseignements très utiles. Mais jamais il n'avait exigé d'eux ce niveau de cruauté, Strausser excepté, et encore moins d'abuser d'une femme de la sorte. Pendant le trajet du retour, il ne quitta pas des yeux Beth, en proie pour la première fois à un vague sentiment de culpabilité.
Le docteur Brown ressortit de la chambre de la prisonnière non sans une certaine appréhension. Le général n'avait pas lésiné sur les mots, lui ordonnant de soigner la fille avec toutes les ressources dont il disposait, peu importe le prix. Le ton de sa voix indiquait qu'il ne plaisantait pas et le médecin ne l'avait pas pris à la légère. Il ne pouvait s'empêcher d'être un peu surpris par la détermination de Monroe à guérir sa prisonnière, lui qui ne s'en souciait guère en temps normal. Il le fut davantage quand il se rendit compte que ledit général avait patienté depuis son arrivée de l'autre côté de la porte.
« Alors ? s'enquit-il en le fixant avec détermination.
- Son bourreau n'a pas lésiné sur les moyens, avoua Brown, mal à l'aise. Elle a deux côtes fêlées, des hématomes au visage et sur le corps. Mais ce n'est rien à côté de la brûlure infligée avec le tisonnier. Il l'a planté à l'endroit même où elle a reçu la balle. Les points de suture que je devais retirer d'ici quelques jours ont éclaté et la cicatrice s'est rouverte. Mais le pire est que les vêtements et le bandage se sont collés à la peau avec la chaleur du fer. J'ai été contraint de l'anesthésier avec de l'éther car elle n'aurait pas supporté la douleur pendant que je retirais les lambeaux de peau et de tissu morts. La chair est carbonisée à plus de 50% à cet endroit. Et autant les points de suture lorsque j'avais retiré la balle aurait laissé une légère cicatrice, autant pour cette fois-ci je ne peux pas faire grand-chose. Elle aura une grande marque bien visible. Avant le blackout, la chirurgie réparatrice aurait pu faire des miracles, mais à l'heure d'aujourd'hui…
- Est-ce qu'elle a… ? questionna Monroe avec hésitation.
- …Subi des sévices sexuels ? dit le médecin en comprenant la question. Non, heureusement. Par contre, je me prononce moins favorablement concernant son état psychologique. Elle commençait à développer une phobie du contact, je l'ai constaté lors de ma dernière visite. Après cet évènement, je doute qu'elle se laissera facilement toucher à l'avenir. Moi-même je ne sais pas comment elle réagira en ma présence. Il lui faut beaucoup de repos et de la nourriture un peu plus consistante si nous voulons qu'elle se rétablisse. Je reste à votre disposition, si vous avez besoin de moi, à toute heure du jour et de la nuit.
- Je vous remercie, docteur, déclara Bass en lui donnant une poignée de main. Vos recommandations seront respectées à la lettre. Quand comptez-vous revenir ?
- Demain dans la journée. Je verrais si je dois éventuellement la mettre sous calmants. Mon général, conclut Brown en prenant congé. »
Monroe attendit qu'il ait quitté le couloir pour entrouvrir la porte. Elisabeth reposait sur un lit confortable, elle était profondément endormie. Elle était placée sur le flanc gauche afin que l'omoplate droite recouverte d'un bandage encore plus imposant que le précédent ne soit pas en contact avec quelque chose qui réactiverait la douleur. Elle paraissait complètement vulnérable en cet instant. Bass aurait dû éprouver une certaine satisfaction en voyant son ennemie si faible après les tourments qu'elle lui infligeait depuis 2 jours mais il n'en était rien. Il referma la porte, non sans avoir ordonné à quelqu'un de rester posté devant et de l'avertir dès le moindre bruit. Il quitta les lieux, bien décidé à sévir dans ses rangs.
Beth s'éveilla et dévisagea sans comprendre la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle était dans un lit qui n'avait rien à voir avec son ancienne cellule. Elle finit par se rappeler. Le bourreau, les coups, Monroe qui était intervenu, le médecin qui tentait de la soigner alors qu'elle hurlait. Puis le trou noir, un autre réveil, la souffrance immense qui l'avait saisi, le médecin qui lui enfonçait une aiguille dans le bras tandis qu'elle était maintenue par des soldats pour ne pas bouger. Et de nouveau le trou noir. Elle était restée inconsciente pendant plusieurs heures voire plusieurs jours. Le soleil se levait sur Philadelphie et c'était un beau spectacle, apaisant. L'astre paraissait vouloir brûler de mille feux. A ces pensées, Beth tressaillit. Jamais elle ne pourrait oublier la douleur au moment où le fer avait mordu sa chair, elle aurait préféré mourir si elle l'aurait pu.
Elle finit par se lever du lit, jetant quelques regards curieux à la chambre confortablement aménagée et richement décorée avant de découvrir un grand miroir ovale au dessus d'une cheminée. Elle fit quelques pas, d'abord maladroits, puis plus assurés avant de s'arrêter devant. Elle s'aperçut seulement à ce moment qu'elle était vêtue d'une chemise de nuit en coton blanc avec de la dentelle. Les traits de son visage étaient plus fins, sa peau était pâle et contrastait avec les hématomes violacés. En revanche ses cheveux et son corps semblaient avoir été lavés car elle n'était pas sale. Dans un geste instinctif, elle passa la main par-dessus son épaule pour toucher l'omoplate et ressentit la présence du bandage au travers du tissu. Voulant voir de ses propres yeux l'étendue des dégâts, elle défit le lacet au niveau de sa poitrine afin de desserrer un peu le vêtement et abaissa la manche bouffante de manière à ce que le pansement soit bien visible. En se contorsionnant non sans douleur, elle finit par réussir à retirer les compresses, se tourna de trois-quarts tout en gardant son regard fixé sur le miroir et se figea d'horreur. Le M synonyme d'appartenance à la Milice était bien visible sur l'omoplate rouge foncée. Mais contrairement à la marque que son père affichait sur le bras, la sienne était déformée par les marques des tissus qui avaient brûlés sur sa chair. C'était une cicatrice hideuse, elle ne pourrait plus jamais mettre un haut à fines bretelles sans que cela ne se voie. Elle restait ainsi, accablée par cette vision quand ses yeux bruns captèrent dans le miroir ceux bleus du général Monroe rivés sur elle, lui sur le pas de la porte.
Je vous avais dit que c'était un peu sanglant… Moi sadique? Non à peine ! Mais pour ma part au vu de ce qui se passe au sein de la Milice, ce genre d'attitude extrémiste devait probablement se produire. A votre avis pourquoi Monroe tient à garder Beth en vie ? Je vous dis à bientôt et s'il vous plaît, pensez à la petite review ! Ça prend peu de temps et ça fait plaisir à l'auteur. Merci !
