Me voilà donc rentrée de vacances (sniff!), j'en profite donc pour vous livrer un nouveau chapitre des aventures d'Edward et Bella.
Avec les changements sur FF je tenais simplement à signaler aux anonymes que si vous ne mettez pas votre pseudo je ne peux pas voir qui envoie les reviews et c'est galère pour vous répondre...
Merci à :aelita48, Habswife, LuneBlanche, Linou2701, calimero59, Twifictions, jaliscote, kalisse, littleangelordevil93, sand91, Anonymous, ptitcoeurfragile, .3, 3ailes, eclipseelyse09.
La Vengeuse : Tout d'abord je tiens à dire que j'accepte toutes sortes de critiques, mais si tu avais bien lu, tu aurais pu voir que je n'étais pas l'auteur (qui soit dit en passant, je trouve a écrit une histoire superbe) mais que la traductrice. Libre à toi de lire ou non les fictions, mais perso je ne trouve pas qu'elle fasse très cliché comme tu peut-être aurais-tu du lire plus qu'un chapitre. Bref chacun ses goûts et son il vrai qu'il est toujours plus facile de critiquer que d'écrire...
Farah : Merci pour ta review et pas de souci, tu peux soumettre des idées de fictions à traduire. Bises.
Fred : je pense que c'est toi qui m'a laissé la review, avec leur nouvelle configuration il faut mettre ton nom sinon tu apparais en anonyme. En tout cas merci pour le mess. C'est vrai que c'est chiant celles qui traduisent 36 fictions et ne terminent jamais. Je sais que c'est du boulot c'est pourquoi j'ai pris la décision de ne traduire dorénavant qu'une fiction à la fois, histoire de m'investir comme il faut. A très vite. Bises
Chapitre 27 :
BPOV
Dimanche Septembre 20 2009: Age 26
Mes yeux étaient ouverts et j'étais en train de regarder le mur de la chambre d'hôtel. Ce n'était pas la chambre que j'avais réservé. Le papier peint était différent dans la mienne.
Je sentis un corps chaud blotti dans mon dos, et des bras solides enveloppés autour de moi.
Edward
Tout ce qui s'était passé hier soir était irréel. Je ne pouvais pas croire que Riley nous avait piégé et qu'il était le père de la fille de Lauren.
Je ne pouvais pas croire que Lauren avait fait croire à Edward qu'il avait couché avec elle à chaque fois qu'ils étaient ensemble. Même si je me sentais soulagée que cela ne soit arrivé que deux fois ... il m'avait quand même trompé .
Toutefois, et d'après ma propre expérience avec Riley, je pouvais comprendre son besoin de se sentir désiré ... aucun de nous deux ne l'avait fait ressentir à l'autre pendant une certaine période, alors que nous étions encore mariés.
En repensant au passé je pouvais voir que nous avions commencé à nous éloigner avant même que nous ne commencions les essais bébé.
Dans un premier temps, essayer d'avoir un enfant nous avait rapproché, mais finalement cela avait fini par nous éloigner d'avantage.
Nous avions tous deux joué un rôle dans notre séparation ... mais savoir que nous avions été les victimes d'une machination ... me mettait en colère.
Ce qui me rendait encore plus furieuse, c'est que je n'avais pas fait passer ma fille en premier ... je l'avais mise en danger en laissant ce monstre rester autour d'elle.
La façon dont il avait battu Lauren ... il avait engagé quelqu'un pour tirer sur mon père! Il était purement le mal incarné! Je m'en voulais de lui avoir permis de rentrer dans la vie de Charley, de l'avoir encouragé à se montrer plus proche d'elle ... parce que je ne pouvais pas échouer à nouveau dans une autre relation.
C'était stupide de ma part de m'être jetée dans les bras de mon ex-mari la nuit dernière. Il avait raison... nous étions loin d'être prêt pour cela ... et peut-être ne le serions nous jamais.
Maintenant ... à la lumière du jour ... je lui étais reconnaissante de nous avoir arrêté avant que nous n'allions trop loin.
Je ne savais pas comment nous avions fini comme ça ... la dernière chose dont je me souvenais était d'avoir pleuré dans ses bras. Nous avions du nous endormir.
C'était agréable de se réveiller comme ça ... enveloppée dans son fort, dans son étreinte chaleureuse ... mais cela ne pouvait pas se reproduire ... pas pour l'instant.
Je me dégageais de ses bras et l'embrassais sur le front. Il dormait encore profondément. J'avais besoin d'aller dans ma chambre, d'enlever cette robe et d'appeler mon père pour avoir des nouvelles de Charley.
Je devais également réfléchir ...et je ne pouvais pas le faire alors que j'étais si près de mon Edward.
Oui ... mon Edward.
Je détestais penser à lui de cette façon ... mais il l'était. Depuis que Charley était née, il était redevenu le garçon que j'avais connu ... mon meilleur ami ... l'homme vers qui je me tournais pour un rien.
Il m'avait terriblement manqué.
Une partie de moi voulait vraiment être en mesure de lui pardonner ... et le ramener dans ma vie comme mon mari.
Je ne savais pas si cela était encore possible ... mais si il y avait encore une chance pour nous en tant que couple ... il y avait certaines choses que je devais faire en premier.
Je regardais autour de la chambre et trouvais un stylo et un morceau de papier.
E
J'ai dû aller dans ma chambre pour enlever cette robe.
Merci pour la nuit dernière ... tu as eu raison de nous arrêter.
B
Je ne savais pas vraiment quoi dire d'autre ... alors je m'arrêtais là.
Je dus me retenir de ne pas signer «Avec amour B», parce que je savais, après toutes les révélations d'hier soir, qu'il n'y avait plus aucun doute, j'aimais encore cet homme de chaque battement de mon cœur.
Je priais pour que nous soyons capables de nous remettre ensemble ... si pour une raison quelconque nous ne pouvions pas, nous avions cependant besoin d'être heureux et en bonne santé émotionnelle pour notre fille .
Je sortis de la chambre sans le réveiller. En entrant dans la mienne je vis que mon téléphone portable, qui était posé sur la table de chevet, clignotait, ce qui indiquait que j'avais eu des messages.
- Bells ... tout va bien avec Charley alors ne t'inquiètes pas. Je voulais juste savoir comment tu allais. Appelles-moi quand tu le pourras ma chérie. Charley et moi t'aimons.
- Bella, papa et Emmett nous ont dit ce qui s'était passé. Nous sommes inquiets pour vous deux. Em a dit que vous aviez envie d'être seuls. S'il vous te plaît, appelles quelqu'un pour dire que vous allez bien. Nous allons vous laisser seuls jusqu'à ce que vous reveniez vers nous et que vous soyez prêts à parler. Nous t'aimons Bells ... Edward aussi. S'il te plaît, dis-le lui.
Alice ... je l'aimais tendrement ... et j'étais reconnaissante pour l'espace qu'ils nous offraient.
Avant d'entrer dans la douche, j'appelais mon père.
- Bells? Ça va ma chérie?
- Je vais bien papa. Désolée de ne pas avoir appelé la nuit dernière. Est-ce que Charley va bien?
- Elle est parfaite. Elle dort.
- Oh, c'est bien. Lui répondis-je.
J'aurais voulu qu'il lui mette le téléphone à l'oreille pour qu'elle puisse entendre ma voix ... mais je ne voulais pas la déranger pendant qu'elle dormait.
- Alors ... comment s'est passé ta soirée? Demanda-t-il timidement.
J'essayais de retenir mes larmes en me souvenant de tout ce qui s'était passé hier soir.
- Oh papa, c'était horrible!
- Tu sais la vérité sur Riley alors?
- Ouais, comment le sais-tu? Demandais-je.
- Edward me l'a expliqué quand il est venu dire au revoir à Charley. Bells, je suis désolé de t'avoir encouragé à sortir avec lui ma chérie. A partir de maintenant ... je vais rester en dehors de ta vie personnelle.
- Ce n'est pas ta faute ... il nous a tous trompé.
- C'est vrai. Quand rentres-tu à la maison? Je pense que nous devrions parler. J'ai envie de te dire certaines choses ... et je pense qu'il est temps.
- Je rentre dès que j'aurais fait ma toilette. Je t'appelle avant de prendre la route, d'accord?
- Ça va. J'embrasserai Charley pour toi.
- D'accord, dis-lui que je l'aime.
Après avoir raccroché le téléphone, je me dirigeais vers la petite valise que j'avais apporté pour en sortir quelques vêtements .
Tout en me douchant je repensais à ma vie.
Évidemment, je m'étais précipitée dans ma relation avec Riley.
Une partie de moi savait que je n'étais restée avec lui que pour faire du mal à Edward. Je n'avais officiellement commencé à sortir avec lui qu'après que Charley soit née ... ce qui signifiait, après qu' après qu'Edward soit redevenu sobre. Je voulais qu'il me voit avec lui et je voulais voir la douleur sur son visage.
J'étais écœurée d'avoir pu être si méchante et enfantine.
Il était clair que j'avais mes propres problèmes et que j'avais besoin de travailler dessus avant de pouvoir imaginer avoir une relation avec quelqu'un .
J'avais essayé de faire du mal à Edward autant qu'il m'en avait fait.
Qu'est-ce qui m'était arrivé?
Au cours des semaines écoulées, j'avais repensé au passé et je m'étais rendue compte de toutes les erreurs que j'avais faites dans mon mariage.
Edward n'était pas le seul fautif.
Nous avions tous les deux besoin d'une thérapie.
J'étais allée d'une relation à l'autre ... et j'avais toujours eu besoin de quelqu'un pour prendre soin de moi.
Maintenant je devais être en mesure de voler de mes propres ailes... avec ma fille.
C'était la première étape. Demain matin, j'allais chercher un appartement. Je pourrai utiliser une partie de l'argent que j'avais obtenu du divorce. Après cela, je rechercherai un emploi.
Il n'y avait pas de garantie que mon livre soit publié et j'avais besoin d'argent maintenant.
Il était temps que je me débrouille par moi-même. J'avais besoin de me prouver et de prouver à ma fille que j'étais une femme forte et indépendante.
Edward et moi ne serions jamais capable d'être à nouveau ensemble si je ne faisais pas quelques changements personnels.
Il avait changé ... il était temps pour moi d'en faire autant.
Pourtant une partie de moi ne savait pas si je pourrai à nouveau être avec Edward. Je le voulais tellement ... mais pouvais-je lui faire confiance?
Seul le temps me le dirait.
J'étais fatiguée de ne penser qu'à cela... je voulais juste prendre une décision, la meilleure pour moi et ma fille.
Nous aurions besoin de beaucoup d'heures de thérapie. Je savais qu'il était prêt à le faire.
Je venais de terminer d'emballer toutes mes affaires de toilette dans mon sac quand on frappa à la porte. Je fermais les yeux et inspirais ... même malgré la distance entre nous ... je savais qui c'était. J'avais toujours su quand il était proche.
Quand j'ouvris la porte, Edward se tenait là, avec un sourire timide sur le visage. Il était incroyable. Il portait un jean et un t-shirt, et son sac de voyage était accroché à son épaule.
- Salut, je voulais juste te dire que j'allais partir.
- Oh d'accord. Je viens de parler à papa ...
- Ouais moi aussi. Dit-il timidement.
Mon cœur fondait. Il avait appelé pour prendre des nouvelles de notre bébé, comme je l'avais fait.
C'était un père incroyable ... Charley avait de la chance de l'avoir.
- Eh bien, je vais bientôt partir aussi ...
- Puis-je entrer une minute? Demanda-t-il nerveusement.
J'ouvris la porte plus largement et lui fis signe d'entrer. Il déposa son sac sur le sol et se tint devant moi.
- J'espère que tu comprends pourquoi je nous ai arrêté la nuit dernière ...
- Oui ... et c'est ce que je voulais dire dans le mot. Tu avais raison ... et je te remercie d'avoir été assez fort pour arrêter. J'aurais continué. Admis-je.
- Tu n'as aucune idée de combien ce fut difficile.
Je hochais la tête.
- Je voudrai te parler plus tard. Nous avons eu de nombreuses révélations hier soir ... et je tiens à te laisser ton espace. Mais si nous pouvions parler ce serait formidable. Dit-il nerveusement.
- J'aimerai. Viens ce soir. J'ai besoin de rentrer à la maison voir Charley et parler à mon père et puis je pense que je serai prête à parler. Euh ... viens en avant que je ne couche Charley ... je sais que tu meures d'envie de la voir. Nous pourrons la mettre au lit ensemble ... et puis nous pourrons parler si tu le souhaites.
- J'adorerai. Dit-il avec un grand sourire.
Il ramassa son sac et se dirigea vers la porte. Sa main s'arrêta sur la poignée et il se tourna pour me regarder.
- Puis-je te demander quelque chose?
- Bien sûr. Lui dis-je.
- Ai-je fait ce qu'il fallait hier soir? Aurais-je du seulement laisser les flics arrêter Riley ... et ne jamais te montrer la vidéo?
- Oui, tu as bien fait Edward. Je suis heureuse que tu me l'aies montré. Il aurait sans doute trouvé un moyen de me charmer en me faisant croire à ses mensonges ... encore ... si je n'avais pas vu la preuve sur cette bande.
- Je suis content. Je m'inquiétais de savoir si ou non j'avais fait ce qu'il fallait. J'ai vraiment essayé de ne pas tout foutre en l'air pour la fête Bella.
- Je sais. Ai-je répondu.
- Tu ne pas semble pas très triste ... à propos de Riley.
Je haussais les épaules.
- Ce fut un choc d'apprendre tout cela ... et cela m'a blessé de savoir ce qu'il pensait vraiment de moi ... de notre fille ... et les choses qu'il avait prévu. Cela me brise le cœur de réaliser que j'ai laissé un monstre tourner autour de notre fille. Mais je n'ai pas mal de l'avoir perdu lui. Je commençais à voir qu'il n'étais pas aussi important que je le pensais.
Je m'attendais à ce qu'il affiche un sourire arrogant, ou qu'il me jette quelque chose au visage ... mais il avait juste l'air triste.
- Je suis vraiment désolé qu'il ne fut pas ce que tu voulais ... tu mérites d'être aimée ... et d'être heureuse.
- Merci.
- Je te vois plus tard ce soir, alors? M'interrogea-t-il.
- Absolument. Fais attention sur la route.
- Toi aussi, je ... puis-je t'embrasser? Lâcha-t-il.
J'opinais.
Il m'enveloppa dans la chaleur de son étreinte, ses bras me faisaient toujours me sentir en sécurité.
Nous restâmes enveloppés dans les bras de l'autre pendant plusieurs minutes. Mon corps désirait pouvoir rester là pour toujours. Je blottis ma tête contre sa poitrine et me laissais envahir par ce réconfort.
Je le sentis embrasser le haut de ma tête et il quitta la pièce.
Il était temps de rentrer à la maison et de parler à papa de l'ensemble de mes projets ... et j'étais très impatiente de voir Charley. Vingt-quatre heures était beaucoup trop longues loin d'elle.
En rentrant à la maison je trouvais mon père sur le canapé, parlant à Charley.
- Mais c'est ma petite fille. Dis-je.
Ils tournèrent tous les deux la tête pour me regarder.
- Regardes Charley, maman est à la maison.
Je tendis mes bras quand mon père se leva pour me la donner.
- Bonjour ma chérie, tu as beaucoup manqué à maman. C'était trop de temps loin de toi. Lui dis-je tout en l'embrassant.
Je regardais autour de moi et ne vis pas Sue.
- Où est Sue?
- Oh, elle est rentrée chez elle la nuit dernière. Quel genre de mec tu crois que je suis? Dit mon père en se mettant à rire.
- S'il te plaît, vous êtes tous les deux adultes. Dis-je honnêtement.
Il était avec Sue depuis plusieurs mois maintenant, et je savais qu'ils étaient fous l'un de l'autre.
- Non, vraiment ... ce n'est pas comme ça entre nous ... pour le moment. Euh ... Bell ... je ne veux pas discuter de cela avec toi.
- Ça te met mal à l'aise n'est-ce pas? Demandais-je avec un sourire narquois.
Il hocha la tête.
- Bon ... rappelles toi de cela la prochaine fois que tu voudras discuter de ma vie sexuelle. Dis-je en riant.
Il leva ses mains.
- D'accord ... Je ne veux même pas entendre parler que ma fille a une vie sexuelle. Je vais monter à l'étage ... nettoyer un peu ... appeler Sue ... et alors nous pourrons parler quand Char fera sa sieste. Ça te va?
- Très bien papa.
J'adorais ma petite fille. Edward et Charlie disaient qu'elle était exactement comme moi, mais je pouvais voir beaucoup de son père en elle.
Cela me rendait ridiculement heureuse.
Je couchais Charley, puis mon père me suivit en bas dans le salon.
Nous nous assîmes l'un en face de l'autre ... aucun de nous ne sachant pas trop par où commencer.
- Ça ne te déranges pas si je commence? Demanda finalement Charlie.
- Bien sûr que non.
- Bella, je me suis tu pendant longtemps. Tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée ... ma petite fille ...toujours ... et je t'aime beaucoup. Je suis désolé de t'avoir repoussé après le décès de maman. Tu ne méritais pas cela. Nous aurions dû être là l'un pour l'autre.
- Papa, nous avons eu tous les deux tort. Je me suis éloigné de toi, tout autant que tu m'as repoussé. Nous avons discuté de cela.
Il hocha la tête et continua.
- Il y a quelque chose que j'ai besoin de te dire au sujet de ta maman. J'ai été parler à Carlisle et Esme ... ils m'ont appris certaines choses que leur avait dit Edward au sujet de votre mariage. Des choses dont je n'étais pas au courant, du fait que j'étais un horrible père pour avoir évité tout contact avec toi. Ils m'ont parlé de ta dépression après la mort de ta mère ... de la façon dont tu t'es coupée du monde ... y compris d'Edward. Ils m'ont aussi parlé de la façon dont tu as géré tous les tests de grossesse négatifs. Ma chérie, c'est vrai? Etais-tu vraiment si déprimée?
Je hochais la tête.
- Oh Bella. Soupira-t-il.
- Qu'est-ce que cela a à voir avec maman? Lui demandais-je.
- Ta mère était déprimée après ta naissance. Elle t'aimait plus que tout, mais j'étais à l'école de police, nous étions fauchés et les choses étaient assez stressantes, elle ne sortait quasiment pas du lit. J'ai presque dû partir avec toi à cause de cela. Elle dépérissait et cela m'effrayait et me mettait hors de moi.
- Qu'as-tu fait?
- Je l'ai menacé de partir avec toi et de ne jamais revenir. J'allais retourner chez mes parents. Je ne savais pas quoi faire d'autre. Je l'aimais tendrement, mais tu étais ma principale priorité à l'époque. Tu avais besoin de moi pour prendre soin de toi.
J'étais impressionnée par ce que mon père me disait.
Ma mère avait toujours été une personne affectueuse et attentive. Il ne me serait jamais venu à l'esprit qu'elle avait pu être déprimée au point d'être incapable de s'occuper de moi.
- Qu'as-tu fait?
- J'ai menacé de la quitter. Je lui ai dit ce que je comptais faire et elle a eu peur. Nous avons immédiatement trouvé un médecin qui pourrait l'aider et elle a commencé à aller en thérapie. Elle a finalement était mieux et nous avons pu devenir une famille.
- Est-ce pour cela que je suis une enfant unique?
Il hocha la tête.
- Je pense que nous avions tous les deux peur que quelque chose de semblable ne se passe si nous avions un autre bébé. Je voulais que tu le saches, cela n'a jamais été de ta faute. Ta maman t' adorait ... mais elle ne savait pas comment faire une fois que tu es arrivée. Tu comprends?
- En fait, oui. Cela a dû être difficile pour elle ... toute seule toute la journée avec moi et ne sachant pas quoi faire. Je sais qu'elle n'était pas proche de grand-mère parce qu'elle ne t'aimait pas ... elle ne pouvait donc pas lui demander son aide. Je suis heureuse qu'elle ait reçu l'aide dont elle avait besoin, et que vous ayez pu arranger les choses. Je souhaiterai qu'elle soit ici maintenant.
Il ouvrit les bras comme il le faisait toujours quand j'avais besoin d'un câlin, et je m'y blottis volontiers.
- Je dois aussi des excuses à Edward. Dit-il calmement.
- Je suis désolée, je ne pense pas t'avoir bien entendu parce que j'aurais juré que tu as dit que tu devais des excuses à Edward.
- Oui, c'est ce que j'ai dit ma chérie. Je n'ai jamais été très juste envers Edward. Je l'ai jugé à cause de ce que son père avait fait et je n'aurais pas du faire cela. Il m'a dit tout ce que Lauren lui avait révélé. Je sais que rien n'excusera jamais ce qu'il a fait ... mais j'ai vraiment envie de le faire ... je crois sincèrement que si Lauren ne s'était pas présentée à lui en lui disant toutes ces choses ... il ne t'aurait jamais trompé. Rien n'effacera jamais ce qu'il a fait ... et le fait qu'il t'ait trompé. Je pense que si Lauren et Riley n'avaient rien eu à voir avec cette situation, il aurait bu jusqu'à tomber dans le coma, ce qui t'aurait fait prendre conscience des problèmes... ou il aurait trouvé le courage de te quitter, ce qui t'aurait forcé à faire face à vos problèmes.
- Eh bien ... nous ne saurons jamais, n'est-ce pas?Dis-je amèrement.
- Hey Bells ... allez. Ne te fâches pas contre un vieil homme qui te dit ce qu'il pense.
- Je ne suis pas en colère contre toi papa. Je suis juste frustrée et en colère face à la situation dans son ensemble. Cela me rend folle de savoir que nous avons été la cible de cette machination ...qu' Edward m'ait trompé... et je suis en colère contre moi-même pour avoir cru en Riley et pour avoir repoussé mon mari. Je suis en colère que ma mère ne soit pas là pour me guider, je suis juste en colère !
Je quittais son étreinte et me mis à arpenter le sol.
- Comment ai-je pu être si naïve? J'ai eu deux hommes dans ma vie, et les deux ont triché avec moi! Les deux ! Et l'un d'eux était un psychopathe à qui j'ai permis d'approcher ma fille! Quel genre de mère suis-je? Cet homme avait payé quelqu'un pour te tirer dessus! J'ai toujours dépendu de tout le monde autour de moi! Je ne me suis jamais débrouillée seule ... quelqu'un a toujours prit soin de moi. Pauvre Bella! J'en ai marre papa! J'en ai marre, je ne veux plus être cette fille! Comment ai-je pu me perdre?
- Isabella, s'il te plaît, viens t'asseoir avec moi. Dit-il sur un ton autoritaire.
Je soupirais et fis ce qu'il me demandait.
Il prit ma main dans la sienne et parla.
- Tu es une mère formidable. À un certain moment, dans nos vies, je pense que nous avons tous perdu de vue notre vrai moi. A un moment dans notre vie, nous sommes à la croisée des chemins et nous avons à choisir dans quelle direction aller. Nous pouvons aller dans un sens et continuer à faire les mêmes erreurs à plusieurs reprises ... ou nous pouvons aller dans l'autre et faire ce que nous devons pour réparer et apprendre des erreurs que nous avons faites. Edward a fait ses choix quand il a fait face à ses erreurs ... maintenant il est temps pour toi de faire face aux tiens. Vas-tu continuer à faire les mêmes erreurs ou vas-tu apprendre d'elles?
Mon père était un homme brillant. Je lui souris.
- Eh bien papa ... je vais te dire ... je ne vais pas refaire les mêmes erreurs. J'ai un plan, mais j'ai besoin d'avoir une conversation avec quelqu'un, conversation qui n'a que trop tardé ... et j'ai besoin de parler de certaines choses.
- Edward?
Je secouais la tête de façon négative et il se figea. Il savait où je voulais aller.
- Tu n'y as toujours pas été?
- Non. Murmurais-je.
- Oh Bella. Elle comprend ma chérie.
- Comment pourrait-elle? Je suis une fille horrible! Quel genre d'enfant ne va pas sur la tombe de sa mère ... jamais ?
- Tu n'étais pas prête avant. Je suppose que tu l'es maintenant?
- Oui, je le suis. J'ai besoin de le faire. Ça va si Charley reste ici?
Un jour, j'avais voulu emmener ma fille rencontrer ma mère ... mais aujourd'hui, j'avais besoin d'y aller seule.
- Bien sûr, tu sais que je ne refuserai jamais de temps avec ce petit ange.
Je me penchais pour lui donner une accolade avant de me lever du canapé.
M'arrêtant sur la dernière marche, je me retournais vers mon père.
- Je t'aime papa. Tu sais que l'une des choses que j'ai besoin de faire est de me retrouver, non?
Il sourit, puis hocha la tête.
- Ouais, je sais. Je déteste voir mes filles partir, mais je comprends parfaitement. Je t'aime aussi ma chérie.
Je me retournais pour me diriger à l'étage voir Charley.
Elle dormait paisiblement sur le dos, je frottais son ventre en douceur. Je déposais un baiser sur son front.
- Maman t'aime mon ange. Je reviens bientôt. Lui murmurais-je.
Une fois en bas j'allais dans la cuisine pour chercher une bouteille d'eau. Papa était assis à table, mangeant un sandwich.
- Je pensais qu'il était préférable que je mange un peu avant qu'elle se réveille et ne m'accapare tout mon temps. Dit il en riant.
Mes doigts commencèrent à jouer avec l'étiquette de la bouteille.
- Bells, que fais-tu?
- Rien ... je bois un verre d'eau avant de partir. Est-ce que ça va?
- Ça irait si c'est ce que tu faisais. Tu oublies que je te connais ma petite fille. Vas voir ta maman ... arrêtes de tergiverser. Plus tu attendras, plus ce sera difficile.
Pourquoi avait-il toujours raison?
- OK, OK, j'y vais. Edward doit venir ce soir. Nous allons mettre Char au lit ensemble et ensuite nous parlerons. Je ne sais pas à quelle heure il va venir ... mais fais-le patienter jusqu'à mon retour.
- Je le ferai ... Je suppose que je peux commencer à travailler sur mes excuses.
Je secouais la tête et me dirigeais vers ma voiture. Mon père ne faisait pas d'excuses à la légère; Edward allait être heureux.
Avant de me diriger vers le cimetière, je m'arrêtais à l'épicerie pour acheter des fleurs. La fleuriste était fermée le dimanche et je n'avais pas envie d'aller voir maman les mains vides après tout ce temps.
Je choisis des marguerites parce qu'elles étaient ses préférées.
Lorsque j'arrivais finalement au cimetière, je dus me forcer à sortir de la voiture. Je n'étais pas revenue depuis le jour de l'enterrement, mais je me rappelais exactement où elle était.
Je posais les fleurs sur la tombe.
- Salut maman, c'est moi. Je sais que ça fait trop longtemps et je tiens à dire que j'en suis désolée. Je n'étais pas assez forte avant ... mais je le suis maintenant. Je ne resterai plus à l'écart si longtemps , je te le promets. Je tiens à amener Charley ici pour qu'elle puisse te rencontrer. C'est vrai, tu as une petite-fille. Elle est incroyable.
Je m'assis sur le sol et croisais mes jambes. Je mis ma tête dans la paume de mes mains et laissais les larmes tomber. Maman m'avait toujours dit que parfois il était bon de pleurer.
- Je suis fatiguée d'être en colère maman ... fatiguée de toute cette douleur. J'ai besoin de toi ici avec moi! Pourquoi m'as-tu quittée? Ne voyais-tu pas que j'avais besoin de toi ? Comment as-tu pu penser que tout irait bien si tu me laissais? J'ai besoin de ma mère ici! J'ai besoin que tu m'aides à être une bonne maman! Charley a besoin de sa grand-mère. Pourquoi es-tu partie?
Mes sanglots se firent plus fort et mes larmes coulèrent plus rapidement. Lentement je me mis à me balancer d'avant en arrière tout en pleurant sur tout ce qui me faisait mal.
Le soleil se couchait et je n'avais pas réalisé que j'étais été ici depuis aussi longtemps.
- Que dois-je faire maman? J'aime Edward de tout mon cœur. Je n'ai jamais cessé de l'aimer. Il est un père étonnant pour Charley ... mais que faire si je ne peux pas lui pardonner? Que faire si je ne peux pas accepter ce qu'il a fait?
Les larmes avaient ralentit mais ne s'étaient toujours pas arrêtées.
J'entendis des pas s'approcher derrière moi.
J'aurais du avoir peur ... mais il n'en fut rien car je savais exactement de qui il s'agissait.
J'avais toujours su que quand il était proche de moi.
Il s'assit tranquillement à côté de moi et croisa ses jambes, comme les miennes.
Lorsque je me retournais pour le regarder, je vis qu'il tenait un bouquet de marguerites ressemblant au mien. Je levai les sourcils interrogative et hochais la tête vers les fleurs.
Il sourit doucement, enleva les marguerites plus âgées du vase et mit les nouvelles à la place.
- Je viens ici pour parler à Renée.
- Quoi? Demandais-je en état de choc.
- Tu sais combien je l'aimais. Elle a toujours été comme une deuxième maman pour moi. Elle me manque tellement ... je sais que ce n'est pas la même chose ... mais ... ça aide. J'aime venir lui parler et je lui apporte des fleurs.
- Mon père ne t'a pas dit que j'étais ici?
- Non, mais je suis content d'avoir décidé de m'arrêter ici avant d'aller chez ton père. On dirait que tu as besoin d'un ami.
Je ne pus qu'opiner, alors que les larmes me consumaient encore une fois, il m'attira rapidement sur ses genoux.
J'adorais avoir ses bras autour de moi.
- Shhh ... ça va Bella. Laisses-toi aller.
Nous n'avions jamais fait cela après la mort de ma mère. Je m'étais fermée et je n'avais pas voulu exprimer et faire sortir la douleur que je ressentais. Je ne voulais pas y faire face.
Flash-back
Maman avait disparue depuis trois ans. Je n'avais pas encore vraiment pleuré pour elle. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de sa mort, et j'étais en colère.
Edward avait été doux et avait essayé d'être là pour moi. J'étais allée au café que Edward et moi affectionnions, et je m'étais assise là toute la journée sans bouger. Quand je revins à la maison, mon mari nous avait préparé un dîner romantique.
Il y avait des chandelles, de la musique douce, mais je l'avais ignoré.
J'étais entrée dans notre maison sans dire un mot, et j'étais partie droit au lit. Il était entré dans la chambre et avait essayé de m'enlever mes vêtement pour me mettre en pyjama ... mais je lui avais crié dessus.
- Arrêtes de me toucher! Ma putain de mère est morte il y a trois ans aujourd'hui! La dernière chose que je veux c'est être tripotée par toi! Lâches-moi!
- Mon amour, je suis juste entrain d'essayer de te mettre au lit.
- Je suis adulte Edward, je pense que je suis capable de faire cela moi-même, maintenant laisses-moi tranquille!
Il quitta la chambre en silence et je ne le revis pas avant le lendemain matin. Lorsque je m'étais réveillée, j'étais descendue et j'avais vu une bouteille de vin, ainsi qu'une bouteille de Jack Daniels, vides, sur la table basse, tandis qu'Edward était allongé sur le canapé.
Je secouais la tête essayant de me rappeler combien d'alcool il restait dans chaque bouteille la veille ... mais je ne me souvenais plus.
Je ramassais les bouteilles et les jetais à la poubelle. Loin des yeux loin du cœur. Ce n'était pas la première fois que quelque chose comme cela se passait quand les choses allaient mal entre Edward et moi ... et ce ne serait pas la dernière ... mais je préférais l'ignorer.
Ce n'était pas un problème. Edward n'avait pas de problème d'alcool si j'oubliais ce que j'avaisvu.
Flash-back Fin
Oh mon dieu! Pourquoi avais-je fait cela? Au fond, je savais qu'il avait un problème d'alcool! Mon Dieu, je savais que j'étais dépressive, mais pourquoi l'avais-je repoussé et pourquoi je n'avais rien dit au sujet de sa consommation d'alcool?
Même si je savais que nous étions tous les deux responsables des choix que nous avions fait, j'étais étonnée que nous ayons laissé les choses aller aussi loin.
A ce moment, je sus que je voulais pouvoir un jour récupérer mon mari ... et je savais que nous avions beaucoup de travail à faire pour que cela se produise.
Les larmes s'arrêtèrent et je me retournais pour lui faire face.
- Qu'est ce qu'il y a bébé? Demanda-t-il doucement.
- J'ai besoin de sortir de tout cela. Nous avons tous deux fait des erreurs, mais si tu penses toujours que nous avons quelque chose à sauver alors je veux essayer.
- Tu es sûre ...?
Je plaçais mes mains sur son visage et le regardais droit dans les yeux, afin qu'il puisse voir la vérité et la détermination dans les miens.
- Oui. Cela va prendre beaucoup de temps et de travail. Je ne dis pas que je suis à cent pour cent certaine de pouvoir te pardonner, te faire confiance, ou même te reprendre comme mari . Le plus que je puisse être en mesure de t'offrir, c'est l'amitié ... mais je voudrai essayer ... pour ça ... et d'avantage .
Il eut un sourire à couper le souffle.
- Alors nous commençons par une thérapie ... et de l'amitié.
- D'accord. La première chose que je vais faire demain est chercher un emploi et un appartement. Il est temps pour moi de me débrouiller seule avec Charley. J'ai besoin de me prouver que je peux être indépendante de toi et de mon père.
- Absolument, et je peux garder Char en attendant.
J'enlevais mes mains de son visage et les posais doucement sur ses épaules.
- Merci, j'apprécie.
- Quand tu veux. Dit-il en souriant.
Je me penchais et posais ma tête sur sa poitrine. Ses bras se serrèrent autour de moi, et il me tira vers lui.
- Je ne sais pas ce qui va se passer et je ne peux pas faire de promesses ... mais la vie est courte et je veux juste te dire que je t'aime Bella. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. Tu possèdes mon cœur depuis que nous avons cinq ans et je ne veux jamais le récupérer. Je sais que nous avons un long chemin à parcourir ... et je ne serai jamais en mesure de te dire à quel point je suis sincèrement désolé pour tout ce que je t'ai fait subir.
Je me rends compte maintenant qu'il y avait bien d'autres façons de faire face à nos problèmes, mais j'ai préféré être lâche, et je regretterai toujours de t'avoir fait du mal. Je ne ferai jamais pression sur toi ou ne ferai quoi que ce soit qui te mette mal à l'aise, d'accord?
Je hochais la tête contre sa poitrine.
- Quand Lauren est venue me raconter tout ce qui s'était passé, je me suis souvenu ... du message téléphonique que je t'avais laissé ... celui qui était horrible ... il s'arrêta.
Mon souffle s'accéléra quand je me souvins des paroles qu'il m'avait dites.
- Je ne sais pas comment j'ai pu te faire ça, mais bordel je vais essayer. Je vais essayer d'être l'homme que tu mérites.
Il pencha la tête et me regarda dans les yeux tout en me parlant.
- Je te fais mes plus sincères excuses pour les paroles que je t'ai dites dans ce message. Je sais que j'étais ivre et que ce n'est pas une excuse pour m'être adressé à toi comme ça ... mais je n'en n'ai jamais pensé un mot. J'ai parlé sous la douleur et la colère. Je n'ai jamais rien pensé de tel pour toi. . Je suis vraiment désolé.
J'opinais, ne sachant pas quoi dire d'autre.
Je savais qu'il était désolé ... à propos de tout. Je priais pour que nous puissions nous retrouver ... éventuellement.
Assez doucement, presque sûre qu'il ne pouvait pas m'entendre, je murmurais.
- Je t'aime aussi ... pour toujours vous.
Je ne pensais pas être prête pour lui à faire savoir que je l'aimerai toujours ... quoi qu'il arrive.
Alors que nous étions assis là, je sentis une volonté nouvelle dans mon cœur, la volonté de réparer tout ce qui avait été brisé.
Je me levais et lui tendis la main pour l'aider à en faire de même.
- Allez, rentrons chez mon père et allons nourrir notre fille. Nous pourrons un peu jouer avec elle puis nous la mettrons au lit comme je te l'ai promis.
Il sourit.
- Ça me va. Je pense que nous avons pris un bon départ grâce à cette conversation... pour le moment. Je ne veux pas te brusquer. Après avoir coucher Char je rentrerai à la maison. Je vais me coucher tôt afin te t'aider avec elle pour que tu puisses chercher un travail et un appartement. Est-ce que ça te va?
- Je pense que c'est parfait Edward.
Avant notre départ je me retournais pour regarder la pierre tombale.
- Merci maman. Je reviendrai bientôt.
D'une certaine façon, je savais que le fait qu'Edward soit venu était un signe de sa part.
Un signe que tout irait bien.
