Alors ? Le début vous a plut ? Il n'y a pas beaucoup de reviews pour l'instant, mais j'ai encore trop chapitre pour entousiasmer les foules ^^ Je vous souhaite une bonne lecture !


« Des bonbons où une farce !

- J'ai une tête à donner des bonbons ? »

Le gamin grimace devant mon air peu amène et se tourne vers sa camarade. Bien qu'elle n'ait pas l'air plus frais que lui face à moi, elle carre les épaules et réitère la menace.

« Des bonbons où une farce ! »

Devant mon silence, ses yeux se font suppliants.

« Allez m'sieur Black ! C'est Halloween !

- Je sais. Mais ce n'est pas moi qui donne des bonbons. C'est mon chapeau. »

D'un geste ample, j'ôte le haut-de-forme que j'ai mis pour l'occasion et le tend vers la fillette. Je dois avoir l'air complètement barge.

« Choisis petite. Pense très fort à ce que tu veux et prend-le. »

Effectivement, elle me regarde comme si j'étais un fou-à-lier. Mais elle et son copain me connaissent. Ils connaissent ma réputation d'homme bourru, un peu taré, discret, souvent absent, mais gentil quand même. Alors elle finit par fermer les yeux très fort et à retirer du chapeau une barre chocolaté. Le papier ne change même pas de couleur ! C'est vraiment triste les bonbons moldus...

Mon tour de passe-passe semble impressionner le garçon qui écarquille les yeux et laisse échapper un petit cri de saisissement.

« C'est géant ! Comment vous avez fait ça ? À moi ! À moi ! »

Je lui tends le couvre en chef en essayant de ne pas sourire et il plonge la main dedans avec avidité. Une fois ses quatre barres de céréales, son bonbon bizarre et sa sucette sortis il me dévoile toutes ses dents.

« Alors ça c'est trop bien ! On dirait de la magie !

- Comment vous faites ? Me demande sa copine avec admiration.

- Un magicien ne révèle jamais ses secrets, répliquais-je en reposant mon chapeau sur ma tête avec une classe étudié. Maintenant filez. Allez embêter quelqu'un d'autre. »

Sans demander leur reste, ils détalent. Et moi je reprends ma route sans parvenir à dissimuler mon sourire. Les gamins moldus sont adorables de naïveté et affreusement faciles à impressionner.

Mes amis vont sans doute se foutre de moi avec application à cause de mon accoutrement mais ça m'est bien égal. Si je peux faire plaisir à des mômes en me déguisant en magicien de pacotille, alors je le fait. Ça me fait plaisir.

En plus, je ne risque même pas d'amende pour « détournement de la magie les soirs de fêtes » puisque, techniquement, les enfants n'ont pas vus l'ombre de ma baguette, ne m'ont pas sentis lire leurs désirs dans leur esprits et n'ont pas compris comment j'avais fait apparaître les bonbons dans mon chapeau. Je suis trop fort.

Bon, en réalité s'était super simple. Ma baguette était dans ma manche, il est plus facile de lire l'esprit d'un moldus que de lire un livre et j'avais fait, exprès, toute une réserve de bonbons en tous genres, aussi bien sorciers que moldus, pour prévoir des cas comme celui-là.

Pour sortir sans me faire remarquer du village moldu dans lequel j'habite en ce moment, il me faut passer par l'arrière de la maison commune et couper à travers champs. En passant une barrière – pourquoi les font-ils aussi hautes ?! – je grimace un bon coup quand ma toute nouvelle peau tire sur mon dos là où Lunard m'a griffé il y a deux nuits.

Habituellement, il reste calme et on peut même aller se promener dans la campagne sans qu'il risque à chaque instant de boulotter quelqu'un mais voilà. Avant-hier, la lune n'était pas seulement pleine mais aussi orange et vraiment proche. Je n'ai aucune idée du comment du pourquoi, mais le fait est que ça a rendus mon ami plus enragé que jamais. La nuit a été très, très longue et s'est soldée par des bosses et des bleue pour James et une sale griffure pour moi. Peter n'a rien eut mais à manquer de peu de se faire écraser un bon nombre de fois. Je sais bien que ce n'est pas de la faute de Rémus, le pauvre. Mais ça fait mal bon sang ! Je fais ça, vraiment parce que c'est un ami !

À propos d'amis, il serait temps de se dépêcher. J'ai rendez-vous chez James ce soir, pour fêter Halloween comme on le fait chaque année. Peter devrait être là aussi. Seul Rémus ne pourra pas venir. Son patron est vraiment un tortionnaire ! On passera peut-être le voir plus tard.

Je me redresse avec un grognement et souffle sur mes doigts engourdis. Sont-ils toujours vivants où vont-ils tomber ? Non, c'est bon. Ils tiennent tous le coup. Tout va bien. Rassuré sur l'état de ma main, je transplane.

La première chose qui me marque est le silence. Opprimant. Oppressant. Comme si quelqu'un avait jeté un assourdiato général sur toutes les maisons de Godric's Hollow. Ce n'est pas normal. Pas normal du tout.

Plus je m'approche de la maison de James et plus mon cœur tambourine dans ma poitrine. Il n'y a pas un chat dans les rues. Personne en cette soirée d'Halloween. Pourquoi ? J'ai ma réponse quand ma destination entre brusquement dans mon champ de vision.

D'abords, mon cerveau ne comprend pas ce que voient mes yeux. Ça n'a aucun sens. Aucune logique. Pourquoi l'aile droite de la maison serait-elle en ruine ? Pourquoi la porte d'entrée serait-elle défoncée ?

Mes genoux flageolent et je suis obligé de me tenir à la barrière du jardin pour ne pas m'effondrer. Qu'est-ce qu'il se passe ?! Où sont James et Lily ?! Brusquement, toute mon énergie revient.

« James ! » Hurlais-je en me précipitant à l'intérieur.

C'est impossible n'est-ce pas ? Je veux dire… Il ne peut pas être arrivé quelque chose à mes amis alors que nous devions passer une super soirée ! Si ?

Et tout d'un coup, sans prévenir, la terre s'arrête de tourner. Je pensais qu'il y aurait des signes précurseurs avant la fin de mon monde, mais non. La seule chose que je vois, c'est le corps désarticulé de mon meilleur ami dans son salon. Le corps de mon presque frère. Le cadavre de James.

Normalement, dans les films que lily me montrait, c'est à ce moment que le grand méchant arrive et que le héros le tue pour venger son ami. L'ennui, c'est que je ne suis absolument pas un héros et que si Voldemort devait débarquer maintenant, il me battrait sans le moindre mal.

Parce que je ne peux plus agir, réagir. Je ne m'aperçois même pas que j'avance vers le corps de mon meilleur ami et que je m'effondre à genoux près de lui. Avec automatisme, je glisse ma main sous sa nuque et le rapproche de moi, comme je l'avais fait à Poudlard le jour où il était tombé de son balais et que j'avais crûs pendant trois terrible minutes qu'il était mort.

Sauf qu'aujourd'hui, ce n'est plus trois minutes. Il est vraiment mort. Vraiment. Ce n'est pas possible.

« James… Murmurais-je dans un sanglot. James… Mon vieux James… »

Aucune réaction. Je ne veux pas y croire.

« Cornedrue, s'il te plait. Tu n'as pas le droit ! »

Pas le droit d'être mort. Pas le droit de me laisser tomber. De nous laisser tomber.

Mais sa peau est froide contre mon front. Aussi glacial que le souffle qui se pose sur mes épaules à cet instant et débouche mes oreilles. Un enfant pleur dans la maison. Un enfant.

« Harry… Balbutiais-je en me redressant. Harry ! Lily ! »

Une dernière pression sur l'épaule de mon presque frère et je l'abandonne à la froideur de la mort. Pardonne-moi James. Mais ton fils et vivant. Et j'espère que ta femme aussi.

Malgré tout, les larmes dévalent mes joues sans interruption alors que je me rue à l'étage. S'était bien la chambre du petit qui avait explosé non ? Pourtant il pleure ! Il est vivant !

Oui, il est vivant. Mais sa mère est morte, là, juste devant lui et il ne comprend pas. Il tend ses deux mains vers elle, les joues rougis et les yeux brillants, ne comprenant pas, sans doute, pourquoi elle ne se réveille pas.

« Lily !... Oh mon Dieu, Lily… »

C'en est trop. Je ne peux pas regarder. Me haïssant moi-même pour ma lâcheté et pour l'horreur que m'inspire mon geste, j'enjambe le corps de mon amie et tombe à genoux devant le lit du gamin.

Un sourire naît sur le visage du bébé. Ne souris pas Harry. Je t'en prie, ne souris pas alors que tes parents sont morts.

Je le sort de son lit et le sert contre moi, incapable de retenir mes larmes et mes sanglots convulsifs. James et Lily sont morts mais leur fils est vivant. Quel soulagement. Quelle horreur. Dieu merci. Je ne m'en remettrais jamais.

Soudain, une idée horrible traverse mon esprit. Voldemort est venus ici. Cela signifie qu'il est allé voir Peter. Que Peter a parlé. Qu'il a sans doute été torturé. Qu'il est sans doute mort lui aussi.

« Non ! Peter ! »

Mon cri apeure Harry qui se remet à pleurer. Qu'as-tu vus ce soir Harry ? Qu'as-tu vu d'horrible. Quoi que ce soit, oublie-le s'il te plait. Oublie. Ne vit pas avec l'image de la mort de ta mère devant les yeux. Fait le pour moi. Je ne veux pas savoir.

Mon cœur bat à cent à l'heure. Peter ne peux pas être mort aussi. C'est tout bonnement impossible et pourtant j'en suis déjà persuadé. S'il était encore en vie, James et Lily le seraient aussi.

D'un pas chancelant, je redescends les marches, mon filleul dans les bras. Je m'agenouille de nouveau près du corps de mon meilleur ami en cachant sa vus au gamin et repose d'une main tremblante ses lunettes sur son nez.

« James… Putain… James… »

Un vrombissement surpuissant me fait alors sursauter. Je le connais bien ce bruit. C'est celui que fait ma moto. Je l'avais prêté à Hagrid la semaine dernière quand il avait dut aller voir un cousin à lui à Liverpool. Hagrid est là.

D'un bond, je me lève et me précipite dans le jardin. Je le regarde atterrir et avancer pesamment vers moi.

« Sirius ! S'écrit-il. Sirius ! Est-ce que… »

Il ne finit pas sa phrase. J'ai déjà fondus en larmes et sert de nouveau Harry à lui faire mal. D'ailleurs, il se met à hurler.

« Oh non… Sirius… Je suis désolé… Désolé… »

Ça ne suffit plus d'être désolé maintenant, c'est trop tard. Quand je le regarde, je constate que mon ami a les larmes aux yeux. Doucement, il essaye de me prendre mon filleule des bras. Qu'est-ce qu'il veut faire ? Je ne veux pas. Je veux le garder.

« Lâche le Sirius, me dit-il à voix basse. Il faut le remettre à sa famille maintenant. C'est le professeur Dumbledor qui le dit.

- C'est moi sa famille ! »

Farouchement, je sers Harry contre moi. On ne peut pas me le prendre. C'est le fils de James ! Mon filleul ! C'est à moi de m'occuper de lui !

« Tu sais bien que non, me rétorque Hagrid avec douceur. Tu n'as aucun lien de sang avec lui. Aucun. Il a une tante, un oncle et un cousin. Du côté de Lily. C'est avec eux qu'il va vivre.

- Mais ce sont des moldus !

- Justement. Dumbledor a décrété que ce serait mieux pour lui s'il vivait éloigné du monde sorcier durant son enfance. Ce serait plus sûr pour lui.

- Plus sûr ? Pourquoi ? Que risque-t-il avec moi ?

- Il est celui qui a battu Tu-sais-qui, m'explique-t-il alors. Imagine tous les mangemorts qui vont être à ses trousses ! Tu ne penses pas que c'est chez toi qu'ils viendraient directement si tu le prenais ? »

L'aspect incroyable de cette information me paraît dérisoire. J'en ai rien à faire si Harry a battu Voldemort. La seule chose que je vois, c'est qu'on essaye de me le prendre à coup d'arguments que je ne peux réfuter. Bien sûr qu'il serait plus à l'abri chez les moldus. Mais je ne veux pas l'admettre. Ils ne peuvent pas décemment m'empêcher d'élever Harry après ce que je viens de vivre. Ce petit a besoin de moi !

Comme lorsque j'étais près du corps de James, un froid glacial descend sur mes épaules et nous enveloppe, le gamin et moi. Je le sers plus fort alors que mon cœur tombe en miette et que je me remets à pleurer. Ils vont vraiment me le prendre. Après avoir perdus trois de mes meilleurs amis, je vais également perdre Harry. Je ne veux pas.

« Donne-le-moi, me chuchote Hagrid. Tu sais que c'est le mieux pour lui.

- Je veux pouvoir le voir ! Chevrotais-je. Je veux le voir grandir ! C'est… Le fils de James et Lily…

- Tu le verras. » me promet-il.

Alors, après l'avoir embrassé une dernière fois, je lui tends le petit. Et une troisième fois, je sens un souffle glacé se poser sur Harry alors que qu'Hagrid l'intercepte dans ses immenses mains.

Aussitôt il se détourne de moi et enfourche la moto.

« Je te la rendrais dans la semaine. », me précise-t-il d'une voix tremblante.

Je hausse les épaules en tentant vainement d'essuyer les larmes qui débordent de mes yeux. C'est bien la dernière de mes préoccupations. Maintenant qu'Harry est entre de bonnes mains, il faut que j'aille voir Peter. Où ce qu'il en reste…

Quand ils disparaissent dans le noir de la nuit, je reste quelques secondes immobile le temps de reprendre le contrôle de mes nerfs. Il ne faut pas que je me retourne pour regarder la maison. Il ne faut pas que je retourne voir les corps. Il ne faut pas. Alors d'un seul coup, je me mets à courir. Maintenant, le plus important c'est Peter.

Alors que je me précipite vers la sortie du village je croise un groupe de personnes qui me regarde avec étonnement. Je dois avoir le visage ravagé de larmes et cela semble leur faire peur mais je ne m'y attarde pas. Il y a plus important. Il y a la vie de Peter.

Presque dans un même mouvement, je transplane et me jette sur la porte de l'appartement de mon ami.

« Peter ! Hurlais-je. Peter ! Ouvre ! Dis quelque chose ! »

Brusquement, la porte cède sous mes assauts et je pénètre en titubant dans le salon de mon ami. Alors je fronce les sourcils. Tout est propre et bien rangé. Bien rangé ! Alors que je suis chez Peter ! Quelque chose ne tourne pas rond.

« Peter ? »

Aucune réponse. Ça m'inquiète. Pourquoi n'est-il pas là ? À part venir chez James ce soir, il n'était pas censé bouger alors quoi ? Soudain, un petit ticket posé sur une table basse attire mon attention. L'écriture de Peter y est lisible, claire et penchée, telle que je la connais.

« RDV à 23h30 au Chaudron Baveur avec Travers. »

Je ne comprends pas. Travers ? Un mangemort ?! Peter avait rendez-vous avec un mangemort alors qu'à cette heure-là il aurait dû être chez James ? Une certitude soudaine et glacée serpente alors dans mes entrailles et me donne envie de vomir.

Peter est un mangemort. L'association d'idée me semble impossible et pourtant tout me cri que c'est la triste vérité. Si James et Lily ont été assassiné, si Harry se retrouve orphelin à présent, c'est par la faute de Peter. Il n'est pas mort, il n'a pas été torturé, il les a vendus. Il a vendu nos amis.

D'un seul coup, mes larmes se tarissent et une rage glacée m'étouffe alors que mon poing se referme sans pitié sur le ticket qui me prouve la culpabilité du traître. Je vais le faire payer. Je ne peux pas le laisser vivre libre avec la mort de James et Lily sur la conscience. Je ne peux pas.

Presque aussi vite que je suis entré, je me jette hors de l'appartement et transplane vers le chemin de traverse. Il est minuit moins le quart, peut-être est-il encore au Chaudron Baveur. Peut-être pourrais-je l'y coincer.

Cinq minutes après, j'entre en trombe dans le bar et repère tout de suite Peter qui sort du côté moldu. Alors il était bien là. Il avait bien rendez-vous avec un mangemort. C'est bien un traître.

Sa vue me rend fou. Il nous a trahis ! Par sa faute, les Potter sont morts ! C'est un mangemort ! Que tout le monde m'aide à l'arrêter ! Qu'il finisse sa vie en prison, bien loin de ceux à qui il a fait du mal !

Je me lance à sa poursuite et le rattrape au milieu de la rue.

« Peter ! »

Mon hurlement fend l'air et semble ralentir le temps. Plusieurs moldus se tournent vers nous avec des regards surpris alors que je l'attrape par le col et le plaque contre un mur. Je suis de nouveau en train de pleurer.

« Sirius ! Balbutie-t-il. Qu'est-ce qu'il te prend ?! »

Il ose me demander ça ?! Comment supporte-t-il de me regarder dans les yeux après ce qu'il a fait ?! Comment ?!

« Tu nous as trahis ! Hurlais-je. Ils sont morts ! Morts !

- Qui ? Qui ?!

- James et Lily ! »

Pourquoi je lui réponds ? Il le sait très bien puisque c'est lui qui a envoyé Voldemort chez eux ! Et ça par ma faute en plus ! Pourquoi ai-je refusé d'être le gardien du secret ? Pourquoi n'ai-je pas eut confiance en Rémus ?... Les Potter seraient toujours en vie… Les larmes dévalent de nouveau mes joues et rien ne me semble plus réel que Peter devant moi et l'absence de James.

Et d'un seul coup, l'air explose. Le souffle me balaye comme un fétu de paille et je sens la morsure du feu mordre ma peau. J'entends un cri de Peter mais ne parvient pas à le localiser. Je ne comprends même pas ce qu'il s'est passé.

Quand je parviens enfin à me relever, je titube sur mes jambes et secoue la tête pour me reprendre. Il ne faut pas que je le laisse s'échapper ! Pourquoi tant de gens hurlent ? J'ai l'impression que la cloche de Poudlard a été déménagée dans ma boite crânienne et je ne parviens pas à comprendre ce qu'il se passe autour de moi.

Tout un côté de ma robe a été brûlée et, comble de la malchance, le ticket qui prouvait la culpabilité de Peter tombe en cendre. Peter, c'est vrai ! Il faut que je l'arrête !

Par un effort de volonté, je regarde autour de moi et tente de localiser le traître. Mais il a disparus. Disparus ! Il s'est enfuit ! Dans la rue, les moldus hurlent à pleins poumons et quelques-uns sont même couchés sur le sol et gémissent. Que s'est-il passé ?

En voyant Tom, le patron du Chaudron Baveur courir vers moi, un soupir de soulagement m'échappe. Je suis encore sonné. Je ne comprends rien à ce qu'il se passe. Mais au lieu de m'aider, l'homme se jette sur moi et me plaque sur le sol. Je pousse un grognement de protestation.

« Tom ! Qu'est-ce qu'il te prend ?

- Un doigt ! Hurle quelqu'un. Voilà un doigt !

- C'est celui de Pettigrew ! C'est Black qui l'a tué !

- Que quelqu'un s'occupe des moldus ! Il y a des morts !

- Où sont les Oubliators ?!

- Vous avez appelé les Aurors ? S'écrit Tom. Il faut que quelqu'un s'occupe de Black !

- Mais arrête Tom ! M'écriais-je. Je n'ai rien fait ! C'est Peter qui a tué… »

La main du barman se pose brusquement sur ma bouche et m'empêche de lui raconter l'horreur de ma vie. Et là je comprends. Ça faisait partit du plan de Peter. Me faire accuser à sa place et s'enfuir. Évidemment qu'on n'a retrouvé qu'un doigt, puisque le reste doit être quelque part dans les égouts ! Et personne ne sait que nous somme des animagus ! Même Rémus ne pourra pas… Rémus !

Rémus qui va me détester car il croit que je suis le gardien du secret. Rémus à qui je n'ai pas fait confiance et à qui j'ai préféré le traître. Rémus qui va croire que j'ai tué James, Lily et Peter. Rémus qui ne me défendra pas. Rémus qui pleurera le meurtrier des Potter. Rémus qui va me haïr.

Je suis seul, je serais seul et je resterais seul. À Azkaban.

Parce que ce soir, c'est la fin de notre amitié. Les maraudeurs sont définitivement dissouts.


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