J'espère que Sirius vous a plut :D Voilà le suivant !
« Godric's Hollow. »
Deux mots, soufflés sans force mais suffisamment fort pour qu'il les entende. Un sourire carnassier étire lentement ses lèvres et dans un froissement de cape, il se détourne de moi. C'est tout ? Même pas un semblant de reconnaissance pour celui qui vient de lui livrer ses amis sur un plateau ? Pour celui qui lui a donné l'adresse de son plus grand ennemi ?
Mais Lord Voldemort ne connaît pas la reconnaissance. De plus, je lui ai tout dit de mon propre chef, sans même qu'il ait besoin de me menacer. C'est pathétique...
Désolé Harry. Tu n'as encore rien fais. Et tu vas mourir.
À cette idée, un affreux remord me prend à la gorge. James et Lily méritaient-ils vraiment ce que va leur infliger le seigneur ? Déjà je parle d'eux au passé. Pourtant, Voldemort vient à peine de partir, ils ne sont pas encore morts. Ils doivent être en train de fêter Halloween, dans les rires et la bonne humeur. Rémus ne pouvait pas venir ce soir. Mais moi j'étais invité, comme Sirius. Sirius... Que trouvera-t-il en arrivant à la maison de son presque frère ? Un champ de ruine ? Des cadavres ?
Qu'ai-je fait ? Mais qu'ai-je fais ? J'aurais mieux fait de mourir plutôt que de lui révéler le secret que les autres m'avaient confié ! Pourquoi lui ai-je dis ? Où est le courage censé caractériser les Gryffondors ?
Il me faut du temps pour prendre ma décision et quand je me redresse enfin, une demi-heure est passée. Il n'y a plus de temps à perdre. Je peux peut-être encore les sauver.
Un ricanement morbide s'échappe de mes lèvres quand je me rue hors de chez moi. Les sauver ? Contre Voldemort ? Quelle blague ! J'ai toujours été le plus faible de nous quatre. Que pourrais-je bien faire contre le plus puissant mage noir du siècle ? Mais si je ne peux pas les sauver, je peux au moins le tenter. Pour me racheter. Et si je survie... Non, je ne survivrais pas. Je mourrais ce soir en essayant de garder en vie les amis que j'ai vendus.
D'un mouvement fluide, je transplane. C'est la seule chose que j'arrive à mieux faire que mes trois amis. Lily ne compte pas bien sûr. Elle, elle sait tout faire.
Godric's Hollow est silencieux. Le seul son qu'on entend et le hurlement d'un enfant au loin. Ce n'est pas normal. Mon cœur accélère dans ma poitrine et je me précipite vers la maison de James. Faites que ça ne soit pas trop tard. S'il vous plaît...
La bâtisse est en ruine. La chambre d'Harry a explosé et la porte est défoncée. D'un pas titubant, je m'approche et pousse le battant. Peut-être y a-t-il encore un espoir ?
Mais mon cœur se tord de terreur quand mes yeux se posent sur le corps désarticulé de mon ami. James est là, dans l'entrée. Mort. Je l'ai tué.
Aussitôt mon cerveau entre en marche. C'est trop tard. J'ai tué mes amis, je ne pourrais pas échapper à Azkaban. Azkaban, les détraqueurs, les gardiens, les détenus. Non. Je ne veux pas y aller. Je préfère encore mourir. Où me mettre définitivement sous les ordres de Voldemort.
Les hurlements de l'enfant s'intensifient. Est-ce normal que je les entende si fort ?
Je fronce les sourcils. Ils viennent de l'étage. C'est Harry ? Harry ?! D'un bond, je me précipite dans les escaliers et grimpe les marches quatre à quatre. Pourquoi le gamin serait-il encore en vie ? Comment serait-ce possible ?
Quand j'entre dans la chambre, la première chose que je vois est le visage pâle de Lily. Un sourire triste étire mes lèvres. Je suis désolé Lily. Désolé. Puis, mon regard glisse sur son fils qui hurle à plein poumon dans son lit à barreaux. Pourquoi ?!
« Harry... Où est Tu-sais-qui ? »
Tsss... Comme si il allait me répondre. À ce nom d'ailleurs, il se met à hurler encore plus fort si c'est possible. Tais-toi ! Mais tais-toi ! J'essaye de réfléchir !
Le seigneur des ténèbres est venu ici, c'est évident. Alors pourquoi n'a-t-il pas tué Harry ? S'était pour ça qu'il devait venir ! S'il ne l'a pas tué, n'aurait-il pas put épargner ses parents ?
Je m'approche du lit et caresse la tête de l'enfant pour le calmer. Je l'ai vendu mais je l'aime toujours. C'est le fils de mon ami. C'est étrange de toujours considérer James comme tel alors que je viens de changer de camps. Mais je n'y peux rien. James, Rémus et Sirius restent mes amis. Même si ces deux derniers vont sans doute essayer de me tuer.
En sentant mes doigts sur son crâne, Harry se calme un peu. Il s'accroche à un barreau et tend sa deuxième main vers le corps de sa mère en émettant des sons étranges. Doucement, je le prends dans mes bras. Il me connaît, il n'a pas peur.
« Je suis désolé Harry. C'est de ma faute tout ça. Je ne te demande pas de me pardonner car c'est impardonnable. Tu... »
Soudain, je remarque une cicatrice sur son front. Une cicatrice sanguinolente en forme d'éclair. Il est blessé ! Avec hâte et douceur, je lance un sortilège pour refermer la plaie.
Quand je comprends brusquement ce qu'il s'est passé, la présence du bébé dans mes bras devient insupportable. Sans délicatesse, je le remets dans son lit et il reprend ses pleure.
Voldemort l'a bien attaqué. Après avoir tué James et Lily, il a bien essayé de tuer Harry. Mais ça n'a pas marché. Il n'a réussi qu'à le blesser et a lui-même disparut. S'est volatilisé dans la nature. Or il ne serait jamais partit sans terminer sa tâche. C'est donc qu'il y a été obligé. Le môme de James a fait disparaître le plus grand mage noir de tous les temps.
« Tu l'as tué… »
Une terreur sans nom me prend alors. C'est stupide car ce n'est qu'un bébé, mais que ce gamin ait réussit à battre Voldemort me glace le sang. Pourquoi ne pourrait-il pas me tuer moi aussi ? Je ne peux pas le laisser faire. Il faut que je le tue avant.
D'une main tremblante, je sors ma baguette et la pointe sur le fils de James. J'ai déjà lancé l'Avada. Ça ne devrait pas être trop dur...
Un froid surnaturel se pose alors sur mes épaules. Il me semble terrible, agressif, hors de lui. J'ai tellement peur que je n'arrive pas à viser l'enfant. Que se passe-t-il ?
Un bruit de vaisselle cassée ce fait alors entendre en bas. Sirius ! À tous les coups il s'agit de Sirius ! Et ce satané môme qui n'arrête pas de pleurer !
Quelqu'un monte les escaliers en courant. Je ne peux pas transplaner à cause de l'entrave autour de la maison et j'ai à peine le temps de me désillusionné quand le visiteur entre dans la chambre.
Servilos ? Que fait-il ici ? Est-il envoyé par le seigneur ? Sans doute pour finir le travail. Je m'écarte du lit pour lui laisser le champ libre. Moi, je n'aurais jamais le courage de tuer Harry. Mais lui, oui. Très facilement.
Mais à mon plus grand étonnement, il ne lui jette même pas un regard. Il tombe à genoux près du corps de Lily et pousse un hurlement déchirant. Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?! Il n'est pas fou non ? Il va attirer tout le quartier !
« Lily ! Lily ! Répond moi ! Cri-t-il. Réponds-moi, je t'en prie ! »
J'ai envie de lui dire de la fermer. Qu'elle est morte et que c'est trop tard. Je sens déjà mon cœur se durcir à l'égard de cette femme et de son mari. Après tout, c'est de leur faute si j'ai agis comme je l'ai fait. S'ils n'avaient pas engagé le combat contre Voldemort, je serais resté avec eux toute ma vie. Mais ils ont décidé de lutter et moi, j'ai dû choisir entre eux et ma sécurité. Cela a été vite fait même si j'ai eu quelques remords par la suite. Maintenant c'est fini. Je me sens légitime dans ce que j'ai fait. Ou presque.
Enfin, Rogue comprend qu'il ne sert à rien de crier, qu'elle ne répondra pas. Il sert alors son corps inerte contre lui et j'ai envie de vomir. Même morte, je ne supporte pas de voir Lily dans les bras d'un autre que James. C'est sa femme !
Mais je ne dis rien. De toute évidence il n'est pas là pour Harry et pourrait se demander pourquoi je suis moi-même sur place. C'est trop risqué. Je reste donc, raide comme un piqué, planté au milieu de la pièce en attendant qu'il parte.
Et qu'est-ce qu'il met du temps ! Elle est morte, Servilus ! Elle ne répondra pas ! Ni à tes suppliques, ni à tes mots tendres, ni à tes cris, ni à rien d'autre ! Il fallait venir avant et empêcher le mage noir de la tuer ! Maintenant c'est trop tard.
Au bout d'une bonne heure, il redresse doucement la tête et un rictus de dégoût naît sur mes lèvres. Il est encore plus moche que d'habitude avec ses cheveux gras et son visage crasseux sillonné de larmes !
Il embrasse une dernière fois le cadavre sur le front et se relève en titubant. Il remarque enfin Harry qui sanglote dans son lit et une grimace déforme ses trais.
« Tu as ses yeux, marmonne-t-il d'une voix brisée. Et le visage de son crétin de mari... Je te hais. »
Il n'a pas été violent en disant ces mots. Ils n'ont sonnés que comme une constatation. Et moi j'ai envie de le frapper. James n'était pas un crétin !
Mais il s'enfuit sans un mot de plus.
De longues minutes passent sans que je ne sache quoi faire. Dois-je tuer Harry ? Je n'y arriverais jamais. Et le seigneur qui a disparu ! Je suis censé faire quoi moi ? S'était moi le gardien du secret ! Si Sirius parle, tout le monde va savoir que je suis un traître ! Je ne veux pas finir à Azkaban...
En fait, le problème, c'est Sirius. Il est le seul à savoir qu'il n'était pas le gardien. Si je l'empêche de parler, je serais innocenté. Mais je ne peux pas non plus reprendre ma vie d'avant ! Je ne le supporterais pas après ce que j'ai fait. Il faut donc que je neutralise mon ami et que je disparaisse. Comment faire ?
Jamais je ne gagnerais si je dois me battre contre Sirius. Il est bien plus fort que moi en duel, c'est évident. Mais il y aura forcément un face à face. Si je faisais accuser Sirius à ma place ? Cela suffirait-il à le faire arrêter ? Oui, mais ce n'est pas suffisant. Il faut que tout le monde le déteste pour que personne ne cherche plus jamais à savoir la vérité. Il faut lui faire commettre un acte encore plus grave.
Au moment même où une idée germe dans mon esprit, un hurlement retentit au rez-de-chaussée et fait crier Harry de plus belle.
« James ! »
Sirius ! Merde, merde, merde ! Je ne pensais pas qu'il était si tard ! Il faut que je me dépêche si je veux mettre mon plan à exécution !
Discrètement, sans me désillusionner, je descends les marches vers le salon. Si mon ami montait maintenant dans la chambre, je ne pourrais pas l'éviter. Heureusement, il est bien trop occupé à serrer le corps de James dans ses bras. C'est quoi cette manie de s'accrocher à des cadavres ? C'est dégoûtant ! Même quand ma mère est morte j'ai refusé de la toucher. S'il y a bien quelque chose qui me terrifie plus que tout, ce sont les cadavres.
« James, sanglote-t-il. James... Mon vieux James... Cornedrue, s'il te plaît... Arrête ça tout de suite. Tu n'as pas le droit ! »
Pas le droit de mourir ? C'est nouveau ça ! Si personne n'avait le droit de mourir, mon seigneur perdrait rapidement son job. Un sourire amusé fleurit sûr mon visage à cette idée.
Mais mon cœur se sert tout de même quand je vois Sirius commencer à bercer notre ami dans ses bras. Le pauvre... J'aimerais bien m'excuser auprès de lui aussi. Mais seulement si j'étais sûr qu'il ne pourrait rien me faire. S'il était mort par exemple. Si je le tuais tout de suite, peut-être cela passerait-il pour une œuvre de Voldemort ?
Lentement, sans faire de bruit, je tire ma baguette de ma poche et la pointe sur celui qui voudra bientôt me tuer. C'est une solution possible. Je peux le faire.
Comme quand je voulais tuer Harry, un froid paranormal tombe sur mes épaules. Je me mets à trembler violemment. Quelque chose dans cette pièce me fait très peur et me déteste. Il faut que je parte. Vite.
Finalement mon premier plan est le meilleur. Je vais m'en contenter. Sirius ne mourra pas, mais il ne pourra pas parler non plus. C'est mieux.
À pas de loup, je sors de la maison. Il faut que je me dépêche. Mon ami fera très vite l'association d'idée et il faut que je sois prêt avant qu'il ne débarque chez moi.
Une fois dehors, je annule mon sortilège de désillusion. C'est bizarre quand même qu'il n'y ait personne dans les rues C'est Halloween tout de même ! Pas un seul gamin pour toquer aux portes, pas un seul passant pour s'attarder sous un lampadaire, pas un seul témoins pour la mort de mes amis. C'est triste. Je n'aimerais pas vivre ici.
Rapidement, je quitte le village et transplane. J'ai quelques affaires à mettre au clair avant que Sirius ne vienne me chercher. J'ouvre la porte et entre dans mon appartement en courant.
Un simple sortilège me permet de tout ranger et de tout mettre au propre, de façon à ce que mon ami comprenne que j'ai agis de mon plein gré. Je farfouille ensuite dans mes tiroirs, à la recherche d'une carte de visite que je trouve très vite et griffonne une vague information dessus. Voilà qui devrait suffire à l'attirer.
Je ressors ensuite en trombe et transplane jusqu'au chemin de traverse. Il ne faut pas que j'ai l'air suspect. Direction, le Chaudron Baveur !
En entrant dans l'établissement, je sens un grand calme m'envahir. Je suis sûr de moi. Mon plan va marcher. Ça va faire très mal, mais ça vaut mieux que de mourir.
« Bonjour Peter ! S'exclame le patron du bar en me reconnaissant. Comment ça va ce soir ?
- Pas très bien Tom, soupirais-je. Je me suis disputé avec Sirius.
- Oh, c'est pour ça ! Je me demandais pourquoi tu n'étais pas avec eux le jour d'Halloween. Ne t'inquiète donc pas ! Vous allez vous rabibocher !
- Je ne sais pas, soupirais-je. Il est de plus en plus bizarre ces temps-ci... Je me demande si... Non rien. Laissez tomber.
- Quoi donc ? Insiste-il. Ne me fait pas languir comme ça ! Tu sais bien que j'adore les ragots !
- Et bien... Il est de plus en plus ombrageux et désagréable. Toujours en train de grogner, de pester. J'ai même l'impression qu'il nous évite.
- Bah, il est peut-être amoureux ! » Me propose le barman avec un sourire grivois.
Avec la tronche qu'il a celui-là, il doit bien aimer écouter les histoires de cœur. Ça n'est pas à lui que ça doit arriver souvent.
Je prends un air apitoyé et inquiet.
« Je préférais tellement...
- Arrêtes ça, tu me fais peur, me rabroue-t-il alors qu'une lueur d'inquiétude s'allume dans ses yeux.
- Je ne plaisante pas Tom... Vous savez, c'est un Black malgré tout ce qu'il dit. Sa cousine et son frère sont des... Mais je me fais sans doute des idées. Ne m'écoutez pas. Je suis triste à cause de notre dispute. C'est tout.
- Ça doit être ça, marmonne-t-il, plus du tout joyeux. Ça doit être ça. »
Je le regard s'éloigner, un petit sourire satisfait sur les lèvres. Il racontera exactement ce que je voudrais quand il le faudra. C'est parfait. Il ne me reste plus qu'à attendre.
De longues minutes passes durant lesquelles je m'efforce de surveiller la porte sans baisser ma garde. Mais quoi de plus dur que de rester immobile pendant longtemps ?
Quand une porte claque violemment, je réagis au quart de tour. Je me lève nonchalamment et laisse quelques pièces sur ma table, de quoi payer ma boisson. Puis je me dirige vers la sortie. Côté moldu.
Je suis bien content que le Chaudron Baveur soit situé sur une rue si passante. Même à une heure aussi avancé, il y a un monde fou. Je n'ai pas fait trois pas qu'un hurlement s'élève derrière moi.
« Peter ! »
J'ai à peine le temps de me retourner que Sirius m'a déjà empoigner par le col et collé contre un mur.
Devant son visage haineux et ses yeux pleins de larmes, je ne peux que ressentir de la pitié. Mais je ne dois pas flancher maintenant. Il est en train de m'étrangler.
« Sirius ! Crachotais-je. Qu'est-ce qu'il te prend ?
- Tu nous as trahis ! Hurle-t-il. Ils sont morts ! Morts !
- Qui ? Qui ?! M'exclamais-je en tentant de me dégager.
- James et Lily ! »
En disant leurs noms, il s'est de nouveau mit à pleurer. Les moldus autour de nous évitent de nous regarder, comme si nous étions des rebuts de leur société. C'est vrai qu'avec nos vêtements, on doit un peu passer pour des clochards pour eux.
Mon ami – combien de temps encore vais-je pouvoir l'appeler comme ça ? – ne dessert pas sa poigne et je sens qu'il va falloir agir vite si je ne veux pas mourir étouffé.
Comme par magie, ma baguette glisse de ma manche dans ma main. L'effet et immédiat. L'air lui-même semble exploser. La déflagration est si énorme que le souffle nous balaye, Sirius et moi ainsi que – je l'espère – un maximum de moldus.
Heureusement, nous n'avons pas été envoyés au même endroit. Mon cœur bat à cent à l'heure mais je sais que c'est la seule solution. Malgré ça, je cri quand mon doigt tombe sur la chaussée. J'ai mal. Il faut que je parte.
Jamais ma transformation ne m'a paru aussi dure à réaliser. Pourtant je suis habitué. Mais c'est bon, me voilà rat.
Vif comme l'éclair et sans faire attention à ma patte qui saigne, je me glisse dans une bouche d'égout. Je savais qu'être un animal petit pourrait me servir un jour ou l'autre !
Il ne faut pas que je me retourne. Il ne faut pas que j'essaye de savoir combien de personnes j'ai tué. Il ne faut pas que j'essaye de s'avoir si Sirius m'a vu m'enfuir. C'est inutile puisque maintenant, s'il le dit à quelqu'un, on ne le croira pas. Même Rémus.
A la pensé de mon ami, mon cœur se sert un peu. Croira-t-il Sirius ? Voudra-t-il même lui parler ? Je me suis bien préparé. Maintenant, c'est aux Aurors de faire le boulot.
Un couinement m'échappe. Si j'avais été sous ma forme humaine, j'aurais grogné. Il ne faut plus que je considère Sirius et Rémus comme mes amis ! Ce sont mes ennemis à présent ! Mon seul ami est Lord Voldemort. Tu parles d'un ami… En plus il a disparu. Il faut que je le retrouve. Que je me débrouille. C'est le seul qui peut me protéger.
Aïe… Ma patte me fait mal. Pour le moment, c'est le plus urgent. Me soigner. Après on verra. Après on réfléchira à la situation.
Après je me rendrais compte que j'ai dissous les maraudeurs.
