Allez on continue notre séance massage pour quelques lignes de plus...
POV CASTLE
Sa phrase plus que subjective et l'intonation m'envoyèrent des frissons dans tout le corps, je n'osais plus bouger. Kate se releva et je pus enfin sortir un :
- Allumeuse !
- Et fière de l'être, rit-elle en faisant couler en même temps de l'huile sur mon dos.
Ses doigts se posèrent ensuite en dessous de mes omoplates pour venir me malaxer les flancs jusqu'à la colonne vertébrale. Ce massage était un vrai bonheur. Sentir les doigts de Kate glisser sans retenue sur mon dos me procurait un véritable bien-être. Je soupirais de satisfaction. Fermant les yeux, j'appréciais ce moment véritablement à sa juste valeur. La chanson « she's the one de Robbie Williams » remplit la pièce avec Kate qui chantonnait les paroles ce qui me décrocha un sourire. Ses doigts partirent à la découverte de mes épaules et ma nuque remontant jusqu'à mon crâne, me laissant sortir des râles de plaisirs. Je savais que Kate était douée de ses mains, mais à cet instant nous partagions un moment de très grande intimité. Elle me transmettait tant d'amour et de tendresse dans ses gestes, que j'étais ému. Ému d'avoir près de moi une femme aussi exceptionnelle, fabuleuse et terriblement sexy! Pendant plusieurs minutes, je frémis sous le toucher de Kate qui au bout d'un moment se pencha pour me chuchoter à l'oreille :
- Ne bouge pas…
Je la sentis se lever du lit pour se rapprocher de la chaîne Hifi, elle changea ensuite de chanson mais avant de pouvoir entendre quoi que ce soit elle mit sur pause et prit la télécommande pour venir la poser près de moi.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demandais-je en la voyant éteindre une à une les bougies.
- Chut, me dit-elle d'une voix sensuelle.
Plongé désormais dans le noir complet, je sentis son poids sur le matelas puis son corps se repositionner à califourchon sur moi.
- Reste sur le dos, me dit-elle en voyant que j'essayais de me retourner
- Ok, acquiesçais-je en la sentant se baisser à nouveau sur moi pour me chuchoter :
- Je veux que tu ne bouges plus, tes mains doivent rester où elles sont. Promis ?
- Promis, répondis-je surpris, mais pourquoi ?
- Chut, réitéra-t-elle en se relevant.
Elle tâtonnait à côté de moi certainement à la recherche de l'huile ou la télécommande. Dans le noir absolu, je me demandais ce qu'elle préparait. Doucement les premières notes emplirent la chambre, Kate avait mis ce que je prenais pour notre chanson désormais « in my veins ». Puis pendant quelques secondes, elle reprit son massage sur mon dos en appuyant plus sur certaines zones, descendant jusqu'au haut de mes fesses pour remonter jusqu'aux épaules, Kate rendait ce massage si sensuel que les premières manifestations physiques commençaient à se faire sentir. Et tout d'un coup ma respiration se bloqua, je n'osais plus respirer, plus bouger, mes doigts se crispèrent sur l'oreiller et l'envie d'elle culmina. Kate s'attelait à me masser des épaules jusqu'à mes mains, elle s'était complètement couché sur moi, comme je l'avais précédemment fait, à la seule différence qu'elle avait ôté son tee-shirt, nous étions peau contre peau. Ma respiration se faisait haletante, son souffle dans mon cou me faisait frissonner. Je gémis de plaisir face à ce moment si intense, si sensuelle et si tendre qu'elle m'offrait, qu'elle nous offrait. Sa poitrine se soulevait pour revenir s'écraser sur moi à chaque fois qu'elle atteignait mes mains, je sentais ses tétons venir caresser mes omoplates à chaque descente.
- Mon dieu, gémissais-je
POV BECKETT
Castle était en ébullition sous moi, il gémissait et contractait ses doigts aux oreillers, le voir réagir comme ceci sous l'effet de mes mains me ravissait. J'avais osé retirer mon tee-shirt et me mettre à nu à la seule condition qu'il n'amorce pas de mouvements à mon égard. Le fait d'être dans le noir m'aidait aussi énormément. Je n'arrivais pas à supporter le regard d'un homme sur mon corps. L'exercice auquel je m'étais prêtée était plus périlleux que je ne le pensais. J'avais du mal à accepter cette part de sensualité voire même de sexualité que dégageait ce massage. Mais en même temps, j'étais tellement bien près de Castle. Ce sentiment de vulnérabilité était le plus pesant pour moi.
Je palpais son dos, sa colonne, ses flancs, ses bras, tout le haut de son corps passaient sous mes doigts, malgré ma peur, je ne pouvais nier l'envie que j'avais de Castle. Je savais au plus profond de moi que c'est lui qui me ferait passer cette étape, que c'était dans ses bras que j'y arriverais et surtout que je voulais y arriver.
La chanson se termina pour poursuivre avec une autre de ma sélection : « The scientist de Coldplay». Arrêtant mon massage, je réitérais le geste que Rick avait effectué plus tôt avec moi, je liais mes doigts au sien, calant ma tête derrière sa nuque pour immobiliser tout mon corps sur le sien. Dans notre bulle, nous avions réussi à même synchroniser nos respirations ensemble, j'essayais en fermant les yeux et humant l'odeur de Castle, d'apprécier ce moment ou pour la première fois en un an et demi, j'avais osé un peau contre peau. L'ivresse du moment ou de l'alcool m'avait poussé ce soir à repousser mes limites, certes j'avais conscience que j'étais loin d'avoir atteint le bout du tunnel, mais ce soir à cet instant dans ses bras , j'en apercevais la lumière au bout. Je me sentais en sécurité, protéger et aimer.
- Kate, murmura Castle
- Humm?
- Merci… pour ce moment, dit-il la voix émue.
Délaissant ses doigts et son étreinte, je me relevais assise sur lui pour ré-enfiler mon haut.
- Rick?
- Oui ?
- Tourne-toi mon ange, lui intimais-je
À ma demande, il se tourna doucement pour éviter de me faire perdre l'équilibre, assise sur lui au niveau de ses parties intimes, je pus plus qu'apercevoir l'étendue des bienfaits de mon massage sur lui. J'avais oublié à quel point il était bien proportionné. Castle s'assied alors sur le lit pour doucement enrouler ses mains sur mon dos, mettant mes mains de chaque partie de son visage, je lui dis :
- Merci à toi pour avoir chassé plus loin ma peur.
- C'était fabuleux, ce soir, murmura-t-il sincère
- C'est vrai, reconnus-je en lui caressant la joue d'une main et en lui donnant en même temps un baiser.
Nos bouches rentrèrent en contact pour la première fois depuis un moment, Castle resserra son étreinte sur moi comme pour ne faire plus qu'un. Notre baiser n'était que tendresse, délicatesse comme une promesse d'un avenir plus doux. C'est Rick qui rompit en premier ce baiser, pour se pencher pour prendre la télécommande de la chaîne hifi et le flacon d'huile.
- Encore? Demandais-je surprise
- Non, rit-il, je crois qu'il est plus que temps de se coucher vu l'heure
Tournant ma tête vers le réveil, 2h34 du matin s'affichait, je souris à l'idée que nous avions passé plus de deux heures à nous câliner.
Castle posa le flacon et éteignit la chaîne, pendant que dans le même temps je m'allongeais sur le côté de mon lit en position cuillère attendant patiemment que Castle vienne contre moi.
POV CASTLE
Kate m'avait laissé entrer un peu plus dans son intimité, elle avait osé et surtout m'avait fait confiance et j'en étais plus qu'heureux. Me rallongeant contre elle, je me mis moi aussi en position cuillère pour mieux la prendre dans les bras. Une main sous ma tête pendant que l'autre effectuait des cercles abstraits sur son ventre par-dessus son tee-shirt, je respirais le bonheur, la plénitude.
- Bonne nuit mon ange, me fit-elle
- Bonne nuit, mon cœur, répondis-je avant de sombrer dans les bras de Morphée après ce moment de pur plaisir et de pure détente.
C'est le téléphone de Kate qui me réveilla le lendemain à 6h10.
- Beckett, entendis-je d'une voix ensommeillée
- …..
- Non, je dormais.
-….
- Tu as vu l'heure, grogna-t-elle
- Qui est-ce ? Demandais-je
- Jordan, me souffla-t-elle en se levant, rendors-toi.
Je la vis ensuite sortir du lit pour gagner le salon, m'enroulant dans la couette avec son oreiller dans les bras, je refermais les yeux avec une odeur de cerise qui me chatouillait les narines.
POV BECKETT
Le réveil plus que matinal de Jordan m'avais surprise et irritée, je m'étais levée pour regagner la cuisine pour me faire un café, tout en continuant notre conversation:
- Désolée, me dit-elle, d'habitude à cette heure si, tu es debout.
- Je me suis couchée tard, baillais-je
- Des nouvelles sur l'enquête ?
- Non, aujourd'hui je vais demander un survol en hélico des trois bois près des quatre soirées visées. Il a dû commencer à creuser son trou, s'il n'utilise pas de pelleteuse, répondis-je en buvant une tasse.
- Bonne idée, Hunt devrait arriver vers 10 heures avec l'équipement.
- Super, comment l'as-tu trouvé ?
- Intéressant, répondit-elle énigmatique
- C'est-à-dire ?
- Il est très bien, tu verras. Comment ça se passe avec Castle ?
- Bien et pourquoi changes-tu de conversation?
- Parce que tu n'as pas mieux avancé sur l'enquête ce qui sous-entend que tu t'es couché tard pour une autre raison.
- Comment va Lily ?demandais-je pour changer de nouveau de conversation
- Ok, rit-elle, j'ai vu juste. Mais je m'inquiète, reprit-elle soucieuse
- Pourquoi?
- Ta vertu est-elle sauve ? Se moqua-t-elle
- Ah, Ah, très drôle, vraiment très drôle ! M'exclamais-je
- La thérapie porte ses fruits, ajouta-t-elle sérieuse
- Oui si tu pars du principe qu'on ne suit qu'une règle sur deux, soufflais-je en terminant mon café
- C'est-à-dire ?
- Jordan, tu n'en sauras pas plus
- Tu es cruelle !
- Et toi curieuse, souriais-je amusée. Je te rappelle plus tard.
- Kate
- A plus, terminais-je en raccrochant sans tenir compte de son interpellation.
Notre joute verbale me fit sourire, Jordan veillait sur moi malgré les kilomètres comme le ferait une grande sœur. Elle me manquait énormément surtout en ce moment, avec tous ses changements dans ma vie, j'aimerais vraiment pouvoir en discuter avec elle, mais face à face pas dans un combiné.
Je repensais à notre nuit avec Castle, tout s'était passé sans incident, il avait été vraiment à l'écoute de mes moindres désirs et m'avait rassurée comme lui seul le faisait.
Regardant l'heure, cela ne servait à rien d'essayer de me recoucher, le réveil devait sonner dans une demi-heure. Prenant un second café, je filais ensuite sous la douche pour commencer à me préparer.
POV CASTLE
Nous avions quitté notre bulle pour rejoindre le commissariat pour essayer de trouver l'identité de « ce fossoyeur ». Kate était avec Gates afin de faire un rapport sur l'enquête. Dans la salle de repos avec Ryan et Espo, nous échangions nos théories :
- Et si ce n'était pas quelqu'un travaillant dans les travaux publics? Songeais-je
- Ok, Castle, ria Javier, on t'écoute
- S'il n'utilise pas de pelleteuse pour son trou mais comme tout à chacun une pelle, je ne sais pas… ce pourrait être n'importe qui.
- Mais tu oublies les capsules dans lesquelles les victimes étaient enfermées, me rappela Ryan
- Ces capsules sont des cuves en inox, j'ai faits des recherches là-dessus, elles sont en vente dans n'importe quel magasin de bricolage ou de chantier ou sur le net.
- Oui mais comment les transporterait-il sans camion ? fit Espo
- Il doit en posséder un, acquiesçais-je, mais ça ne fait pas de lui un ouvrier pour autant, il pourrait être aussi routier ?
- Ou dans les pompes funèbres pour creuser ses trous, suggéra Ryan
- N'importe quoi, souffla Javier, vous êtes complètement en dehors de la plaque !
- Tout ça pour dire, ajoutais-je, qu'on ne peut pas établir une réelle piste.
- Les investigations effectuées prêts des bois en hélico donneront peut-être quelque chose, continua Kévin
- Les gars, nous coupa Beckett qui était entrée
- Oui ?
- J'ai vu avec Gates, elle voit avec le maire pour les survols des bois en hélicoptère en attendant, je vais vous demander d'y aller par vos propres moyens, vous pouvez créer plusieurs équipes de recherche.
- Mais ça fait des hectares de recherches ! Bougonna Espo
- Tu ne rechignerais pas contre un peu de marche ? Le taquinais-je
- C'est toi qui aurais besoin de sport avec tout le gras que tu as pris ! rétorqua-t-il
- Comment ça tous le gras que j'ai pris ?
- Castle, Castle, avec les années tu t'es, comment dire, laisser un peu aller…
- Hey, c'est bon vous avez terminé ? Nous interrompus Kate, allez au boulot !
- Et lui ? demanda Javier à mon attention
- Castle est en rééducation, il ne va pas marcher avec sa canne!
- C'est vrai, reconnut-il, on bosse avec une personne du troisième âge muni d'une canne, siffla-t-il en riant tout en quittant la salle
- Hey! Hurlais-je, je t'ai entendu !
- Castle, calme-toi, me dit Kate
- Mais c'est lui qui
- Rick! reprit-elle plus fermement
- Ok, ok… et nous que faisons-nous
- L'agent Hunt ne devrait pas tarder, le temps de l'installer, j'aurais juste le temps d'aller faire un saut pour les visites des appartements.
- Et l'enquête ?
- Lanie doit me tenir informé sur les autopsies
- Elles ne les avaient pas terminés ?
- Si mais je voulais savoir combien de temps exactement, ils ont devant eux une fois enterrer.
- Kate ?
- Hum ? répliqua-t-elle en se tournant en se faisant un café
- J'aimerais assez que tu ne viennes pas samedi soir à la soirée.
- Pourquoi? demanda-t-elle surprise en se retournant
- Le tueur cible de jeunes couples amoureux empruntant des bois lors de soirées, on serait une cible parfaite.
- Castle, tous les malheurs ne nous tombent pas dessus, continua-t-elle, et puis ce sont des couples qui partent seuls, on sera peut-être avec Alexis.
- Alexis ne sera pas présente, elle a trop de retard à rattraper, avouais-je déçu
- Bien, alors si ta fille adorée n'est pas là, laisse-moi être là pour toi.
- Il va surement rechercher une personne publique afin que les journaux parlent un peu de lui, non? Je veux dire, l'affaire n'a pas encore pris de proportion publique et ça doit l'agacer au plus haut point.
- Rick
- Non, je t'assure, après tout ce qu'on a traversé, être enterré vivant n'est pas une option.
- Pourquoi c'était une option envisageable avant ? demanda-t-elle amusée
- Dans le noir, dans un espace confiné, seuls au monde pendant quelques heures, pourquoi pas ? Dis-je pour la taquiner
- Tu oublies les vers de terre, la sensation d'étouffer, tu ne pourras pas manger ni boire, et je ne parle même pas des moments où tu devras aller au petit coin…, répondit-elle en souriant pour boire son café
- Toi et ta logique vous abattez toute notion de romantisme ! Réfutais-je
- Enterrer vivant … romantique ? Sérieusement Castle?
- Dis comme ça effectivement, soufflais-je.
- Rick on ne craint absolument rien, reprit-elle
- Et si...
- En plus, on l'aura surement attrapé d'ici là, affirma-t-elle
- Sans aucune piste, aucun profil de son métier, aucune empreinte, aucun…
- C'est bon, j'ai compris, me coupa-t-elle dans mon élan
- Désolé, mais Kate
- Castle, c'est le dernier Nikki Heat, continua-t-elle, une muse digne de ce nom ne peut manquer la première… tout se passera bien, me rassura-t-elle en venant m'embrasser la joue.
- Ok, abdiquais-je et puis de toute façon ta robe est commandée, répondis-je en haussant les épaules résigné.
- Ma robe ?
- Hum, hum, répondis-je en lui embrassant à mon tour la joue pour sortir de la salle
- Castle! L'entendis-je m'appeler ce qui me fit sourire.
POV BECKETT
Assise à mon bureau, un officier m'avait prévenue que du matériel était arrivé à mon nom et qu'il fallait que je signe le reçu en bas de l'immeuble. Apparemment il y avait plusieurs cartons qui étaient arrivés en UPS. Arrivée en bas, un homme de carrure athlétique, châtain-blond et avec un accent anglais s'était présenté à moi:
- Bonjour, je suis Colin Hunt
- Bonjour, Kate Beckett, répondis-je en lui serrant la main, merci d'avoir fait le déplacement
- C'est tout naturel et puis l'agent Shaw m'a dit qu'elle espérait qu'on travaillerait ensemble dans un avenir proche, me confit-il
- Pardon?
- Elle m'a dit que vous seriez ma prochaine coéquipière, dit-il gêné
- J'ai démissionné, je ne fais plus partie du FBI
- Elle m'a aussi dit de ne pas écouter vos revendications au sujet de votre démission, sourit-il
Le regardant dans les yeux, je trouvais à cet homme un charme fabuleux, ce côté british donnait un goût d'interdit et de dépaysement.
- Et bien, je lui dirais moi-même ma façon de penser, rétorquais-je en signant les registres pour qu'il ne voie pas mon trouble
- Je ne voulais pas vous froisser
- Tout va bien, souriais-je, allez montons que je vous présente mon partenaire et l'affaire en même temps.
- Allons-y.
Nous montions ensemble dans l'ascenseur du 12ème qui pour une fois était complètement désert :
- Alors comment un agent britannique termine-t-il au FBI ? Demandais-je curieuse
- J'ai perdu un être proche sur le sol américain, ma mère était américaine et mon père anglais, j'ai la double nationalité. Au décès de ma mère, je me suis installé ici.
- Toutes mes condoléances, répondis-je troublée
- Merci, dit-il embêté de s'être certainement livré à moi si vite.
Au moment où nous entrions dans le commissariat, je vis le regard de Castle sur Hunt, il le toisait de la tête aux pieds, se relevant pour venir nous accueillir, son regard ne lâchait plus l'homme présent à mes côtés.
