CHAPITRE 10


POV BECKETT


Debout face à cet écran, je relisais et relisais le même en-tête : « Ending Heat soirée promotionnelle, au Hilton Garden. » . Quelles étaient les probabilités d'être la cible d'un tueur en série deux fois de suite en si peu de temps. Je n'entendais que Castle crier sur Hunt qu'il était impossible de faire cette mission sous couverture et Colin lui rétorquer que c'était notre seule possibilité, tout comme l'avait fait Sorenson avec Abbott. Je le revoyais encore face à moi me dire :

- T'en fais pas Kate, il s'agit juste de servir appât et nous pourrons l'arrêter, tu ne risques absolument rien.

Absolument rien… tu parles ! Pestais-je contre moi-même, comment avais-je pu être aussi naïve à cette époque, à cause de ceci Castle et moi en avions plus que payer les frais. C'est vrai qu'on n'aurait pas pu prévoir comment tout ceci allait se dérouler mais il était hors de question de s'y prendre de cette façon cette fois-ci. C'est la voix de Hunt qui me sortit de ma léthargie :

- Ok, relax, Beckett, et vous, qu'en pensez-vous?

- Je…..

- Il en est hors de question, Kate ! s'écria Castle sur la défensive

- Castle, du calme

- Du calme ? S'étonna-t-il, tu as dû oublier les vers de terre, l'étouffement, le noir et ...

- Je n'ai rien oublié, temporisais-je, mais avant de parler de mission sous couverture, repris-je en regardant Hunt, je voudrais d'abord que vous m'identifiez tous les voituriers présents aux deux galas et qui seront aussi à la première de Castle, je veux aussi que vous regardiez seulement les personnes domiciliées sur New-York depuis plus de deux ans.

- Je croyais qu'il était né à New-York, selon votre profil ? demanda Hunt

- C'est vrai, mais je ne veux prendre aucun risque, ajoutais-je

- Très bien, acquiesça-t-il pendant que Castle sortait de la pièce

- Je reviens, j'ai un coup de fil à donner, dis-je à Hunt en sortant sur les talons de Rick qui se dirigeait vers la salle de pause.

En entrant je refermais la porte derrière moi pour avoir plus d'intimité, Castle était devant la machine à café, les mains posées sur le plan de travail et la tête baissée, complètement immobile.

- Rick, je n'ai aucune intention de faire la mission sous couverture

- Tu parles, pestait-il

- Je t'assure que …

- Que quoi ? demanda-t-il en se retournant pour confronter nos regards, que quand nous auront éliminé tous les suspects possibles et que nous serons toujours sans aucune piste, l'idée de mission sous couverture ne sera pas toujours d'actualité ?

- On en est pas encore là et …

- Oh arrête, je t'en prie, souffla-t-il indigné,… apparemment l'affaire Abbott ne t'a rien appris !

- Je te demande pardon? Demandais-je outrée

- Kate, il les visait sans les connaître, une belle voiture était synonyme d'argent, ce qui n'était pas le cas pour nos deux couples, on croyait qu'il les ciblait aux hasards mais c'est d'argent qu'il est question.

- Je sais

- Ok, alors qui viserais-tu au prochain gala, quel couple choisirais-tu?

- Je ne sais pas, mentis-je

- Et bien soit tu es une menteuse, soit tu as bien fait de démissionner de ton poste de profiler.

La phrase qu'il m'affubla me fit plus mal qu'une balle en plein cœur, je savais que c'était sa peur qui parlait mais les mots qu'il employait étaient vraiment durs.

- Je vois déjà les titres, continuait-il : le riche écrivain et sa muse enterrés vivant !

- Bon maintenant ça suffit ! M'énervais-je, tu as peur, je peux le comprendre, moi aussi je suis terrifiée, mais en aucun cas tu peux me dire que je n'ai pas appris de mes erreurs sur Abbott

- Kate, tenta-t-il

- Non, Castle, je sais très bien que je n'ai pas besoin de monter des couples fictifs pour cette mission sous couverture étant donné que c'est nous qui saurons de premier choix.

- Alors pourquoi?

- Castle, on va d'abord essayer de l'attraper autrement

- Et si on n'y arrive pas ?

- ….

- Ok, tu sais quoi, si on n'y arrive pas, j'annule la première, lança-t-il désespéré

- Rick, si tu annules la première, il continuera sur le prochain gala

- Et alors, on fera une mission sous couverture à ce moment-là avec d'autres flics, sans nous

- Et un autre couple pourrait mourir, ajoutais-je, écoute si on va jusqu'au gala, on sera beaucoup plus préparé.

- Ce n'est pas des micros qui vont me soulager, contra-t-il

- Ok, alors on annonce à la presse notre rupture, on dit que je sors avec un riche anglais, et je me pointe au gala au bras de Hunt.

- Il en est hors de question, s'indignait-il

- A vrai dire, pensais-je, tu ne risquerais plus rien, tu serais célibataire.

- N'y pense même pas

- Castle

- On le fait ensemble ou on ne le fait pas !

- Ok, écoute essayons déjà de le débusquer autrement, repris-je en venant me blottir dans ses bras

- Mon dieu, je suis sûr qu'on va finir sous terre, souffla-t-il en me serrant

- Je croyais que c'était romantique, le taquinais-je

- Et ton côté rationnel ? Les vers de terres et...

- Mon côté amoureux me dit que je vais passer quelques heures blottis dans tes bras

- Dans le noir, continuait-il

- Hum… Hum, mais on peut aussi bien l'attraper avant et finir blottis dans un lit aussi

- Je préfère la seconde possibilité, susurra-t-il, quoique faire des choses cochonnes sous terre c'est du jamais vu …

- Castle, tu as vu l'espace que tu as dans les cuves, c'est impossible, riais-je

Il me retourna rapidement pour coller mon dos au plan de travail, il resserra tellement son étreinte que j'avais l'impression que nos deux corps fusionnaient. Front contre front, il murmura en me happant la lèvre :

- L'impossible n'est pas Castle…

- Hum, Hum, gémissais-je en lui mordillant la lèvre à mon tour.

Notre baiser devenait de plus en plus sensuel, toute la tension que j'avais se libérait dans les bras de Caste, j'oubliais tout sous ses caresses, même le lieu où nous nous trouvions. Mes mains autour de son cou, je lui tirais les cheveux pour faire basculer sa tête et lui mordiller le cou, Castle caressait mon dos puis passa ses mains sous mon chemisier, sentir ses mains sur mes hanches me fit frissonner.

- Castle, murmurais-je

- Je sais, dit-il en reprenant mes lèvres en captivité.

Descendant lentement mes mains sur son torse, nous freinions notre baiser.

- On devrait y aller, lui intimais-je

- On aurait mieux fait de partir dans les Hamptons plutôt que de revenir au poste, ça nous aurait évité un bon terrassement, me taquina-t-il

- Et du temps pour les câlins, continuais-je en me mordant la lèvre inférieure

- Arrête, sourit-il

- Quoi?

- De m'allumer avec tes propos et cette lèvre si tentante, répondit-il les yeux noirs de désirs.

- Tu as chaud ?… chaton, le taquinais-je alors qu'il desserrait son étreinte

- Vu l'état dans lequel tu étais il y a moins de deux minutes, je dirais que toi aussi…

- Pas vraiment, l'embêtais-je, je pense qu'il me faudrait un peu plus de pratique ce soir.

- Ce soir? demanda-t-il en se recoiffant

- Oui, tu as prévu quelque chose ?

- Non mais j'ai oublié de te dire, qu'on a rendez-vous chez Burke ce soir à 18h30, je l'ai décalé.

- Ok, soufflais-je en regardant l'heure, alors au boulot, sinon on sera en retard, repris-je en sortant de la salle.


POV CASTLE


Le baiser que nous avions partagé m'avait bouleversé au plus haut point, je restais donc seul quelques minutes le temps de reprendre mes esprits. Depuis quelques jours, le comportement de Kate avait changé, elle était plus proche de moi, osait plus les rapprochements. Notre massage nous avait aidé certainement à passer un cap supplémentaire, je ne la sentais plus se tendre sous mes caresses, elle me faisait confiance. À moi d'en être digne, et de ne pas trop la pousser rapidement, retournant dans la salle de débriefing, je vis apparaître sur l'écran géant du FBI : neuf portraits.

-Voici nos suspects, lança Hunt

- Ils sont tous à New-York depuis deux ans au moins? demanda Kate

- Non, j'ai sélectionné seulement les natifs

- Je vous avais dit que je voulais ...

- Je sais mais en faisant somme ceci, on avait 15 suspects.

- 15 ! M'exclamais-je en rentrant complètement

- Oui, ils sont une cinquantaine dans cette boîte et pour un évènement de ce genre, il faut 15 voituriers et ce sont toujours les mêmes équipes qui tournent ensemble, ils ont aussi tous au moins deux ans d'ancienneté dans la boîte.

- Ok, continua Kate, reprenez les 15 suspects et regardez qui a fait des achats dans des boutiques de bricolages à hauteur de plus de 250 dollars ce dernier mois.

- Ok, souffla-t-il contrarié en pianotant sur son clavier.

- Il a très bien pu les acheter sur internet ces cuves, fis-je

-Je sais mais allons-y pas à pas afin de ne rien oublier, cette fois, répondit-elle en me regardant, Castle, tu pourrais appeler les Bros et leur dire d'étendre leurs recherches sur les bois avoisinants Staton Island.

- Oui, je m'en charge, répondis-je en sortant pour les appeler.

- Esposito

- Eh Espo, ça va? Pas trop de mal à marcher? Le taquinais-je

- Et toi toujours en canne où tu veux un fauteuil, vieux?

- Ah, très drôle mec !

- Oui, je trouve aussi

- Beckett veut que vous alliez sur les bois avoisinant Staton Island

- Pourquoi là-bas?

- Le prochain évènement ciblé est la promotion du dernier Nikki Heat, soufflais-je

- Tu te fous de moi? demanda-t-il

- Non, j'aimerais bien mais non

- …..

- T'inquiète mec, tout ira bien

- On va ratisser ces bois avec toutes les équipes disponibles, je vous tiens au courant, m'affirma-t-il en raccrochant.

J'avais bien entendu dans l'intonation de sa voix qu'il était inquiet. Espo pensait exactement comme moi. Le fait d'être des cibles faisait de Beckett et moi des victimes de premier choix, et ça m'angoissait pour elle. Nous arrivions à peine à nous remettre de sa dernière détention qu'il fallait qu'elle joue encore aux héros. Retournant dans la salle de recherche, je vis qu'ils avaient fait chou blanc avec les magasins de bricolage, ils cherchaient dorénavant les sites internet en lien avec nos 15 suspects.


POV BECKETT


Après une après-midi de recherches infructueuses, je fis part à Hunt de mon intention de tout recommencer demain matin en remontant à plus de trois mois au lieu d'un mois. Ryan m'avait appelé pour me dire que les bois étaient plus que « clean ». Ils devraient certainement y retourner dans deux jours soit la veille de l'évènement. Nous étions retournés au loft pour nous changer et étions à présent face à Burke.

- Alors comment allez-vous tous les deux ?

- On va bien, dis-je en regardant Castle qui était toujours inquiet au sujet de l'affaire

- Avez-vous réalisé l'exercice que je vous avais demandé

- Oui et non, avouais-je

- C'est-à-dire ?

- Nous avons commencé par nous balader en sous-vêtements et je n'ai réussi à me mettre à nue que de nuit ou très brièvement en allant me doucher.

- Pourquoi? demanda Burke en écrivant sur un cahier

- J'ai du mal à accepter le regard d'un homme sur moi, répondis-je gênée

- Il y a-t-il eu des incidents?

- Des incidents?

- Oui, avez-vous eu des gestes de retraits comme la dernière fois à l'hôpital, avez-vous revécu votre détention?

- Non, tout c'est très bien passé, excepté à un moment où en effet j'ai revu ma détention, et je me suis tendue mais Castle m'a détendue rapidement.

- Comment?

- Il m'a demandé d'ouvrir les yeux et de suivre sa voix, fis-je souriante au souvenir de sa prévenance.

- Très bien, et vous Mr Castle ?

- Pardon? Sursauta Rick à son nom

- Vous êtes bien silencieux, un souci?

- Aucun, répondit-il précipitamment, Kate a fait d'énormes progrès pendant deux jours, elle s'est ouverte à moi et m'a fait confiance, malgré ce petit incident où je lui ai fait peur, ajouta-t-il

- Quel incident?

- Disons que je n'ai pas fait attention à mes gestes et je lui ai bloqué les poignets en l'embrassant, cela lui a rappelé sa détention… je lui ai fait peur, murmura-t-il

- Pourquoi? me demanda Burke

- Le fait d'avoir les poignets bloqués m'a rappelé les menottes

- Non, pourquoi ne pas me l'avoir dit quand j'ai notifié les incidents?

- J'ai oublié, avouais-je, je veux dire nous avons passé une excellente soirée ensuite que j'en ai oublié cet incident.

- Très bien, jusqu'au avez-vous été le plus intime pendant ces deux jours, Mr Castle?

- Je dirais que c'est le massage et le peau contre peau, assura Rick en me regardant dans les yeux

- Vous pouvez développer?

- Kate et moi-même avons décidé de nous effectuer à tour de rôle un massage pour tester ses limites, savoir où je devais m'arrêter sur son corps à la fin de notre séance, j'étais sur le ventre et elle sur mon dos, elle s'est couché sur moi en étant torse nu contre moi.

- C'est très bien, acquiesça Burke, alors pourquoi êtes-vous si préoccupé Mr Castle?

- Pardon?

- Lorsque vous parlez de ces deux jours, vous n'en retirer que des côtés positifs mais pourtant vous êtes ailleurs et inquiet ce soir, pourquoi?

- Cela n'a rien à voir avec la thérapie, affirma Rick

- Toutes tensions peuvent nuire à cette thérapie, nous sommes là pour discuter et non juger.

-…

-J'ai repris mon poste de lieutenant hier et nous somme sur une nouvelle affaire, expliquais-je devant le mutisme de Rick

- Et c'est cette affaire le problème ou le fait que vous retravaillez?

- L'affaire, souffla Rick, un dégénéré enterre des couples vivants contre des rançons que les familles sont incapables de payer, après 48 heures, il envoie les données GPS pour retrouver les corps.

- Je n'ai pas eu vent de cette affaire dans la presse

- La presse n'est pas encore au courant, assurais-je en prenant la main tendue de Rick dans la mienne

- Monsieur Castle, je pense que le choc post-traumatique de votre détention vous fait penser que vous pourriez être ça prochaine victime mais…

- Ce n'est pas le choc ! S'énerva Castle en se levant, nous avons découvert qu'il ciblait des galas pour attaquer ses victimes, et vous savez quel est le prochain gala… la promotion de mon nouveau livre.

- Rick, je t'ai dit qu'on allait tout faire pour le débusquer avant, le rassurais-je

- Elle n'est pas contre une mission sous couverture, servir d'appât, ajouta-t-il en regardant Burke

- Kate, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de se relancer tête baissée dans la gueule du loup

- Je ne vais pas me relancer là-dedans, je n'en ai pas envie, mais que puis-je faire… laisser d'autres personnes mourir parce que je suis terrifié ou que Castle l'ait ?

- …..

- Que va-t-il se passer, me fit Rick, quand on sera six pieds sous terre ?

- On n'en arrivera pas là, au pire on monte dans cette voiture et nous attendons qu'il nous transporte dans cette capsule, les gars seront derrière nous.

- Je réitère que se passera-t-il si tout ne se déroule pas comme tu le dis et que nous sommes six pieds sous terre?

- Les gars seront là, Rick

- Tu tournes autour du pot !

- On n'en est pas encore là, temporisa Burke, il vous reste encore du temps pour l'attraper.

- Si la mission te dérange tant que ça, je t'ai proposé d'y aller avec Hunt, je comprends que tu puisses être effrayé et…

- C'est pas ça, souffla-t-il

- Alors c'est quoi?

- …..

- Mr Castle?

- Rien, répondit-il, vous avez raison attendons de voir jusqu'au gala, on l'aura peut-être attrapé, ajouta-t-il sans conviction

-J'aimerais vous voir vendredi soir pour en discuter, ce sera la veille du gala et je pense qu'il serait utile de faire le point

- Très bien, fis-je résignée.

- Je vais vous donner un autre exercice, je souhaiterais que vous preniez vos douches ensemble.

À sa remarque, je me tendis d'un coup sec sur la chaise pendant que Rick se retournait rapidement pour voir Burke.

- Je sais que vous avez du mal avec la nudité Kate, continua ce dernier, mais il va falloir dépasser ce cap.

-Ok répondis-je en croisant les bras et en me serrant comme pour me protéger

- Mr Castle?

- On se voit vendredi, répondit Rick en me tendant la main pour partir.

- À vendredi, fit Burke

- À vendredi, répondis-je en partant avec Castle.


POV CASTLE


- Tu veux manger un bout dehors? Demandais-je alors que nous étions sur le trottoir devant le cabinet main dans la main.

- Que dirais-tu d'un hot dog dans Central Park, j'aimerais bien marcher à vrai dire.

- Ça me semble parfait, acquiesçais-je en souriant tout en traversant la route pour arriver à l'entrée du parc.

Tous les deux silencieux, nous marchions en direction du marchand de Hot Dog, je ressassais cette mission sous couverture et je soupçonnais Kate de ressasser ce moment « douche ». Lâchant sa main pour me positionner devant elle et la prendre par la taille, je lui chuchotais à l'oreille alors qu'elle m'encerclait ma nuque de ses mains :

- Je te promets d'être sage sous cette douche

- Je te fais confiance, c'est juste…

- Tu as peur?

- Oui, m'avoua-t-elle en resserrant encore plus notre étreinte

- De quoi? Demandais-je en lui caressant le dos

- Je ne sais pas, c'est une peur irrationnelle et incontrôlable, j'ai du mal… avec le regard sur mon corps.

- Tu es magnifique, tu n'as aucune crainte à avoir et je t'assure que je ne ferais aucun geste dans cette douche.

- Je le sais mais comme je t'ai l'ai dit, je ne contrôle pas cette peur.

Devant son aveu si sincère, j'étais touché, je pouvais comprendre que mon regard sur elle quand elle était nue pouvait avoir une connotation sexuelle qui la dérangeait, mais malgré tout Burke avait raison, il fallait absolument que nous passions ce nouveau cap ensemble.

- Et toi, de quoi as-tu peur Rick? me demanda-t-elle en chuchotant dans mon oreille

- Je n'ai pas peur d'être enterré vivant, lui avouais-je sincèrement je suis sûr qu'on passera un moment épique dans cette capsule comme toujours.

- Alors de quoi as-tu peur?

- J'ai peur de l'après, répondis-je en la serrant par la taille comme si ma vie en dépendait, j'ai peur des répercussions sur toi, sur nous, on a déjà des problèmes et je ne pense pas que ce soit le bon moment pour retourner côtoyer un tueur.

Elle desserra son étreinte de moi pour caler son front contre le mien, son regard de jade transperça le mien et elle me confia :

- Avec Abbott, j'étais seule, tu n'étais pas là, dans ce cas-ci se sera différent, on sera ensemble, on a vécu d'autres situations de ce genre, la bombe, le freezer, la voiture sous l'eau et j'en passe, je n'ai pas été traumatisée … parce qu'à chaque moment tu étais là Rick… près de moi… mais je t'assure que je vais tout faire pour arrêter ce type avant, je n'ai aucune envie d'un séjour avec des vers de terre compris dans le package, sourit-elle

- Ok, soufflais-je convaincu par sa réponse, allons manger ce hot dog, ajoutais-je l'embrassant chastement

- Allons-y oui, répondit-elle en souriant.


PROCHAIN CHAPITRE...UNE PETITE DOUCHE ÇA VOUS DIT?