CHAPITRE 21
POV CASTLE
Ça y est, j'avais enfin osé poser la question qui me tourmentait depuis plus d'un an et demi : Que t'as fait subir Kyle Abbott? Kate m'en avait déjà parlé mais elle avait été vague dans ses propos. Je voulais savoir, je voulais comprendre comment elle pouvait passer du plaisir d'être dans mes bras à la peur. Je devais savoir ce qui la terrifiait. L'avoir entendu pleurer avait été au-dessus de mes forces, et l'entendre me dire qu'elle avait perçu notre moment comme un viol avait fini de m'achever.
Elle se tenait face à moi dans un mutisme proche d'une statue de sel. Les bras croisés autour de sa poitrine comme pour mieux se protéger de mon attaque… de ma question. Je voyais qu'elle réfléchissait, qu'elle était mal à l'aise mais on devait en parler. Burke avait raison, ses non-dits auraient raison de nous deux. Je devais savoir ce dont elle avait peur pour pouvoir repérer une prochaine crise d'angoisse. Les minutes passèrent et le silence était toujours roi. Je commençais à perdre l'espoir qu'elle se confie.
- Castle, je suis désolée, je ne peux pas, lança-t-elle la voix brisée
- Pourquoi? De quoi as-tu peur bon sang, soufflais-je
- Je n'ai pas peur, j'ai… honte, m'avoua-t-elle en larmes
- Kate, murmurais-je en me levant pour la prendre dans mes bras. Tu n'as pas avoir honte.
- Je ne veux pas que ton regard change sur moi, que tu me regardes comme une victime ou comme quelqu'un de faible, dit-elle d'une voix à peine audible
- Je ne te verrais jamais comme ça, la rassurais-je en la regardant droit dans les yeux et en lui séchant ses larmes. Tu es Katherine Beckett, lieutenant police à la criminelle, la dure à cuire qui a survécu à une balle en pleine poitrine et à un sérial Killer. Tu es une battante, Kate. Alors n'aies pas honte. Je veux juste comprendre tes réactions, avouais-je penaud.
Elle me regarda plusieurs secondes puis pris ma main pour m'emmener sur le lit, là, elle me fit comprendre qu'il fallait que je m'allonge puis ferma les volets et éteignis toutes les lumières. Plongés totalement dans le noir, elle revint se blottir contre mon corps et me chuchota :
- C'est plus facile dans le noir
- Ok, acquiesçais-je en lui caressant les cheveux. Prend ton temps.
Pendant plusieurs secondes, voire même plusieurs minutes, seules nos respirations étaient audibles, j'attendais patiemment qu'elle m'ouvre son cœur. Elle tressautait des épaules, elle devait surement pleurer silencieusement.
- Kate, murmurais-je tristement à cette constatation
POV BECKETT
Allongée sur le torse de Castle, dans le noir, je cherchais mes mots pour exprimer mon calvaire. Il avait raison, je devais lui expliquer ma détention pour mieux canaliser mes prochaines peurs. Mais je ne savais pas par quoi commencer. Fermant les yeux, je retournais dans cet entrepôt pour mettre des mots sur mon enfer:
- J'avais les mains et pieds liés, débutais-je, c'est pour ça que je panique quand tu me les maintiens.
- ….
- Je… je n'ai jamais été pudique ou … coincée au niveau sexuel. C'est juste que mon corps m'appartient, continuais-je. Il m'a déshabillé au départ puis… c'est … masturbé juste en me regardant, avouais-je en pleurant.
Les mains de Rick m'encerclèrent de mes épaules à ma taille comme pour me donner le réconfort dont j'avais besoin pour continuer.
- La deuxième fois, il m'a caressé le corps, chaque partie de mon corps, dis-je d'une voix tremblante. Il m'a embrassée, m'a marquée dans le cou, sur la poitrine et l'intérieur des cuisses.
La poitrine de Castle se soulevait de façon désordonnée, j'étais persuadée qu'il pleurait en silence.
- Il m'a embrassé et léché ma cicatrice tout en frottant son sexe sur le mien, continuais-je tremblante et honteuse. Je n'avais aucun échappatoire à ses assauts, et malgré mes cris, il continuait, sanglotais-je. Il a ensuite commencé à me masturber et … il…
Je n'arrivais pas à finir ma phrase. C'était tellement dur d'avouer ce calvaire. J'aurais tout donné pour oublier au lieu de revivre encore et encore cet enfer.
- Je suis là, chuchota Castle la voix cassée par la tristesse en resserrant son étreinte
-…..
- Je suis là, répétait-il en pleurs
- Il m'a empalée avec ses doigts, sanglotais-je de honte en cachant mon visage sur son torse.
- Kate, je …,
L'émotion était telle que nous pleurions tous les deux dans les bras l'un de l'autre.
- J'ai eu tellement peur Rick, avouais-je. Il s'est frotté à moi, à mes fesses, à mon sexe et s'est terminé sur mon ventre, sur ma poitrine en criant mon nom.
Je tremblais dans ses bras, Castle, lui pleurait silencieusement. Nous sommes restés ainsi plusieurs minutes, puis doucement, il me renversa pour que je sois sur le dos et lui au-dessus de moi. Front contre front, je vis ses jolis yeux bleus emplis de larmes me regarder.
- Merci, me chuchota-t-il la voix tremblante
Sa détresse faisait écho à la mienne. Il me remerciait de m'être confiée à lui, d'avoir confessé mon enfer. Moi, je le regardais dans les yeux et tout en caressant ses joues baignées de larmes, je lui répondis :
- C'est grâce à toi si je suis là… grâce à ce nous que nous avons formé pendant ses deux jours avant mon kidnapping. Si tu savais comme je t'aime…
- Je t'aime aussi, me coupa-t-il
- Je suis désolée pour tout à l'heure, je suis désolée de t'avoir blessé et …
- C'est moi qui suis désolé.
- Castle, soupirais-je, tu n'as rien fait de mal
- Toi non plus, ajouta-t-il en m'embrassant chastement.
- je n'aurais pas dû…, tentais-je
- On va y arriver, Kate, m'assura-t-il en me regardant droit dans les yeux, déterminé
- On va y arriver, répétais-je pour m'en convaincre
Il m'embrassa une seconde fois puis se lova contre moi. Nos respirations se calèrent l'une sur l'autre et c'est dans ce climat haut en confession, que nous nous endormions l'un contre l'autre.
POV CASTLE
À mon réveil, Kate n'était plus là. Me relevant pour regarder l'heure, je vis qu'il était déjà deux heures de l'après-midi, j'avais réalisé une sacré sieste. Sur ma table de chevet, je découvrais un mot de Kate :
« Hey Babe, je suis partie pour le commissariat. Tu dormais tellement bien que je n'ai pas voulu te réveiller. A tout à l'heure. Je t'aime. »
Me levant, je partis en direction de la cuisine pour me faire couler un café. Kate m'avait confié ses peurs et m'avait dévoilé son enfer. Entendre de sa voix tremblante et apeurée son calvaire m'avait chamboulé et désappointé. Quand je pensais à ce qu'il lui avait fait subir, à sa détresse, je n'avais qu'une envie, tuer ce type et vomir. Je comprenais désormais ses peurs. Sa réaction après m'avoir donné du plaisir, était plus que légitime. Je ne pouvais en aucun cas lui en vouloir. Kate avait associé cette masturbation à celle d'Abbott et je ne pouvais pas l'en blâmer. Ce qui m'effrayait… c'était de savoir comment nous allions passer ce cap. Je n'avais pas réellement envie de réitérer cette expérience désormais. Buvant mon café, mon téléphone me ramena sur terre, décrochant sans regarder l'identifiant, je répondis d'une voix morne :
- Castle
- Hey Dad
- Hey, Pumpkin, souriais-je en entendant la voix de ma fille
- Tu vas bien, s'inquiéta-t-elle
- Oui mon ange et toi?
- Ça va. Papa, je suis désolée de ne pas pouvoir assister au gala ce soir, me confit-elle
- Ce n'est rien, rassure-toi, je comprends totalement
- Tu es certain… Tu as une drôle de voix, ajouta-t-elle soucieuse
- J'en suis certain. Comment se passent tes cours ? Demandais-je pour changer de discussion
- Très bien. J'ai un devoir à rendre pour lundi qui porte sur la médecine légale
- Oh ! M'exclamais-je. Tu devrais appeler Lanie si tu as des questions.
- Je le ferais, m'affirma-t-elle
- Super … et que fais-tu ce soir?
- Je vais à la bibliothèque
- Alexis, la fac sert aussi à s'amuser. Tu n'as qu'une jeunesse, il faudrait aussi que tu penses à t'amuser.
- Je m'amuse Dad, rit-elle
- Ah bon et quand? Demandais-je surpris
- …..
- Alexis?
- Je dois te dire quelque chose, reprit-elle sérieusement
- Quoi donc?
- J'ai rencontré quelqu'un, dit-elle hésitante
- Oh… et c'est sérieux? Répondis-je étonné par son aveu
J'avais eu régulièrement Alexis ces derniers temps et jamais elle ne m'avait laissé présager une rencontre. Elle n'arrêtait pas de me dire qu'elle courait entre les cours et la bibliothèque. Et la façon dont elle avait hésité à me parler de son ami, m'inquiéta un peu
- Ça ne fait pas longtemps, continua-t-elle, mais… je suis amoureuse
- Tu m'en vois ravie, mentis-je, comment s'appelle-t-il?
- Tu ne m'auras pas, rigolait-elle
- Pardon?
- Tu veux son nom pour faire des recherches ! S'exclama-t-elle faussement indignée. Écoute, j'aimerais assez que le jour où tu le rencontres que ce soit sans à priori.
- Pourquoi j'ai l'impression que tu me caches quelque chose ? Demandais-je cette fois-ci soupçonneux
- Je t'appelle demain pour voir comment s'est passée ta soirée, changea-t-elle de sujet
- Alexis…
- A demain, papa, dit-elle en raccrochant
Sans à priori ! Elle se moquait de moi, ce n'était pas possible ! Il s'agissait de ma file tout de même. Bien sûr que j'allais enquêter sur son nouveau jules, mais comment ? Je n'avais même pas un nom. Réfléchissant à toute allure, je décidais d'appeler ma mère. Alexis se confiait à elle. Elle en saurait surement plus que moi sur cet inopportun !
POV BECKETT
Parler avec Castle m'avait fait réellement du bien. Il avait eu raison de me pousser à me confier. Après deux heures de sommeil, je m'étais levée pour rejoindre Jordan au commissariat. C'est face à son écran que je la retrouvais.
- Hey, dis-je en entrant
- Hey, me sourit-elle. Tu vas mieux?
- Oui. Désolée pour ce matin
- Je ne vois pas de quoi tu parles, feint elle en me souriant
- Merci.
- Tu veux que je te dise ce que j'ai trouvé ? demanda-t-elle pour enlever certainement ma sensation de malaise
- Oui, je veux bien, soufflais-je en me positionnant près d'elle
- Alors… d'abord, Castle a trop d'amis fortunés !
- Non, tu crois, souriais-je à cette remarque
- Si je m'en réfère aux riches, en couple, dans la tranche d'âge 30-40 ans. Ils sont 29.
- 29 ! M'exclamais-je dépitée par cette nouvelle
- Sur 250 invités sans la presse, je trouve que j'ai fait un bon tri, s'indigna-t-elle
- Comment allons-nous procéder pour protéger 29 couples soit 58 personnes !
- Les caméras enfouies dans les parkings couvrent toutes les zones. Au moment où ce fossoyeur va poser son gaz dans un moteur, on le verra, assura-t-elle. Avec la plaque d'immatriculation, on pourra identifier ses cibles
- Tu penses que c'est Castle et moi qui sommes visés? Demandais-je une dernière fois pour être sûre de son profilage et du mien.
- J'en suis certaine. La presse ne parle que de ça. Et ça doit être jouissif pour lui. Enterrer le lieutenant qui s'occupe de ses meurtres sera pour lui une consécration ultime !
- Super, soupirais-je
- Kate, si tu ne souhaites pas...
- Non, c'est bon, la coupais-je. Le maire et sa femme pourraient être aussi des cibles de premiers choix, ajoutais-je en voyant la photo de Bob à l'écran
- Oui, concéda-t-elle, après vous deux, je pencherais en effet sur ce couple-là.
- Ok. Où sont les gars ? Demandais-je en m'apercevant que je ne les avais pas encore vus.
- Ils ratissent les bois, m'informa-t-elle alors que son téléphone sonnait. C'est Lily, je te laisse deux minutes, ajouta-t-elle en sortant pour répondre à sa fille.
Plongée dans mes pensées, je m'assis en face de cet écran qui venait de dénombrer les probabilités de chaque couple à se faire enlever en fonction de leurs âges, leurs fortunes et le profil du tueur. Castle et moi arrivions largement en tête avec une probabilité de 78%. Bob et sa femme avait obtenu 17%, suivaient ensuite les autres couples. Soupirant devant cet écran de malheur, je sortis de ma léthargie face à l'arrivée d'un café fumant. Relevant la tête, je vis Hunt près de moi :
- Tenez, dit-il en me tendant mon nectar préféré
- Merci, répondis-je sur mes gardes
- Pas trop stressée pour ce soir?
- Non, nous sommes prêts, mentis-je
- Bien, me sourit-il. J'ai étudié le confinement dans cette capsule, ajouta-t-il. Quand vous serez enterrés. Évités de paniquer et respirés lentement pour ne pas essouffler tout l'oxygène.
- Je m'en doutais, rétorquais-je
- Ok, fit-il penaud face au ton que j'avais employé. Pour mes avances de l'autre fois, continua-t-il
- C'est bon c'est oublié, le coupais-je en me levant
- Beckett, je suis désolé. Je n'aurais pas dû, surtout après ce que vous avez vécu, je …je ne savais pas, murmura-t-il
À sa phrase, je m'étais raidie et retournée pour le voir. Il avait désormais les yeux baissés et refusait de me regarder. Il était « désolé », il avait pitié de moi ! Mon dieu, mon humiliation ne pouvait pas être pire à ce moment-là. J'étais persuadée que Hunt m'avait fait du rentre dedans en connaissant mon passé. Et quelque part c'était flatteur pour moi, de penser que malgré les attouchements qu'Abbott m'avait fait subir, un autre homme que le mien pouvait me désirer. Maintenant, je lui évoquais seulement de la pitié ! Je n'étais qu'une petite chose brisée par la vie pour lui.
- Je vais vous laisser, rajouta-t-il sans me regarder et en sortant de la pièce gêné
Totalement désappointée par sa révélation, je me rassis en m'efforçant à ne pas pleurer. Je ne comprenais pas pourquoi son refus me faisait autant de mal. Je ne voulais pas sortir avec Hunt ! Mais l'idée que je lui plaise… je ne sais pas… Je le dégoutais, voilà tout ce que j'inspirais…
- Hey, me fit Lanie en arrivant l'embrasure de la porte
- Hey, murmurais-je en avalant mes sanglots
- Oh, Sweety, qui a-t-il ? S'inquiéta-t-elle en s'approchant de moi
- Rien, Lanie, soufflais-je
- Kate…
- Pas maintenant, la suppliais-je
- Je suis là, si tu as besoin, me dit-elle en me caressant l'avant-bras
- J'allais descendre te voir, avouais-je. Je voulais des renseignements sur la capsule
- La capsule ? fit-elle étonnée
- Oui
- Que veux-tu savoir?
- Je vais te demander quelque chose Lanie, et, tu dois me promettre de ne rien dire, l'avertis-je
- Tu me fais peur là, reprit-elle la voix inquiète
- On a équipé toutes les voitures, les garages pour la soirée, commençais-je, nous aurons sur nous des traceurs et au cas où Jordan pourra payer la rançon si vous ne nous localisiez pas.
- …..
- Lanie, soufflais-je tristement. Si jamais …
- Non, me coupa-t-elle. Tout ira bien, si tu n'en es pas sûre alors arrête ! S'exclama-t-elle apeurée
- Le risque zéro n'existe pas. Malgré toutes nos précautions… il n'existe pas.
- Kate, que veux-tu me dire? demanda-t-elle anxieuse
- J'ai peur qu'il ne change son mode opératoire et qu'il ne réclame pas la rançon. Si jamais c'est le cas, on ne tiendra que 48 heures sous terre
- Hum, acquiesça-t-elle
- Je voudrais donner plus de temps à Rick, avouais-je, plus que 48 heures si vous perdiez le signal et que vous aviez du mal à nous retrouver… au cas où.
- Plus de temps mais… comment ?
- Lanie, promets-moi de m'aider et de ne rien dire, murmurais-je
- Kate?
- Promets-le-moi, l'implorais-je. C'est juste au cas où tout ce qu'on a prévu ne marcherait pas.
- Je… dis-moi
- Lanie!
- Je te le promets, dit-elle d'une voix peinée
- Combien de temps tiendrait Castle si je n'étais pas avec lui ? Demandais-je
- Kate, vous serez tous les deux dans cette capsule, rétorqua-t-elle
- Si, il était LE seul à respirer dans cette capsule, continuais-je en la regardant dans les yeux
- Tu te moques de moi ! cria-t-elle
- Lanie !
- Il en est hors de question, Kate !
- Tu m'as promis ! M'exclamais-je
- À quoi ? À mourir ? Certainement pas !
- Castle doit s'en sortir quoi qu'il arrive, rétorquais-je, il a une fille !
- Et il t'a TOI !
- écoute, dis-moi combien de temps gagnerait-il après 24 h à deux. La moitié plus ? il aurait encore 36 heures, soit 12 heures supplémentaires ?
- Tu crois vraiment que Castle va te laisser faire ! s'indigna-t-elle
- Il n'en saura rien. J'ai besoin de toi. J'ai besoin de ma meilleure amie pour sauver l'homme que j'aime. Si jamais tout ne se déroule pas comme nous le pensions, j'ai besoin de toi, Lanie… Je me donne un délai de 24 heures après ce temps écoulé… j'ai besoin de toi.
Elle me regarda en pleurant pendant plusieurs secondes.
- Kate, ne me demandes pas ça, m'implorait-elle
- Lanie, Kyle Abbott m'a déjà tout enlevé.
- Non, tu as Castle et …
- On n'arrive même pas avoir de relations ensemble! M'emportais-je. On n'est pas un couple, on est des colocataires ! Même s'il est patient et compréhensif, il souffre, il mérite d'être heureux. Je vais me battre Lanie mais si jamais ça tourne mal… Aide-moi, … aide-moi à le sauver, l'implorais-je. J'ai besoin de savoir que quoi qu'il arrive, il vivra, pleurais-je
- Kate...
- Si tu ne m'aides pas, je me débrouillerais toute seule, rétorquais-je.
- Tu es ma meilleure amie !
- Et toi aussi, alors aide-moi…
- Ok, murmura-t-elle en me serrant dans ses bras.
- Merci, répondis-je en resserrant son étreinte.
