Bonjour ^^! Je poste ce chapitre ce soir à la va-vite parce que demain et après demain je ne suis pas sûre de pouvoir le faire. J'espère que vous m'excuserez s'il n'est pas aussi soigné que les autres! Merci à Myuneko pour sa review, et bonne lecture à tous!


-Raaah! agonisait le pauvre Hanatarou, étouffant sous une masse de filles enthousiastes et pour le coup, totalement guéries.

-Que se passe-t-il ici? gronda Yasochika en surgissant dans la salle de consultation, intrigué par le vide soudain de la salle d'attente.

Personne ne lui répondit. Et s'il ne comprit pas vraiment la situation, la seule chose qui était claire, c'était qu'il fallait sauver le septième siège d'une mort par étouffement. Même s'il ne comprenait pas ce que les filles pouvaient bien lui trouver de kawaï.

-J'adore quand il chouine, murmura l'une d'elles suffisamment fort pour qu'il entende.

Iemura se précipita dans les couloirs, appelant à l'aide. Ce n'étaient pas des onzièmes division, mais ces filles semblaient des adversaires coriaces.

-Allez-y! ordonna-t-il aux shinigamis qui venaient d'arriver.

Les quatrièmes division s'avancèrent et commencèrent à essayer de défaire le tas humain. Si les première filles furent faciles à enlever, la résistance s'organisa rapidement.

-Dites, je crois qu'on est attaqué, hasarda une des fangirls à moitié coincé sous le tas, ayant sans doute un bras occupé à tripoter le pauvre Hanatarou.

Les shinigamis sortirent l'une de leurs armes les plus efficaces contre la onzième division : un produit verdâtre qui faisait s'évanouir la personne touchée. Ils en eurent cinq. Mais les fangirls peuvent se révéler terrible lorsqu'on tente de les séparer de leurs proies, et les quatrièmes divisions n'étaient pas les plus aptes au combat rapproché. Quant aux onzièmes divisions qui venaient râler parce que leurs repas n'étaient pas donnés à temps, lorsqu'ils virent les adversaires auxquels se mesuraient bravement les médecins, ils retournèrent se coucher en silence ; après tout, ils étaient blessés donc inaptes au combat, n'est-ce pas?

Les filles prirent le dessus dans la lutte. A coups de poings, de dents et même d'une bouteille de ketchup sortie d'on ne sait où, elles réussirent à repousser les médecins. Heureusement (ou plutôt malheureusement pour les shinigamis), Unohana n'était pas là.

Hanatarou profita du bazar ambiant pour se faufiler jusqu'à la fenêtre, l'ouvrit et l'enjamba.

-Il s'enfuit! Hanatarou s'enfuit! avertit l'une des filles, faisant se figer les antagonistes.

Il y eut un mouvement de masse vers la fenêtre, à la grande stupeur des quatrièmes division. Toutes les filles voulurent passer en même temps par la petite fenêtre. Rencontrant l'impossibilité physique de cet objectif, il y eut des filles coincées.

-Grouillez! s'écria l'une d'elle en poussant malgré tout.

Un gros crack retentit, et toutes les filles purent passer. Le bureau d'Hanatarou comptait maintenant une porte de plus. Les shinigamis en restèrent bouche bée, puis Yasochika réagit :

-Septième siège Yamada Hanatarou! Vous ne pouvez pas abandonner votre poste! beugla-t-il.

Mais tout le monde était déjà loin. Après tout, Yamada avait une bonne expérience dans les parties de trap trap avec les onzièmes division. Et une fangirl motivée en vaut deux.

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Kyoraku courait, essayant de ne pas entendre le bruit de lutte derrière lui. Il allait se réfugier chez Ukitake, et de là, donner l'alerte. Beau programme.

-KYYYYAAAA! Il est là!

Une dizaine de filles venaient de sortir d'un buisson adjacent, juste devant lui. Comment avaient-elles su qu'il passerait par là? Un piège! Elles lui avaient tendu un piège. Il n'avait pas le choix : demi-tour.

Il se tourna dans un ample mouvement de manteau rose. Les filles qui étaient cachées sur le toit lui tombèrent dessus.

-On l'a!

-Pas... compléta l'une d'elle qui venait de s'écraser par terre.

En effet, Sunshui venait d'abandonner son manteau. Oui, abandonner. Mais, il n'allait pas sacrifier sa vie pour un manteau. En entendant des bruits de déchirure derrière lui, il espéra qu'au moins son bien avait réussi à lui faire gagner du temps, celui du partage du vêtement.

-Reviennnnnns! hurlèrent les fangirls avant de se lancer sur ses talons.

Pourvu qu'il puisse se planquer dans la division d'Ukitake. D'ailleurs, son ami faisait toujours craquer les filles, avec un peu de bol, il arriverait à les distraire.

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-Bon, on va où? Parce que c'est un vrai labyrinthe, ta maison? demanda Ichigo.

-Tu n'es pas obligé de me suivre, répondit Byakuya, passablement irrité. Nos chances sont plus grandes si l'on se sépare.

-Pas les miennes. Toi, tu connais ton manoir! rétorqua Kurosaki, énervé par le côté "les roturiers peuvent tous crever et surtout toi" du capitaine.

Ils sprintèrent le long d'un autre grand couloir. Les filles gagnaient du terrain.

-Du nerf, on va les avoir!

-Vous êtes trop canonnnn!

Kuchiki pensa qu'il devait absolument mettre la main sur une veste s'il voulait pouvoir sortir. Et il ne pouvait pas retourner dans sa chambre. Que faire?

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Ukitake était assis sur sa terrasse, un verre de thé à la main et des pensées optimistes plein la tête. Il faisait beau, la paix régnait (temporairement) à Soul Society, sa maladie le laissait tranquille et il pouvait prendre un thé dans le calme ce matin. Le soleil se cacha derrière un nuage.

-Vous devriez rentrer, capitaine. Vous allez attraper froid, ordonna presque une voix dans son dos.

Il se retourna, surpris. Ce n'était ni Kyone ni Sentarô. C'était une infirmière. Une grande brune l'air autoritaire.

-Ça ira, merci, répondit-il avec son plus beau sourire. Merci de vous inquiéter.

La fille se mit à rougir et à le dévorer des yeux.

-Vous êtes nouvelle? Je ne vous ai jamais vue.

-Euh... oui, murmura l'infirmière devenant encore plus rouge, son air autoritaire s'effaçant un peu au profit d'un visage "collégienne à son premier rendez-vous amoureux".

-Unohana a un message à me transmettre? interrogea le capitaine, intrigué par l'apparition d'une infirmière dans sa division alors qu'il ne crachait pas de sang.

-Non, pourquoi?

-Parce que je n'ai pas besoin de soins en ce moment, aussi je suis un peu surpris par votre présence.

Une lueur avide apparut dans les yeux de la brune.

-Je suis là pour vous, affirma-t-elle avec émotion.

Ukitake fut saisi d'un pressentiment, comme Kyoraku et Byakuya avant lui.

-Pour moi? s'étonna-t-il. Pourquoi?

-Pour prendre soin de vous.

Là, Juushiro en était sûr. La fille le regardait d'un air pervers. Il posa son thé et se leva, inquiet.

-Je n'ai besoin de personne, dit-il fermement.

-Capitaine, vous devriez rentrer, vous allez attraper froid, recommanda-t-elle d'un ton sans réplique mais souriant quand même.

De toute sa vie, Ukitake n'avait jamais vu des menaces proférées avec un air aussi gâteux. Terrifiant.

-Hors de question. Qui êtes vous? questionna-t-il, regrettant l'absence de son zampakutô.

-Je suis votre plus grande fan, lui apprit la grande brune comme si elle faisait une déclaration d'amour, et ça en était probablement une.

Puis elle ajouta, avec une tête de prédateur :

-Rentrez. Vous allez attraper froid si l'on vous déshabille dehors.

-On? s'alarma intérieurement le malade.

Une fangirl pouvait être maîtrisée. Mais plusieurs? Combien étaient-elles?

Des filles costumées en infirmières sortirent des buissons dans lesquels elles étaient cachées.

-Une vingtaine, estima Ukitake en se sentant pâlir. Grands dieux...

-Alors, capitaine? demanda sadiquement la fangirl du départ. Vous nous suivez gentiment?

-Jamais! s'écria le pauvre capitaine se préparant à défendre chèrement sa peau. Sentarô! Kyone!

-C'est inutile, affirma la brune. On a drogué leur saké d'hier soir.

Elle secoua la tête, consternée.

-Quand je pense que certaines des filles sont venues ici sans aucun matériel, ni vrai plan... Franchement, l'invasion de Las Noche avait été mieux préparée!

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À Las Noche, Szayel se retenait de hurler de rage en regardant la brune autoritaire déguisée en infirmière. Elle! Médée, Méduse, Furie, Garce! Cette fille qui avait l'air tout sauf... angélique! Il passa la main dans ses cheveux avec rage, furieux de ne pas avoir réussi à mettre la main sur cette fille qui dirigeait maintenant une attaque sur le capitaine de la treizième division.

Seuls Tousen et Ichimaru se rendirent compte qu'Aizen se retenait difficilement de faire la grimace, mais uniquement l'aveugle savait pourquoi.

Les vidéos de l'attaque avaient mystérieusement disparu dès que l'invasion avait été repoussée, et Gin soupçonnait que le maître de Las Noche y était pour quelque chose.

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-Allez, attrapez-le et on le fait rentrer! ordonna la brune, inconsciente des réactions négatives des habitants de Las Noche.

Cinq filles sautèrent sur Ukitake, voulant le plaquer au sol. Une autre, pour être sûre que son ultime fantasme ne se fasse pas mal, utilisa son corps pour amortir la chute du malade. Aussitôt, le capitaine se retrouva submergé par les fangirls et solidement immobilisé.

-Allez, on le rentre!

Elles le soulevèrent, le portant par les bras et les jambes, libérant leur camarade un peu aplatie.

-Mais vous êtes malades, lâchez-moi! tentait de les raisonner Juushirô en se débattant.

-Il est trop beauuuuu.

-Ne t'inquiète pas, Juu-kun, on ne va pas te faire de mal! On va juste te prouver notre amour! dit l'une de ses assaillantes d'un air attendri devant l'air légèrement affolé du prisonnier.

Ce n'était pas pour le rassurer.

-Lâchez-le! intervinrent deux voix en colère.

-Sentarô! Kyone! s'exclama Ukitake, soulagé et ravi de les revoir.

-Comment êtes vous réveillés après ce qu'on a mis dans le saké? interrogea la chef du groupe d'un ton rogue.

-Le saké? s'écrièrent en chœur les deux vice-capitaines.

-Ben oui, les deux pochards que vous êtes auraient dû se jeter dessus, expliqua l'ex du groupe Sab, dédaigneuse.

-Tu crois qu'on aurait laissé le capitaine tout seul ce matin? Si on s'était bourré la gueule, qu'on était malade ce matin et que le capitaine se sentait pas bien? Il est hors de question qu'on abandonne le capitaine Ukitake! brailla Kyone, vexée de l'étiquette de pocharde et de négligente qu'on lui prêtait. Et tu crois que j'aurais laissé notre capitaine malade aux bons soins de cet incapable?

-Arrête de dire ce que je dois dire! beugla Sentarô. Capitaine! Tenez bon! On va vous sortir de là!

Quelques unes des filles lâchèrent l'homme aux cheveux blancs pour se diriger vers eux, mais pas assez pour qu'il puisse se débarrasser d'elles.

-Que l'un de vous deux aille chercher de l'... commença Juushirô avant d'être coupé par deux lèvres se posant sur les siennes.

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Les arrancars se tordaient de rire. Ulquiorra sortit un peu précipitamment, incapable de soutenir le spectacle d'une torture qui avait été la sienne. Ichimaru riait de bon cœur en voyant Ukitake tenter de se libérer encore une fois.

Des filles séparèrent la fangirl de leur victime, mécontentes (jalouses) de son action, sans oublier de caresser au passage les longs cheveux blancs de leur prisonnier qui avait l'air de sortir d'une longue séance d'apnée. Tousen ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour le pauvre Ukitake, qui avait à la base une santé fragile. Même si maintenant il était un ennemi, il n'était pas sûr que le malade ait fait quelque chose de suffisamment mesquin pour mériter un pareil traitement.

-Vous croyez qu'elles arriveront à se retenir de le déshabiller sur place? demanda Noitora en ricanant.

-Je pense que oui, soutint Somarie. Elles ont l'air de se préoccuper de son état de santé.

-Si la bagarre ne suractive pas leurs hormones, c'est possible, affirma Szayel, toujours aussi mécontent.

Le scientifique espérait de tout cœur que sa Némésis personnelle laisserait des plumes dans l'affaire.

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-À l'aide!

-À poils!

-Attends nouuuuus!

Kyoraku passa en flèche devant la sixième division, sans que personne le remarque, tout le monde étant trop occupé à comprendre ce qui était arrivé à leur capitaine et vice-capitaine.

-Ukitake! Pourvu que tu puisses m'aider! implora intérieurement le fuyard en se dirigeant vers les quartiers de son ami.

Renji, de son côté, tentait de mettre en œuvre une vieille tactique de diversion, utilisée d'habitude pour distraire des bêtes sauvages. Il commença à retirer sa veste tout en courant.

-KYYYYYAAAAAA!

Le hurlement des filles à la vue de son épaule nue lui déchira les tympans.

-Enlève le hakama, Renji! cria l'une de ses poursuivante.

-Plutôt crever, marmonna le vice-capitaine en laissant tomber par terre sa ceinture.

Deux filles se jetèrent dessus comme des loups affamés sur un morceau de viande, ralentissant le groupe des poursuivantes. Encouragé par ce succès, Abarai tomba la veste.

Grosse erreur. Après avoir poussé un autre cri à exploser les oreilles d'un sourd, les filles accélérèrent, alléchées par la vue des épaules musclées et tatouées dégoulinantes de sueur.

Il allait être rattrapé. Et ça avait quelque chose d'humiliant pour un vice-capitaine, d'être battu à la course à pieds par des filles à la base pas particulièrement sportives, braillant à plein poumons et portant dans les bras une partie de ses vêtements à lui.

Il avait pourtant entendu dire que le dopage aux hormones était interdit dans le monde réel. Les fangirls étaient donc elles interdites de compétitions pour cause de performances inhumaines?