CHAPITRE 32


POV CASTLE


- Richard! J'ai eu si peur, souffla la voix de ma mère dans le combiné

- Je vais bien, ne t'inquiètes pas

- Et Katherine?

- Elle va bien aussi, mère, répondis-je en m'éloignant pour me faire un café. Tu es où?

- À Nice, je vais me renseigner pour prendre un vol , ajouta-t-elle

- Non, mère, profites de tes vacances, la rassurais-je. Nous allons bien, alors amuse-toi.

- Mais…

- De toute manière, tu rentres dans cinq jours, la coupais-je

- Comme tu le veux. Alexis est près de toi?

- Non, elle n'est pas encore arrivée

- Embrasse-la pour moi dans ce cas

- Ce sera fait. Amuses-toi bien mère, dis-je pour terminer cette conversation

- Et vous deux, reposez-vous. Je t'aime

- Moi aussi, murmurais-je en raccrochant.

Accoudé au comptoir près de l'évier, je me sentais épuisé… je n'avais qu'une envie, retrouver Espo et Ryan et aller me coucher dans mon lit avec Kate. Fermant les yeux, un souvenir m'envahit :

« Kate était partie pour DC depuis 4 mois déjà… 4 longs et interminables mois, où je n'étais que l'ombre de moi-même. Je passais du lit à mon bureau au frigo… ce n'était que les seuls déplacements que je m'autorisais. Alexis était entrée à l'universalité et ma mère avait baissé les bras face à mon désarroi. J'avais l'impression que mon monde s'était écroulé… J'avais perdu mon but. Enfermé dans mon bureau, je passais des journées à regarder la photo qui trônait désormais près de mon ordinateur et de ma table de nuit : Kate et moi étions dans Central Park, nous avions fait un selfie. Sur cette photo, elle respirait la joie de vivre. Elle me manquait plus que l'entendement. La nuit venue, je n'arrivais à dormir qu'avec une bonne bouteille d'alcool et un tee-shirt qu'elle avait oublié au loft. Humant son odeur, je fermais les yeux, en nous imaginant ensemble et heureux.

Ce pan de ma vie avait été le plus douloureux de toute mon existence, devoir réapprendre à vivre sans elle avait été le plus grand défi de ma vie. »

Je ne savais pas pourquoi je pensais à ça… aujourd'hui. Certainement la fatigue et le fait de la voir si en colère face à moi, avait fait resurgir ma peine.

- Castle? Tu vas bien? me demanda Lanie derrière moi

- Oui et toi, répondis-je toujours les yeux fermés

- Tu es sûr? re-demanda-t-elle en mettant sa main sur mon épaule

- Je vais bien, juste épuisé, reconnus-je en me retournant

- Tu devrais aller dormir dans ce cas

- Non, je vais voir ma fille et ensuite j'irais aider Kate et les autres

- Comment c'est?

- Pardon? Fis-je surpris

- Dans cette capsule, dans le noir, pendant des heures? Sanglota-t-elle

- Lanie, on va sortir Javier de là, tentais-je

- J'ai tellement peur… j'ai l'impression… que… que…, pleurait-elle

- Que ton monde s'écroule, terminais-je ne déglutissant

Elle me regarda les yeux pleins de larmes et hocha de la tête. Sa détresse faisait écho à celle que j'avais pu vivre un an et demi en arrière. M'approchant d'elle, je la pris dans les bras.

- Tout va bien se passer, murmurais-je en lui caressant le dos

- Je… j'y arriverais pas… s'il lui arrivait malheur… j'y arriverais pas.

- Tout va bien se passer, répétais-je pour la rassurer et me rassurer moi-même.


POV BECKETT


- Ici ! cria Will

- Quoi?

- Regarde! reprit-il en me montrant des traces de pneus

- Elle pourrait correspondre aux traces d'un camion de livraison ?

- Oui… alors attend, dit-il en se retournant dans tous les sens. Où est la route?

- Toi et ton sens de l'orientation, souriais-je

- Il faut bien que j'ai un défaut, rétorqua-t-il dans un sourire charmeur.

- On est au Nord, l'informais-je, la route est à l'Est.

- Ok, ne répondit-il pas convaincu. Et où est l'Est?

- À l'opposé de l'Ouest, le taquinais-je en marchant en direction des pneus laissés par le camion

- Très drôle, Kate. On appelle les renforts?

- Non, allons voir ce qui se trouve au bout de ses traces, commençais-je, s'il n'y a rien on aura arrêté les recherches des autres pour rien.

- Tu as raison, acquiesça-t-il en me suivant

- J'ai toujours raison, souriais-je

- Alors de quoi voulais-tu parler avant que je ne te coupe? demanda-t-il

- J'aimerais assez que tu gardes pour toi ce qui c'est passer entre nous à DC, murmurais-je

- Pourquoi?

- S'il te plaît, Will, insistais-je

- Comme tu veux, soupira-t-il

- Merci

- Ne me remercie pas, la vérité sort tôt ou tard, Kate. Je ne sais pas pourquoi tu ne veux pas en parler mais sache qu'un jour tout ce sait, termina-t-il

- Je sais.

- Je voulais te demander, tu as laissé quelques affaires dans mon appartement, je les ai rapportées.

- C'est gentil. Je les récupérerais à la fin de l'enquête, si c'est bon pour toi.

- Hum, hum

Marchant côte à côte, je regardais les traces au sol en ne pensant qu'à une seule chose… Castle. J'espérais sincèrement qu'il ne découvre pas ce qui c'était passé à DC entre Will et moi.


POV ESPOSITO


(18 heures de l'après-midi soit 11 heures dans la capsule)

- Mec, j'ai un souci, dis-je embêté à Ryan

- Quoi?

- J'ai envie de pisser

- Tu rigoles là, rétorqua-t-il paniqué

- Tu crois que j'ai envie de me marrer ! M'exclamais-je

- Et merde, soupira-t-il

Nous étions tous les deux comme dans un sarcophage, l'un en face de l'autre sans possibilité de replier les jambes ou d'esquisser le moindre mouvement.

- T'as rien dans tes poches, qui pourrait m'aider?

- Comme?

- Je sais pas mec… fais tes poches ! M'exclamais-je au bord du gouffre

- Ok, ok.

Après quelques secondes de fouilles intensives sans succès, je ne savais plus quoi faire. Je me retenais delà depuis plus d'une heure et je ne pensais plus tenir longtemps

- Un préservatif! Criait subitement Kévin

- Pardon?

- Tu dois bien avoir un préservatif… tu le mets… ça fait réservoir, ajouta-t-il

- Super… là c'est le moment le plus humiliant de ma vie, soupirais-je

- Tu préfères te faire dessus? Sourit-il

- Non, bougonnais-je en cherchant mon portefeuille

- Tu sais ce que je pense?

- Quoi? Demandais-je en prenant mon sachet

- Qu'on a plus de chance que Beckett, rit-il

- C'est vrai, reconnus-je, si on sort d'ici on lui demandera comment elle a fait

- Heu, Javi?

- Hum

- Tu as un autre préservatif? demanda-t-il gêné


POV CASTLE


Assis côte à côte sur le sofa du commissariat, j'essayais tant bien que mal de réconforter Lanie quand j'aperçus mon rayon de soleil entrer

- Pumpkin, dis-je souriant en la prenant dans mes bras

- Papa, j'ai eu si peur

- Tout va bien maintenant mon ange, la rassurais-je alors qu'elle commençait à sangloter

- Vous avez un don pour vous attirer des ennuis, tous les deux! S'exclama-t-elle

- C'est vrai, soupirais-je en la serrant plus fort contre moi

- Où est Kate? murmura-t-elle incertaine

- Dans les bois, elle recherche Esposito et Ryan

- Vous avez des pistes? demanda-t-elle en me regardant

- Pas grand-chose, reconnus-je alors qu'elle quittait mes bras pour enlacer Lanie

- Je suis désolée, chuchota Alexis

- Je sais Sweety

- Tout va bien se passer, Kate et papa vont les retrouver

- Hum

- Lanie? Demandais-je

- Oui

- Puis-je te confier ma fille, je vais aller donner un coup de main.

- Oui, ne t'inquiète pas

- On se voit plus tard mon ange?

- Oui… mais fais attention

- Toujours, souriais-je en m'éloignant.

Montant dans un taxi, j'appelais Kate pour savoir où la rejoindre:

- Beckett

- C'est moi, je viens de quitter Alexis, où te trouves-tu?

- Dans le premier bois, Hollander Woods, mais je ne pense pas que tu arriveras à nous rejoindre

- Pourquoi?

- on marche depuis plus d'une heure, ajouta-t-elle

- Vous avez une piste?

- On suit les traces de pneus d'un camion, s'essouffla-t-elle

- Tu vas bien? M'inquiétais-je

- Oui, je suis juste fatiguée

- Très bien… je vais appeler Jordan pour savoir si elle a besoin d'aide, dis-je hésitant

- Hum, Castle?

- Oui

- Je t'aime, chuchota-t-elle

- Moi aussi, Kate, souriais-je à son attention. Tiens-moi au courant si tu as du nouveau

- Ok… à plus tard, ajouta-t-elle avant de raccrocher

Son « je t'aime » m'avait touché, malgré nos disputes ou nos rancœurs, elle me déclarait tout de même son amour comme pour apaiser mes craintes et je lui en étais reconnaissante.


POV JORDAN


Nous épluchions chaque centimètre carré de ce foutu bois, la nuit commençait tout doucement à tomber. Tous les flics de New-York étaient déployés ainsi que quatre hélicoptères qui survolaient les deux bois. Le froid commençait à se lever. Je ne savais pas si c'était la meilleure manière de les retrouver… je devrais peut-être confronter Ben Cameron, jouer un tour de poker et voir le résultat… mais je me doutais qu'il se méfierait de moi. Un appel me sortit de mes pensées:

- Shaw

- C'est Castle, tu as besoin d'aide?

- Je pense qu'on va devoir revenir sur nos pas… la nuit tombe

- Tu ne vas pas les laisser passer la nuit dehors! S'exclama-t-il outré

- Comment veux-tu qu'on les trouve dans le noir le plus total

- Kate suit des traces de pneus, elle va peut-être les trouver, rétorqua-t-il

- Tu es sûr de toi?

- Oui, je viens de l'avoir au téléphone.

- Où se trouve-t-elle pleine d'espoir

- Hollander Woods à une heure de marche, j'envoie mes hélicos ainsi que les renforts

- On se rejoint là-bas, ajouta-t-il

- Très bien, dis-je en raccrochant. DEMI TOUR TOUT LE MONDE, criais-je, ON A UNE PISTE!


POV BECKETT


La nuit commençait à tomber tout doucement, regardant ma montre, elle affichait 18h30. Cela faisait 11heures30 qu'ils étaient dans la capsule.

- On devrait faire demi-tour, me dit Will

- On ne les laisse pas!

- Kate, le temps qu'on retourne au sentier, il fera déjà nuit? On ne peut pas les trouver dans le noir le plus complet.

- Rentre, toi!

- Kate

- Non Will! Hurlais-je fatiguée, je ne les laisse pas enterrer sous terre alors qu'on a une piste

- Comme tu veux, souffla-t-il, mais comment comptes-tu te repérer dans le noir?

- On avisera le moment venu, soupirais-je en continuant de marcher

- Le moment venu, bougonna-t-il derrière moi


POV RYAN


(19 heures de l'après-midi soit 12 heures dans la capsule)

- On fait quoi maintenant? Demandais-je le préservatif plein dans la main

- Fais un nœud

- Non sans rire et après!

- Je sais pas, place le quelque part dit-il en se contorsionnant dans le noir

- Que fais-tu?

- Je cherche où le poser! S'exclama-t-il grincheux

Face à la situation je me mis à rire aux éclats, nous étions tous les deux bloqués comme des sardines sous terre avec des préservatifs pleins d'urines, quelles pouvaient-être les probabilités que ça nous arrive !

- Qu'est-ce qui te fait rire?

- On a vraiment le don de se mettre dans de sacrés situations, reconnus-je

- Ouais, fit Javier.

- Javier?

- Hum

- Je crois que Jenny est enceinte, lâcha-t-il

- Quoi?

- Je crois que Jenny est...

- J'ai compris cette partie, le coupais-je, mais tu en es sûr?

- Pratiquement, murmura-t-il

- C'est-à-dire?

- Je suis tombé sur son test de grossesse dans la poubelle

- Quand?

- Hier soir, je… on doit sortir d'ici mec… je veux voir mon enfant grandir…

L'angoisse commençait à monter au fur et à mesure que le temps s'écoulait et si je ne m'en sortirais pas…je ne verrais jamais mon enfant…


POV CASTLE


- Castle, il est 19h, me déclara Jordan devant l'entrée du bois

- Et?

- On ne peut pas se risquer à lancer une équipe dans le noir, on va se perdre

- Jordan, on ne peut pas les abandonner… Ils sont comme dans un caveau, enterrés vivant… on ne peut pas abandonner, lui affirmais-je en la regardant droit dans les yeux

- Comment veux-tu qu'on les rattrape, ils sont à plus d'une heure et demi de marche de nous, répliqua-t-elle soucieuse en regardant les bois

- Je sais pas, soupirais-je

- Les équipes sont arrivées, nous fit Hunt, mais je ne pense qu'il soit prudent d'envoyer des hommes là-bas

- Donnez-nous des pelles! M'exclamais-je énervé

- Pardon?

- Les pelles, on aura besoin de pelles pour les déterrer, et on garde les hélicos, affirmais-je excédé

- Castle, ce n'est pas que je ne veuille pas, temporisa-t-il, mais je pense que…

- Une voiture! s'écria Jordan en se retournant

- Quoi?

- Il a parcouru ses bois en camion, je prends le SUV ainsi que des pelles et on les rejoint, dit-elle en partant en direction de la voiture

- Et comment comptez-vous les localiser? demanda Hunt en prenant des pelles

- Je… je ne sais pas, souffla-t-elle en chargeant le SUV

- Localisez le portable de Beckett, tentais-je

Toutes les têtes se retournèrent sur moi dans un sourire ravi

- Quoi?

- Je comprends mieux pourquoi Kate dit que tu peux être utile, lança Jordan en prenant son téléphone

- Merci… enfin je crois, soufflais-je

Après 30 minutes de voiture dans les bois, nous arrivions près de Kate et Will. Nous garant devant eux, j'ouvris la vitre et leur lançais :

- Besoin d'un taxi?

- Avec plaisir, souffla soulagée Kate en montant à l'arrière avec Sorenson.

- Comment vous nous avez trouvé? demanda Mr FBI

- C'est Castle, sourit Jordan

- Castle? Fit cet idiot surpris

- On a tracé le portable de Kate, répondis-je fier de moi en me retournant pour voir sa réaction

Nos regards entrèrent en contact et elle me sourit puis se pencha pour venir m'embrasser chastement :

- Merci, chuchota-t-elle

- De? Fis-je surpris de sa réaction

- D'être venu nous chercher, murmura-t-elle épuisée

- Always, souriais-je en lui caressant la joue.

Elle me sourit puis se repositionna sur sa banquette arrière et c'est tout fier que je scrutais Sorenson.

- Tu penses qu'il a roulé combien de temps? demanda Sorenson à Jordan pour éviter mon regard

- On ne doit pas être loin, selon la scientifique et leur calcul on devrait arriver dans la zone.

- Et si jamais, on s'était planté, osa-t-il demander

- On rentre, répondit Jordan

- Non, attends, lança Kate

- On rentrera Kate, on est tous épuisé et dans le noir… on ne pourra pas les aidés.

- Je ne peux pas les abandonner, Jordan.

- Tu ne les abandonnes pas, on est tous avec eux… seulement on n'arrivera à rien dans le noir.

Face à sa déclaration, plus personne ne parlait, nous guettions simplement les traces de pneus avec un espoir de trouver au bout nos amis.


POV SORENSON


Voir interagir Kate et Castle me mettait mal à l'aise et en même temps j'étais jaloux. J'avais passé deux mois avec elle après son départ de New-York. Je connaissais son passé, son vécu. Et je savais également qu'elle suivait une thérapie pour s'en sortir.

« Les premiers mois avaient été très difficile pour elle, Kate refusait qu'on la touche, qu'on la frôle. Un bonjour était même compliqué et puis tout doucement elle s'est ouverte au monde, aux autres. Au bout de 10 mois de thérapie, elle acceptait le toucher des autres, et c'est à partir de ce moment-là, que nous nous étions rapprochés, après quelques soirées entre amis, un soir j'avais osé, je l'avais embrassé.

À mon geste, elle s'était reculée et m'avait repoussé violemment :

- Non

- Je… je suis désolé, balbutiais-je

- Je ne suis pas prête pour ce genre de relation Will et je…

- Je comprends, je suis désolé, la coupais-je

- Excuse-moi

- C'est pas grave, la rassurais-je en la prenant dans mes bras.

Les jours étaient ensuite passés, on s'était peu vu du fait de ses déplacements dans le pays, mais à son retour quelque chose avait changé… et elle m'avait embrassé… un baiser chaste mais un baiser, elle m'avait chuchoté entre les lèvres:

- C'est tout ce que je peux t'offrir pour le moment

- Ça me va, avais-je souris

Après quelques semaines de relations, nous arrivions à nous embrasser et à nous prendre dans les bras mais je n'étais pas autorisé à toucher sa peau si délicate et si tentante. »

Les voir tous les deux si proches, si amoureux me donnait un goût amer et me rappela notre dernier souvenir à tous les deux avant qu'elle ne reparte pour New-York :

« - Tu attaques à quelle heure, demain? Demandais-je en la prenant dans mes bras sur le canapé

- Pas avant 8 heures, répondit-elle alors que je lui volais un baiser

- Hum, la grasse mat' alors, souriais-je entre ses lèvres

- On peut dire ça, oui.

- Je peux dormir ici, ce soir? Ajoutais-je alors que je m'appliquais à lui embrasser la clavicule tout en lui caressant le dos

-Will, stop arrête, me repoussa-t-elle

- Quoi?

- Ne m'embrasse pas comme ça, répliqua-t-elle en se levant

- Kate… ça va faire deux mois qu'on sort ensemble, tentais-je

- Et alors?

- En deux mois, je n'ai pas pu une seule fois t'embrasser langoureusement, je n'ai pas pu te toucher en dessous de tes vêtements, on a jamais ne serait-ce qu'une seule fois dormi ensemble.

- Will, je ne peux pas

- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas! M'emportais-je

- Je…

- Je ne te demande pas du sexe, juste… j'ai l'impression d'avoir 12 ans, soufflais-je dépité

- On devrait arrêter là, rétorqua-t-elle en croisant ses bras

- Pardon?

- Je ne suis pas prête pour avoir des relations sexuelles, je ne suis pas prête à dormir avec un autre homme, je ne suis pas prête à t'embrasser comme tu le souhaites et encore moins à me laisser tripoter… Je ne veux pas te donner de faux espoir, on devrait arrêter là.

- Je t'aime et je suis sûr qu'on peut y...

- Dans trois jours, je repars pour New-York aider Lanie avec le mariage ensuite il y a le procès… je n'aurais pas de temps pour toi alors...

- Kate! Ne m'éloigne pas, écoute, tentais-je en lui prenant la main, on devrait essayer d'en parler

- De parler? fit-elle surprise

- De tes craintes? De quoi as-tu peur?

- Ça ne te regarde pas, siffla-t-elle en relâchant ma prise

- Que t'as fait Abbott, insistais-je

Je ne pourrais jamais oublier le regard qu'elle me lança à la fin de ma phrase, elle me regardait comme si j'étais un étranger.

- Vas-t'en

- Kate, je…

- J'ai dit, VAS T'EN, cria-t-elle.

Ce fut le dernier souvenir que j'avais d'elle à DC. »

Je n'arrivais pas à comprendre ce qui s'était passé. En l'espace d'à peine deux mois, elle était rentrée, s'était mise avec Castle et maintenant flirtait délibérément avec lui, j'étais certain au plus profond de moi qu'elle lui parlait de ses craintes, j'étais certain qu'ils formaient un vrai couple… et je ne pouvais pas m'empêcher de l'envier et de me poser sans arrêt la même question :

Qu'avait-il de plus que moi?


Alors?