Bonjour ^^! Vous avez bien failli ne pas avoir de chapitre pour cette semaine. Mais, finalement, j'ai réussi à le terminer! Alors, dans mes blablas de début de chapitre, j'annonce la mise en place d'un nouveau sondage dans mon profil, sur mes résumés. Vous, vous me connaissez, mais j'ai l'impression que dans le fandom Reborn! si le résumé craint un peu, c'est pas la peine d'espérer des lecteurs XD! Donc, je pose la question.
Myuneko : Nooon ^^, la scène avec le "ne te sacrifie pas pour moi" ne devait pas être aussi... théâtrale! Juste normale XD! Les fangirls de cette fois-ci n'ont pas été vraiment prévoyantes, donc, pas de grappin ^^, dommage! Je suis ravie que ce chapitre t'ait plu, comme les autres! J'espère que celui-ci te plaira tout autant!
Faustine : Bienvenue dans mes fics ^^! (bon, ok ça se dit pas, mais je peux dire quoi à la place ^^'?) Je suis contente que l'ensemble de mes fics t'aient plu. Je pensais que ce texte était suffisamment clair pour être lu tout seul, mais si tu me le dis, c'est que les allusions ne sont pas assez claire. En tout cas, tu n'es pas la première lectrice à me dire que tu ne voulais pas lire la fic au départ. Je vais essayer d'améliorer les résumés et les titres ^^. Je te remercie pour ta review (que j'ai trouvé assez constructive pour moi) et je te souhaite à toi aussi une bonne continuation (ainsi qu'à Violette ^^).
TaichoHitsugaya : Je n'ai pas oublié le thème à faire ^^. Il me faut juste un peu de temps!
-On est attaqué, on est attaqué! Elle aurait pu être plus claire! marmonnait rageusement Yamamoto en convoquant une réunion d'urgence de tous les capitaines suite à la réception d'un papillon de l'enfer.
Si par hasard, ce n'était pas urgent, ce gamin de Kyoraku se ferait incendier. N'avait-on pas idée de corrompre à ce point une vice-capitaine si sérieuse?
--
Hitsugaya était au beau milieu d'un des rapports de sa vice-capitaine lorsqu'il reçu le papillon.
-Réunion d'urgence? s'étonna-t-il.
Il avait un assez mauvais pressentiment. Aizen? Ou... pire?
-Matsumoto, tu finis les dossiers, ordonna-t-il en sortant.
-Mais, capitaine, j'avais rendez-vous avec... se défendit la rouquine, n'étant déjà pas très sobre.
-Tes rendez-vous avec les bouteilles de saké ne m'intéressent pas, lança froidement Tôshirô en s'énervant un peu, ce qui fit tomber d'au moins dix degrés la température de la pièce.
-Ok, capitaine, ne vous énervez pas!
-Ils ont intérêt à être finis.
-Capitaiiiine! gémit Matsumoto.
Le jeune homme sortit, inconscient des cinq filles qu'il venait de congeler dans son placard.
--
Kurotsuchi Mayuri était lui au beau milieu d'une expérience. Mais le vieux l'ayant menacé de faire sauter tous ses crédits s'il continuait à ignorer ses réunions, il se leva furieusement et sortit.
-Nemu! Qu'est-ce que c'est que tout ces bouquets de fleurs partout? hurla-t-il sur sa pauvre fille.
-Je ne sais pas, Mayuri-sama, chuchota-t-elle. Ils sont arrivés là ce matin.
Le scientifique se pencha sur l'une des gerbes qui arborait une étrange couleur bleue ; les fleurs auraient dû être blanches.
-Hum! fit-il avec un mépris déformant encore plus son visage déjà loin des canons de beauté habituels. Ce sont juste des marguerites dont on a recouvert les pétales de cette invention humaine appelée feutre!
Il serra le poing.
-Qui ose se moquer de moi à ce point? Si c'est cet ivrogne de la huitième division, sa prochaine coupe de saké pourrait bien lui être fatale! s'énerva-t-il en envoyant les pauvres marguerites par terre avec violence.
-Ce sont peut-être ces filles appelées fangirls, suggéra timidement Nemu.
-Idiote! Ne dis pas de bêtises! Comment auraient-elles réchappé de mon colis piégé? Le plan était parfait! Sachant qu'il venait de moi, elles ont dû passer dix minutes à crier et glousser, attirant toutes leur congénères, puis rester entre vingt minutes et une demi-heure à l'admirer béatement, et enfin l'ouvrir avec un immense respect parce qu'elles auraient pensé, ces décérébrées, que je l'avais fait en personne! J'avais même empoisonné le papier cadeau avec le produit numéro 16958D qui est lent et très douloureux, au cas où elles auraient décidé de le manger! Elles n'ont pas pu en réchapper!
-Bien sûr Mayuri-sama.
-Ça leur apprendra à venir me harceler et me faire perdre du temps! brailla le scientifique en jaillissant hors de son bureau pour se rendre dans la salle de réunion du vieux croûton qui dirigeait tous les shinigamis.
--
Unohana soupira et se mit en route. Soi Fon fit une tête à faire fuir les nouvelles recrues et se dirigea elle aussi vers le lieu de rendez-vous. Komamura fronça les sourcils, intrigué et partit en laissant sa division sous les ordres d'Iba.
--
Kyoraku entendit rapidement des hurlements. Adressant une courte prière pour l'âme et surtout le corps de son ami, il se précipita vers la sortie de la division. Il venait de s'éloigner de l'entrée lorsqu'un cri d'alarme retentit. Il était repéré.
--
Kuchiki Byakuya sortit de sa chambre, prêt à en découdre. Senbonzakura en main, il se prépara à faire passer un mauvais quart d'heure aux fangirls qui avaient souillé sa dignité. Puis il vit les filles, à sa droite, avancer lentement vers lui dans une série de bruits mouillés, les mains tendues en avant, dans une étrange tentative pour le toucher plus rapidement. Elles avaient le regard un peu vitreux, comme si elle avait regardé le soleil trop longtemps, et de la salive et du sang dégoulinait le long de leur visage tordu d'impatience.
Si Kurosaki avait été là, il aurait lâché son zampakutô en hurlant à l'invasion de zombies. Mais les zombies ne faisant pas partie de la culture de base d'un noble shinigami, Bykuya se dit simplement que leur cerveau devait s'être auto-détruit sous le taux d'hormone élevé. La seule chose sûre, en tout cas, c'est que son shikai ne suffirait pas. Il tendit le bras, calmement, guettant les réactions. Les prédateurs s'immobilisèrent, persuadées d'avoir coincé leur proie.
-Bankaï, lâcha-t-il froidement.
Un grand silence admiratif s'installa alors que de grandes lames sortaient du plancher.
-Non! Byakuya-sama, pensez au parquet! chouina une voix tremblotante dans son dos.
Il se retourna surpris, pour découvrir l'un des anciens, titubant tant bien que mal sur sa canne et regardant le sol avec peur.
-Tiens, il était pas empaillé, lui? remarqua l'une des filles, sortant du coma cérébral.
Le capitaine fronça les sourcils intérieurement. Alors comme ça, il pouvait se faire poursuivre, déshabiller, toucher, violer, humilier, du moment que leur parquet restait impeccable? En tant que chef de la famille Kuchiki et principale victime de ces folles, il n'était pas d'accord. Cela dit, celui qui lui faisait face semblait s'être tout juste réveillé de sa sieste quotidienne et son vénérable cerveau ralentit par les années et le passage difficile à l'état de veille, n'avait sans doute pas réalisé le côté dramatique de la situation. Et puis, Hisana n'avait jamais aimé ce parquet...
-Chire, Senbonzakura Kageyoshi, articula péniblement l'homme en voyant d'un seul coup toutes les filles se précipiter sur lui.
Il n'arrivait pas à croire qu'elles allaient plus vite que ses lames de bankaï. Il soupira.
Et c'est ainsi que Kuchiki Byakuya, capitaine de la sixième division, traversa sa demeure puis le Seiretei à l'abri dans une sorte de tornade rose. Mais, le pire, c'est qu'il devait aller lentement, pour garder le tout cohérent...
--
On entendait Gin couiner par terre. Il avait dépassé le stade du fou-rire et ses poumons épuisés refusaient de fonctionner convenablement. Grimmjow pensa que maintenant il était prouvé qu'Ichimaru était le toutou d'Aizen : il en imitait même le bruit.
-C'est censé être le capitaine le plus fort de Soul Society, c'est ça? demanda Barraguan l'air de dire qu'il n'y avait vraiment pas lieu de s'inquiéter pour une telle bande de rigolos.
-L'un des plus fort, corrigea le maître de Las Noche, s'essuyant discrètement les yeux que la vue de la tornade florale avait humidifiés contre son gré.
--
Dans la salle de réunion, Yamamoto tempêtait. Il savait qu'il fallait un peu de temps pour réunir tous les capitaines de Soul Society, mais là, ce n'était plus possible! Ce n'était pas comme s'il n'y avait pas déjà trois trous permanents dans leurs rangs (merci Sôsuke, on te revaudra ça!), il fallait aussi que les autres ne viennent pas! Sur dix capitaines restant, ils n'étaient plus que six! Lui, Unohana, Soi Fon, Komamura, Hitsugaya et Mayuri. Ah il était beau le gotei treize! Et en plus, alors qu'il espérait avoir des éclaircissements sur ce mystérieux message, personne n'était au courant!
Mayuri commença à parler de son emploi du temps serré et de ses doutes sur la santé mentale de certains capitaines. Hitsugaya soupira d'un air inquiet. Ce n'était pas tant l'absence de Zaraki ou de Shunsui qui l'inquiétait. L'un n'était pas parmi les capitaines les plus motivés et l'autre pouvait se révéler difficile à réveiller quand il cuvait du saké. Et personne n'ignorait que la santé d'Ukitake lui jouait des tours. Mais Byakuya?
Ils eurent droit à dix minutes de leçon de morale sur les devoirs des capitaines jusqu'à ce qu'un reiatsu puissant fit taire le commandant général. C'était le noble, et pour que son reiatsu soit aussi élevé, il devait être en bankaï.
-Que peut bien faire le bankaï du capitaine Kuchiki à trois mètres de la porte? se demandèrent les participants.
Mayuri leva un sourcil plein de commisération quant à la nouvelle fantaisie du brun. Les autres affichèrent un air sérieux, et Tôshirô se sentit très inquiet. Komamura porta la main à son zampakutô, prêt à se défendre en cas d'une éventuelle traîtrise.
La porte s'ouvrit, laissant passer une nuée de pétales roses, puis se referma brusquement. Les pétales roses s'écartèrent ensuite, laissant apparaître Byakuya et, plus surprenant, Kyoraku.
En fait, le noble avait croisé son collègue en chemin, et voyant qu'il allait bientôt connaître quelques difficultés, lui avait ouvert son abri. Shunsui avait eu le temps d'entendre une fille brailler que c'était trop mignon un yaoï aux fleurs de cerisiers. Il remercia le ciel de l'avoir fait naître dans une petite noblesse. Il était sûr que cela avait joué dans la bonté de Byakuya. Et Byakuya en pensait surtout que, noble ou pas noble, il n'en était plus à ça près pour aujourd'hui et qu'un rapport à deux dans cet état donnerait plus de poids au récit récit de fous furieux qu'ils allaient sortir au commandant général.
-Kuchiki Byakuya, que signifie ceci? La libération des zampakutôs est interdite dans cette partie du Seiretei et vous le savez fort bien! Qu'avez-vous à dire pour votre défense et pour expliquer votre retard? tonna Yamamoto.
-Nous sommes attaqués, répliqua laconiquement l'interpellé, faisant disparaître son bankaï.
Un silence assourdissant accueillit cette déclaration. Chacun dévisagea les deux capitaines, dont le deuxième venait de confirmer les dires du premier en hochant la tête.
-Pardon? interrogea Genryusai d'un air incrédule, autant qu'il pouvait avoir l'air incrédule les yeux à moitié fermés.
-La libération des zampakutôs est interdite dans cette zone, sauf en cas d'urgence extrême. Une attaque est une urgence pouvant justifier une libération, lâcha Kuchiki qui commençait à se sentir plutôt fatigué, maintenant que la tension était retombée.
-Et l'attaque? demanda Hitsugaya, se sentant très angoissé.
Il ignora le regard brûlant du commandant général qu'il venait de devancer.
-Les fangirls sont ici, fit sombrement Kyoraku.
Les réactions furent variées. Hitsugaya pâlit brusquement en avalant bruyamment sa salive. Mayuri se mit à crier que c'était faux. Et tout le reste des capitaines les regardèrent d'un air perplexe, attendant d'autres explications.
-Fangirls? répéta Yamamoto de sa voix rocailleuse.
-Combien? demanda le jeune homme d'une voix blanche.
-Ne parlez vous pas de ces charmantes jeunes filles qui voulaient partager le temps libre avec mon septième siège? s'enquit Unahana avec une douceur dubitative.
Kyoraku et Kuchiki la regardèrent avec une perplexité admirative et légèrement apeurée.
-Charmantes jeunes filles? Vous plaisantez, capitaine Unohana! bégaya le buveur de saké.
-Vous mentez! Elles n'ont pas pu échapper à mon produit! contesta bruyamment le scientifique.
-Dois-je vous rappeler ce que nous avons payé pour votre soi-disant piège parfait pour nous débarrasser d'elles? intervint froidement le noble. Nous en rediscuterons plus tard.
L'aura de Byakuya devenait menaçante. Les autres capitaines, ne comprenant absolument rien à ce qu'il se passait et de quoi ils parlaient, échangeaient des regards interrogatifs. Puis Yamamoto s'éclaircit très bruyamment la gorge, ramenant le silence.
-Expliquez de quoi il retourne! ordonna-t-il à ceux qui avaient l'air un peu au courant.
Hitsugaya, Kyoraku et Byakuya échangèrent un rapide regard, fusillèrent des yeux Mayuri pour le faire taire et enfin, le chef de la sixième division prit la parole.
Il raconta tout. Les lettres délirantes, les menaces de chantage (sans préciser lesquels, Unohana et Soi Fon faisant résolument partie de l'association des femmes shinigamis, il était hors de question de les mettre au courant pour les photos), les colis piégés de Kurotsuchi, et enfin, les évènements de la journée.
Le noble hésita au moment de parler de la poursuite dans le manoir. Comprenant son malaise, Kyoraku lui posa la main sur l'épaule, compatissant. Byakuya expliqua brièvement, en mots pudiques, ce qu'il y avait à savoir de la poursuite, de la présence de Kurosaki et de l'état incertain de son lieutenant. Mayuri fut incapable de maîtriser son fou-rire en imaginant un Byakuya les vêtements déchirés, fuyant dans le jardin. Un élan de solidarité masculine agressive le calma : faire face à trois capitaines à la fois était une situation périlleuse.
-C'est difficile à croire, jugea Soi Fon d'un ton dédaigneux, ne s'imaginant pas fuir face à un adversaire, surtout si c'était une écervelée désarmée.
Komamura ne dit rien, pensif. Un adversaire aussi redoutable expliquait le léger manque de tenue de Kuchiki dont les cheveux humides dégageaient une petite odeur de vase qui flottait autour de lui. Sans même parler de Kyoraku venant sans son manteau rose.
Le commandant général semblait dubitatif. Unohana souriait, se disant qu'il y avait juste à canaliser l'énergie de ces jeunes filles, le temps que jeunesse se fasse. Mayuri réfléchissait à son expérience en cours.
La porte s'ouvrit de nouveau brusquement, à croire que cela devenait une habitude dans le Seiretei. Des filles entrèrent. Il y eut un instant de silence, interloqué pour les uns, effrayé pour les autres.
-KYYYYYYAAAAAAAAAA! hurlèrent-t-elles en se jetant sur Byakuya qui n'eut pas le temps de réagir.
Une dernière entra calmement, secouant les derniers débris de glace qu'elle avait sur elle. Elle enleva ses chaussures et passa devant la rangé de capitaines statufiés, sans jeter un seul regard à la bagarre à côté d'elle.
Hitsugaya eut un mouvement de recul en la voyant s'arrêter devant lui. La fille mit un genou à terre, sortit un bouquet de fleur de son dos et déclara :
-Capitaine, je vous aime depuis la première fois que je vous ai vu. Capitaine Hitsugaya Tôchirô, voulez-vous m'épouser?
Même les filles qui luttaient firent silence. Soi Fon avait la bouche grande ouverte. Unohana pensa à part elle qu'Ukitake regretterait toute sa vie de ne pas avoir été là. Kyoraku resta figé, la main sur son chapeau, attendant une réaction de quelqu'un. Mayuri observait la scène d'un air intéressé. Yamamoto croyait rêver : de toute sa longue vie, il n'avait jamais vu une demande en mariage en pleine réunion de capitaines.
Le jeune capitaine était en pleine imitation de la carpe koï hors de l'eau. Il ouvrit et referma la bouche plusieurs fois, ne sachant que dire.
-Pourriez-vous m'aider, s'il vous plaît? coupa la voix glaciale de Bykuya.
Tout le monde revint brutalement à la réalité. Et le chaos se déchaîna.
