Le lendemain, le scorpion se réveilla difficilement avec un énorme mal de tête. Il réussit à sortir de son lit pour aller prendre une aspirine, retourna se coucher et se rendormit.

De son côté, Hyôga réfléchissait encore à ce que lui avait dit ses amis et Athéna. Il se rendait peu à peu compte qu'ils avaient raison et se décida à aller voir l'arachnide tout en se demandant ce que son maître aurait fait. Il entra dans les appartements du huitième gardien, vu que personne ne lui avait répondu, après avoir frappé à la porte, et observa les lieux. L'intérieur ressemblait presque trait pour trait au propriétaire. Ce n'était pas ranger de façon maniaque mais on pouvait voir que le scorpion savait où il mettait les choses. Les couleurs étaient chatoyantes et très bien assorties, ce qui définissait encore mieux le grec.

Le cygne se dirigea vers la chambre de l'arachnide et ne fut pas étonné de le voir encore endormit. Il s'approcha doucement et remit en place la couverture et repartit du temple en se disant qu'il y retournerait le lendemain. Seulement, au moment où il atteignait la porte de la chambre, des paroles que le défunt chevalier des glaces avait prononcées, alors qu'il venait de lui inculquer qu'un saint ne devait pas avoir de sentiments, lui revinrent en mémoire. Sur le moment, le jeune russe n'en avait pas tenu compte mais à présent…

Il sortit finalement du huitième temple en étant étouffer par la chaleur suffocante du soleil grec. Il rejoignit ses amis et leur fit part de sa décision, tout en continuant de se poser des questions.

Pendant ce temps, Milo venait de se réveiller. Il se leva et après s'être douché et habillé, il mangea quelque chose bien qu'il ait l'estomac noué. Ensuite, il prit son journal intime (car oui, le scorpion marqué tout depuis sa plus tendre enfance) et se mit à noircir les pages blanches. Il resta à écrire pendant plusieurs heures jusqu'à ce qu'il entende quelques coups à sa porte. Il ne fut pas vraiment surprit de voir qui était la personne devant sa porte. Ce qui l'étonna un peu, fut que la déesse (car c'était elle), avait dans les mains une boîte de café. Il la fit entrer et lui proposa de quoi se restaurer et se désaltérer. La jeune fille accepta et en attendant que son chevalier ait fini de préparer le plateau repas, elle se plongea dans ses pensées tout en laissant dérivé son regard sur les alentours. Son regard se posa sur le journal et malgré sa curiosité qui venait de naître, elle n'y toucha pas car elle respectait tout de même la vie privée des ses protecteurs.

Le scorpion revient et vit le regard de la jeune fille sur son journal. Il se réprimanda un peu d'avoir oublié de le ranger mais en même temps, il apprécia la discrétion de sa déesse. Il posa le plateau sur sa table basse et s'assit en face de son invitée tout en entamant la discussion. Pendant un peu plus d'une heure, ils parlèrent de tout et de rien en passant par le sujet douloureux qu'était la mort du chevalier des glaces. Le sourire de l'arachnide s'évanouit au fur et à mesure qu'ils en parlaient. Il essaya néanmoins de faire bonne figure jusqu'à ce qu'Athéna prit congé. Alors qu'il la raccompagnait à la porte de ses appartements, il se décida, prit et tendit son journal à la jeune fille. Celle-ci en fut étonnée et demanda :

Milo, pourquoi…pourquoi me le passes-tu ? je n'ai aucun droit dessus et tu le sais.

Je le sais, en effet, mais je tenais à vous remerciez de tout ce que vous avez fait pour moi depuis votre retour. Prenez-le et lisez-le. Vous me le rendrez quand bon vous semblera.

Tu es sûr ? Ne ressentiras-tu pas le besoin d'écrire ?

Je sais exactement où je me suis arrêter, ce qui me permettra de continuer sur des feuilles que je recopierais après.

Bon si tu y tiens, mais en échange, fais-moi une promesse.

Tout ce que vous voulez.

Même si tu as des difficultés ou que tu ne veux pas, nourris-toi, sort et va rassurer les autres, qui se sont inquiéter de ton état. Redeviens celui que tu étais avant et que cela dure, sinon je garderais ton journal jusqu'à ce que tu ailles mieux. Et ce ne sera pas la peine de venir me le demander.

Très bien, je le ferais même si cela sera difficile au début.

Je compte sur toi, conclu la déesse avec un sourire.

Elle partit et Milo se décida à rejoindre les arènes en passant pas des petits chemins sinueux car il voulait éviter de passer dans les autres temples. Arrivés là-bas, il regarda la fin du combat entre Aldébaran et Shâka. Quand ils eurent finit, avant que quelqu'un ne prenne la parole, il demanda à Aiolia s'il accepter de s'entraîner avec lui. Les chevaliers survivants tournèrent la tête dans la direction d'où provenait la voix. La surprise et la joie se lisaient sur leur visage. Aucun d'eux ne fit de commentaires, ce qu'apprécia le huitième gardien qui commença à descendre dans leur direction. Le chevalier du cinquième temple était plus que surprit de voir de nouveau son ami, c'est pourquoi il mit un peu de temps avant de lui répondre.

Lorsque le grec lui reposa la question, il accepta et ils descendirent dans l'arène. Ils descendirent et arrivèrent sur le sable. Quelques secondes plus tard, le combat commença. Ils n'utilisaient que les arts martiaux et Milo eut beaucoup de mal à parer les coups de son ami.

Après un long moment, ils s'arrêtèrent puis se saluèrent d'une bonne accolade. Le reste de leurs amis vint les retrouver et ensembles, ils décidèrent d'aller se baigner.

Pendant ce temps là, Athéna venait de rejoindre le treizième temple. Elle souriait car elle avait senti le cosmos de son huitième protecteur descendre jusqu'aux arènes et combattre. Continuant à marcher, c'est avec le sourire qu'elle demanda à l'un des gardes du palais qu'elle ne voulait pas être dérangée. Elle alla s'installer dans un petit transat sur une des nombreuses terrasses de la bâtisse pour profiter du soleil et contempla avec hésitation le journal du scorpion.

Même si elle savait que l'arachnide lui faisait confiance, pénétrer dans l'intimité du grec l'intimidait et la faisait hésiter. Cependant, elle savait qu'elle pouvait le lire sans aucune crainte puisqu'elle avait l'accord du propriétaire. Passant outre ses réticences, elle ouvrit le carnet et commença à lire. Le grec avait tout mais tout marquer depuis qu'il savait lire et écrire. Des moments les plus tendres aux disputes en passant par les plus douloureux comme la mort de son maître et celle du verseau. Elle vit aussi le rejet qu'il avait infligé à son frère d'arme puis sa prise de conscience de ce qu'il éprouvait pour le chevalier des glaces.

Un nombre incalculables d'émotions s'étaient fait ressentir en elle pendant la lecture du journal. Ce que le huitième gardien avait écrit l'avait bouleversée et cela confirma l'idée qu'elle avait eue la veille.

En début de soirée, elle se rendit sur l'Olympe afin de voir son père. Celui-ci fut ravit de la voir et lui demanda la raison de sa visite. La jeune déesse lui expliqua et après un certain laps de temps, son père accepta sa requête. Elle fut autorisée à mettre le verseau au courant de son projet et lui dire quelles seraient les contraintes de cette petite résurrection d'une semaine.

Lorsqu'il se réveilla, Camus se demanda où il se trouvait et ce qu'il faisait là alors qu'il était censé être mort. Près de lui, se tenait Athéna qui attendit que son chevalier ait retrouvé ses esprits. Après l'avoir saluée avec déférence, le français lui demanda la raison de sa résurrection. Avec une petite appréhension qu'il refuse, la jeune divinité lui expliqua tout en insistant bien sur les réactions de Milo et Hyôga.

Le verseau comprenait les différentes réactions et ce que voulait la jeune fille et il lui affirma qu'il irait voir son disciple mais qu'il hésitait pour son ancien ami. Avec patience, la déesse le convainquit d'aller voir également le scorpion. Elle savait que cela serait difficile pour ses deux protecteurs, c'est pourquoi, elle lui proposa de voir le huitième gardien en dehors du sanctuaire dans un endroit qui serait sous la protection de son cosmos. Camus finit par accepter et fut ressuscité immédiatement au sanctuaire afin de pouvoir parler à son disciple.

Celui-ci fut stupéfait et heureux de revoir son maître. Pendant de longues heures, ils discutèrent des évènements récents et le cygne finit par bien comprendre qu'il ne devait pas en vouloir au scorpion. Lorsqu'ils se quittèrent, le verseau murmura à l'oreille de son disciple : « Je suis fier de toi Hyôga. Reste tel que tu es » puis il partit sans un regard en arrière. Il sentait derrière lui, l'émotion du jeune russe et se mit à penser à son ancien ami et à leur future rencontre, qui devait avoir lieue le lendemain, jour de l'anniversaire de celui-ci.

Comment l'arachnide réagirait-il ? Et comment se déroulerait cette semaine de résurrection en sa compagnie ? Mystère…