Bonjour, bonsoir ^^!

J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre... En tout cas moins que la dernière fois XD. J'espère que ce chapitre vous plaira. Pour ma part il me tarde de terminer cette fic. J'ai un peu de mal avec elle. Mais ça ne m'empêche pas de vous souhaiter une bonne lecture!

Merci à Mayuu, Freak (haha, les femmes shinigami reviennent dans ce chapitre ^^!), et kuchikirukia (je ne connais pas City Hunter, mais je vais jeter un oeil sur le résumé ^^. En tout cas, je suis ravie de t'avoir fait rire!) pour leur review!


Ukitake perdait du terrain sur ses poursuivantes. Il fallait dire que ce n'était pas très pratique de courir en tenant à deux mains une serviette qui semblait n'avoir pour seule ambition dans la vie que de glisser et de découvrir ce qu'elle tenait caché.

-KYYYAAAAAAA!!! s'égosillaient ses poursuivantes.

Comment pouvaient-elles aller aussi vite? Rien qu'à la force des jambes, elles allaient aussi vite que son shumpo! Le malade nota dans un coin de sa tête de demander à Mayuri si par hasard quelques uns de ses produits dopants n'avaient pas disparu. Le scientifique avait beau dire que les performances surhumaines étaient dues à leur motivation et aux hormones naturelles, le capitaine était sûr qu'il devait y avoir autre chose. Il hésita un instant à lâcher la serviette pour aller plus vite. Non, il ne fallait pas. Elles avaient l'air d'être capable de passer le mur du son si elles le voyaient nu. Pas lui.

A Las Noche, Szayel cachait difficilement sa mauvaise humeur en voyant sa Némésis brune sur le point d'avoir sa proie.

-Capitaine! Capitaine Ukitake! Tenez bon! Nous arrivons!

Les braillements de ses deux vice-capitaines semblèrent au fugitif comme le chant des anges qui marque l'entrée du paradis -ou la fin de l'enfer.

-Hystériques comment osez-vous vous en prendre au capitaine Ukitake! hurla Kyone en sautant sur une des fangirls.

Sentarô fit de même sur une autre. La brune en chef les esquiva tous les deux et fonça vers sa victime qui avait encore ralenti, fatiguée.

-Ukitake-sama! Attendez-moi et MARRIONS NOUS!

-Au secours! pensa le « fiancé », n'ayant plus la force de crier.

Le scientifique arrancar faisait la grimace. Grimmjow ricana, en partie à la vue de la tête de l'espada aux cheveux roses, en partie pour le spectacle qu'offrait Juushirô. Un futur perdant, une menace de moins pour le camp d'Aizen. Mais aussi un combat de moins qui aurait pu se révéler intéressant.

-Ah, on va voir Ukitake à poil! s'exclama Gin d'un ton intéressé, sans qu'on sache ce qui l'intéressait vraiment.

Le malade était dans une impasse. Il toucha le mur avec ses mains, espérant rêver ou le voir s'évaporer. Mais non. Il était bien coincé avec une fille en chaleur du côté de la sortie.

-Ukitake-sama, murmura-t-elle d'un ton exalté, sa coiffe d'infirmière de travers accentuant son air de folle furieuse.

L'amour était-il de la folie furieuse? Grande question philosophique, se dit le malade. Une autre fois, peut-être.

La fille leva une serviette qu'elle tenait toujours.

-Prends celle-là, elle est plus grande! Je ne veux pas que tu attrapes froid. Je t'aime.

Elle fit un pas en avant, et le capitaine un pas en arrière. Il était coincé.

-Embrasse moi, s'il te plaît, souffla-t-elle en se rapprochant encore de l'autre qui constatait qu'il ne pouvait pas encore passer au travers des murs.

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Les arrancars souriaient tous, attendant que la prédatrice achève sa victime, quelque chose du genre une mort par étouffement à cause d'un trop-plein d'affection. Szayel serra les poings, furieux. Il avait envie d'ouvrir un passage pour filer à Soul Society et étriper la furie. Mais il était sûr qu'Aizen ne voudrait pas. De son côté, le maître de Las Noche était partagé entre le plaisir de voir Juushirô souffrir et l'agacement que ce soit cette fille qui l'avait attaqué impunément qui y prenne plaisir.

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Elle saisit doucement le visage d'Ukitake, les yeux brillants. Elle croyait rêver. Quel moment romantique...

-Et bien, ce n'est pas vraiment une tenue, capitaine Ukitake, intervint la voix gouailleuse de Soi Fon, tuant dans l'œuf toute idée de romantisme.

Le visage du malade passa de l'horreur absolue à l'incrédulité. Il leva les yeux pour apercevoir sur le mur la capitaine des services secrets.

-Toi! s'étrangla-t-il, mi-fou de joie mi-gêné (pourquoi, au grand pourquoi était-elle là et non pas un autre capitaine -n'importe qui sauf Mayuri).

Soi Fon eut un sourire moqueur et tira de sa manche un appareil photo.

-Cheese! fit-elle en immortalisant le visage ahuri de Juushiro et l'air furieux de la fangirl.

Ils étaient toujours enlacés.

-Lâche cette serviette, maintenant, ordonna la capitaine avec une grimace sadique.

-Dis donc la planche à pain, tu ne crois pas que tu t'incrustes? cracha la brune, furieuse.

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Dans le Hueco Mondo, un certain scientifique avait cessé de respirer. Qu'allait-il se passer?

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La capitaine des services secrets baissa l'appareil photo et fusilla du regard la brune.

-Je m'occuperais de toi après les photos, répondit-elle avant de viser une nouvelle fois les deux « amants ».La fille lui brailla des insultes.

-Capitaine Soi Fon, ne croyez-vous pas que la santé passe avant toute chose, y compris l'association des femmes shinigamis? intervint la douce voix de la chef de la quatrième division.

-Euh... ok, capitula la fangirl attitrée de Yoruichi.

Elle prit une dernière photo d'Ukitake avec la serviette en train de glisser et rangea son appareil.

-Et elle a dit quoi l'idiote en bas? interrogea-t-elle avant de foncer sur la fille d'un shumpô.

-Ukitake est à moi, sale lèche-botte de Yoruichi!

Un rude bataille s'engagea, laissant le malade bouche ouverte, la serviette autour de la taille commençant à glisser doucement. Il sursauta en sentant quelque chose tomber sur ses épaules.

-Capitaine Ukitake, vous allez attraper froid, fit gentiment Unohana en posant son manteau sur le dos de l'autre.

Que dirait Sunshui, roi de la galanterie s'il apprenait qu'une femme avait retiré son manteau pour le mettre sur ses épaules et le raccompagner chez lui?

-Merci, capitaine Unohana, répondit-il en souriant à sa sauveuse.

A côté, la fangirl faisait onduler la serviette comme un toréador, esquivant l'attaque de la capitaine et essayant de lui coller le tissu sur la tête. Une minute de lutte s'ensuivit, durant laquelle Ichimaru lança des regards réguliers à l'espada aux cheveux roses : ce dernier n'avait toujours pas recommencé à respirer depuis l'apparition de Soi Fon.

Puis la brunette mit la fangirl au tapis, assommée. A Las Noche, Aizen dissimula un sourire tandis que Szayel respirait enfin et se retenait tant bien que mal d'entamer une danse de victoire. Angélique, au tapis! La chef du groupe Sab était tombée sur un os! Ou plutôt sur une planche à pain.

Ukitake sourit, rassuré.

-Tch. Ça n'aurait pas été une idiote elle aurait pu faire une bonne recrue pour nous, grommela Soi Fon en enlevant la seringue qui s'était emmêlée dans l'une de ses tresses lors du combat. Szayel serra les points en reconnaissant son propre matériel.

-Euh, fit Ukitake, peu rassuré à la perspective que le gotei treize compte ce genre de dingues dans ses rangs.

-Rentrons à la treizième division, ordonna Unohana, attentive à la santé de son plus fidèle patient. Vous pourrez vous y changer.

-Mais... Il y en a d'autres! protesta le malade, ne voyant pas la solide Retsu lutter contre une quinzaine de filles à la fois.

-Ça ira, répondit-elle en souriant. Il faut juste raisonner ces jeunes filles qui s'emportent quelque peu.

Juushirô n'osa plus rien répondre. A Las Noche, on observa aussi une minute de silence, non pas en guise d'hommage pour la perdante mais de stupeur et de respect.

-Aizen-sama, serait-il possible d'avoir cette femme dans notre camp? demanda la voix morne d'Ulquiorra. Elle pourrait se révéler utile.

La capitaine était un pare-fangirl efficace et sans crainte, visiblement.

-Non, Ulquiorra. Elle est fidèle au Seiretei et le restera. C'est une ennemie dangereuse, en dehors de son don pour maîtriser les hystériques, lui répliqua calmement le maître de Las Noche.

Grimmjow jeta un œil sur les autres. Le sourire d'Ichimaru avait perdu un bon centimètre, et celui d'Aizen semblait pensif. Tousen, lui, était neutre, comme à son habitude. Le sexta essaya d'imaginer de nouveau Aizen et Unohana en couple, sans savoir que le maître de Las Noche faisait de même de son côté. L'espada eut un bref instant la vision de la femme en train de soigner ses blessures, le sermonnant gentiment alors que lui-même était terrorisé pour une raison inconnue. Avec Tousen souriant d'un air satisfait en arrière plan.

Sôsuke, lui, imaginait les changements radicaux à Las Noche si jamais Unohana devenait sa fiancée. Ichimaru ferait la tête, voire le trahirait. L'infirmerie subirait sans doute des changements radicaux, au point que le plupart des arrancars préfèreraient arrêter de se battre (ou mourir sur place) plutôt que d'y aller pour expliquer à l'infirmière qu'ils « avaient voulu s'amuser gentiment entre collègues, héhé ». Et surtout, comment travailler tard le soir sans qu'elle surgisse dans son dos « Sôsuke-kun, il est bien tard pour une tasse de thé. Ne mettez pas votre santé en danger inutilement et reprenez votre travail demain. »

Un cauchemar.

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-Euh, au fait, il y a Kenpachi qui lutte contre des filles dans les bains, marmonna Juushirô en montrant l'endroit d'où il venait de s'échapper. Et il perd.

-J'y vais, décida Soi Fon, se dirigeant d'un pas déterminé vers les bains pour hommes, vérifiant au passage que l'appareil photo dans sa manche était opérationnel.

Ukitake déglutit. Il allait retourner auprès des folles, avec pour seul rempart pour le protéger la capitaine de la quatrième division (et une serviette). Est-ce que cela suffirait?

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Du côté de Kira et Hisagi, la pêche à la ligne continuait. C'était un soutien-gorge taquin, visiblement. Il s'éloignait lentement, restant juste assez loin pour être hors de portée des deux ivrognes. Et quand il voyait qu'ils étaient à la traîne, le vêtement les attendait patiemment. L'objet joueur entra tranquillement dans une impasse, les deux shinigamis toujours collés à ses bretelles. Le piège se referma.

Sans que la paire d'amis s'en rende compte, quatre filles dégringolèrent du toit où elles étaient cachées et se postèrent pour bloquer la sortie. Il n'y avait plus besoin de se retenir maintenant.

-KYYYYYYYYYAAAAAAAA!!

Les gradés du gotei treize sursautèrent violemment, dégrisés d'un seul coup. Une seule créature au monde poussait un pareil cri. Tel le tigre dont le rugissement affole immédiatement l'instinct humain, le hurlement de la fangirl faisait passer n'importe quel mâle en mode « survie ». Certaines rumeurs racontent même que leur cri aurait réussi à réveiller un homme dans le coma depuis dix ans, le faisant sauter du lit et s'échapper en courant, hurlant à la vue de l'infirmière qui tenait le microphone.

-Un piège, Hisagi-san, c'est un piège! cria Izuru.

Shuuhei jura, lui aussi parfaitement réveillé.

-Kira-kuuuuuuuuuun! T'es trop mignoooooooooooonn!!

-Hisagiiiiiiiiiiiiiii!

-T'es trop sexyyyyyy!

-On est dans les ennuis jusqu'au cou, commenta d'un ton stressé le lieutenant de la neuvième division.

A Las Noche un certain albinos hocha la tête, son sourire plus grand que jamais. Les deux victimes se préparèrent à défendre chèrement leur peau.

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Soi Fon entra dans les bains pour homme par la porte, espérant ne pas croiser en chemin quelque gros lourd qui lui ferait aimablement remarquer qu'elle s'était trompée d'endroit. Ou alors qu'elle était à la bonne place pour se rincer l'œil. Si jamais cette dernière remarque était prononcée, ce serait sans doute la dernière que son propriétaire dirait. La capitaine n'avait jamais eu beaucoup d'humour, et cette quantité déjà réduite était inversement proportionnelle à la gêne qu'elle ressentait.

Mais il n'y avait personne. Elle quitta le vestiaire et se dirigea vers les bassins, aux aguets. Pour maîtriser Kenpachi, les filles devaient être soit très fortes, soit nombreuses. Et pour avoir envie de le maîtriser, elles devaient être sacrément allumées. La prudence était de rigueur.

Les gloussements commencèrent à se faire entendre, mêlés à des grognements d'effort sans doute dus à une énième tentative de l'homme pour se libérer. Elle prit une inspiration profonde, prête à faire face au danger et à sortir l'appareil photo. Puis elle entra.

Bien qu'elle s'attendait à tout, le spectacle de Kenpachi en dessous d'une nuée de filles la prit de court. La brune resta plantée là une bonne seconde avant de réagir. Il fallait prendre une photo. Ou plutôt deux, trois voire une dizaine. L'association des femmes shinigamis paierait cher pour ces clichés.

Les filles ne s'aperçurent pas qu'elles étaient immortalisées par la capitaine. Trop occupées avec leur victime qui peinait à respirer -tu parles d'un combat, c'est d'un chiant!- elles laissèrent à la chef des services secrets le temps de prendre tous les clichés qu'elle voulait. Il faut dire qu'entre les gloussements et les cris, le déclic de l'appareil photo paraissait presque inaudible.

Son devoir de journaliste étant accompli, Soi Fon se prépara à faire celui de capitaine. Elle regarda Kenpachi qui la fusillait du regard, ayant suivi toute le séance photo sans pouvoir y faire quoique ce soit. La brunette sourit. Zaraki, c'était du solide. Pas la peine de se retenir.

-Hadô no 31 : shakahô!

La boule de feu rouge s'écrasa sur le tas de filles, libérant le capitaine en dessous. Ce dernier se débarrassa des fangirls qui s'accrochaient encore à lui tandis que Soi Fon dégommait celles qui l'attaquaient. Quinze petites secondes de lutte plus tard, Kenpachi était définitivement libre.

-C'est pas trop tôt, grogna-t-il.

-Un capitaine du gotei treize n'est pas censé se faire battre aussi lamentablement, rétorqua-t-elle d'un ton hautain.

-Pff. On voit que ce n'est pas après toi qu'elles en avaient, marmonna Zaraki avant de prendre son élan et de sortir de l'eau.

Soi Fon rougit, et son doigt se crispa involontairement sur le déclencheur de l'appareil. Elle allait avoir une photo sans doute floue et mal cadrée de Kenpachi nu.

-Hé! lança-t-elle, furieuse et gênée. Tu pourrais attendre que je sois partie!

-Et bien, casse toi. A moins que t'aies envie de prendre d'autres photos? Ce sont les bains pour hommes ici.

La petite capitaine vira cramoisi et tourna les talons sans un mot. De toute façon, les photos qu'elle pourrait prendre n'auraient quasiment aucun intérêt. Impubliables, selon Nanao, et Matsumoto (principale intéressée par les photos « public averti ») n'avait rien d'intéressant à lui proposer. Soi Fon devint encore plus rouge si possible : tout était vraiment proportionnel chez Zaraki, y compris sa muflerie.

Elle partit rejoindre Unohana et Ukitake à la treizième division.

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Hisagi et Kira paniquèrent un bref instant, puis dégainèrent. Cela ne sembla pas décourager leurs adversaires qui sortirent diverses armes : caméras, appareils photos, et même un filet et des cordes.

Qu'allaient-elles leur faire? Les fangirls se rapprochaient en gloussant, toujours plus près, souriantes et indifférentes devant les épées dégainées. Quand on aime, on peut bien tolérer quelques coupures.

Shuuhei hésitait à libérer son zampakutô. Après tout, leurs adversaires étaient des filles bien intentionnées, à la base. Dingues, certes. Mais serait-ce juste d'utiliser une arme qui n'était faite que pour tuer, alors qu'il fallait juste les neutraliser?

Izuru n'avait pas ces scrupules.

-Lève la tête, Wabisuke! brailla-t-il.

Et le miracle eut lieu. Leurs adversaires eurent un mouvement de recul et semblèrent inquiètes.

-Enfin une réaction normale, se dit le blond, soulagé.

Il y avait peut-être une chance de victoire.

-Euh, Kira-kun, s'il te plaît, on est sans défense, plaida une petite brune rondouillarde, surveillant attentivement les mouvements du blond.

-Hein? s'étrangla le lieutenant de la neuvième devant tant de sans-gêne.

Elles les agressaient et ils devaient en plus se laisser faire?

A Las Noche, un silence surpris s'était de nouveau installé parmi les arrancars.

-Ben, qu'est-ce qui leur arrive? s'étonna Noitora, résumant l'opinion générale.


La suite au prochain chapitre ^^!