Hello ! On peut dire que ça fait longtemps. Il faut dire que je m'éloigne peu à peu de Bleach (surtout depuis la mort d'Aizen, en fait) et que j'ai de moins en moins de temps pour écrire. Toujours est-il que j'ai décidé de déterrer cette fic laissée de côté : vous pouvez remercier Diderot qui m'a sortie de mon gros manque d'inspiration général en me rappelant qu'elle était toujours sans fin.

Désolée pour le temps d'attente et aussi pour la présentation massacrée des premiers chapitres : un changement du site a éliminé les doubles tirets qui me servaient de séparateur de chapitre, et j'ai la flemme de tout refaire (la moitié de mes fics sont concernées).

Merci à MmeRoronoa pour sa relecture et bonne lecture pour les autres ^^.


Kurotsuchi Mayuri pestait. Lorsqu'il était en état de liquéfaction, il était certes à l'abri des attaques de ses adversaires (et donc des fangirls), mais il était lent. Tout terrain, mais lent.

Et pour le moment, il emmenait ses fangirls en promenade en cherchant un plan. Oui, en promenade, et c'était la raison pour laquelle il enrageait : il avait beau tenter de passer par tous les coins les plus inaccessibles possible, elles le suivaient. Il fallait dire que les rues pavées du Seiretei ne l'aidaient pas beaucoup. Il n'allait tout de même pas aller se jeter dans les égouts comme une vulgaire eau de lessive à causes d'humaines sans cervelles ?

Derrière, les filles le suivaient en discutant tranquillement. Elles étaient calmes, sans doute à cause du manque de sexy de la flaque transgénique qu'elles pourchassaient sans trop se presser. On était loin de la traque subie par les autres shinigamis, entre hurlements et performances surhumaines. A peine une légère excitation. Néanmoins, elles attendaient toutes avec impatience le moment où le capitaine se régénérerait.

– C'est un pur bishô, sans maquillage, affirma une petite blonde avec un grand sourire, les yeux brillants.

– Attention, il tourne à droite, prévint une autre en voyant l'espèce de boue verte glisser à 90 degrés dans une autre rue.

Elles accélérèrent le pas pour rester à deux mètres de leur cible, s'amusant des réactions de surprise des gens rencontrés en chemin. Mayuri ne devait pas souvent offrir le « Liquid Show » aux moins-que-des-cobayes-périmés qu'étaient à ses yeux 99,99999% des shinigamis.

– Oh, bonjour capitaine Mayuri, fit une voix douce en direction de la flaque qui allait glisser sur ses sandales.

– Capitaine Unohana, grinça l'interpellé, agacé de la rencontre.

La médecin était en compagnie d'Ukitake avec qui elle se dirigeait vers la treizième division. Le malade n'avait pas l'air très rassuré, mais Retsu avait été ferme : il fallait qu'il mette une tenue correcte.

– Bonjour mesdemoiselles, fit cette dernière, le tirant brutalement de ses pensées.

Mesdemoiselles ? Des filles ? Était-ce des fangirls ? Était-ce de ses fangirls ?

– Bonjour capitaine Unohana, répondirent-elles en chœur telles des recrues bien disciplinées.

Elles avaient l'air normal. L'une d'elle lui sourit en rougissant légèrement quand il croisa son regard.

Alerte.

– Allons, du calme ! s'exhorta-t-il intérieurement. Ce n'est pas la première fille que tu fais rougir !

Alerte. Fangirl.

Elle détourna les yeux pour regarder la capitaine de la quatrième division qui s'adressait au scientifique.

– Capitaine Mayuri, que faites vous ici ? Vous n'étiez pas censé travailler sur le problème nous concernant ?

Mais l'homme-flaque préférait se faire découper en morceaux plutôt que d'avouer ses difficultés à son ennemie de toujours.

– Des essais sont en cours, gronda-t-il. Je ne peux pas les accélérer, capitaine Unohana.

– Ah, je vois, sourit la brune. Vous prenez l'air en attendant des résultats.

L'homme aux cheveux blancs dévisageait les filles avec suspicion. Elles avaient l'air normales.

– C'est cela, grogna la flaque avec un frémissement de mécontentement.

– Si les recherches avancent, j'en suis ravie. Néanmoins, capitaine Mayuri, sous cette forme, je vois que vous prenez plutôt bien la poussière. Peut-être pourriez vous passer dans les couloirs de la quatrième division, si vous avez le temps ? Cela soulagerait les membres de ma division d'une partie de leurs tâches...

Les regards se fixèrent sur le liquide vert. En effet, les particules du sol restaient piégées dans la substance du capitaine.

– Vous et votre division pouvez aller crever en enfer ! Vous me le paierez, capitaine Unohana !

– Bonne journée à vous aussi, répliqua le médecin sans jeter un seul regard au scientifique qui contournait ses chevilles pour poursuivre son chemin.

– Bonne journée capitaine Unohana ! Bonne journée Capitaine Ukitake ! s'exclamèrent les filles avant de reprendre à leur tour leur traque.

Chacun repartit de son côté, au grand soulagement de Juushirô. Elles étaient normales. Pas des fangirls bavant et hurlant. Juste des filles normales, probablement de la douzième division.

Unohana et lui se dirigeaient vers ses quartiers. Des fangirls ne devraient pas tarder à apparaître, il en était sûr.

..oOoOo..

– Elles sont bizarres, ces filles, commenta Nnoitora, perplexe.

– Elles le veulent sans maquillage, répondit Gin avec un sourire satisfait devant les déboires du scientifique. J'ai toujours cru que Mayuri portait un masque.

Il se gratta la tête, perplexe, avant de déclarer :

– J'aurais juré qu'on n'avait pas de photo de lui dans la base de données.

– Non, en effet, confirma Aizen.

– Elles ont l'air bien calmes pour des fangirls, remarqua Ulquiorra, revenu dans la pièce après être sorti prendre l'air.

Szayel secoua la tête, agacé par la simplicité de la remarque, mais suffisamment de bonne humeur pour répondre.

– Il semblerait qu'elles le veulent sous sa forme initiale. Une masse de liquide gluante n'est pas à même de les exciter. Elles l'agresseront une fois qu'il aura repris sa forme initiale.

Il réfléchit quelques secondes, observant son rival shinigami.

– Pour qu'il soit passé dans cette forme primitive de défense, il est probable qu'elles l'aient déjà attaqué. Aussi incroyable que cela puisse paraître, même avec tout le maquillage qu'il met, elles sont attirées.

Laissant l'arrancar aux cheveux roses dériver sur les questions hormonales, Aizen fit un zoom sur un autre écran.

..oOoOo..

Ichigo était en très mauvaise posture. Pourtant, de très loin, ça ressemblait un peu à un fantasme masculin. Voire à un scénario de mauvais film porno.

Il avait été traqué par une dizaine de filles qui désiraient son corps, puis coincé dans une impasse. Et plus ou moins consommé sur place. Un vrai fantasme, en théorie. Mais dans les faits...

Tout comme Ukitake avant lui, Kurosaki s'était rendu compte qu'il ne pouvait pas passer à travers les murs, même avec la meilleure volonté du monde. Et, plaqué contre la pierre grise, il regrettait amèrement d'avoir planté là Byakuya : l'autre aurait pu être sacrifiable. Et en parlant de sacrifices, s'il avait été dans le monde réel... Il aurait laissé son corps à Kon. Peut-être que la mod soul aurait pris plaisir à être tripoté par une nuée de filles en rut.

Laissant là ses regrets, il se prépara à défendre chèrement sa peau. Ses adversaires avaient une lueur suffisamment démente dans le regard pour faire passer Grimmjow pour un gentil hippie pacifiste.

– KYYYYAA ! hurlèrent-elles lorsqu'il leva son épée.

Elles commencèrent à s'approcher. Ichigo se prépara à vendre chèrement sa peau.

Un filet surgit de nulle part pour arriver entre les mains d'une grande maigre assez déterminée. Ce qui se passa ensuite fut trop rapide pour que le rouquin puisse comprendre comment ça s'était déroulé.

En tout cas, il était actuellement maintenu de force sur le sol, Zangetsu à quelques mètres de lui entre les mains de deux filles qui le portaient comme s'il était en cristal. Le haut de son kimono n'était plus qu'un regretté souvenir, et il avait une trace de morsure au mollet.

Visiblement, le temps de libération de son bankaï était trop long. Le temps de prendre la pose et ces furies s'étaient jetées sur lui. Même pas pu prononcer le mot en entier. Vie de merde.

– KYYYYYAAA !

– Nooooon ! Laissez mes vêtements, mais ça va pas !

– KYYYA !

– A poil !

– Retirez son hakama !

– NOOOON !

Il sentit le tissu déchiré sur ses hanches !

– Alleeeeeez !

– NON ! PAS MON CALEÇON !

– SIIIII !

– NOOOON !

– Scratch.

– KYYYYYYYAAA !

Une de ses chaussettes partit, arrachée par des dents féminines. C'était son dernier vêtement avec sa ceinture de kimono pour laquelle il luttait encore, jusqu'à ce qu'il sente un liquide chaud couler sur son ventre, le faisant sursauter. L'odeur métallique du sang. Mais était-ce le sien ? Il n'osait pas vérifier. En attendant, il ne possédait plus le moindre centimètre carré de tissu sur lui.

Ses tortionnaires avaient fini de crier et le regardaient, les mains plaquées sur la bouche.

Le shinigami prit une teinte cramoisie, plus gêné qu'il ne l'avait été dans sa vie.

Et pourtant, entre Bykuya parlant de sa virginité, Yoruichi qui paradait nue, et Kon qui draguait avec son corps, il en avait vécu des situations gênantes.

– Trop sexyyyyyy ! couina une petite brune plutôt enveloppée, dérapant dans les aigus.

Elles lui sautèrent dessus.

..oOoOo..

A Las Noche, Grimmjow riait aux éclats. La fraise se faisait croquer.

– C'est mal parti pour son innocence, ricana Ichimaru. Il pourrait en profiter pour se débarrasser de son pucelage.

– Ce serait assez glauque, murmura Tousen.

D'un regard, Aizen fit taire Grimmjow qui ouvrait la bouche pour demander à l'aveugle s'il avait encore sa pureté.

..oOoOo..

Après dix minutes à se rouler dans la poussière, les filles prirent une grande décision. Elles ne pouvaient rester dehors alors que n'importe qui pouvait les interrompre et les séparer de leur homme idéal. Plus important encore, leurs complices avaient sûrement attrapé Kuchiki Byakuya et le plan initial prévoyait la libération des deux bishôs à l'unique condition que les deux couchaient ensemble en étant filmés. On leur laissait le choix de qui était au dessus et de la position, du moment qu'ils ne se cachaient pas sous la couverture.

Il fallait donc ramener Ichigo au manoir Kuchiki.

..oOoOo..

A Las Noche, Aizen riait franchement. La vidéo valait de l'or : la pire honte de la vie d'Ichigo en haute définition. Grimmjow était maintenant à genoux et se tenait les côtes par terre sans parvenir à reprendre sa respiration.

– Hahaha, non ! Mais pourquoi n'ont-elles pas fait ça à Bykuya aussi ! en pleurait de rire Gin.

Il échangea un regard avec son mentor et repartirent dans un fou-rire en imaginant le noble si à cheval sur les convenance dans la position du rouquin :

Ce dernier était en très mauvaise position les filles ayant décrété qu'il fallait le bouger sans qu'il ait la moindre chance de s'échapper, huit d'entre elles le tenaient fermement.

A raison de quatre par membre, Kurosaki était donc déplacé en mode étoile de mer, aussi nu qu'au premier jour, son intimité largement exposée à la vue des passants.

– Vous croyez qu'il osera crier à l'aide ? demanda Nnoitora en fixant le visage rouge et horrifié du shinigami remplaçant.

– Non, affirma Aizen d'un ton assuré. Ce serait presque pire.

– Qui est cette femme ? s'enquit Somarie en désignant une ombre sur le coin de l'écran.

– Il s'agit de Shihouin Yoruichi, l'ex-capitaine de la deuxième division, répondit platement Ulquiorra.

La caméra s'orienta brièvement vers elle et un rire s'éleva des hauts parleurs.

– En voilà une position, Ichigo !

– Yoruichi-san ! s'étrangla l'interpellé en devenant encore plus rouge.

– On fait de l'exhibitionnisme en charmante compagnie ? se moqua la jeune femme en faisant surgir un appareil photo entre ses mains.

– NOOOOON ! Yoruichi-san ! Débarrasse-moi de ces folles ! Aide-moi !

On entendit le cliquetis de l'appareil pour toute réponse, le visage du rouquin se décomposant au fur et à mesure que l'ex-capitaine immortalisait son anatomie.

– Allez, amuse-toi bien ! finit par lancer la brune en disparaissant avec un dernier sourire et un geste de la main amusé.

– Yoruichi-saaaaaaan ! brailla Kurosaki en voyant son seul espoir disparaître avec des preuves compromettantes.

Mais la shinigami ne réapparut pas. Les filles qui s'étaient arrêtées reprirent leur route en riant et plaisantant. Une grande blonde regretta de ne pas avoir demandé d'autographe à Yoruichi qu'elle aimait beaucoup.

..oOoOo..

Au Hueco Mondo, Grimmjow se détendit. Ichigo n'avait pas été libéré avec d'être « mangé ». De son côté, Aizen souriait, mi-figue mi-raisin. Il venait de perdre l'exclusivité de ses photos mais de l'autre côté, Yoruichi n'avait pas libéré le shinigami remplaçant. L'ex-capitaine des services secrets avait toujours été un peu trop décontractée. Savait-elle que si on laissait le lycéen trop longtemps avec ses fangirls, il avait 99% de chance d'être traumatisé et 40% de devenir gay ?

Szayel avait d'ailleurs rapporté des observations un peu étranges sur Ulquiorra qui faisait des détours pour éviter les arrancars femme (à l'exception notable de Hallibel lorsqu'elle était seule) et se rapprochait de plus en plus de Sommarie. Ils parlaient d'amour, selon les écoutes du scientifique.

..oOoOo..

Byakuya se résolut donc à prendre des vêtements devant les deux autres. Renji n'en menait pas large et se cachait sous la couverture, quant au capitaine Komamura, il semblait aussi neutre que d'habitude.

Le noble attrapa rapidement ses affaires, son masque froid et hautain bien en place sur son visage. De la dignité, même dans les pires situations. Il allait s'habiller dans la suite conjugale qui, était attenante à la sienne.

Il passa dans le couloir, prudent, puis se dirigea d'un pas souple vers une porte à une quinzaine de mètres de là. Et, encore une fois, une fois de trop, il se figea en ouvrant la porte, horrifié.

Le masque glacial avait glissé, laissant place aux sentiments que peut éprouver un noble coincé lorsqu'il découvre qu'on est en train de tourner un film pornographique dans son lit conjugal, avec comme un acteur principal un roturier rouquin et grossier.

Sa mâchoire se décrocha.


Voilà! Le chapitre est un peu court à mon goût, mais la suite devrait arriver d'ici deux semaines (normalement...). N'hésitez pas à me signaler s'il y a des fautes ou des incohérences ^^.