CHAPITRE 40
POV CASTLE
Voilà désormais six jours que je n'avais plus revu Kate. J'avais tenu parole et lui avait laissé l'espace dont elle avait besoin. Les premiers jours, je lui avais simplement envoyé des messages au lieu de l'appeler, ne souhaitant pas la déranger.
« Hey, je suis en train d'écrire sans conviction pour une nouvelle saga… tu n'aurais pas des idées? »
« Déjà, évite de l'appeler comme une prostitué … »
« Oh… tu attaques mon côté littéraire… alors Miss Beckett, quel nom lui donnerais-tu ? »
« Je ne sais pas mais évite les prénoms en « i »! »
À sa remarque, je l'avais appelée, c'était la première fois que je l'entendais depuis quatre jours. Quatre longs et interminables jours :
- Hey, m'avait-elle répondu
- Dois-je te rappeler que ma fille s'appelle Alexis, et que son prénom fini par « i », avais-je répondu du tac au tac heureux de pouvoir discuter avec elle
- Désolée, sourit-elle, mais sérieux Castle, évite les noms de…
- Prostitués, j'ai compris, terminais-je
- Alors dans quoi va-t-elle travailler ton héroïne, me demanda-t-elle alors que je me calais dans mon fauteuil de bureau.
- J'en sais rien, soupirais-je, j'ai perdu mon inspiration
- Qu'as-tu fais aujourd'hui?
- Rien, je suis resté au loft et toi?
- Ce n'est pas en restant enfermé que tu vas retrouver l'inspiration, me signifia-t-elle
- Tu veux que je trouve une nouvelle muse? M'étonnais-je
- Non…, j'essaie juste de trouver des solutions à ton problème
- Hum, répondis-je en connaissant très bien la solution à ma page blanche
- Je vais devoir te laisser, je suis devant le bureau de Burke, m'avoua-t-elle
- Tu continues la thérapie?
- Oui, ça t'embête?
- Non au contraire, ça ne peut que t'aider. Passe une bonne soirée, Kate.
- Toi aussi… je t'aime, murmura-t-elle timidement
- Je t'aime aussi, dis-je en raccrochant »
Six jours que ma vie avait perdu de son attrait. Nous nous étions appelés que deux fois depuis ce jour-là, pour échanger des banalités. On cherchait simplement à entendre l'autre.
Je comprenais sa réaction, je l'avais blessée mais comme m'avait dit Hunt : « dans une relation on n'est pas tout blanc, tout rose » et elle aussi m'avait blessé par le passé. Et j'espérais qu'elle se rende compte de ses erreurs aussi. Alexis était repartit pour Stanford et ma mère s'attelait tous les jours à me secouer pour que je reprenne du poil de la bête.
- Richard, souffla-t-elle lasse alors que j'étais sur le canapé toujours en pyjama à 11 heures du matin
- Bonjour mère
- Quand vas-tu te décider à t'habiller et à reprendre le cours de ta vie ?
- Et toi quand vas-tu te décider à arrêter de me donner des conseils non sollicités, soupirais-je alors qu'elle s'asseyait sur un fauteuil près de moi
- Appelles Katherine et règles les choses
- Elle veut de l'espace… tu le sais, je te le répète tous les jours
- Très bien mais en attendant, lèves-toi et bouges-toi un peu
- …
- Depuis quand as-tu besoin d'une femme pour vivre?
- Pardon?
- Tu es Richard Castle, grand romancier, riche et célèbre, tu n'as pas besoin d'une femme pour vivre, commença-t-elle, tu aimes Katherine mais si cette relation ne mène nulle part, relèves-toi et vis ta vie.
- Pour faire quoi? Soupirais-je devant cette constatation
- Écris… va te balader… fais une partie de poker, je ne sais pas, fais quelque chose! Ça fait six jours, que tu es dans cet état
- Je vais bien, répondis-je en me relevant pour me servir un café
- Très bien, concéda-t-elle sans conviction, je vais à mon cours de théâtre, ne m'attends pas ce soir, lança-t-elle en mettant son manteau
- Et qu'as-tu prévu ce soir? Demandais-je curieux
- Contrairement à mon très cher fils, je croque la vie à pleine dent et je profite un maximum de chaque moment, souligna-t-elle en partant comme un courant d'air.
Regardant ma tasse de café, je refaisais inlassablement le même rituel depuis six jours, je me repassais encore et encore notre conversation. Perdu dans mes pensées, je reçu un message de Kate.
« Hey, j'espère que tu vas bien. Qu'as-tu prévu aujourd'hui? KB »
Me pendre, pensais-je. Ses messages m'énervaient au plus haut point, ils ne servaient qu'à garder un contact entre nous. Comme si nous avions peur d'oublier l'autre. Fatigué que ma mère ait raison, je lui répondis pour partir ensuite me doucher.
« Aujourd'hui je croque la vie à pleine dent ! RC »
POV BECKETT
Cela faisait six jours que Castle et moi avions fait un break. Les premiers jours, je m'étais attelée à m'installer convenablement dans mon appartement sans vraiment penser à lui, car quand je me l'autorisais, je terminais en larmes dans un coin. Mes nuits étaient agitées et emplies de cauchemar où je me voyais perdre Rick. J'avais cru que prendre du temps pour moi m'aiderait à y voir plus clair mais non, j'étais toujours dans le flou total. Il m'avait blessée mais comme Burke me l'avais fait remarqué hier lors de notre séance moi aussi :
« - Alors Kate, ou en êtes-vous?
- J'ai fini de m'installer
- Avez-vous contacté Mr Castle?
- On s'envoie des messages, répondis-je pour éluder la question
- Très bien, sourit-il, notre séance est terminée
- Pardon? Mais je viens d'arriver.
- Vous n'avez pas besoin de moi, nous perdons notre temps.
- J'ai encore besoin de vous. Je ne sais pas comment faire pour pardonner à Rick, avouais-je
- Comment a-t-il fait lui? A-t-il eu recours à un psy?
- Pardon?
- Kate, vous n'avez pas besoin de moi pour pardonner à votre petit-ami. Il a fait une erreur, je l'admets
- Une erreur, soufflais-je
- Oui une erreur, il n'est qu'humain. Mais il me semble que vous oubliez tous ce qu'il a fait de bon.
- …
- Je ne pense pas m'avancer en vous disant qu'à chaque crise de panique que vous avez faite dans ses bras, il a été là pour vous réconforter malgré le mal que cela devait lui faire.
-…
- Et vous avez aussi commis des erreurs, qu'il vous a pardonnées. Le problème n'est pas Mr Castle mais vous. Vous n'avez plus confiance en vous et plus vous vous rapprochez de cette intimité, plus ça vous effraie. Cependant il n'a pas à payer pour votre fuite en avant. Je ne comprends pas qu'il reste encore d'ailleurs, termina-t-il
- Je vous demande pardon?
- Ce n'est pas d'un psy que vous avez besoin, continua-t-il, mais d'un ami, alors je vais vous le dire. À force de trop le pousser vous aller le perdre et moi comme beaucoup d'autres à sa place, je serais déjà parti!
- Que dois-je faire ? Murmurais-je
- Soit vous décidez de laisser cette peur au fond de vous gagner soit vous vous donnez une chance à tous les deux… une réelle chance… mais pour ça vous n'avez pas besoin de moi. »
Burke avait raison. J'avais passé toute la nuit à repenser à ses paroles. Il fallait que je passe au-dessus de mes peurs avant de le perdre mais je ne savais pas comment procéder. L'appeler ? Aller au loft ? Soupirant devant ma tasse de café, je décidais de lui envoyer un message pour voir si on pouvait se voir aujourd'hui.
« Hey, j'espère que tu vas bien. Qu'as-tu prévu aujourd'hui? KB »
N'attendant pas sa réponse, je me dépêchais d'aller me doucher puis de m'habiller afin de pouvoir le rejoindre le plus tôt possible s'il était libre. M'affairant avec mon chemisier blanc, j'entendis la sonnette de mon appartement. Finissant de me boutonner, je me dirigeais devant ma porte pour ouvrir sur :
- Martha?
- Bonjour très chère, me sourit-elle en m'embrassant la joue
- Bonjour, heu… entrez, fis-je surprise de voir la mère de Rick devant mon pallier
- Très joli appartement, dit-elle en retirant son manteau
- Merci… tout va bien ? Rick va bien? M'inquiétais-je
- À toi de me le dire, Kido. La dernière fois que nous étions ensemble, entre Richard et toi c'était « ah, ah », tu vois, commença-t-elle en se positionnant en face de moi. Et maintenant après quelques semaines et une croisière, Richard et toi vous êtes « pff », tu vois?
- C'est compliqué, avouais-je devant mon dilemme qui faisait rage
- Comme l'étaient ses deux derniers divorces, me fit-elle remarquer
- Martha nous n'allons pas rompre, j'ai juste besoin de temps
- De temps pour quoi ? Pour guérir? Katherine il n'y a que l'amour qui t'aidera à avancer, crois-en mon expérience et pour ce qui est des propos de mon fils… Tu ne peux pas lui en tenir rigueur, il t'a blessée mais s'est excusé. Combien de fois l'as-tu toi-même blessé ?
- Je sais… je… travaille sur certaines choses, répondis-je en cherchant mes mots
- Richard me l'a dit… seulement ça fait six jours que mon fils a arrêté de vivre Kate. Il t'attend.
- Martha
- Écoute, comme tu le sais, me coupa-t-elle, mon fils est beaucoup de choses… certaines sont bonnes, d'autres le sont moins. Mais c'est une personne sur laquelle on peut toujours compter. Et c'est une chose rare, Katherine.
Ses paroles pleines de sincérité me touchèrent énormément. Elle avait raison, Castle avait toujours été là pour moi, et je ne pouvais pas le blâmer pour un faux pas… blessant ou pas.
- Katherine, soupira-t-elle en me prenant dans ses bras, ma chérie…
À son contact, je resserrais son emprise pour me délecter de ce moment. Martha était pour moi comme une seconde mère, elle avait toujours été présente pour me conseiller et n'avait jamais pris parti entre moi ou Rick, même pendant ma période pour DC.
- Écoute, sois honnête avec toi-même et sois honnête avec mon fils. Si tu penses que ça ne marchera pas, rends-lui sa liberté.
- Je l'aime, avouais-je alors qu'elle cessait son étreinte
- Alors dis-lui… et arrêtez de vous faire du mal, me souffla-t-elle en remettant son manteau. Si tu le cherches, il est au loft, encore à broyer du noir
- Martha?
- Oui?
- Merci, dis-je reconnaissante alors qu'elle allait ressortir
- Que vas-tu faire?
- Je vais aller le voir, avouais-je
- Eh bien, si j'avais su je serais venue plus vite, me sourit-elle en repartant
Souriant devant sa phrase, je mettais à toute allure mes chaussures puis pris mon téléphone pour l'appeler, c'est là que je vis son dernier message :
« Aujourd'hui je croque la vie à pleine dent ! RC »
Fronçant les sourcils sur sa répartie, mon entrain retomba comme neige au soleil. Je pris alors mon cellulaire et décidais de l'appeler, je n'avais pas entendu le son de sa voix depuis 10 jours et ça me manquait.
- Castle
- Hey, c'est moi, dis-je timidement
-…
- Je me demandais si je pouvais venir au loft, j'aimerais te parler
-…..
- Castle?
- Je t'écoute, répondit-il alors que j'entendais derrière moi les bruits de klaxon
- Tu es sorti?
- Oui, j'avais besoin de prendre l'air… pour réfléchir.
- Tu es loin de chez moi? Demandais-je dans l'espoir de le voir. On pourrait manger ensemble ?
- Kate, je suis à l'aéroport
- À l'aéroport ? Pour aller où? M'inquiétais-je
- À Los Angeles, j'allais prendre un billet pour y passer quelques jours
- Je ne savais pas que tu comptais partir à L.A ?
Je cherchais dans ma mémoire nos derniers messages, à aucun moment, il ne m'avait laissé entendre qu'il partait.
- Je suis parti sur un coup de tête, m'avoua-t-il
- Tu reviens quand ?
- Je ne sais pas, je voulais aussi aller voir Alexis alors pas avant deux semaines.
-…
- Mais si tu veux discuter, je fais demi-tour, reprit-il devant mon mutisme
- Non, non, soupirais-je
Il allait partir pour quinze jours, j'avais déjà passé six jours sans lui et ça avait été une torture. Mais c'était de ma faute et je ne voulais pas le priver de ces vacances ou de voir sa fille. Soudain, j'eus une idée lumineuse pour pouvoir enfin discuter avec lui et ne plus le quitter.
- Non? Tu sais qu'il va falloir savoir ce que tu veux un de ces jours, grinçait-il à mon refus
- Je le sais, riais-je
- Et ça te fait rire!
- Oui, je… écoute Rick, j'aimerais venir avec toi, serait-il possible que tu m'attendes, je fais ma valise et j'arrive, dis-je précipitamment en allant chercher mon sac dans ma chambre
- Ta va…lise ? Bégayait-il
- Hum, c'est possible de prendre deux billets? Demandais-je subitement inquiète qu'il refuse mon intrusion
- Tu veux venir avec moi à Los Angeles
- Des vacances nous feraient du bien et… tu me manques, avouais-je devant mon sac ouvert
- Tu me manques aussi, concéda-t-il presque timidement
- Alors, on pourrait peut-être discuter dans cet avion et profiter du soleil californien… ensemble, proposais-je
- Je ne sais pas, soupira-t-il
- Tu…, ok, je comprends, je t'ai fait du mal et…
- Tu porteras le même maillot de bain que la dernière fois pour profiter de ce soleil ensemble? Me coupa-t-il taquin
- Tu… non, répondis-je abasourdie par sa remarque
- Non?
- Je pensais à un bikini, plus court, rétorquais-je voyant qu'il me teasait
- Bon dans ce cas, je prends les deux billets. Je t'attends
- Merci Castle
- A tout de suite
- Et Rick?
- Hum
- Je t'aime, lui dis-je avant de raccrocher pour m'afférer à faire ma valise.
POV CASTLE
J'avais pris les deux billets et je l'attendais dans le salon VIP prévu pour les premières classes. J'avais envoyé un message à Kate pour lui dire où me retrouver. J'étais impatient de la voir et en même temps inquiet. Que s'était-il passé pour qu'elle change subitement d'avis ? Cherchant une explication plausible, je retournais encore et encore la cuillère de mon café.
- Ton café est surement froid, m'indiqua une douce voix devant moi
Relevant les yeux, elle était là… devant moi. Elle me souriait, valise à la main.
- Que veux-tu, à force d'attendre ma bien-aimée, il a gelé, rétorquais-je en me levant pour lui faire face
- Tu m'as manqué, me sourit-elle en caressant ma joue mal rasée
- Je dois piquer, répondis-je alors qu'elle faisait glisser ses doigts dans ma barbe de cinq jours.
- Ça me rappelle notre première année, dit-elle songeuse
- Hum. Alors…, hésitais-je sur la marche à suivre, veux-tu un café en attendant le vol ?
- Non… on peut discuter ? demanda-t-elle sur la réserve
Je n'avais jamais vu Kate ainsi, aussi peu sure d'elle. J'avais l'impression qu'elle avait peur que je fuie à chaque parole.
- Oui, assis-toi...
- Rick, je suis désolée, commença-t-elle, je n'aurais jamais du t'éloigner de ma vie
- Je t'ai fait du mal et…
- Ce n'est pas une raison suffisante. J'ai passé ces six jours en me disant chaque matin: tu fais une erreur, appelle-le.
- Pourquoi ne pas l'avoir fait, dans ce cas?
- J'avais peur, murmura-t-elle
- Peur? M'étonnais-je
- Burke m'a fait comprendre une chose
- Hum
- Ce n'est pas le fait que je n'arriverais pas à te pardonner qui a fait que je voulais de l'espace, c'est parce que j'ai peur
- Peur de quoi? Demandais-je curieux
- De ça, dit-elle en posant sa main sur mon cœur
- De mon cœur ? Dis-je surpris en baissant mes yeux sur sa main
- Non, de ce que j'avais inscrit en dessous, reprit-elle en caressant l'inscription qu'elle avait notée dans la capsule
« 12.O4.2015 »
Kate m'avait promis ce soir-là, qu'avant cette date nous aurions fait l'amour.
- Je ne comprends pas
- J'ai peur de cette intimité et on est tellement près de la franchir tous les deux que…
- Je te l'ai dit, je t'attendrais
- Je sais, soupira-t-elle, je n'arrive pas à m'expliquer correctement
- Essaies, insistais-je pour comprendre le fond de sa pensée
- Je t'aime et j'ai envie de faire l'amour avec toi, chuchota-t-elle pour que moi seul puisse l'entendre, et je sais que quand ça arrivera, ce sera génial. Mais j'ai peur de l'après.
- L'après ?
- Et si j'avais encore peur de cette… intimité ? Je veux dire, on pense tous les deux qu'après l'avoir fait, ma vie reprendra un sens normal mais si j'étais tellement brisée qu'à chaque fois ce soit un combat perpétuel.
- Kate, je ne peux pas te garantir qu'après avoir fait l'amour toutes tes blessures concernant cette intimité seront guéries mais ce n'est pas avec des « si » que tu vas avancer.
- Je suis désolée de t'avoir fait autant de mal, dit-elle pleine de tristesse
- Je suis désolé de t'avoir blessée, répondis-je en lui caressant la joue
« Les passagers du vol A380 n°789 en provenance de New-York et à destination de Los Angeles sont priés de s'avancer aux portes d'embarquement »
- Prête ? Demandais-je à Kate
- Always, me sourit-elle en m'embrassant chastement
POV BECKETT
Installés en première classe, Rick s'extasiait devant les prospectus sur Los Angeles.
- Regarde, on pourrait faire de la grande roue! S'exclama-t-il tout joyeux
- Oui, ça à l'air super
- Et l'observatoire et le musée Getty, continuait-il
- Dis, hôte-moi d'un doute, tu es déjà allé des dizaines de fois à LA ?
- Oui, mais à chaque fois c'était pour faire la promotion d'un de mes bouquins ou…
- Pour résoudre un meurtre, terminais-je
- Hum, la baie de Santa Monica a l'air joli, reprit-il alors que je m'installais au fond de mon fauteuil en fermant les yeux
- Hum, je pourrais mettre mon bikini là-bas, susurrais-je en me mordant la lèvre
- Tu… ce voyage va vraiment me plaire, sourit-il. Tu devrais essayer de dormir.
- Je vais bien, je suis bien avec toi, avouais-je en ouvrant les yeux pour voir son joli regard azur
- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ? C'est Burke ?
- En partie, j'allais venir te voir ce matin quand ta mère a fait irruption chez moi, lançais-je
- Oh, je suis désolé
- Pourquoi ? J'adore ta mère et malgré ce que tu en penses, elle est de très bon conseil
- Alors elle t'a conseillé de venir dans les bras de son joli fils, me taquina-t-il en tressautant des sourcils
- Si tu veux tout savoir elle m'a conseillé d'écouter mon cœur et c'est ce que j'ai fait
- Elle aurait dû venir plutôt dans ce cas, rétorqua-t-il
- C'est ce qu'elle m'a dit, riais-je
- Je suis content que tu sois ici avec moi, m'avoua-t-il en me caressant la joue
- Moi aussi, murmurais-je en l'attirant vers moi pour un doux baiser
- Excusez-moi, puis-je vous offrir quelque chose à boire ? Nous interrompit l'hôtesse de l'air
- Kate?
- Je voudrais bien un coca, s'il vous plait
- Et pour moi, ce sera une bière, enchaina Castle
- Très bien, je vous apporte ceci.
- Alors, m'inquiétais-je soudain du lieu où nous allions dormir, tu as réservé un hôtel ou pas ?
- Oui, tout est sous contrôle
- Tu as réservé où ?
- À ton avis ? S'amusait-il
- Dans la même suite ? Souriais-je à l'idée de revenir dans cet hôtel où j'avais faillis succomber au charme de Rick quelques années plutôt.
- Hum, la même, espérons que cette fois-ci tu ne me refermes pas la porte, se moqua-t-il
- Espérons, rétorquais-je sur un ton taquin
- Tu es suspendue, jusqu'à quand ?
- J'ai encore une semaine, l'informais-je
- Et pour DC ? S'enquit-il
- DC ? Je ne sais pas….j'ai juste envie de profiter de ces vacances et de toi, après je prendrais ma décision avec toi.
- Profiter de moi, me dit-il souriant
- Tu n'as pas idée, susurrais-je à son oreille
