Bonjour !
Ça fait très longtemps que je n'ai pas alimenté cette fic, pourtant non terminée. Il y a eu plusieurs raisons à ça : tout d'abord, je me suis éloignée du fandom Bleach, puis j'ai été assez prise par mes études (manque de temps et d'énergie). Ça n'a pas été facile de se replonger dans la fanfiction, mais ça me manquait et les récentes reviews reçues m'ont finalement motivée (Saemoon, notamment ^^).
Miss-Yaoi : Cette fic est la suite d'une autre, Le tour de Las Noche Nu, qui raconte l'invasion de Las Noche par les fangirls. Merci pour ta review et bonne lecture ^^ !
J'espère que le chapitre vous plaira !
Bonne lecture !
En arrivant au manoir Kuchiki, les filles s'étaient rendu compte que contrairement à tous leurs espoirs, Byakuya n'avait pas été pris, et que par conséquent le tournage du film yaoi était compromis. La moitié des fangirls avait été très déçue. Les autres, ne voulant que consommer leur idole sur place, ne s'étaient pas senties très tristes. Quant à Ichigo, tout à sa terreur, il ne savait que penser de ce nouvel événement. D'un côté, coucher avec le noble faisait partie des choses pour lesquelles il était prêt à se tuer à coups de fourchette dans le but d'y échapper. De l'autre, comme il était plus que probable que ce dernier sentiment était commun avec le noble, même nus à deux dans le même lit, il ne se passerait rien.
Alors, entre deux baisers forcés, ses tortionnaires avaient avisé. Puisque Byakuya ne pouvait prendre la virginité d'Ichigo (« Mais arrêtez avec ma virginité, bordel ! »), elles allaient s'en charger, elles.
Mais pour ce faire, il fallait tout de même un minimum de consentement de la part de Kurosaki.
C'est ainsi que le shinigami remplaçant se retrouva à regarder d'un air atterré la cellulite qui s'agitait sous son nez dans une approximation de danse du ventre. Il était menotté au lit (d'où sortaient-elles ces menottes?) et elles avaient même déchiré des draps en corde pour le maintenir. Trois autres fangirl lui avaient fait un striptease enthousiaste. Ichigo devait reconnaître que ses ravisseuses n'étaient pas moches (pas toutes, en tout cas). Néanmoins, la lueur de crève-la-faim qu'elles avaient dans le regard aurait refroidit le plus malade des obsédés sexuels pourvu d'un minimum de bon sens. Être un objet sexuel pour une dizaine de filles voulant du sexe pouvait être un fantasme être captif de harpies déchaînées capables de s'entre-tuer juste pour avoir une rognure d'ongle ou encore pouvoir le toucher était simplement un cauchemar, la dite idole n'étant pas sûre de s'en tirer indemne (Urahara lui avait d'ailleurs raconté des histoires d'espadas émasculés et traumatisés par ces filles. Des espadas. Brrr.). Même Chizuru fuirait (quoique...). Pour finir, moins il y avait de vêtements, plus ses joues s'approchaient de la couleur et de la température de la lave en fusion. C'était indécent, bordel !
Une petite ronde lui avait fourré le nez dans son décolleté. N'eut été la bave qui dégoulinait de sa bouche pour couler dedans, Ichigo aurait trouvé les imposants attributs plutôt attirants. Mais l'odeur salée et la sensation humide et collante lui avait plutôt donné envie de vomir. Néanmoins, il ne pouvait pas échapper à la fangirl, étant attaché aux montants ce qui semblait être le lit de Byakuya. Ce dernier détail aurait d'ailleurs suffit à lui tout seul à calmer toute ardeur envers les filles : il avait clairement en tête la réaction de l'héritier Kuchiki s'il le découvrait, et cela impliquait un honneur à venger, et lui-même incapable de s'enfuir ou de se défendre. Être trucidé à poil dans le lit de Byakuya, une fin atroce et humiliante. Et il y avait fort à parier que le noble courait toujours dans le Seiretei, en toute liberté.
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– Ça, c'est du dépucelage, ricana Grimmjow, ne perdant pas une miette de ce que la caméra diffusait, braquée sur la fenêtre de la chambre du Kuchiki.
Le visage d'Ichigo fut masqué par le corps de la fille qui se mit à lui lécher (ou était-ce mordiller?) l'oreille. Les arrancars purent voir sa main se crisper convulsivement, de douleur, d'horreur, ou tout simplement parce qu'il était chatouilleux des oreilles.
– Ça n'a pas l'air de lui faire grand-chose, commenta Nnoitora, moqueur, regardant surtout une des fangirls qui était nue. Il est peut-être gay.
– C'est sûr que toi tu étais super heureux quand ces filles sont venu te chercher pour te faire perdre ton dépucelage, commenta le sexta, sarcastique, se rappelant la course folle à travers les couloirs.
Ulquiorra semblait encore plus livide que d'habitude des souvenirs horribles devait lui revenir en mémoire.
– Elles vont nous le traumatiser à vie, regretta Gin d'un ton faussement triste. Si jeune et bientôt incapable d'entrer dans un lit avec une fille...
– Il ne manquerait plus que nos adversaires aient une vie calme et équilibrée, tu ne penses pas ? souligna Aizen avec une nuance d'humour dans la voix, sous-entendant que tant qu'ils y étaient, autant traumatiser les autres au maximum.
Ce n'était pas non plus comme si Ulquiorra était totalement le même depuis sa dernière rencontre avec les fangirls...
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Devant l'absence d'effets de leurs efforts (« Mais Ichigo, tu n'es pas gay, non ? » « NON JE SUIS PAS GAY ! C'EST JUSTE QUE C'EST TRES GENANT ! »), les filles s'étaient interrompue.
– Il faut aller plus loin ! affirma une grande brune.
– C'est déjà fait, rétorqua une jolie fangirl entièrement nue, faisant du même coup découvrir à Ichigo le concept du maillot brésilien.
Elle tourna sur elle-même avec grâce, telle une miss en défilé, et fit un sourire à sa victime qui ne pipa mot.
– Peut-être qu'une chorégraphie sexy, tenta l'une d'elle avec timidité.
– Un truc langoureux, avec un baiser ! approuva une blonde aux yeux verts, l'air assez déterminée.
– Alors autant faire tout de suite un porno lesbien, commenta une autre qui ressemblait un peu à Hyori mais en brune. Ça marchera mieux. Tous les mecs aiment le porno lesbien.
– Euh, ok, mais qui s'y colle ? demanda une voix, couvrant le « t'es sûre ? » septique d'une autre fille.
Il y eut un silence soudain.
– Moi je veux bien, annonça soudain une fangirl, l'envie et la timidité clairement visible sur son front. Ça ne me dérange pas.
– Euh.. D'accord. Qui d'autre ? Ne vous précipitez pas, hein.
– ...
– Sinon, je peux choisir, suggéra la volontaire.
– ...
– Toi ! Fit-elle en montrant la fangirl nue qui était aussi la plus jolie du lot.
– Je n'aime que les garçons ! protesta aussitôt cette dernière en arrêtant de recoiffer ses cheveux.
Ichigo était content qu'elle arrête de le regarder et de lui faire des clins d'œil.
– Comme tout le monde ici, non ?
– Oui, mais non ! refusa la brune, mécontente.
– Allez, faut que quelqu'un se dévoue, alors autant que l'une des deux soit contente, argumenta une petite blonde rondouillarde en la poussant dans le dos. Allez ! Tu fais ça pour Ichigo !
– Ichigo ! Couina la nudiste en jetant un autre regard énamouré à son idole.
– Bon, on y va ! s'énerva la Hyori brune.
Et c'est ainsi que deux filles se mirent à se tripoter intensément (« arrête de faire la gueule, s'il-te-plaît »). Les autres reprirent leur « choré sexy ». Une dernière se mit à marcher à quatre pattes vers Ichigo, le regard intense. Elle se lécha les lèvres, obscène. Derrière elle, la grande brune bisexuelle allongea doucement sa victime sur le sol.
Et alors qu'Ichigo trouvait que sa situation avait vraiment empirée (qu'allait faire cette fille qui s'approchait?), il leva les yeux.
Croisant le regard de Byakuya, il pria le ciel pour que ce dernier ne réagisse pas trop mal, ou en tout cas, pas de manière mortelle. Les yeux du noble s'agrandirent d'horreur. Kurosaki se sentit pâlir.
Puis, Kuchiki referma la porte. Le rouquin cligna des yeux. Hein ? Quelques secondes s'écoulèrent sans qu'il remue un muscle. Avait-il rêvé ? Puis la porte se rouvrit, un peu moins vite qu'avant.
Le noble regarda de nouveau la scène, l'air de quelqu'un qui regarde une deuxième fois pour vérifier qu'il n'a pas rêvé, et qui n'y croit toujours pas. Une fille se mit à gémir sans qu'on sache trop si c'était par plaisir ou autre chose. Les yeux des deux mâles de la pièce se croisèrent à nouveau.
– Ohé ! Tu vas pas te barrer, quand même ? interrogèrent, incrédules, les deux billes marrons d'Ichigo devant l'hésitation de l'autre.
– Je n'avais jamais imaginé ça, même dans mes pires cauchemars, lui répondirent les iris bleu profond de l'autre. Ça ne peut pas être vrai. C'est impossible.
– Je te jure que c'est vrai ! Aide moi ! Tu ne vois pas ce qu'elles me font ?
Ichigo sursauta en sentant quelque chose de chaud et d'humide sur son pied, rompant le dialogue visuel. Une des filles le léchait. Il jeta un regard plus qu'affolé au noble qui, peu à peu, regagnait son masque froid. Les orbes bleues lancèrent un regard polaire au rouquin qui se recroquevilla entre ses liens. Mille promesses de morts douloureuses circulèrent silencieusement en direction d'Ichigo.
Puis un hurlement strident interrompit une nouvelle fois l'échange. Une fille bondit vers le noble, nue, la bave aux lèvres. Une lueur de peur traversa le regard de Kuchiki.
Il referma la porte avec violence, laissant la fille s'écraser dessus et retomber par terre.
– Il est làààààà !
– KYYYYYA !
– REVIENS, ENFOIRE ! hurla le shinigami remplaçant en voyant l'autre partir.
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En face des deux vice-capitaines, la plupart des filles semblaient maintenant hésitantes.
– Mais si, on est sans défense, tu vois ? On n'a pas de bâtons ni rien, juste des caméras ! On n'agresse pas les gens à coup d'appareil photo, non ? rit d'un air gêné une fangirl, cachant le filet dans son dos.
Hisagi trouvait la réaction suspecte. Rien à voir avec les échos (certes, sans doute déformés) qu'il avait des fangirls. Et surtout, c'était presque comme si une partie des filles l'avaient totalement oubliées. Elles voulaient que Kira baisse Wabisuke. Pas lui.
– Et les lettres de chantage que vous nous avez envoyé ? demanda-t-il, interrompant l'argumentation mielleuse des filles.
Il y eut un silence, le temps qu'une des filles trouve une idée géniale :
– Mais c'était pas nous !
– Non ! Non !
– Nous on est juste pour l'expression de votre amour ! s'emballa l'une de fangirls qu'une autre de ses collègues fit taire d'un coup de coude désapprobateur.
Les deux shinigamis étaient perdus.
– Quel amour ? interrogea Kira, perplexe.
– Votre amour ! s'emporta la fille qui avait parlé. On sait tout ! Votre attirance depuis l'épisode du hollow à l'académie, le point commun d'avoir eu le cœur brisé par votre capitaine et la consolation intime ! Mais ça doit être dur à afficher au Sereitei, donc vous le cachez ! conclut-elle les larmes aux yeux. On veut vous aider à vivre votre amour ! En échange de quelques photos, bien sûr.
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– Oh. Tu avais remarqué ça entre nos deux vice-capitaines, Tousen-san ? s'enquit Gin l'air un peu perplexe.
– Non. Je pensais qu'ils étaient simplement camarades de beuverie.
– Tch ! Ces tarées inventeraient n'importe quoi, intervint Grimmjow que des histoires de coucherie entre shinigamis n'intéressaient pas.
Qu'arrivait-il à Ichigo ? Il semblait distrait ? L'arrancar pressentait la fuite du rouquin et ce n'était pas pour lui déplaire totalement : c'était lui qui devait faire avaler ses dents à Kurosaki et personne d'autre. Et actuellement, le rouquin semblait parti pour avoir une partie importante de son anatomie arrachée par ces folles, ce qui pourrait affecter négativement ses performances au combat . Moins de testostérone, moins d'agressivité.
– Évidemment ! trancha joyeusement Ichimaru. De toute manière Hisagi n'aurait pas le temps d'avoir une relation durable avec tous les services qu'il rend à tout le monde pour avoir l'air serviable.
– C'est mesquin, Ichimaru, réprouva l'aveugle.
– C'est pourtant vrai.
Aizen souriait, énigmatique. Ichimaru n'avait pas vu cette photo archivée dans une base de données cachée, inaccessible même à Szayel. Cette photo où Hisagi avait confondu Kira avec une autre cliente du bar et l'embrassait passionnément. L'image comportait aussi Matsumoto qui fixait le couple avec perplexité en arrière plan. La raison du caractère secret de l'image était que le haut de l'amie de Gin s'était ouvert en grand et que ce dernier n'apprécierait sans doute pas l'existence du cliché. Et puis, ce plan de contrôle de l'association des femmes shinigami n'était pas encore au point.
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On aurait affirmé aux deux vice-capitaines que la terre était carrée qu'ils n'auraient pas eu l'air plus ahuris. Kira ouvrit la bouche.
– On n'est pas toutes partisanes de cette théorie, le coupa une fille d'un ton ennuyé.
– M... Mais mais, c'est n'importe quoi ! suffoqua Hisagi, le teint couleur tomate.
– Je n'ai jamais fait... ni même pensé quoique ce soit de ce genre ! l'approuva son compagnon avec force.
– Ce n'était pas un objectif à atteindre, insista la fille aux cheveux châtains qui était contre le KiraHisagi. C'est son trip à elle.
Une de leurs agresseurs bondit sur le lieutenant de la neuvième division qui parvint à la repousser. Ceci signa la fin de la trêve et les filles commencèrent à se rapprocher d'eux. Kira leva son épée et une nouvelle fois, il y eut un mouvement de recul, sauf une fille qui tenait un filet.
– Kira, ne soit pas brutal, voyons, minauda une voix dans le groupe.
Puis la lumière fut. Izuru se rappela la réaction de Matsumoto lors de leur dernier entraînement.
– Si vous approchez, je vous ferais doubler de poids, prévint-il de sa voix morne.
– C'est injuste ! brailla une grande brune qui tenait une corde.
– Ne me dit pas que... hoqueta Hisagi.
– Si.
Certaines des filles ne voulaient pas approcher, craignant pour leur poids. Les autres étaient quant à elles en état de coma cérébral, les yeux fixant le vide dans leur direction et la bave aux lèvres.
– Attends, attends, mais même si tu touches nos vêtements, hein, comment ça va faire ? Tu crois que ce serait confortable un soutien-gorge de dix kilos, hein ? s'écria la brune avec véhémence. Imagine-toi avec un slip de dix kilos ! C'est mesquin !
– Je crois que je n'en ai rien à faire, répondit Kira, sérieux comme un pape, pensant qu'il n'était pas assez stupide pour essayer de se tripoter les parties avec Wabisuke pour voir ce que ça faisait.
– Moi non plus ! hurla une silhouette sur la gauche qui sauta sur les deux amis.
Hisagi la repoussa d'un coup de sabre, l'envoyant contre une poubelle.
– Kira ! On charge ! cria-t-il en voyant que les autres hésitaient toujours à attaquer. Kazeshini !
Pour le coup, deux lames seraient plus pratiques qu'une seule pour sauvegarder sa dignité. Il arracha avec les dents son bracelet droit (geste qui arracha des soupirs aux fangirls) et le lança dans la masse. Le regard vide d'une fangirl s'alluma en voyant son idole approcher : consommation !
L'explosion fit un trou dans les rangs des filles. Profitant de la fumée et de la confusion, les deux vice-capitaines foncèrent. A Las Noche, ceux qui suivaient l'altercation retinrent leur souffle : allaient-ils réussir ?
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Kyoraku et Hitsugaya attendaient sur le toit que les shinigamis se chargent de trouver et de neutraliser les filles présentes dans l'ancienne chambre de Tousen. Les hommes de la neuvième ne semblaient pas trop avoir de soucis avec les filles. Étant une division axée sur la sécurité, cela n'était pas trop étonnant. Et la présence opportune de vaporisateurs de gaz soporifique faisait des miracles. Une partie des filles avaient été endormies dans la pièce, mais quelques unes avaient résisté et se battaient maintenant avec les soldats.
– Hum, on devrait peut-être aider, commenta Shunsui en observant une furie qui était suffisamment enragée pour mordre les orteils d'un des hommes.
– O... Oui. Elles sont beaucoup moins nombreuses, maintenant, approuva le jeune capitaine, essayant de chasser de sa tête une certaine demande en mariage.
Ils descendirent de leur perchoir avant de réaliser leur erreur.
-HIIITSSUU ! KYORAKU ! vociférèrent aussitôt trois des cinq filles restantes, confirmant à Tôshirô que les fangirls pouvaient avoir plusieurs proies.
La furie mordeuse parvint aussitôt à repousser ses assaillants, galvanisée. Un homme réussit à l'attraper par la jambe avant qu'elle n'atteigne Hitsugaya, la plaquant au sol.
– A MOIII ! hurla-t-elle d'une voix possessive, tendant la main vers le plus jeune gradé du Seiretei.
D'autres soldats se joignirent au premier pour l'empêcher d'agresser l'adolescent et tirèrent sur ses jambes. Elle résista, se cramponnant au sol sans lâcher du regard sa cible. Les deux capitaines ne purent s'empêcher de frissonner en voyant les profonds sillons laissés dans la terre par ses ongles. Une autre parvint à s'échapper pour sauter sur Sunshui qui l'assomma d'un coup de point.
– On ne devrait pas à avoir à frapper une femme, soupira-t-il, mortifié.
– Ce n'est plus une femme, c'est un monstre, faillit répondre son collègue en regardant une autre fille qui poussait des hurlements suraigus et inarticulés en le regardant. « Yaoi » ne voulait rien dire, n'est-ce pas ?
– Hum. On passe à la troisième division ? suggéra le shinigami aux cheveux argentés, voyant qu'ils motivaient la dernière résistante.
C'est ainsi qu'ils retrouvèrent Hisagi et Kira, en tournant dans une ruelle pour rejoindre la route principale qui menait à la division voulue. Même si Hitsugaya comme Kyoraku aurait préféré de loin une rencontre différente.
Les deux capitaines allaient sortir de l'allée lorsque Kyoraku s'immobilisa, imité par son collègue. En tendant l'oreille, on pouvait entendre un son étrange venant de l'autre rue, comme un frottement métallique sur le pavé. Le son que l'on obtiendrait si l'on traînait à toute vitesse un sac métallique sur le pavé, ou encore une bonne cinquantaine de chaînes d'acier. L'étrange murmure s'accompagnait d'une sorte de râle.
La source du bruit passa en bourrasque devant eux. Il s'agissait d'Hisagi emprisonné sous un filet avec des poids. Kazeshini érigé en piquets de tente pour ne pas marcher sur les bords de sa prison, le vice-capitaine courait, les poids du filet tressautant sur les pavés dans une gerbe d'étincelles. Le poids du piège aurait dû normalement le clouer au sol mais motivé par ses poursuivantes (et peut-être aussi par l'engin violet oblong que brandissait l'une d'elle), il courait dans l'espoir de sauver sa dignité. Il était clair qu'il n'allait pas tenir très longtemps, surtout si les filles le rattrapaient.
Deux mètres derrière lui, Kira était mieux lotis : après tout, il ne lui manquait que l'intégralité du côté droit de son kimono, et son caleçon (rayé blanc et bleu) était encore en place.
Puis les deux capitaines virent passer la quinzaine de filles qui poursuivaient les deux hommes, armées de divers objets, dont des appareils photos.
– Kira ! Hisagi ! Attendez-nous ! REVENEZ !
– On vous veut du bien ! ajouta la fille qui tenait l'objet violet.
Le nuage de poussière soulevé par leur passage retomba.
– Je crois qu'ils ont besoin d'aide, déclara Kyoraku, sortant de sa torpeur.
– ... Oui.
..oOoOo..
– Ça doit pas être confortable, un slip de dix kilos, remarqua Ichimaru, pensif. Et ça doit glisser.
