Bonjour ! Voilà la suite de la fic, je n'ai pas oublié ! J'ai été ralentie par un léger soucis informatique, mais je n'ai rien perdu. Merci pour toutes vos reviews, en tout cas !

Celeste31 : Merci pour ta review:) ! J'espère que la suite te plaira !

J'espère n'avoir oublié personne dans les réponses de review.


De son côté, Ukitake n'en menait pas vraiment large. Certes, il avait échappé aux filles, et certes, avec un peu de chance il ne serait pas malade, le temps s'étant beaucoup réchauffé. Mais en attendant, il traversait tout le Seiretei vers sa division avec en tout et pour tout une serviette autour de la hanche et un manteau (même pas le sien) sur les épaules. Il avait conscience que dans cette tenue, pour certaines personnes, il était comme une tranche de viande saignante pour des loups affamés. Et il craignait que la courageuse capitaine Unohana ne suffise pas à modérer les ardeurs de la meute hystérique vers laquelle ils se dirigeaient. Quant à essayer de faire changer d'avis la médecin, impossible ! Pour elle les fangirls ne semblaient être qu'une bandes d'adolescentes un peu fofolles. Et une vingtaine de gardes du corps était donc une mesure bien trop stricte pour calmer une poignée de jeunes filles en fleur.

Un garde de la treizième division s'arrêta brutalement et se frotta les yeux avant de repartir vers la quatrième division en vérifiant s'il n'avait pas de fièvre. Avoir une vision de son capitaine à moitié nu n'était pas vraiment un signe de bonne santé physique et mentale. Et avoir des visions d'homme nu plutôt que de Matsumoto n'était peut-être pas non plus un indice d'hétérosexualité.

Laissant le garde à ses questions sur son orientation sexuelle, ils arrivèrent devant la porte la division semblait vide. Ukitake flairait le piège : elles ne pouvaient pas être toutes parties et Shunsui ne pouvait pas les avoir toutes attirées. Pourtant, la médecin en chef entra tranquillement et se dirigea vers les appartements de son collègue. A Las Noche, les arrancars qui suivaient leur progression retenaient leur souffle : une petite quinzaine de filles étaient cachées dans les bâtiments.

.oOoOo.

Byakuya était face à un dilemme et il avait deux secondes pour le résoudre. Ses vêtements étaient dans la pièce dont il venait de fermer la porte. S'il allait chercher de l'aide, il montrerait à une personne non noble (voire deux !) quelque chose de déshonorant pour la famille Kuchiki. Et une sex-party dans son lit conjugal n'était pas quelque chose de précisément glorieux. Une fille s'écrasa contre la porte fermée et un hurlement collégial retentit dans la pièce fermée, mettant à vif les nerfs ainsi que les oreilles du noble.

Tout bien réfléchi, il allait chercher de l'aide. Et puis, ce court répit permettrait peut-être à Ichigo de se couvrir – ou de se faire seppuku, ce qui serait mieux.

Il s'éloigna de la porte pour rejoindre Komamura lequel, n'étant pas sourd, avait entendu les cris aigus et venait à l'aide. Renji était resté dans la chambre, n'étant peut-être pas partant pour combattre nu, ou plutôt le connaissant, pas devant son capitaine. Et peut-être pas non plus devant une horde de filles en chaleur.

La porte explosa sous la pression des filles qui jaillirent dans le couloir telles des furies.

– BYAKUYYAA !

Komamura renvoya une fille contre le mur avec violence avant qu'elle n'atteigne sa cible.

– Bankai, lâcha calmement le capitaine de la sixième division en lâchant son épée.

Comme prévu, il se fit aussitôt submerger par cinq filles qui n'attendait qu'une ouverture. Une bouche se colla aussitôt contre la sienne, tentant d'y passer la langue. Byakuya concentra son esprit sur Hisana, l'honneur des Kuchiki, ainsi que son bankai qui se formait. Il fallait qu'il résiste à cette torture mentale : hurler sa rage et son dégoût comme un possédé était indigne de son statut.

Les milliers de fleurs de cerisier surgirent dans tous les sens, réduisant la visibilité et semant le chaos. Un concert de cris et de coups emplissait le couloir. Le capitaine Kuchiki put enfin respirer, débarrassé de son poulpe féminin.

– Aaah ! Il m'a coupé les cheveux ! hurla une voix désespérée.

– AAAAAïïïe ! J'ai pas de vêtements, moi !

– Byakuya, épouse-moi !

– Capitaine Kuchiki, faites attention avec vos lames, intervint Komamura qui venait de voir l'une de ses moustaches coupée net.

Puis le silence revint progressivement. Byakuya constata que les vêtements qu'il avait amené avaient été détruits, mais que l'unique habit qui lui restait (le manteau de Kyoraku) cachait encore l'essentiel. S'assurant qu'il ne restait aucune fille dans sa chambre conjugal, il entra promptement dedans. Personne, y compris dans les placards. Il se pencha par la fenêtre sans découvrir de buisson écrasé ni une quelconque trace de chute. Il soupira intérieurement.

Il n'avait pas rêvé. Kurosaki Ichigo était bien dans son lit il y a encore trois minutes, et avait visiblement profité de la bagarre pour s'enfuir dans les couloirs. Voilà qui était parfait : un roturier humain en train de faire du nudisme dans son manoir sans savoir où il allait. Et il ne pouvait même pas envoyer qui que ce soit pour l'en éjecter.

En fait, Ichigo se dirigeait vers la première salle où il avait été « emprisonné » : les filles avaient ramené des vêtements sur place, il s'en rappelait bien. Par contre, où était la salle, ça...

Dix minutes plus tard, Byakuya (enfin habillé) ainsi que Komamura constataient que Renji avait disparu.

Ce qui faisait deux roturiers nudistes dans le manoir Kuchiki.

..oOoOo..

Du côté de Mayuri, une fille avait poussé l'audace jusqu'à tremper un orteil dans la flaque qu'elle suivait.

– Hi! Il est tout froid!

Voyant que son pied était intact (pas d'apparition de tentacule, pas de décomposition avancée de l'organe), et s'ennuyant un peu (courir après une flaque de boue était guère passionnant pour qui que ce soit), elle se prit à sauter dedans.

..oOoOo..

– Mais elles font quoi ? demanda Noitora d'un ton ahuri en voyant d'autres filles commencer à bondir à leur tour dans le liquide noirâtre et à s'éclabousser avec.

– Attention, il se sauve ! s'écria une voix aiguë, amusée, qui leur parvint des enceintes.

Des rires suivirent. Deux filles restèrent sur place, regardant le scientifique descendre le long de leurs chevilles tel une vague refluant vers le large.

– Hé ! On est même pas mouillées ! s'émerveilla l'une d'elles.

Szayel nota l'observation avec intérêt. Mais déjà, une autre fille faisait une autre expérience.

Elle tenta de saisir du liquide dans ses mains, difficilement, et arriva à une conclusion scientifique toute personnelle :

– Vous pensez que je tiens sa b*te ? Il a ralenti.

Tôsen fronça les sourcil en constatant que Wonderwyce semblait écouter avec attention. Ce n'était pas comme si l'enfant avait beaucoup de vocabulaire (« Aoh » pouvait-il être considéré comme un mot?) mais ce n'était pas une raison pour l'exposer à des grossièretés.

Des cris de surprise et d'excitation retentirent lorsque le liquide bondit des mains en coupole pour revenir dans la flaque principale.

Mayuri était donc sécable mais n'aimait pas l'être, constata le scientifique arrancar, poursuivant son analyse. Tout compte fait, ces oies décérébrées pouvaient être utiles.

– TROP BIEN ! beugla une fille, faisant sursauter les arrancars les plus proches des enceintes. Il faut qu'on trouve un seau !

Les yeux d'une brune s'allumèrent d'une lueur signifiant « mais pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant ? ».

– Si elles arrivent à le séparer en deux, elles pourraient peut-être l'obliger à le suivre, commenta Szayel en comptant les faiblesses de la forme liquide de Mayuri.

Les filles faisaient maintenant un concours de celle qui ferait sauter le plus loin son morceau de flaque. Aizen se resservit du thé en souriant, et l'aveugle renonça à faire sortir Wonderwyce. Ce dernier semblait beaucoup s'amuser, malgré tout.

Une caméra zooma sur les filles qui attendaient Ukitake et Unohana.

..oOoOo..

– Ukitake ! couina une fille d'une petite voix. Il est... Il est tellement... Miam !

– A moitié nu ! rajouta une autre, rêveuse.

– Aaaah ! soupirèrent-elles en chœur.

– Mais il y a Unohana, geignit un petite brune un peu ronde.

Un autre soupir général suivit. La médecin était terrifiante, elles ne savaient comment. Une douceur terrifiante, certes douce, mais terrifiante avant tout.

– Mais il est tellement sexy comme ça ! se plaignit une autre, au bord des larmes en regardant le capitaine qui s'avançait, hésitant, le manteau de sa collègue sur les épaules et visiblement pas grand-chose en dessous.

– Unohana ! gronda la première fille, une mince aux cheveux sombres.

– Shhhht ! Elle va nous entendre !

– Comment ose-t-elle s'opposer à notre amour ? reprit l'autre dans une voix de gorge presque animale.

– Calme-toi, s'il-te-plaît ! s'inquiéta une grande fille aux cheveux coupés courts, la regardant avec inquiétude.

– Il est si beau ! Si... si... sexy ! Si... désirable.

Ses mains se crispèrent sur sa veste de shinigami, qui était une taille trop grande pour elle. D'autres filles se tournèrent vers elle en entendant la supplique.

– Ukitake-sama ! Ukitake-sama ! chuchota la fangirl d'une voix sourde.

Autour d'elle, ses collègues commençaient à s'inquiéter. Elles étaient toutes déçues de la présence d'Unohana, mais elles n'avaient pas de matériel pour tenter une attaque et de toute manière la médecin en chef était trop effrayante. Mais le comportement de leur collègue semblait un brin trop vindicatif pour la situation actuelle.

– Calme-toi ! Unohana est là et elle a réussi à repousser les filles qui se sont attaquées à Hanatarou à elle toute seule ! On n'est pas de taille ! Arrête !

– Ukitake-sama ! Ukitake-sama ! murmura la fille aux yeux sombres d'une voix de plus en plus hystérique

– Calme-toi ! ordonna une grande aux formes pulpeuses qui semblait avoir un peu d'ascendant sur le groupe. On ne peut pas ! Unohana est là !

– Unohana ! se remit à grogner la fille.

– Oui ! approuva la chef en secouant ses cheveux châtains, espérant la calmer. Unohana !

– Unohanaaaa ! répéta l'autre, comme possédée.

– ...

– Grrrr !

– ... Je sais pas vous, mais elle commence à me faire flipper, intervint une autre fille, interrompant son observation des deux shinigamis, lesquels étaient entrés dans la division et se dirigeaient vers un autre bâtiment.

– Rrrrrrrrrrrr ! Unohana !

Toutes fixèrent un regard inquiet, perplexe ou encore affolé à leur consœur dont l'explosion semblait imminente. Le visage rouge et les yeux fous, elle bavait en montrant les dents.

– RRRRRRRRR !

Les fangirls sursautèrent devant la rage exprimée.

– Euh, ça va ? tenta timidement une assaillante plus courageuse que les autres.

– UNO-HANA ! RAAAAH !

La furie défonça la porte, prenant par surprise toutes les autres filles, et fonça vers son adversaire. Elle ne voyait plus Ukitake, uniquement l'obstacle que représentaient la femme.

– RRRRRRRR !

Les deux capitaines se retournèrent. Le visage du malade prit la couleur de ses cheveux. Unohana eut l'air surprise, eut un imperceptible mouvement de sourcil et se plaça en protection devant son collègue.

– Jeune fille, commença-t-elle, avant de remarquer que l'assaillante ressemblait plus à un chien enragé qu'à une adolescente timide.

Quelles recherches étranges Mayuri avait-il encore testé sur les membres de sa division ?

– GRAH !

La brune bondit en direction de sa gorge. Retsu esquiva sur le côté. Les mains de la fille s'agrippèrent au col de son kimono, et ses dents labourèrent son épaule, arrachant le tissu. La fangirl lui mit un coup de poing qui atteignit la base du cou de la capitaine avant de recevoir à son tour un coup de coude dans le ventre qui la renvoya par terre à quelques mètres. L'attaquante se releva aussitôt.

– Unohana-san !

La manche gauche de la capitaine fut déchirée, les ongles de l'assaillante parvenant à griffer la main.

Dans les bâtiments, quelqu'un prit une décision :

– On l'aide !

..oOoOo..

Aizen et Ichimaru eurent un sourire satisfait en voyant un flot de fangirl courir aider leur collègue en mode berserk. Unohana n'avait pas son zampakutô, ce qui promettait une lutte plus difficile et une vision assez globale des capacités de combat de la shinigami.

– On dirait un chien, commenta Hallibel, philosophant intérieurement sur les effets des hormones féminines et leurs conséquences sur le féminisme en général.

La brune, imprévisible, réussit une nouvelle fois à agripper au kimono de la médecin, bientôt rejointe par trois autres.

– Tout va bien, Ichimaru ? interrogea Tousen qui entendait la respiration de son collègue devenir basse et anarchique.

– Elles sont bien parties, répondit Gin d'une voix sourde, altérée par l'excitation. Va-t-on pouvoir ajouter une photo de la terrible Unohana Retsu sans ses vêtements à notre collection ?

– ... Je n'arrive pas à juger si elle est séduisante au point de te mettre dans des états pareils, si tu es simplement un pervers ou encore si tu as très mal digéré tes séjours à la quatrième division, murmura l'aveugle, réprobateur.

Aizen sourit, penchant personnellement pour la dernière option. Notamment cette fois où Ichimaru avait terrorisé ses infirmiers de cette manière intimidante qui le caractérisait si bien. Pour les médecins, son acolyte n'était pas un renard ou encore un serpent, juste une malédiction. Malédiction de mauvaise humeur, de plus, quand Unohana l'avait forcé à réintégrer de force son lit.

Szayel grimaçait d'un air satisfait, marmonnant des choses à propos de cerveau détruit par les hormones et la frustration. Quant à Noitora, il bavait d'un air attentif, grand rictus pervers lui barrant le visage. Enfin un peu de peau nue !

..oOoOo..

Ichigo était de meilleure humeur. Non seulement il avait retrouvé la salle où tout avait commencé pour lui, mais il avait pu récupérer un kimono, déguisement de servante utilisé pour s'introduire dans le manoir, puis délaissé par sa propriétaire. C'était certes un kimono féminin trop court d'au moins vingt-cinq centimètres, mais c'était un vêtement, et sa couleur était neutre. Toute personne le voyant sans connaître l'histoire penserait qu'il avait piqué un kimono à Hanatarou. Et il avait pris des sandales à une momie trouvée dans le couloir, même si à la réflexion ça devait être un des vieux qui traînaient dans le manoir de Byakuya, mais il n'en était pas sûr. Il ne lui manquait plus que Zangetsu.

Mais sa bonne humeur retomba comme la bourse un soir de crash lorsqu'il entendit un bruit de course dans le couloir adjacent. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il pourrait se poser tranquillement devant une limonade pour la savourer dans le calme et le silence. Néanmoins, il était content de voir Renji. Ça faisait longtemps ! Dommage seulement qu'il soit occupé à faire du jogging avec une tête de traumatisé.

..oOoOo..

– Hé, Szayel !

Le scientifique se tourna en entendant la voix grinçante du quinta.

– Ces filles, elles sont bien humaines ?

La question trottait dans la tête de Noitora depuis un moment. Ce n'était pas possible que ces créatures hystériques et quasiment imbattables pour des mâles soit simplement humaines. Tout le monde dans la salle tendit l'oreille pour avoir la réponse.

– Oui, elles sont humaines, lâcha le scientifique en retenant une grimace.

– Comment elles se changent en ça, alors ? insista l'espada en montrant la vidéo sur laquelle la brune enragée chargeait de nouveau Unohana.

– Dérèglement hormonal. Elles se contaminent en échangeant des images ou encore des textes érotiques. Ce comportement diminue cependant leurs chances de reproduction avec un humain normalement constitué.

– C'est sûr, pensa Ulquiorra en regardant les yeux fous et le visage dégoulinant de sang et de salive d'une des fangirls qui poursuivait Kira. Quelque soit l'animal, la folie ou un comportement anormal n'est pas attrayant.

– Et comment sont-elles aussi fortes ? interrogea Sommarie.

– Elles ne se dopent pas, pas que je sache. Il s'agit uniquement de volonté.

Une lueur malicieuse surgit dans les yeux de Szayel lorsqu'il ajouta :

– On peut observer les mêmes effets sur Grimmjow lorsqu'il est devant un rouquin. Ou une pelote de laine.


N'hésitez pas à me signaler toute faute d'orthographe ou incohérence ^^ ! Merci pour votre lecture !